Des nouvelles de la bibliothèque Malesherbes

Depuis la fermeture de la bibliothèque Malesherbes en février 2016, suivie du déménagement d’une partie des collections et du personnel à la bibliothèque Clignancourt (20 agents, 40 000 ouvrages), les travaux ont débuté en avril par la phase de démontage du mobilier. Ensuite se sont enchaînées les phases de démolition des murs, des plafonds, des sols, et pour finir la préparation du coulage de la dalle.

Pour vous donner un aperçu de l’ampleur et de l’avancement des travaux de la bibliothèque, voici une petite vidéo:

 

Pendant ce temps, deux permanences ont été mises en place au centre Malesherbes (couloir du grand amphi, niveau -1) et à la bibliothèque Clignancourt pour permettre aux lecteurs de continuer d’emprunter des ouvrages. Ces permanences sont ouvertes jusqu’au 8 juillet et jusqu’au 22 juillet à Clignancourt. Elles rouvriront le 5 septembre à 9h à Clignancourt et le 12 septembre à 13h à Malesherbes.

Les bibliothécaires temporairement installés à la bibliothèque Clignancourt poursuivent leurs acquisitions, aussi pouvez-vous toujours leur faire des suggestions d’achat en ligne en remplissant ce formulaire. Un groupe de travail a également été mis en place pour réfléchir à la réorganisation des salles de lecture et à la création de nouveaux services à la bibliothèque.

Rendez-vous cet été pour d’autres nouvelles!

Lecture d’été : découvrez les « Krimis »

Notre voyage littéraire à travers l’Europe continue! Après les romans policiers russes et italiens, voici maintenant des romans policiers allemands et autrichiens qui dans la langue de Goethe sont désignés par le terme Krimis :

Heinrich Steinfest :

Né en Australie en 1961, d’origine autrichienne, Heinrich Steinfest vit actuellement à Stuttgart. Il est considéré en Allemagne comme un auteur culte, quatre fois lauréat du prix du roman policier allemand.cheng

Cheng   AL- 29576

Le onzième pion   AL-29635
Wo die Löwen weinen  AL-30072

 Ulrich Ritzel :

Après 35 années consacrées au journalisme, au cours desquelles il a rédigé de nombreuses chroniques judiciaires, Ulrich Ritzel écrit des romans et récits policiers, dont l’action se situe dans l’Allemagne du sud.

Halders Ruh : Sieben Erzählungen    AL-31933

Ingrid Noll :

Ingrid Noll, née le 29 septembre 1935 à Shanghai, est une écrivaine allemande. Elle compte parmi les romancières allemandes de littérature criminelle qui ont remporté un large succès à l’étranger.

Die Häupter meiner Lieben      AL-29349
Kalt ist der Abendhauch        AL-11547
Über Bord                         AL-29628
Hab und Gier                   AL-31429

Ferdinand von Schirach :

Ferdinand von Schirach, né à Munich en 1964, est un écrivain et criminaliste allemand. Les nouvelles qui composent « Crimes » ont été adaptées en 2012 sous forme de mini-série sur une chaîne de télévision allemande.

Crimes      AL-30845

Martin Suter :

Né le 29 février 1948 à Zurich, Martin Suter est un écrivain suisse d’expression allemande.
Ses romans ont été traduits dans nombreuses langues.

Montecristo / traduit de l’allemand par Olivier Mannoni    AL-31815 ( le dernier traduit en français).
Montecristo  (en allemand)    AL-31488
Allmen et la disparition de María / traduit de l’allemand par Olivier Mannoni   AL-31562
Allmen et les dahlias / traduit de l’allemand par Olivier Mannoni    AL-30854
Le temps, le temps / traduit de l’allemand par Olivier Mannoni  AL-30865
Allmen und die verschwundene Maria     AL-31239
Allmen und die Libellen      AL-28477
Allmen und der rosa Diamant   AL-29126

Bénéficiez dès aujourd’hui du prêt vacances, les livres seront à rendre à partir du 12 septembre 2016 . Nous vous rappelons que vous pouvez emprunter ces livres à la permanence de la bibliothèque Malesherbes, située dans le couloir du grand amphi du lundi au vendredi de 13h à 18h. Cette permanence sera ouverte jusqu’au 8 juillet 2016.

 

Anna Pautre

Lectures d’été : romans policiers italiens

Continuons notre tour du monde de la littérature policière. Après la Russie, voici quelques conseils de lecture que nous livre Thomas Arnal, bibliothécaire responsable du fonds italien de la bibliothèque Malesherbes:

Andrea Camilleri est un metteur en scène et un écrivain italien né en 1925. Il connaît un énorme succès en Italie et à l’étranger, notamment grâce à ses romans mettant en scène le commissaire Montalbano.

Le sourire d’Angelica / Andrea Camilleri  – IT 26711
Morte in mare aperto e altre indagini del giovane Montalbano / Andrea Camilleri – IT 26395

Carlo Lucarelli est né en 1960 à Parme et vit près de Bologne. Spécialiste du genre policier et du genre noir, il est publié par les plus importantes maisons d’édition italiennes et traduit dans de nombreux pays, dont la France.

Tenco a tempo di tango  = Tenco sur un tempo de tango de Carlo Lucarelli  (édition bilingue) – IT 2178

Giancarlo de Cataldo est l’auteur de nombreux romans, scenarii, essais et pièces de théâtre. Il travaille notamment en collaboration avec Gianrico Carofiglio et Massimo Carlotto.
Il se fait connaître grâce au livre ‘Romanzo criminale’, adapté au cinéma en 2006 par Michele Placido.

Suburra / Carlo Bonini, Giancarlo De Cataldo –  IT 26894


Romanzo criminale / Giancarlo De Cataldo – IT 21851
Cocaina / Massimo Carlotto, Gianrico Carofiglio, Giancarlo De Cataldo  IT 24811
La banda degli amanti / Massimo Carlotto – IT 26117

Né en 1961 à Bari, Gianrico Carofiglio est écrivain, auteur de thrillers juridiques.
En attendant la vague / Gianrico Carofiglio – IT 24502
Le passé est une terre étrangère / Gianrico Carofiglio – IT 24493

Marco Malvaldi est né à Pise en 1974. « Un tour de passe-passe » est  la deuxième enquête de la série policière qui met en scène Massimo Benvenuti, le tenancier de bar – détective du BarLume et sa clientèle dont quatre retraités hauts en couleur.  Ensemble, ils enquêtent sur l’assassinat d’un mystérieux professeur japonais, débarqué en Toscane pour un congrès scientifique.

Un tour de passe-passe / Marco Malvaldi – IT 26575

Roberto Saviano est un écrivain et journaliste italien né à Naples en 1979. Auteur du roman « Gomorra », très accusateur à l’égard des activités de la Camorra, il explore le monde des narcotrafiquants dans « Zero zero zero » traduit en français sous le titre « Extra pure : Voyage dans l’économie de la cocaïne ».

Zero zero zero / Roberto Saviano – IT 25729

Loriano Macchiavelli est né à Vergato en 1934. Figure incontournable de l’histoire du roman policier italien, son roman « Sarti Antonio : rapiti si nascese » se  déroule dans les « années de plomb », période marquée par des actions terroristes pendant les années 70-80 en Italie.

Sarti Antonio : rapiti si nasce / Loriano Macchiavelli – IT 26115

Il vous est également possible d’emprunter les DVD des films:

Romanzo criminale / Michele Placido (DVDM-28)

Indagine su un cittadino al di sopra di ogni sospetto =  Enquête sur un citoyen au-dessus de tout soupçon / Elio Petri (DVDM-400)

Bénéficiez du prêt vacances à partir du 13 juin, les livres seront à rendre à partir du 12 septembre 2016 . Nous vous rappelons que vous pouvez emprunter ces livres à la permanence de la bibliothèque Malesherbes, située dans le couloir du grand amphi du lundi au vendredi de 13h à 18h. Cette permanence sera ouverte jusqu’au 8 juillet 2016.

Lectures d’été

Envie de découvrir d’autres contrées littéraires? Plongez dans la littérature policière russe!

Voici quelques titres, parmi d’autres, disponibles à Malesherbes en langue originale ou traduits en français:

Quand les dieux se moquentAlexandra Marinina, et son héroïne Anastassia Kamenskaïa, l’incorruptible policière, tiennent haut la barre depuis 1991, avec une trentaine de romans. Ses romans proposent également une description réaliste des problèmes quotidiens de la Russie d’aujourd’hui.

– Quand les dieux se moquent : roman / Alexandra Marinina; traduit du russe par Galia Ackerman et Pierre Lorrain . – Paris : Calman-Lévy, impr. 2012. {RU 27936}

-Воющие псы одиночества : роман в двух томах / Александра Маринина. – Москва : ЭКСМО, 2007. {RU 24583 (1-2)}

 

 

 

Le retour du BouddhaGaïto Gazdanov est un écrivain de l’émigration russe d’origine Ossète. Sa maîtrise des histoires criminelles et des détails psychologiques apparaissent dans ses deux romans les plus célèbres : Le Spectre Alexandre Wolf et Le Retour du Bouddha.

– Le Retour du Bouddha  / Gaïto Gazdanov; traduit du russe par Chantal Le Brun Kéris. – [Paris] : V. Hamy, impr. 2002. {RU 21121}

– L’Hôtel du futur / Gaïto Gazdanov; nouvelles traduites du russe par Marianne Gourg-Antuszewicz. – Strasbourg : Circé, cop. 2015. {RU 28336}

 

 

 

Чёрный городBoris Akounine le plus connu et maître incontesté du genre « policiers historiques ». Auteur de la série policière historique Eraste Pétrovitch Fandorine :

- Léviathan / par Boris Akounine; traduit du russe par Odette Chevalot. – [Paris] : Presses de la cité, 2003 {RU 22768}

– Левиафан  : роман / Борис Акунин. – Москва : Захаров, 2002 {RU 20511}
– Черный город  / Борис Акунин; иллюстрации Игоря Сакурова. – Москва : Захаров, impr. 2012, cop. 2012 {RU 27704}
– Чужая маска / Александра Маринина. – Москва : Ексмо-Пресс,2000.  {RU 20508}

Нежный супруг олигарха

 

Daria Dontsova, auteure de « polars humoristiques » à succès :

– Нежный супруг олигарха : роман ; Ангел на метле : главы из нового романа ; Советы от безумной оптимистки Дарьи Донцовой : Советы / Дарья Донцова. – Москва : Эксмо, 2007. {RU 24700}

 

 

 

 

 

 

Crime et châtimentSans oublier dans la littérature classique « Crime et Châtiment », l’un des romans les plus connus du célèbre écrivain russe Fedor Dostoïevski qui fut d’abord publié en feuilleton dans le périodique Le Messager russe en 1866.

Crime et châtiment / Dostoïevski; édition préfacée, annotée et commentée par Jean-Louis Backès; traduction d’Elisabeth Guertik. – Paris : Librairie générale française,2008. {RU 24468}

Преступление и наказание  / Федор Достоевский. – Москва : ACT : Астрель, 2012. {882 DOS 3 PR} (cet ouvrage est à demander à la permanence de Clignancourt)

 

 

Bénéficiez du prêt vacances à partir du 13 juin, les livres seront à rendre à partir du 12 septembre 2016 . Nous vous rappelons que vous pouvez emprunter ces livres à la permanence de la bibliothèque Malesherbes, située dans le couloir du grand amphi du lundi au vendredi de 13h à 18h. Cette permanence sera ouverte jusqu’au 8 juillet 2016.

 

Françoise Podouchko

DVD du cinéaste italien Ettore Scola à la bibliothèque Malesherbes

A l’occasion de la disparition d’Ettore Scola le 19 janvier dernier, retrouvez cinq de ses films à la bibliothèque Malesherbes :

«Parlons femmes», film à sketches comme c’était la mode en Italie dans les années 60, «Nous nous sommes tant aimés», vaste fresque de la société italienne, «Affreux, sales et méchants», chronique satirique, «La Famille» portrait d’une famille bourgeoise italienne, et enfin «Le bal» réalisé en 1983.

Ettore Scola

© www.cinexpression.fr

Né en 1931 à Trévico  en Italie, Ettore Scola débuta sa carrière en tant que dessinateur et rédacteur d’un journal satirique « Marc’Aurélio » (l’équivalent du «Canard enchaîné»). Il entame sa carrière cinématographique en 1952 comme scénariste : il écrit notamment pour l’immense acteur de l’époque Toto, et collabore au script du «Fanfaron» de Dino Risi.

Il y trouve ainsi son style satirique présent dans la plupart de ses films, chroniques socio-historiques teintées d’humour, de tristesse et de tendresse. Les films d’Ettore Scola sont également inscrits dans la réalité historique de l’époque à l’instar du néo-réalisme, courant cinématographique italien débutant à la fin de la seconde guerre et ayant pour objet la quotidienneté de la vie des italiens.

Il va tourner avec les plus grands acteurs :

Il réalise son premier long métrage : «Parlons femme» avec Vittorio Gasmann en 1964 avant de connaitre son premier grand succès international  en 1974 avec «Nous nous sommes tant aimés» qui retrace le parcours de trois amis (Vittorio Gassman, Stefano Satta Flores et Nino Manfredi ).

Dans «Affreux, sales et méchants», il revient au grotesque avec comme acteur principal Nino Manfredi. Ce film remporta le prix de la mise en scène à Cannes en 1976.

Il réalise son film le plus connu «Une journée particulière» (1977) qui relate la rencontre d’un intellectuel  homosexuel (Marcello Mastroiani) et d’une femme au foyer romaine (Sophia Loren) sur fond historique de fascisme mussolinien.

Les années 80 confirment son statut de réalisateur à succès. Il réalise «Le bal» en France en 1983, film sans paroles qui met en scène des couples évoluant sur une piste de danse. Ce film fut un très grand succès en France avec plus d’un million d’entrées.

Ainsi Ettore Scola est-il  considéré comme un des grands maitres de la comédie italienne.

Il vous est possible d’emprunter ces DVD à la bibliothèque Malesherbes:

Affreux, sales et méchants cote DVDM-167
Le Bal  cote DVDM-289
La famille cote DVDM-444
Nous nous sommes tant aimés  cote DVDM-24
Parlons femmes cote DVDM-120

 

Luc Ajchenbaum

Les nouveautés DVD de la bibliothèque Clignancourt – Special cinéma !

La bibliothèque Clignancourt est fière de vous présenter ses nouveautés Films du mois de mai.

Pour les amateurs de cinéma japonais, vous aurez le choix parmi trois films :

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Le Château de l’araignée (蜘蛛巣城, Kumonosu-jō) – Akira Kurosawa

Dans le Japon du XVIème siècle, en proie à d’incessants conflits féodaux, deux vaillants guerriers, Washizu et Miki, se perdent en forêt. Ils rencontrent une sorcière qui leur prédit un grand avenir et promet à Washizu qu’il prendra la place de son Seigneur. Promus à leur retour du combat, les deux hommes savourent ces honneurs. Mais l’épouse de Washizu pousse ce dernier à aller encore plus loin dans sa course au pouvoir, quitte à se débarrasser de ceux qui lui barreront la route pour le trône. (Source éditeur)

Localisation : 1er étage, Histoire de l’art, 791.430 92 KUR

Et si vous n’avez pas eu trop peur, vous pourrez enchainer en regardant :

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Ran (乱) – Akira Kurosawa

Dans le Japon féodal du XVIème siècle en proie aux guerres de clans, le vieux seigneur Hidetora Ichimongi décide d’abdiquer son fief et ses trois châteaux à ses trois fils. Le plus jeune des trois prédit que ce projet précipitera la division, puis la perte du clan Ichimongi. (Source éditeur)

Localisation : 1er étage, Histoire de l’art, 791.430 92 KUR

Si vous désirez quelque chose de plus doux, pourquoi ne pas tenter un film d’animation qui pourrait vous convenir ?

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Miss Hokusai (百日紅 〜Miss HOKUSAI〜, Sarusuberi MISS HOKUSAI) – Keichii Hara

1814, Hokusai est un peintre reconnu de tout le Japon. Il réside avec sa fille O-Ei dans la ville d’Edo, enfermés la plupart du temps dans leur étrange atelier aux allures de taudis. Le « fou du dessin », comme il se plaisait lui-même à se nommer, et sa fille réalisent à quatre mains des œuvres aujourd’hui célèbres dans le monde entier. O-Ei, jeune femme indépendante et éprise de liberté, contribue dans l’ombre de son père à cette incroyable saga artistique. (Source éditeur)

Localisation : 1er étage, Histoire de l’art, 791.430 92 HAR

En classique du cinéma fantastique américain, nous accueillons l’adaptation du roman de Mary Shelley « Frankenstein » avec Kenneth Branagh aux commandes.

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Mary Shelley’s Frankenstein – Kenneth Branagh

Le jeune savant Victor Frankenstein est persuadé que la science peut venir à bout de tout et même créer la vie. Il s’attèle à cette tâche avec ardeur et crée à partir de morceaux de cadavres un être humain qui sera acculé par sa différence à la méchanceté. Prenant conscience du monstre qu’il a créé, celui-ci va bientôt lui échappé. (Source éditeur)

Localisation : 2ème étage, Littérature anglaise, GB 82 SHE 3 fra

Pour les amoureux du cinéma portugais, vous pourrez vous faire plaisir avec :

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L’étrange affaire Angélica (O estranho caso de Angélica) – Manoel de Oliveira

Une nuit, Isaac, jeune photographe et locataire de la pension de Dona Rosa à Régua, est appelé d’urgence par une riche famille, afin de faire le dernier portrait de leur fille Angélica, une jeune femme morte juste après son mariage. Dans la maison en deuil, Isaac découvre Angélica et reste sidéré par sa beauté. Lorsqu’il porte à son œil l’objectif de son appareil photo, la jeune femme semble reprendre vie, pour lui seul. Isaac tombe instantanément amoureux d’elle.
Dès lors, Angélica le hantera nuit et jour, jusqu’à l’épuisement. (Source éditeur)

Localisation : 1er étage, Histoire de l’art, 791.430 92 OLI

Et pour les amoureux du cinéma espagnol, il y aura du Carlos Saura pour vous.

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Tango – Carlos Saura

Mario, un talentueux réalisateur argentin, vient d’être quitté par sa femme et, pour noyer son chagrin, se lance à cœur perdu dans un vaste projet de film consacré au tango. Au cours des auditions, il rencontre une ravissante danseuse, Elena, qui est la protégée du principal commanditaire du spectacle, le puissant Angelo Larroca. Alors que le tournage du film débute, une passion irrépressible naît entre le réalisateur et la danseuse. (Source éditeur)

Localisation : 1er étage, Histoire de l’art, 791.430 92 SAU

La bibliothèque Clignancourt vous souhaite un très bon visionnage !

DVD à la bibliothèque Malesherbes

Nous avons le plaisir de vous annoncer que la vidéothèque du Centre Malesherbes a migré vers la bibliothèque  Malesherbes où tous les DVD sont désormais regroupés.

Vous y trouverez plus de 470 films de toutes nationalités (français, allemand, italien, américain, anglais, espagnol, suédois, russe, tchèque, polonais, coréen, chinois …) en version originale sous-titrée,  qui combleront  toutes les UFR. Il s’agit pour la plupart de films cultes ou primés. Ils couvrent une large période allant des années 30 à nos jours et permettent la découverte de différents courants cinématographiques : le réalisme poétique pour les films français, la nouvelle vague, le néoréalisme italien, l’expressionnisme allemand etc…

Affiche les fraises sauvages

Affiche du film « Les Fraises sauvages »

 

Pour chercher un DVD dans le catalogue, il suffit de taper le nom d’un réalisateur ou le titre d’un film (le dvd comporte une cote commençant par DVDM, exemple : DVDM 48) et il se distingue des monographies par le logo suivant:icone dvd

Voici une suggestion de réalisateurs présents dans la collection :

–          Pour les films français : François Truffaut, Jean-Pierre Melville, Jean Renoir, Tati, Jean-Luc Godard, Marcel Carné, Matthieu Kassovitz, Cédric Klapish, Bertrand Blier, Louis Malle, Jean Delanoy, Alain Corneau, Luc Besson …

–          Pour les films italiens : Federico Fellini, Comencini, Dino Risi, Ettore Scola, Monicelli, Passolini, Paolo et Vittorio Taviani, Marco Bellochio, Michelangelo Antonioni

–          Pour les films allemands : Fritz Lang, Wim Wenders, Rainer Werner Fassbinder, Friedrich Murnau, Werner Herzog, Robert Wiene, Akin Fatih…

–          Pour les films suédois, l’incontournable Ingmar Bergman

–          Pour les films espagnols, l’incontournable Pedro Almodovar

–          Pour les films anglo-américains : Martin Scorsese, Brian De Palma, Otto Preminger, Alfred Hitchcock, Charlie Chaplin, Sam Peckinpah, Stanley Kubrick, David Lynch, Henry Hattaway, Tim Burton, Howard Hawks, Woody Allen, Dennis Hopper, Jolel et Ethan Coen, Quentin Tarentino…

–          Pour les films slaves: Pavel Longuine, Alexandre Sokourov, Vsevolod Illarionovitch Poudovkine, Sergueï Eisenstein, Emir Kusturica…

N’hésitez pas à les demander à la permanence de la bibliothèque Malesherbes, ouverte du lundi au vendredi de 13h à 18h.

Les DVD sont empruntables pour une durée d’une semaine.

Luc Ajchenbaum

Roland Barthes, écrivain.

35 ans après sa mort, la figure de Roland Barthes semble toujours mouvante, ne cesse d’évoluer encore sous nos yeux, de s’enrichir. Rare sont les penseurs qui ne se trouvent pas figés (souvent glorieusement) dans leur pensée, leur démarche, après leur mort. Sartre reste jusqu’à aujourd’hui cet intellectuel engagé, ce philosophe de la Liberté, et n’en bouge plus vraiment. Jacques Lacan demeure ce psychanalyste et théoricien de la psychanalyse, faisant basculer Freud dans le tout-langage et le symbolique. Leur pensée est liée à un geste particulier.

Mais Barthes ? Sémiologue ? Intellectuel structuraliste ? Critique littéraire ? Penseur de la littérature, et même, plus exactement, de l’écriture et du discours ? On sent bien qu’il échappe à tout cela, qu’aucun de ces qualificatifs ne peut lui faire tenir sa place.

Barthes n’a-t-il pas cessé, justement, de vouloir défaire et se défaire de toutes les idéologies, de tous les enfermements et encombrements du corps et du langage, par les signes et les discours ? Son travail a été une tentative minutieuse et passionnée pour trouver ce sujet délesté, allégé (rêvé ?) de tout discours, et en équilibre sur tous…

Au fond, peut-être que la véritable passion de Barthes n’aura pas été la peur, comme il le dit dans Le Plaisir du texte (1973), mais la subjectivité : se rapprocher de plus en plus de son désir, au-delà des postures et des discours tout faits, de ses « préférences » comme il le disait. La subjectivité n’est pas coller à « son » hypothétique vérité, mais aller, à pas d’esquive, vers son désir. Un mouvement de tension… Soi-même étant toujours une fuite en avant vers « autre chose »…

Roland Barthes, le théâtre du langage

Roland Barthes, le théâtre du langage

Barthes danseur ? très probablement…

Si l’écriture de Barthes nous touche autant aujourd’hui, c’est sans doute parce qu’elle n’a jamais été un simple outil, un véhicule au service d’une pensée, d’une théorie, mais quelque chose permettant une mise en jeu de soi comme projet et comme désir, défiant les regards et « machines ressassantes » du langage, qui montre son derrière au père politique (Le Plaisir du texte).

Tout ceci doit être considéré comme dit par un personnage de roman. notait-il en épigraphe du Roland Barthes par Roland Barthes (1975), un des ouvrages où il se tenait au plus proche de lui-même. La pensée, le langage – même le plus critique, le métalangage – deviennent avec désinvolture, une fiction passionnante ou le sujet s’invente, se risque lui-même, hors du sens.

La bibliothèque Clignancourt vous invite à découvrir son œuvre et son parcours à travers un DVD disponible dans l’espace Philosophie, à la cote 194 BAR 4 THO.

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A propos de La société de la fatigue

Soyez votre propre bourreau !

Nous venons juste d‘entrer dans une nouvelle ère… Encore !.. Elles s’enchaînent si vite, que nous ne nous en sommes même pas aperçus… C’est le constat du livre du philosophe allemand, d’origine coréenne, Byung-Chul Han, La Société de la fatigue.

Byung-Chul Han (@ByungChulHans) | Twitter

Byung-Chul Han (@ByungChulHans) | Twitter

La société de la discipline (sur laquelle a porté tout le travail de Michel Foucault), vient de céder la place selon Byung-Chul Han, à une société de la performance, où le travail, la construction de l’individu ne sont plus la résultante dialectique d’une contrainte imposée par un tiers extérieur, précipitant toujours la nécessité de l’action, de la révolte dans notre société. Cette négativité, ce principe dialectique, cette « énergie noire », qui appelle la réaction, n’aurait plus lieu d’être…

Nous serions, selon Byung-Chul Han, dans cette société libérale, prisonnier de nous-même, livrés à notre seule volonté désormais sans limites, vouer à nous dépasser. Nous avons perdu cet horizon qu’était l’altérité, qui nous inquiétait, nous surprenait, nous déplaçait sans cesse hors de nous-même.

Ce nouveau « sujet performant« , comme le nomme l’auteur « n’a plus d’instance de domination extérieure qui le force à travailler et l’exploite. Il n’est assujetti à personne si ce n’est à lui-même. La suppression de l’instance de domination extérieure ne supprime toutefois pas la structure contraignante. Elle fait s’écrouler la liberté et la contrainte. Le sujet performant se livre librement à la contrainte pour maximiser son rendement. Il s’exploite lui-même. L’auto-exploitation est plus efficace que l’exploitation par un tiers dans la mesure où elle est accompagnée d’un sentiment de liberté trompeur. » (p.32)

Ce désir absolu de n’être que soi (où est la passion d’être un autre ?), d’être son auto-évaluateur ne serait rien d’autre qu’un nouvel esclavage post-moderne. Mais celui-ci est à l’intérieur de nous, comme une manie, plus fort que tout, sans limites…

Courir en panique, et sans espoir de rattraper vraiment ce Moi idéal, devient une sorte de morale, qu’on ne peut contredire, puisqu’elle n’émane que de nous-même, de cette injonction à se vivre pleinement.

On voit donc que c’est d’un excès de positivité que viendra notre péril : « Pouvoir sans limite est le verbe positif de la société de la performance » (p. 52). Quel bénéfice incommensurable pour notre société qui n’a plus aucune contrainte à exercer pour pousser l’individu à donner le meilleur de lui-même !..

Une immense fatigue plombe cet individu positif, comme une nouvelle maladie de la société. Pas d’autre explication, selon Byung-Chul Han aux nouvelles pathologies sociales désormais massives : le Burn-Out, le TDAH (trouble de déficit de l’attention-hyperactivité), ou la dépression (impossibilité d’être à la hauteur de soi-même) que l’auteur voit comme une fatigue « de créer et de pouvoir«  (p.56).  Ce « trop-plein de même«  (p.50) nous mène à une rupture d’autant plus violente et profonde qu’il n’y plus désormais aucune instance à laquelle imputer la faute.

Cette absence de négativité transforme la pensée en calcul (p.79). Le calcul est le propre d’un ordinateur que rien ne saurait arrêter. Le sujet performant se cale lui-même sur le temps-machine, ce temps sans interruption, du mouvement et de la production. Seul un brusque blackout du système central (le Burn-Out, l’infarctus) peut faire cesser cette inflation de positivité.

La Société de la fatigue pose en une centaine de pages le cinglant constat d’une sorte d’individualisme forcené et suicidaire.

Le livre pose rapidement et simplement les lignes d’une réflexion sur les mutations, nouvelles formes d’exploitation et d’asservissement de la société libérale. Il propose en creux, et comme en écho, une réflexion sur la liberté : Que se  passe-t- il quand l’individu s’est affranchi de toutes ses entraves, de toute négativité ? Cette liberté totale lui-est-elle vivable, supportable, que va-t-il en faire, peut-il le supporter, va-t-il s’inventer de nouvelles dépendances ?

La Société de la fatigue

La Société de la fatigue

 

La Société de la fatigue, Byung-Chul Han, Circé 2014 (213 p.)
disponible à la bibliothèque Clignancourt sous la cote 128 HAN

Article en lien: Philosophie magazine N°88 d’avril 2015 disponible à la bibliothèque Clignancourt dans l’Espace Généralités

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Réaménagement des bibliothèques de Paris Sorbonne

Projet de réaménagement et de modernisation des bibliothèques de Paris Sorbonne : travaux dans les bibliothèques Malesherbes, Marcel Bataillon, Clignancourt et Serpente.

Projet pour les bibliothèques de Paris-Sorbonne

Projet pour les bibliothèques de Paris-Sorbonne

Le projet de réaménagement des bibliothèques universitaires, financé par Sorbonne Universités dans le cadre du volet Vie étudiante et lieux de vie de l’IDEX, est actuellement en phase de réalisation.

Le SCD de Paris Sorbonne avait engagé en 2014 un projet de réaménagement des bibliothèques universitaires, issu d’une réflexion menée par les équipes des bibliothèques en 2013. Une enquête menée en 2015 auprès des étudiants a permis de repérer leurs attentes, notamment d’espaces de travail en groupe.

Projet pour la bibliothèque Marcel Bataillon

Projet pour la bibliothèque Marcel Bataillon

À l’issue d’un dialogue compétitif, c’est le cabinet Lambert Lénack qui a été sélectionné pour mettre en œuvre un projet déclinant un concept de bibliothèque idéale dans quatre bibliothèques.

La bibliothèque Malesherbes et la bibliothèque Marcel Bataillon de l’Institut d’études hispaniques seront fermées pendant toute la durée des travaux, de février à la fin de l’année universitaire 2016. La bibliothèque Serpente sera fermée du 7 mars au 30 juin 2016.

Comment obtenir un livre de nos collections?

Les collections des bibliothèques resteront cependant accessibles, en communication indirecte: les livres pourront toujours être empruntés.

Pour la bibliothèque Marcel Bataillon:

Tous les livres sont déménagés à Clignancourt, en accès indirect. Pour faire une demande en ligne :

Pour la bibliothèque Malesherbes:

Les livres de la salle de lecture sont déménagés à Clignancourt, en accès indirect : ils sont à emprunter et rendre à la BU Clignancourt, du lundi au vendredi de 13h à 18h. Les livres des magasins restent à Malesherbes et pourront être empruntés et rendus au bureau d’accueil temporaire, escalier du Grand Amphi, niveau -1, du lundi au vendredi de 13h à 18h.

N’hésitez pas à contacter les bibliothécaires pour toute question : bibliotheque.malesherbes@listes.paris-sorbonne.fr

Pour les étudiants du centre Malesherbes, l’amphi 111 sera ouvert du lundi au vendredi de 12h à 18h pour permettre de travailler au sein du centre. La salle informatique en accès libre au 3e étage reste ouvert aux horaires habituels.

Pour la bibliothèque Serpente

Pendant la fermeture de la bibliothèque Serpente, la consultation des thèses restera possible : pour les thèses en format papier, depuis un accueil temporaire à la Bibliothèque d’histoire des religions (BHR) du lundi au vendredi, 10h-13h et 14h-17h30 Pour les thèses électroniques en intranet, depuis un ordinateur connecté au réseau de la Maison de la Recherche : salle de lecture de la BHR, aux horaires indiqués ci-dessus.

Pour toute question, contactez emmanuel.descubes@paris-sorbonne.fr

 Amélie Church et Catherine Bourgade
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