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Archives pour 09/2011

Bien démarrer ses études en anglais : les manuels incontournables

Vous débutez en anglais à la rentrée ? Voici un petit guide spécialement conçu pour vous aider dans vos choix d’ouvrages pour bien commencer l’année.

Tous les livres figurant dans la brochure sont à la bibliothèque Clignancourt. Pour chacun d’entre eux, nous avons  indiqué la cote, c’est-à-dire le code qui vous permettra de le retrouve en rayon.

Les bibliothécaires sont bien entendus à votre disposition pour vous aider dans vos recherches.

Les guides pour débuter : anglais (version imprimable)

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Voleu aprendre català? Quelques outils pour apprendre le catalan

Le catalan est une langue parlée par plus de sept millions de personnes non seulement en Catalogne, mais également aux Iles Baléares, à Valence, en Andorre (où il est la seule langue officielle), dans le Roussillon et dans l’Alguer (Sardaigne). L’Institut d’Estudis Catalans (Institut des Études Catalanes), équivalent de l’Académie de la langue, en a l’autorité scientifique.

C’est une langue d’origine latine née entre les VIIIe et IXe siècles et dont on a conservé des documents écrits dès le XIIe siècle.
Après une longue étape de répression (particulièrement sous la dictature franquiste), la langue catalane est légalement, depuis fin 1979 avec l’autonomie, la langue propre de la Catalogne et est considérée comme sa langue officielle, aux côtés du castillan (espagnol). Ainsi, le catalan est de nos jours la langue de l’enseignement, des administrations propres à la Catalogne comme par exemple la Generalitat (Gouvernement autonome de la Catalogne), des mairies et des médias institutionnels, des activités culturelles, etc.

La Bibliothèque du Centre d’Études Catalanes met à la disposition des étudiants, mais aussi de toutes personnes intéressées par cette langue, des manuels et des méthodes d’auto-apprentissage avec CD  d’accompagnement. En voici une sélection :

- Viure a Catalunya : comencem a parlar. Generalitat de Catalunya. 2006. Cote : 421 (076) VIU
– Viure a Catalunya : vocabulari en imatges. Generalitat de Catalunya. 2005. Cote : 421 (076) VIU
– Prudon, Montserrat et al. Le catalan. Assimil. 2009. Cote : 421 (076) ASS
– Mas Marta, Vilagrasa Albert. Veus 1, curs de catala. Publicacions de l’Abadia de Montserrat. 2005. 421 (075) VEU
– Català per a persones adultes 1. Castellnou. 1998. 421 (075) CAT
– Llengua catalana. Edicions l’Alber. 421 (075) BAD
– Freysselinard Éric. Grammaire et vocabulaire du catalan. Ophrys. 2002. Cote : 421 FRE
– Camps Christian, Botet René. Dictionnaire français-catalan. Trabucaire. 2007. (038) 41 (1:3) CAM
– Diccionari francès-català/català-françès. Enciclopèdia catalana. 2006. (038) 41 (1:3) CAS-CAM
– etc.

 

Bibliothèque du Centre d’études catalanes
9 rue Sainte-Croix de la Bretonnerie
75004 Paris
Tél: 01.42.77.65.69
bibliotheque.etudes-catalanes@paris-sorbonne.fr

 

Drapeau : Martorell. CC : BY-SA. Wikimedia commons

 

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L’alphabet de la mort, Holbein

Penchons-nous aujourd’hui sur un intéressant ouvrage intitulé L’alphabet de la mort par Holbein, que l’on trouve dans la réserve de la bibliothèque Michelet. C’est un petit livre rouge, à l’apparence modeste, solidement relié et orné d’arabesques dorées. Une petite tablette compacte en somme. On apprend à l’intérieur que le livre a été imprimé pour Edwin Tross, 28 rue des Bons-Enfants à Paris, en 1856, et qu’il a été donné par l’éditeur Edwin Tross, en dédicace manuscrite à la plume, à Monsieur Duplessis. Une étiquette ajoutée nous informe que le livre a été donné en 1900 à l’Université de Paris (salle des Arts) par Mme Veuve Duplessis en souvenir de son défunt mari.

Dans le contenu, l’alphabet lui-même est « entouré de bordures du XVIe siècle et suivi d’anciens poèmes français sur le sujet des trois mors et des trois vis, publiés d’après les manuscrits par Anatole de Montaiglon ». Les bordures du XVIe siècle entourent en effet admirablement le texte, qui apparaît comme condensé dans la page, orné de multiples motifs floraux et animaux, ainsi que de scènes infernales ou funèbres, sur le thème répété de la grande faucheuse, qui porte parfois une pelle. Une préface d’Anatole de Montaiglon nous apporte quantité de précisons sur l’Alphabet de la Mort. En réalité, celui-ci n’occupe qu’une toute petite partie du livre : 24 lettres (le J et le U sont absents) ornées de gravures qui, hors la qualité du dessin (qui l’ont fait attribuer constamment à Holbein), ont la particularité d’avoir renouvelé le motif de la danse des morts.

Penchons-nous maintenant sur une « remarque curieuse » sur laquelle s’arrête M. de Montaiglon : les premières lettres sont dans l’ordre hiérarchique traditionnel de la danse des morts : après les funèbres musiciens (en forme de squelettes il va sans dire), viennent le pape, l’empereur, le roi, le cardinal, l’impératrice, la reine, l’évêque, le noble, le marchand, le prêtre.

A partir de la lettre M, c’est l’intiale qui désigne la profession de l’infortuné: ainsi de Medicus/le médecin; Numerarius/le banquier; Obesus monachus/le moine obèse; Praeliator/le soldat; Quaeritans monacha/la religieuse résignée; Ridiculus/le fou; Scortum/la prostituée; Titubans homo/l’ivrogne; Velox eques/le cavalier véloce; V(W)etustissimus homo/le vieil ermite; Xycophantes/les tricheurs; Ynfans/l’enfant au berceau; enfin le Z pour la fin de toutes choses, le jugement dernier.

Toute la société humaine, de A à Z, est ainsi passée au filtre du langage et boit tour à tour le philtre de la mort. Laquelle, toujours rieuse, n’épargne personne. Ainsi ce petit livre, rieur et diabolique.

 

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Le livre électronique orphelin

Michael Hart, créateur du premier ebook et fondateur du projet Gutenberg, est décédé le 6 septembre 2011. C’est grâce à son inlassable travail que l’on peut trouver en ligne une foule de textes littéraires, en plusieurs langues.

En 1971, alors qu’il est étudiant à l’université de l’Illinois, il saisit la Déclaration d’indépendance pour la transmettre sur le réseau. Internet n’existe pas encore, la transmission du texte est modeste, mais la vocation de Michael Hart est née.

Sa vie durant, il n’aura de cesse que de numériser et de mettre à disposition les plus grands textes de la littérature. Sur cette merveilleuse bibliothèque numérique qu’est le projet Gutenberg se trouvent des classiques mais aussi des textes épuisés.

Sur le site du Projet Gutenberg, vous trouverez un très riche catalogue. Il est également possible de consulter la liste des ouvrages par langues (français, anglais, espagnol pour n’en citer que quelques-unes). Plusieurs formats sont disponibles pour la lecture, html pour lire depuis son ordinateur, epub si vous disposez d’une tablette.

Outre le plaisir de découvrir ou redécouvrir des textes magnifiques, les formats électroniques permettent aussi un travail approfondi sur le texte, notamment grâce à la recherche d’occurrences.

Pour aller plus loin, on peut consulter :
– la nécrologie de Michael Hart par Gregory Newby (en), sa traduction en français sur le blog de notre collègue Rémi Mathis,
– l’article d’Hervé Le Crosnier, maître de conférences en sciences de l’information à l’université de Caen,
– le reportage d’ActuaLitté, le magazine en ligne des univers du livre, sur le projet Gutenberg.

Photo : Michael Hart, à gauche, et Gregory Newby, par Marcello. Source : Wikimedia commons. CC : BY-SA.

 

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Au crayon, à la plume ou au bille ?

Aux éditions Christian Bourgois ressortent depuis 2010 les très célèbres entretiens de la Paris Review.


 

Créée en 1953 par quelques exilés américains à Paris, ce périodique devient rapidement incontournable pour le milieu littéraire et, pour les auteurs, c’est une récompense au moins aussi grande qu’un prix que d’y être interviewé.

Deux volumes ont paru. Une majorité d’entretiens concerne des auteurs anglo-saxons mais de grands noms hispanophones ou francophones y figurent aussi. Le premier volume contient entre autres des entretiens avec Toni Morrison, Susan Sontag et Jim Harrison. Dans le second, vous pourrez notamment découvrir les interviews de Martin Amis, Jorge Luis Borges et Vladimir Nabokov.

Célèbres pour leurs questions concernant le travail de l’écrivain, les entretiens de la Paris Review renferment beaucoup d’éléments sur les habitudes d’écriture et la façon dont les textes se constituent.

Interviewer

Vous voyagez beaucoup, comment vous organisez-vous pour écrire ? Où trouvez-vous tant d’énergie, et quelle est votre routine de travail ?

Marguerite Yourcenar

J’écris partout. Je pourrais écrire ici, tout en vous parlant. Lorsque je suis dans le Maine, ou ailleurs, lorsque je voyage. J’écris là où je suis et chaque fois que je le peux. Écrire ne demande pas beaucoup d’énergie… c’est une détente et une joie.

Disponibles à la bibliothèque Clignancourt à la cote : 818 PAR.

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Des ebooks à emprunter au Service commun de la documentation

Des ebooks ou livres numériques vous sont proposés sur le catalogue en ligne du Service commun de la documentation de Paris-Sorbonne.

Près de 300 ouvrages peuvent être ainsi soit empruntés virtuellement pour une durée de cinq jours (en format PDF) soit consultés directement en ligne.

Ce sont essentiellement des manuels de niveau licence. Lorsque tous les ouvrages papiers sont déjà empruntés, ce peut-être une bonne solution pour les étudiants de découvrir le prêt numérique.

Les ebooks sont répertoriés par discipline : à noter une vingtaine d’ouvrages sur les concours, une centaine en histoire-géographie (beaucoup de manuels de la collection U chez Armand Colin), une cinquantaine en sciences humaines et plus de soixante-dix en lettres.

Des domaines plus spécifiques comme la musique, l’histoire de l’art, l’apprentissage des langues sont abordés.

-Page du site web du Service commun de la documentation sur les livres en lignes.
-Bibliothèque de prêt numérique avec le détail par discipline.

N’hésitez pas à vous renseigner auprès des bibliothécaires…

L’histoire très étrange d’un prince-chat

Conte philosophique, Chatterie de Nino Savarese, annonce certaines œuvres d’Italo Calvino. Publié en 1925, ce récit nous livre les aventures d’un bien curieux prince.
Daineo, être solitaire et taciturne, aime à vivre dans un pavillon reculé, dans la compagnie des félins. Un jour, ses domestiques le retrouvent dans le jardin, en train de se lécher consciencieusement. Daineo est devenu chat. Médecins, professeurs et thaumaturges de tous acabits sont convoqués pour soigner le mal de la jeune altesse. Mais rien ne semble pouvoir le guérir. L’on conseille alors un voyage et commencent les aventures du prince-chat. Les épisodes « chattesquement » burlesques qui s’ensuivent illustrent une quête de soi et du monde. Si Daineo ne se trouve pas, n’est-ce pas parce que le monde se cherche ? Les travers félins du prince sont le reflet de ceux, bien plus retors, des hommes. Ils éclairent sous un jour nouveau la cynique comédie humaine : hypocrisie, orgueil, avarice font partie des observations quotidiennes du prince-chat, à qui son précepteur tente d’expliquer que le naturel doit être réfréné. Une question naît finalement de cette quête : nature contre culture ? Ou nature contre artifice ? Les pitreries du chat Dai, dans les derniers chapitres, semblent bien prouver la facticité du monde.
Disponible à la bibliothèque Malesherbes
(cote ITBR 531 en italien, IT 15682 en français)
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Ecrire, voyager

L’œuvre du suisse Nicolas Bouvier, enfin reconnue ces dernières années, est surtout célèbre pour L’usage du Monde, ce récit de voyage partagé avec le peintre Thierry Vernet qui en a signé les illustrations.

Moins connu, le texte Le Poisson-scorpion, du nom d’un petit insecte, relate le séjour de ce promeneur infatigable au Sri-Lanka. Après le périple de L’Usage du monde, c’est ici un texte beaucoup plus pesant, embué de solitude. Thierry Vernet, le compagnon de voyage, est reparti en Suisse et Nicolas Bouvier étouffe dans cette île à la beauté douteuse. la folie commence à poindre et de petits insectes aussi répugnants que menaçants s’immiscent peu à peu dans le quotidien. On ne peut se détourner de ce récit, au style ciselé et aux descriptions saissantes.

Correspondances des routes croisées, qui reprend l’activité épistolaire de Bouvier et Vernet, peut constituer un excellent contrepoint à la lecture des textes de Nicolas Bouvier. On y voit les textes en train de s’écrire, les difficultés quotidiennes à assurer la subsistance mais aussi une foi indéfectible dans l’écriture.

Disponible à la bibliothèque Malesherbes (cote LE-12447).

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Un cadavre dans la bibliothèque

Est-ce un fantasme de bibliothécaire en congés ?

Une pulsion de lecteur bibliophile ?

Point du tout…

C’est un roman d’Agatha Christie, publié en 1942 et dont la traduction a été entièrement revue aux éditions du Masque. L’argot des jeunes « zazous » d’il y a soixante-dix ans devient ainsi singulièrement actuel et franchement comique.

C’est l’histoire d’une blonde aux ongles vernis (quoique rongés… détail d’importance) retrouvée étranglée sur une peau d’ours par la soie de sa longue robe blanche… Vous m’en direz tant.

Localisation de la peau d’ours : devant la cheminée de la bibliothèque ventrue de savoir et de contentement du Colonel Bantry et de son épouse bien-aimée…

Polar entre trash et tricot : il y a quand même une adolescente cramée dans une voiture…

On apprend par ailleurs la marque de l’automobile en vogue et pas chère chez les jeunes de l’époque : la Minoan 14.

C’était la minute d’érudition. Très bonne lecture.