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Archives pour 06/2011

Étudiant en histoire de l’art : « Mais que vas-tu devenir ? »

08/06/2011 2 commentaires

Le Service commun de la documentation de Paris-Sorbonne a recours à des tuteurs, étudiants à partir du master, qui ont un rôle actif et diversifié au sein des bibliothèques.

Portrait et impression de Florence Barsotti, tutrice à la bibliothèque Michelet :

Florence

« Voilà une question à laquelle nous, étudiants en histoire de l’art, sommes souvent confrontés.

L’histoire de l’art peut se vivre comme une passion et être une affaire sérieuse. Aujourd’hui, l’université avec les moyens pédagogiques qu’elle met au service de l’étudiant est de moins en moins un lieu anonyme, aspirant l’étudiant dans un monde si différent de celui du lycée.

L’un des ces outils pédagogiques est le tutorat qui se décline sous diverses formes. À Paris-Sorbonne, sur le site de l’Institut d’histoire de l’art et d’archéologie, il existe un tutorat d’accompagnement, un tutorat en bibliothèque et un tutorat de langue française.
Ce dernier aide les étudiants à travailler leur expression écrite et à renforcer leur français, dont les professeurs notent souvent la faiblesse.

Je m’attarderai particulièrement sur les deux premiers que j’assure maintenant depuis trois ans : ce fut d’abord le cas en même temps que mon master pendant deux ans, puis conjointement avec la préparation du concours de conservateur du patrimoine.

À la bibliothèque Michelet, le tuteur peut guider l’étudiant dans ses recherches, l’aider à trouver un ouvrage et l’initier aux ressources électroniques qui sont des outils d’une grande richesse et dont il n’a souvent pas connaissance.
Le tutorat d’accompagnement se fait en petit groupe, permet de mettre au point une méthode de travail efficace, de s’entraîner au commentaire de document et à la dissertation. Le tutorat rend possible l’échange, l’entraide entre les étudiants, qui peuvent se sentir perdus au milieu de leurs nombreux camarades.

L’expérience des tuteurs est aussi partagée et permet aux étudiants de penser au-delà des partiels et de commencer à esquisser un projet. On peut dès lors enrichir une licence d’histoire de l’art d’une licence dans un autre domaine, poursuivre en master, mais aussi mettre la théorie en pratique en faisant des stages.

Ainsi, ce seront peut-être les musées, et donc le concours de conservateur du patrimoine, qui nous attirerons, ou le marché de l’art, ou encore l’enseignement et la recherche.

La formation en histoire de l’art doit être envisagée comme un moyen et non comme une fin pour pouvoir vivre notre passion. »

Florence Barsotti

Le film « Pa negre » à la Bibliothèque d’études catalanes

La Bibliothèque du centre d’études catalanes vient d’acquérir le film « Pa negre » réalisé par Agustí  Villaronga.

« Pa negre » (Pain noir en catalan) est l’adaptation du roman homonyme d’Emili Teixidor (disponible à la BEC). Il raconte les malheurs de l’après-guerre civile en Espagne (1936-1939) au travers du regard d’un enfant, Andreu, dont le père républicain est accusé d’assassinat par les autorités franquistes. Andreu découvre en grandissant le monde de trahisons, échecs, et mensonges des adultes et les terribles blessures qu’a laissées le conflit dans les deux camps.

Ce film a remporté en 2011 neuf Goyas (équivalent des Césars en Espagne) dont ceux du meilleur film et du meilleur réalisateur, ainsi que treize prix Gaudí (récompenses de l’Académie du cinéma catalan). Agustí Villaronga (1953, Majorque, Espagne) a également réalisé « El nino de la luna » (L’enfant de la lune), présenté à Cannes en 1989, « El mar » (La mer, film et roman adapté disponibles à la BEC), « Tras el cristal » (Prison de cristal) et « Aro Tolbukhin » .

La Bibliothèque d’études catalanes dispose d’un fonds audiovisuel composé d’une quarantaine de titres de films de fiction (dont des adaptations de romans au cinéma et à la télévision et des séries de la télévision catalane). Vous pouvez les emprunter pour une durée de 21 jours.

Bibliothèque du Centre d’études catalanes
9 rue Sainte-Croix de la Bretonnerie
75004 Paris
Tél: 01.42.77.65.69
bibliotheque.etudes-catalanes@paris-sorbonne.fr

« Mais ils sont fous ces romains…!! »

Non, non, je ne vais pas vous conter le dernier album d’Albert Uderzo et feu René Goscinny, « Astérix le gaulois », mais juste vous présenter l’ Institut d’ art et d’ archéologie.

Mais quel rapport entre les deux me direz-vous ?

Paul Bigot

 

« Paul Bigot, Collections Académie d’architecture, Paris »

 

Tout simplement parce que Paul-Marie-Arsène Bigot de son vrai nom (1870-1942), l’architecte normand de ce bâtiment hors normes avait une admiration pour l’époque Antique, notamment pour Rome, à laquelle il consacra une grande partie de sa vie (voir la maquette de Rome ci-dessous actuellement exposée à Caen).

MaquetteRome2

« Maquette de Rome, Université de Caen Basse-Normandie, Plan de Rome (France) »

 

ainsi-que pour le romantisme du Palazzo Ca d’ Oro à Venise, dont il s’ inspirera pour la construction de l’ Institut d’ art et d’ archéologie.

Palazzo Ca d'Oro, Venise, Italie

 

« Palazzo Ca d’ Oro, Venice, Italy. Venice ; Palazzo Ca d’ Oro. Brooklyn Museum Archives, Goodyear Archival Collection (S03_06_01_027 image 3324). »

 

C’est dès 1913 que le recteur Louis Liard, qui se sentait un peu à l’étroit dans la « nouvelle » Sorbonne, pensait déjà que devraient être rassemblés, l’ art de l’ antiquité, l’ art du moyen-âge et l’ art des temps modernes dans un Institut complet.

Marquise Arconati-Visconti

« Portrait de Marie Peyrat, marquise Arconati-Visconti »

 

Onze ans plus tard (et après un don de 3 millions de francs de la Marquise Arconati-Visconti), Paul Bigot, lauréat d’un concours public sortait de terre l’Institut d’ art et d’ archéologie à l’intersection de la rue Michelet et de l’ avenue de l’ Observatoire, sur les ruines des vieux laboratoires de l’ Institut de chimie.

 

Plan Facade Michelet

« Plan Façade, rue Michelet, Collections Académie d’ architecture, Paris ».

 

Coupe Transversale

« Coupe transversale de la façade rue Michelet, Collections Académie d’ architecture, Paris ».

 

Etude Elevation Facade Rue Observatoire

« Projet d’ étude en élévation de la façade rue de l’ Observatoire,
Collections Académie d’architecture, Paris ».

 

Chantier

« Vue du chantier de l’ Institut d’ art et d’ archéologie vers 1928 (coin de la rue des Chartreux et de la rue de l’ Observatoire), Collections Académie d’architecture, Paris ».

 

Frise

Sur la frise chaque période de l’ histoire de l’art est représentée chronologiquement par un bas-relief emblématique. La frise archéologique de moulages en terre cuite composée de sculptures grecques, romaines, médiévales et renaissance est réalisée par la Manufacture de Sèvres.

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L’ouvrage ci-dessus, dans lequel nous avons abondamment puisé,  est disponible à la bibliothèque Michelet et empruntable à domicile aux cotes : 4 D 644 et 4 D 644+1.

Sources des illustrations :
– photo 1 : Collections Académie d’Architecture, Paris
– photo 2 : Université de Caen Basse-Normandie, Plan de Rome (France)
– photo 3 : Brooklyn Museum Archives, Goodyear Archival Collection
– photo 4 : amisdulouvre.fr/images/grande-galerie/archives/arconati-visconti
– photo 5 : Collections Académie d’architecture, Paris
– photo 6 : Collections Académie d’architecture, Paris
– photo 7 : Collections Académie d’architecture, Paris
– photo 8 : Collections Académie d’architecture, Paris
– photo 9 : Fabrice Cicard

Tennessee Williams

Pour célébrer le centenaire de la naissance de Tennessee Williams (1911-1983), la bibliothèque Clignancourt a réalisé une présentation de ses œuvres et d’études critiques le concernant.

Les ouvrages présentés sont consultables et vous pourrez les empruntez immédiatement. A votre disposition se trouvent également une sélection d’articles de presse et une bibliographie.

La dernière livraison d’Etudes anglaises (64/1) est consacrée à Tennessee Williams. Coordonné par Élisabeth Angel-Perez et Marie Pecorari, ce numéro est entièrement composé d’articles sur le dramaturge américain. Il se clôt par une riche bibliographie critique.
La revue peut être consultée à la bibliothèque Clignancourt mais aussi sous forme électronique via Cairn.

Au théâtre, on peut voir Un tramway nommé désir à la Comédie-française (jusqu’au 2 juin) dans la mise en scène de Lee Breuer. A la comédie de Genève, la pièce est présentée dans la mise en scène de Krzysztof Warlikowski (entre le 14 et le 18 juin).

Photo : Orland Fernandez. Library of Congress. Source : Wikimedia commons.