Accueil > Question de fonds > Un fonds à valoriser : la Réserve de la bibliothèque Michelet

Un fonds à valoriser : la Réserve de la bibliothèque Michelet

Ce billet reprend les conclusions du mémoire de stage de fin d’études de Mlle Julie Colbus, élaboré en 2010 et intitulé : « Contribution à la valorisation d’une partie d’un fonds patrimonial : le fonds Antique ». Ce stage s’est tenu à la bibliothèque Michelet d’art, d’archéologie et de musicologie.

La Réserve de la bibliothèque Michelet est un fonds d’ouvrages rares et précieux qui porte sur l’histoire de l’art et l’archéologie. Ces livres patrimoniaux sont aujourd’hui introuvables.

Riche de 13.400 documents, les ouvrages anciens antérieurs à l’année 1811 sont constitués de plus d’un millier de partitions et d’une centaine de monographies.

Entre 1811 et 1950, cette caverne d’Ali Baba recense près de 2300 partitions, 10.000 monographies et presque 200 thèses.

blog réserve michelet 3

Au titre des raretés, et non des vieilleries, la bibliothèque possède 327 livres rares du 16e, 17e et 18e siècles, surtout des livres musicaux et des partitions.

blog réserve Michelet 2

Le fonds de la Réserve provient en majorité de dons d’archéologues, avec des ouvrages parfois dédicacés, et de bibliothèques.

blog réserve Michelet

Ainsi, la famille Reinach : Joseph Reinach (1856-1921), historien et auteur de « L’histoire de l’affaire Dreyfus », dont le fils, Adolphe Reinach (1887-1914), archéologue réputé, fut d’ailleurs l’époux de la fille de Mathieu Dreyfus.
Ses deux autres frères, Salomon et Théodore, furent également brillants.

Salomon Reinach (1858-1932) fut membre de l’École française d’Athènes, membre de l’Académie des inscriptions et belles lettres ainsi que conservateur du musée national des antiquités de Saint-Germain en Laye.

Spécialiste de l’antiquité, Théodore Reinach (1860-1928) fut à la fois archéologue, papyrologue, numismate, musicologue et professeur au Collège de France. Ces trois frères laissèrent de nombreux écrits philosophiques et archéologiques.

Louis Couve (1866-1900), érudit passionné par l’histoire antique et maître de conférences de langue et littérature grecques à la faculté des lettres de Nancy fut également un donateur marquant.

Georges Duplessis (1834-1899), conservateur à la Bibliothèque Nationale au département des estampes, mais également chercheur et écrivain, s’était constitué une riche bibliothèque que ses héritiers donnèrent à l’université.

Ce fonds rare, issu de provenances diverses, peu connu, constitue une richesse pour toute la communauté universitaire… à nous de le faire découvrir.

Photos Fabrice Cicard.

  1. 01/02/2011 à 23:52 | #1

    Merci pour cet aperçu intéressant du fonds ancien, et belle initiative que votre galerie Flickr (ce doit être une chance de travailler, ou d’étudier, dans un bâtiment comme celui-là… merci à Paul Bigot !).
    Dommage que le mémoire de stage ne soit pas en ligne, et surtout que ce billet n’en reprenne pas vraiment les conclusions, comme annoncé. Mais peut-être est-ce le premier billet d’une série…
    Côté valorisation patrimoniale, citons la bibliothèque numérique Polib à Lille (http://polib.univ-lille3.fr), et voir aussi ce billet publié sur le blog de Bibliothèque des Sciences de l’Antiquité traitant de la numérisation d’une édition du 18e s. du Code théodosien (de la Réserve de Lille 3) : http://bsa.biblio.univ-lille3.fr/blog/2011/01/code-theodosien-de-jacques-godefroy/
    PS sur Bigot : quelques paragraphes lui sont consacrés ici : http://bsa.biblio.univ-lille3.fr/blog/2011/01/en-cheminant-dans-la-rome-antique/

  2. Cécile Arènes
    02/02/2011 à 10:18 | #2

    Merci pour ces liens ! Nous devrions reparler de Paul Bigot prochainement, à suivre :-)

  1. Pas encore de trackbacks