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Cantigas de Santa Maria

es Cantigas de Santa Maria (milieu du XIIIe siècle-1284) sont des chants religieux de la littérature médiévale en galicien-portugais. Il s’agit d’un ensemble de 424 compositions en l’honneur de la Vierge Marie. Dix cantigas sont attribuées incontestablement au roi Alphonse X le sage.

S’appuyant sur les traditions musicales populaires et savantes des trois traditions (musulmane, juive et chrétienne) présentes à la cour d’Alfonse le Sage, les Cantigas de Santa Maria constituent une des plus vastes compilations de thèmes musicaux qui nous soit parvenue en provenance du XIIIe siècle.

Entre autre, sur les rayonnages de la bibliothèque Marcel Bataillon, un livre édité en 1922 : La musica de las Cantigas : estudio sobre su origen y naturaleza / por Julián Ribera. Cote : 11 b 360

Cet ouvrage comporte des reproductions de partitions médiévales et des partitions modernes (Il s’agit d’une réécriture moderne de la musique des cantigas).

Ecriture musicale médiévale        Ecriture musicale moderne

Disque conseillé : Cantigas de Santa Maria / Ensemble Alla francesca
Chants à la Vierge, Espagne 13e siècle. Enr 1999 / éd 2000 / Opus 111 OPS 30-308.
Disponible sur la base en ligne Naxos (accès depuis les postes de Paris Sorbonne et accès distant).

Illustrations :
-Lettrine, portées 1 (CC-BY-SA) et 2 (CC-BY-SA) et illustration d’un manuscrit de Cantigas de Santa Maria. Wikimedia commons.
  1. 21/08/2011 à 10:55 | #1

    Madame,

    Je me permets de vous contacter après une discussion à la boutique médiévale de Loches sur l’objet de vos recherches,
    J’avais étudié, il y a longtemps, avec Jean Maillard, mais c’est comme concertiste que je me suis ré-intéressé surtout à la période du 11 au 13° siècle avec une certain nombre de constats troublants qui m’amènent à penser que les hommes de cette époque avaient des connaissances, probablement héritées d’un apport « celto/greco/arabe » largement sous-évaluées
    la place des femmes dans la création artistique était aussi non-négligeable
    La question qui se pose à moi est clairement si on doit envisager une « reconstruction » de l’univers sonore de l’époque sur un angle plus intuitif que théorique
    La métrique de base, pour prendre un exemple, qui a permit de construire nos structures rythmiques actuelles devait donc être à l’époque, irrégulière et c’est le système d’écriture moderne qui a créé nos binaires et ternaires
    Il me semble en effet que je suis parti à l’envers et que la source se trouve dans l’antiquité et non dans les reconstitutions approximatives occidentales modernes comme celles qu’on pourrait faire de folklores indiens ou africains
    Je voulais avoir votre avis sur la question
    avec mes remerciements et mes salutations cordiales,
    Henri Lasserre

  2. Ben Selma Hanan
    29/08/2011 à 10:14 | #2

    @LASSERRE
    Je pense que votre intuition est très juste. La partition médiévale était plus un  » canevas », une structure de base, à chaque musicien ensuite de « broder » et d’introduire des variations.
    La partition médiévale n’était pas statique tant au niveau rythmique qu’au niveau des ornements. Cette tradition est encore vivace dans la musique indienne, arabe, celte…

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