Accueil > Question de fonds > Lectures d’été : Lunar park, Bret Easton Ellis

Lectures d’été : Lunar park, Bret Easton Ellis

Roman le plus abouti de Bret Easton Ellis pour beaucoup, Lunar park est une œuvre dérangeante qui se joue des genres littéraires tout en pointant avec une ironie grinçante les travers de la société américaine forturnée.

Dans ce livre, Bret Easton Ellis recourt à l’autofiction. Débutant la lecture, on pourrait croire se trouver dans une autobiographie de facture assez classique, le parcours jusqu’au succès que l’on connaît est retracé, entrecoupé de souvenirs de jeunesse et rythmé par les doses de drogues consommées par le narrateur.

Touchant le fond, le narrateur renoue avec une ancienne compagne et avec son fils qu’il n’avait pas voulu connaître. Ils s’installent en famille dans une vaste demeure mais le bonheur apparent est vite fissuré, les adultes comme les enfants étant dépendants de psychotropes pour contrôler leurs humeurs. Très vite des événements étranges se produisent dans la maison, qui ne sont pas sans rappeler au narrateur certains événements de son enfance.

Peu à peu, on glisse dans un roman à suspense où ressurgissent les personnages des livres précédents d’Ellis, dont le glaçant Patrick Bateman (American psycho). Difficile pour le lecteur de démêler le vrai du faux, entre autofiction, fantastique et thriller dans une intrigue à rebondissements.

Un roman où l’enfant terrible des lettres américaines réussit un beau tour de force, en mêlant réel, fiction et folie.

Disponible à la bibliothèque Clignancourt, en français et en anglais, à la cote :
EU 81 ELL 3 lun

Du même auteur, on pourra lire également en édition bilingue Letters from L.A., cote :
EU 81 ELL 3 let

  1. Pas encore de commentaire
  1. Pas encore de trackbacks