« Un génial original, un bel hurluberlu »

Photo : Pierre Petit (1831-1909). Domaine public, via Wikimedia Commons.

« Ce n’est pas une vie que de ne pas bouger. »

Ces quelques mots d’Alexandre Yersin dans une lettre à sa mère résument à lui seul le singulier personnage que fut ce génial médecin baroudeur. Dans Peste & choléra, Patrick Deville retrace le parcours du natif d’Aubonne, dans le canton de Vaud.

Après des études en Allemagne, Yersin arrive en France où il rencontre Émile Roux, qui lui ouvre les portes de l’Institut Pasteur. Il y travaille plusieurs années, notamment sur la tuberculose et la diphtérie, avant de céder à l’appel du grand large.

Commence alors une vie en mer comme médecin de bord avant qu’il ne découvre le Vietnam et choisisse de s’y installer. C’est là qu’il fondera un deuxième Institut Pasteur, à Nha Trang. Auparavant, il aura exploré la jungle et fait de multiples expériences, tant dans le domaine de la vaccination des bêtes d’élevage que dans l’acclimatation de nouvelles espèces, comme l’hévéa. Envoyé en 1894 en Chine par l’Institut Pasteur, il découvre le bacille de la peste, qui porte désormais le nom de Yersinia pestis.

Depuis Nha Trang où il vit, Yersin n’en est pas moins attentif aux découvertes de son temps et ne cesse de travailler à des améliorations pour les cultures et l’élevage de son domaine. Il continue aussi à soigner les habitants. À la fin de sa vie, il se résout de temps en temps à s’envoler pour Paris, où de nombreuses récompenses lui sont remises et où il doit présider l’assemblée générale de l’Institut Pasteur, dont il est devenu directeur honoraire. Il rentre dès qu’il le peut dans son paradis asiatique.

« Comme nous tous, écrit Patrick Deville, Yersin essaye de faire de sa vie une belle et harmonieuse composition. Sauf que lui y parvient. »

Peste & choléra est disponible à la bibliothèque Malesherbes (demande par bulletin, cote LE-15228).

***

Patrick Deville est né en 1957. Il est l’auteur d’une dizaine de romans, publiés aux éditions de Minuit, puis aux éditions du Seuil. Son œuvre fait déjà l’objet de recherches.

Roman et romantisme noir à Paris-Sorbonne.

Noir, gothique, frénétique, terrifiant : autant d’étiquettes qui révèlent la difficulté de cerner ce mouvement de la sensibilité que d’aucuns considèrent comme un trait particulier de notre modernité. Surgi de l’architecture anglaise, au milieu du XVIIIe siècle, il atteint rapidement les autres arts – notamment la littérature – et se répand à travers toute l’Europe. Il favorise l’avènement du romantisme, est revendiqué par le surréalisme et continue d’exercer sa fascination mystérieuse encore de nos jours. L’exposition qui se tient au musée d’Orsay jusqu’au 9 juin, sous le nom évocateur de L’ange du Bizarre. Le romantisme noir de Goya à Max Ernst, en est la preuve.

 

L'ange du bizarre, catalogue de l'exposition au musée d'Orsay disponible dans les bibliothèques de Malesherbes et Michelet.

L’ange du bizarre, catalogue de l’exposition au musée d’Orsay, disponible dans les bibliothèques de Malesherbes et Michelet.

Ce regain d’intérêt vient parachever un mouvement amorcé dans le domaine de la littérature. En Italie, le critique d’art Mario Praz propose une lecture qui privilégie le versant noir du romantisme dans La carne, la morte e il diavolo nella letteratura romantica (1930), alors qu’en France, les surréalistes s’intéressent à sa première manifestation : le roman noir. André Breton, Paul Éluard et Julien Gracq lui consacrent des pages mémorables. L’intérêt pour ce genre romanesque gagne l’Université après la soutenance en Sorbonne de la thèse de Maurice Lévy intitulée Le roman gothique anglais 1764-1824[1]. Depuis lors, les études consacrées à ce genre, que la critique considérait comme mineur, se multiplient. Daniel Couégnas, élève de Roland Barthes à l’EPHE, propose une description minutieuse de sa structure narrative dans Le roman gothique : essai d’analyse structurale (1975). Dans les années quatre-vingt, de nouvelles perspectives s’ouvrent après la parution des Châteaux de la subversion d’Annie Le Brun (1982) qui porte un intérêt particulier au contexte historique de l’essor du roman noir et à son rapport avec la Révolution Française. Plus récemment, elle a insisté sur l’aspect éminemment moderne du noir dans Si rien avait une forme, ce serait cela (2010).

Gravure de la première édition d’ Aline et Valcour ou le roman philosophique (1795) de Sade

 

Phénomène esthétique issu des Lumières, et en provenance des pays reformés, le noir se manifeste en littérature pour la première fois à travers le roman et reflète les divergences entre le nord et le sud. Les auteurs du roman noir situent leurs histoires, la plupart du temps, dans des demeures reculées – surtout en Espagne ou en Italie. Ces pays, attachés à un christianisme plus traditionnel et dans lesquels l’Inquisition a une réelle emprise sur la vie quotidienne, fournissent la toile de fond idéale pour assister au spectacle de la vertu bafouée. Les descriptions –  toujours ambivalentes, parfois complaisantes – des supplices auxquels des moines pervers soumettent quelques esprits libres ont quelque chose de la delectatio morose qui caractérise les œuvres les plus provocatrices du siècle. Entre anticléricalisme et nostalgie des valeurs moyenâgeuses, le roman noir emprunte à l’histoire des thèmes qu’il exploitera à dessein. La péninsule ibérique figure alors un locus horribilis. Voilà ce qui explique, au moins en partie, l’accroissement de l’intérêt porté par le monde hispanique à ce mouvement.

 

Les romans noirs, ainsi que de nombreux textes critiques sur ce sujet, sont disponibles dans les différentes bibliothèques de Paris-Sorbonne. Par ailleurs, le SCD met à la disposition des lecteurs des ressources qui permettent de consulter les différents articles écrits sur un sujet en particulier et de constituer des bibliographies spécialisées. À l’aide des plateformes spécialisées telles que JSTOR, CAIRN, MLA ou le CSIC (pour le domaine hispanique), vous pouvez effectuer une recherche efficace et rapide. Pour la constitution de la bibliographie, les gestionnaires RefWorks ou Zotero permettent de créer des styles personnalisés et de gagner du temps. Voici un aperçu d’une bibliographie créée à l’aide de RefWorks.

 

Quelques articles sur le roman noir en espagnol  à la Bibliothèque Marcel-Bataillon (trouvés à l’aide du CSIC et MLA):

 

DE CUENCA, LUIS, La literatura fantástica española del siglo XVIII, dans “Cuadernos Hispanoamericanos”, n° 410, Madrid, Ediciones Cultura Hispánica, 1984, p. 107.

GARRIDO, CARLOS, El nacimiento de la novela gótica, dans “Quimera”, Barcelone, 1982, n°18, pp 33-39.

GLENDINNING, NIGEL, Lo gótico, lo funeral y lo macabro en la cultura española y europea del siglo XVIII, dans “Anales de Literatura Española”, Alicante, Université d’Alicante, département de littérature, 1994, n°10, pp 101-115.

En outre, la Bibliothèque Marcel-Bataillon contient un fond très important sur Goya.

 

Quelques romans noirs français à la Bibliothèque Ascoli :

 

RÉVÉRONI SAINT-CYR, Jacques Antoine, et DELON, Michel, Pauliska, ou la Perversité moderne : mémoires récents d’une Polonaise, Paris, Editions Desjonquères, 1991.

SADE, Donatien Alphonse François de, DELON, Michel et DEPRUN, Jean, Oeuvres I. Sade philosophe I, [Paris], Gallimard, 1990. Ce volume regroupe les quelques ouvrages noirs du divin marquis.

 

Thèses sur le noir soutenues à Paris- Sorbonne :

 

COZ, Jean-François, (sous la direction de Michel DELON), Un imaginaire au tournant des Lumières, Jacques-Antoine de Reveroni Saint-Cyr (1767-1829), thèse soutenue à l’Université Paris-Sorbonne, École doctorale de littératures françaises et comparées, 2010.

MARCEAU, Marion, (sous la direction de Pierre ARNAVO),  L’univers romanesque des sœurs Lee, thèse soutenue à l’Université Paris-Sorbonne, Études Anglaises, 1999.

PEZARD, Emilie, (sous la direction de Bertrand MARCHAL), Le romantisme « frénétique » : histoire d’une appellation générique et d’un genre dans la critique de 1821 à 2010, thèse soutenue à l’Université Paris-Sorbonne, École doctorale de littératures françaises et comparées, 2012.

PRUNGNAUD, Joëlle, (sous la direction de Jean DE PALACIO) Gothique et décadence : recherches sur la continuité d’un mythe et d’un genre au XIXe siècle en Grande-Bretagne et en France, thèse soutenue à l’Université Paris-Sorbonne en 1993, Littérature et civilisation comparée, publiée chez H. Champion, 1997.


[1]    1968

La Bilipo, un fonds qui mérite le détour

Il est des fonds de la ville de Paris, comme celui de la Bibliothèque des littératures policières, dont il faut souligner la complémentarité avec nos propres fonds spécialisés, car le chercheur peut y trouver aussi une documentation spécifique liée à la criminologie. Il en est justement un à la bibliothèque Serpente, qui est associé à l’UFR d’histoire, et plus précisément à l’histoire contemporaine, qui concerne les forces de l’ordre en France aux XIXe-XXe siècles. Cet enseignement, dirigé par le professeur Jean-Noël Luc, situe son champ d’action entre répression, police criminelle et politique de sécurité publique.

12-7-13, emménagement Cochon [une famille de sans domicile fixe encadrée par des agents de police, place de la Bourse] : [photographie de presse] / [Agence Rol]
12-7-13, emménagement Cochon [une famille de sans domicile fixe encadrée par des agents de police, place de la Bourse] : [photographie de presse] / [Agence Rol]
Source: gallica.bnf.fr

 

Ce fonds singulier mérite qu’on lui prête une attention toute particulière, car bien sûr il y est question d’ordre, de défense des institutions, de sécurité mais aussi de s’immerger « dans l’une des figures familières de l’imaginaire national » que représente le policier, comme on peut le lire dans la thèse Le képi et le crayon soutenue en 2006 par Yann Galéra. Outre les ouvrages théoriques nécessaires à l’appréhension de cette discipline, il faut aussi en percevoir les contours par la connaissance de divers supports qui concernent les grands faits criminels. Cette réalité du crime, qui se présente sous forme de littérature, de série TV, de films, de bandes dessinées, d’affiches, de dossiers patiemment constitués est conservée à la Bibliothèque des littératures policières. C’est en ce sens que celle-ci devient une partenaire privilégiée, car elle permet une approche plus littéraire du fait policier ou criminel que le permet le fonds consacré à ce domaine à la bibliothèque Serpente, où ne se trouve qu’un fonds d’études lié à cet enseignement. À cela s’ajoute aussi une presse spécialisée : si à la bibliothèque Serpente sont conservées des revues de recherches comme Intelligence and national security ou la Revue de défense nationale, en revanche à la Bilipo on peut trouver une presse grand public comme Le Nouveau détective.

Cette bibliothèque des littératures policières a donné lieu à de nombreux articles dans la presse destinée aux professionnels de l’information comme celui publié dans Savoirs CDI (1).

La Bilipo organise régulièrement rencontres, expositions, conférences, manifestations autour d’un thème centré sur la thématique de la criminologie ou de la série noire en littérature.

(1) Ressource pour les enseignants-documentalistes

Quelques acquisitions récentes dans les fonds de la bibliothèque Serpente

In thrall to political change : police and gendarmerie in France / Malcolm Anderson. Oxford University press, 2011.
Ouvrage qui retrace l’histoire de la police et de la gendarmerie française de 1870 à nos jours (cote 363.2 AND)

The insurgent barricade / Mark Traugott. University of California press, 2010.
Cet ouvrage traite des plus célèbres dispositifs insurrectionnels : les barricades (cote : 303.6 TRA)

Fichés ?  : photographie et identification 1850-1960 / [sous la direction et avec une introduction de Jean-Marc Berlière,... et Pierre Fournié. Archives nationales, DL 2011.
Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition aux Archives nationales intitulée "Fichés ? Photographie et identification du Second Empire aux années soixante" présentée à l'hôtel de Soubise du 27 septembre au 26 décembre 2011 (cote : 363.24 BER)

Sous le régime du sabre : la gendarmerie en Algérie, 1830-1870 / Damien Lorcy. Presses universitaires de Rennes ; [Vincennes] : Service historique de la défense, DL 2011.
Texte remanié de la thèse de doctorat en histoire du droit, Bordeaux 4, 2006 : La gendarmerie en Algérie : organisation & missions, 1830-1870 (cote : 355.35 LOR)

Les gendarmes en Corse, 1927-1934  : de la création d’une compagnie autonome aux derniers « bandits d’honneur » / Simon Fieschi. Vincennes : Service historique de la Défense, impr. 2012.
Texte issu d’un mémoire de l’Université Paris-Sorbonne (cote : 355.351 FIE)

Le crime à l’écran : le fait divers criminel à la télévision française, 1950-2010 / Claire Sécail. Paris : Nouveau monde éd., DL 2010.
Texte remanié de la thèse de doctorat en histoire contemporaine, Versailles-St Quentin en Yvelines, 2007 (cote : 302.234 SEC)

Pour en savoir plus

- sur la littérature policière, le blog Action-suspense
- sur la criminologie, un dictionnaire de criminologie en ligne
- tout savoir sur la police scientifique
- consulter les collections de la Bibliothèque historique du service des armées

Exposition itinérante de dessins italiens et français

Une très belle exposition de dessins italiens et français du XVIe au XVIIe siècle a actuellement lieu au Musée des beaux-arts de Tours jusqu’au 27 mai 2013, puis aux Musées royaux des beaux-arts de Belgique (2014).

La bibliothèque Michelet vient de recevoir le catalogue : « Disegno & Couleur, dessins italiens et français du XVIe eu XVIIIe siècle », sous la coordination de Stefaan Hautekeete.

disegno

Trois cent dessins de maîtres italiens et français sont présentés. A lire le catalogue, on perçoit la prééminence à la Renaissance de l’idée de l’artiste, de son inventivité, qui supplantent  la réalisation matérielle du dessin. Cela éclaire le travail en atelier des grands maîtres du dessin tel Giorgio Vasari qui œuvrent avec des collaborateurs pour l’exécution du disegno final.

S’échelonnant sur près de trois siècles, l’exposition nous dévoile certaines feuilles qui n’ont jamais été exposées.

Bonnes découvertes !

 

Frank Lloyd Wright et le Japon

Frank LLoyd Wright (1867-1959), architecte américain emblématique du style Prairie, est très connu par ses œuvres phares : Fallingwater (la maison sur la cascade), en 1936, où les lignes horizontales, les toits plats suggèrent les grandes plaines, ou par sa dernière réalisation, le musée Guggenheim (1956-1959) à New-York.

Fallingwater. By Serinde, CC-BY-SA-3.0, via Wikimedia Commons.

Moins connue, sa passion de collectionneur pour les estampes japonaises dont il écrit :

« Les estampes choisissent qui les aiment, mais il n’est alors d’autre salut que la capitulation. » En 1912, il publie un essai sur l’estampe japonaise, qui sera traduit à l’étranger et dont on vient de recevoir à la bibliothèque Michelet une magnifique réédition :

« L’estampe japonaise, une interprétation », exemplaire numéroté édité chez Klincksieck. D’autres textes sont joints à cet essai : le récit de ses aventures de collectionneur d’estampes et les préfaces écrites pour les catalogues accompagnant l’exposition de sa propre collection. Celle-ci est impressionnante : Hiroshige ; Hokusai ; Utamaro, etc.

L’architecte, p.13, parle de l’art japonais comme d’un art structurel dont l’ossature serait la géométrie. A noter les liens qu’il suggère puis entrelace avec les mathématiques et la musique.

« En termes très généraux, le principe suprême de l’esthétique japonaise consiste en une simplification drastique par l’élimination de l’insignifiant, et donc une mise en relief de la réalité. » (p.17)

wright

Frank LLoyd Wright, entre 1905 et 1923, fait de nombreux voyages au Japon et réalise notamment l’Hôtel Impérial à Tokyo ainsi qu’une école de filles en 1921.

L’architecte explique la constitution de sa collection d’estampes, ses rencontres avec un couple de collectionneurs américains, les Spaulding, qui le chargent de « chasser les estampes » pour eux, et ses accointances avec les connaisseurs japonais. La collection, particulièrement riche, des Spaulding, sera donnée au Boston Museum of Fine Arts.

Plus d’une trentaine d’ouvrages sur Frank LLoyd Wright sont disponibles à la bibliothèque Michelet, soyez les bienvenus !

 

Quinzaine du Commerce Equitable

 

« Le Commerce Équitable est un partenariat commercial, fondé sur le dialogue, la transparence et le respect, dont l’objectif est de parvenir à une plus grande équité dans le commerce mondial. Il contribue au développement durable en offrant de meilleures conditions commerciales et en garantissant les droits des producteurs et des travailleurs marginalisés. »

Définition établie en 2001 par le Consensus FINE réunissant les principales fédérations internationales et européennes de commerce équitable

 

A l’occasion de la Quinzaine du Commerce Equitable : du 4 au 19 mai 2013,  de nombreuses animations sont organisées partout en France : petits déjeuners équitables, concerts, débats, projections, rencontres avec des producteurs…

Acte militant et alternatif fortement politisé à l’origine, « l’achat équitable » n’est plus limité à des boutiques associatives spécialisées de l’artisanat et du textile. La labellisation touche une large gamme de produits : alimentaire, cosmétique, mais aussi instruments de musique, voyages

Commerce équitable en suédois ; wikimedia commons domaine public

Commerce équitable en suédois!  (Wikimedia Commons, domaine public)

Le Marché du Commerce Équitable connaît une forte croissance et est présent dans la grande distribution. Mais la multiplication des labels et les stratégies de différenciation des entreprises laissent souvent le consommateur perplexe. Le Commerce Équitable permet-il réellement au consommateur de lutter efficacement contre la pauvreté ? L’acte d’achat peut-il être conciliable avec une préoccupation humanitaire?

Pour approfondir ce sujet et en comprendre les enjeux, nous vous proposons une bibliographie des ressources disponibles en ligne et dans les bibliothèques de Paris IV, sur notre compte Zotero.

Saviez-vous par exemple que Max Havelaar n’est pas le nom du fondateur de l’association éponyme, mais le titre d’un roman publié aux Pays-Bas en 1860, dans lequel Eduard Douwes Dekker, alias Multatuli (du latin multa tuli ou « j’ai beaucoup souffert »), dénonce la condition de paysans javanais dans les Indes néerlandaises au XIXe siècle ?

Ce titre est disponible à la bibliothèque Malesherbes en version originale et en français.

A découvrir en dégustant un bon café « équitable »…

 

 

E-books : Lancez-vous dans la lecture en ligne

e-book-wiki-commons-Maximilian-SchönherrLa bibliothèque en ligne de Paris-Sorbonne vous donne accès, par les biais de plusieurs plateformes, à des milliers de livres numériques. Ces ouvrages sont accessibles de n’importe quel poste de l’université ou de chez vous, par l’accès à distance.

La Bibliothèque Interuniversitaire de la Sorbonne (BIS) offre également aux étudiants de Paris-Sorbonne qui y sont inscrits (voir conditions d’inscription) un large éventail d’e-books. Dans la plupart des cas, les domaines couverts par cette bibliothèque en ligne recoupent ceux de la bibliothèque en ligne de Paris-Sorbonne.

A titre indicatif, on peut citer les plateformes des collections en ligne des presses des universités britanniques Oxford et Cambridge. Oxford scholarship online intéressera surtout les étudiants en philosophie, qu’y retrouveront 1 270 titres en texte intégral. Mais d’autres peuvent aussi y trouver leur bonheur, car Paris-Sorbonne a également acheté 93 livres en histoire, 73 en littérature, 38 en musicologie et 70 dans la collection Classical Studies.

En revanche Cambridge Histories Online plaira surtout aux étudiants en histoire. On y retrouve 300 volumes couvrant plusieurs domaines de la discipline, de l’histoire des aires géographiques et culturelles à l’histoire économique, en passant par l’histoire religieuse, littéraire, de la philosophie, de la musique, de la pensée politique et du livre.

Et pour finir, une plate-forme multidisciplinaire pouvant être utile au plus grand nombre : Dawsonera. Cette base, accessible par le site de la BIS, vous offre la consultation du texte intégral de 107 titres et du résumé de presque 250 000. En outre, vous avez la possibilité de suggérer des achats. Plus un livre est demandé, plus son score monte et plus il a de chance qu’il soit acheté et, par conséquent, mis en ligne à votre disposition.

Pour plus d’informations sur ces ressources, dirigez-vous vers les menus de livres électroniques de la bibliothèque en ligne de Paris-Sorbonne et de la bibliothèque en ligne de la BIS.

Essayez aussi :

Open Edition Books

Encyclopédies de poche Que sais-je? et Repères

Numilog, la bibliothèque de prêt en ligne

Photo : Maximilian-Schönherr (Wikimedia Commons)

Les Césars des livres d’art !

Attention, lecteurs !

Cette année, la bibliothèque Michelet vous donne le relevé 2012 de ses livres les plus extrêmes !

- Le livre le plus lourd de l’année ne sera finalement pas disponible au prêt à domicile après maintes tergiversations existentielles. On a eu pitié, il faudrait que vous ameniez le caddie…

La palme revient à : « Baroque : Theatrum Mundi : le monde comme œuvre d’art » de Rolf Toman, et al. paru chez Ullmann. Ses 568 pages sont trompeuses, car il fait bel et bien 7,999 kg ! On est précis:-)

Attention les pieds donc :

baroque

- Les livres les plus grands de l’année,  ils sont légion pour l’histoire de l’art :

Se battent en duel les « Portraits de la Renaissance » et « Fresques italiennes du XIIIe au XVIIIe siècles » tous deux parus chez Place des Victoires :  36X40 cm et 34X40 cm ! Attention au café sur la table !

portraitsfresques

 

- Les livres les plus empruntés par vous, lecteurs !

Le plus sorti, consulté, annoté (non, pas annoté svp), des réserves de Michelet est : « Architecture éternelle du Japon » de Jean-Sébastien Cluzel, paru aux éditions Faton. Il enregistre 60 consultations en salle de lecture ! Sa cote est : 4 AA 321

Que peut-on faire face à ce succès ? Et bien, en acheter d’autres:-) Cela est fait, vous aurez donc d’autres exemplaires disponibles et empruntables à domicile, le livre est onéreux, 150 €, ce qui explique qu’il n’y en aura pas 10 exemplaires…

architecture-eternelle-du-japon-de-l-histoire

Le livre le plus emprunté à domicile du libre-accès est : « L’art de la Renaissance en France » de Henri Zerner, un grand classique (6 exemplaires à la bibliothèque) : 28 prêts à domicile pour 2012 !

- Et maintenant, celui que vous attendez tous, le livre pour lequel on est aux petits soins, qui pose le plus de problèmes !

J’ai nommé « La méso-amérique » de Christian Duverger !

Il est gros, il est grand, il est épuisé à la vente depuis des années, il a été volé (heureusement il y avait plusieurs exemplaires), il est abîmé et on le répare très régulièrement. Pitié, arrêtez de couper les pages, c’est pénible pour tout le monde et c’est encore plus long à réparer. Bref, c’est notre bébé, on l’adore, vous aussi, prenons-en soin, pour tous :-)

mésoamérique

Bonnes lectures !

 

 

Fermetures de printemps

Durant les congés de printemps, les bibliothèques de Paris-Sorbonne modifient leurs horaires :

- bibliothèque Michelet : horaires réduits de 9 à 18h, du lundi 29 au mardi 7 mai. Fermeture le vendredi 10 mai ;

- bibliothèque Clignancourt : en raison des travaux, fermeture du 19 avril au mois de juin ;

- bibliothèque Malesherbes : fermeture du 29 avril au 12 mai inclus ;

- bibliothèque Serpente : horaires réduits de 9h à 18h du lundi 29 avril au mardi 7 mai, fermeture le vendredi 10 mai, fermeture les samedis 4 et 11 mai ;

- bibliothèques de l’IUFM : ouverture de 9h30 à 18h00 du 29 avril au 7 mai. Fermeture les 1er, 8, 9 et 10 mai ;

- bibliothèque Marcel-Bataillonfermeture du vendredi 26 avril au soir au dimanche 12 mai inclus ;

- bibliothèque des études catalanes : fermeture du 29 avril au 10 mai inclus ;

- CEROC : bibliothèque fermée pour les vacances de printemps du lundi 29 avril au 10 mai inclus ;

- bibliothèque de l’UFR d’anglais : fermeture du lundi 29 avril au 10 mai inclus, réouverture le lundi 13 mai ;

- la bibliothèque des études catalanes sera fermée du 29 avril au 10 mai inclus ;

- la Bibliothèque Henri Massé sera fermée du 27 avril au 12 mai inclus ;

 - en raison de la fermeture du site Sorbonne pendant les congés de printemps, la bibliothèque du Centre de Recherches Egyptologiques de la Sorbonne sera fermée aux lecteurs.

- la bibliothèque de l’Institut des Etudes Augustiniennes fermera du vendredi 26 avril au soir jusqu’au lundi 13 mai 13 h 30.

- ASCOLIfermeture durant la période de congé universitaire du 29 avril au 10 mai inclus.

- bibliothèque de Philosophie : fermeture durant la période de congé universitaire du 29 avril au 10 mai inclus.

Photo : Leo Reynolds. Source : flickr. CC : BY-NC-SA
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Les arts du Nigeria à l’honneur !

Plusieurs publications sur les artistes du Nigeria sont arrivées à la bibliothèque Michelet :

Le catalogue, très documenté, sous la direction de Alain Lebas, de l’exposition : « Arts du Nigeria dans les collections privées françaises » qui se tient au Musée de la civilisation à Québec jusqu’à fin avril.

nigeria couverture

L’ouvrage souligne la diversité de l’art nigérian mais s’intéresse également à l’histoire des collectionneurs français. Les œuvres exposées sont des sculptures en bois, en bronze et en ivoire.

Autre acquisition nouvellement reçue à la bibliothèque, « Artists of Nigeria » de Oneyma Offoedu-Okeke, qui valorise l’art contemporain nigérian, particulièrement foisonnant.

artists nigeria

Bonnes lectures !

Site du Musée de la civilisation à Québec, page de l’exposition « Arts du Nigeria dans les collections privées françaises ».