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Archives pour 05/2012

Des vitrines à l’IUFM

Vitrine du hall de Molitor

Vitrine du hall de l'IUFM Molitor

 

Pour mettre en valeur leurs collections, les bibliothèques de l’IUFM proposent des vitrines dans les halls d’entrée de leurs sites.

Celle de Batignolles présente les nouveautés du mois tandis que celle de Molitor propose un nouveau thème toutes les deux semaines.

Les thèmes choisis tendent à se rapporter à l’actualité (le nouvel an chinois, les 100 ans de la naissance de Doisneau, le passage de Vénus devant le Soleil le 4 juin,…) et les documents présentés proposent notamment des activités pédagogiques pour exploiter ces thèmes en classe.

Il est possible de réserver les documents des vitrines afin de les emprunter dès leur retour en rayon.

Désormais, vous pouvez retrouver toutes les informations présentées, les listes de documents exposés et des liens supplémentaires sur le site de l’IUFM.

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« La planète des sages : encyclopédie mondiale des philosophes et des philosophies » : un ouvrage qui fait réfléchir !

Cet ouvrage est réalisé par Jul pour la bande-dessinée et Charles Pépin pour les textes aux éditions Dargaud en partenariat avec Philosophie magazine.

  • Il propose un recensement des philosophes qui ont marqué l’histoire, avec une présentation sur une double page : une Bande-dessinée humoristique et un texte résumant la vie et la pensée de l’auteur. On passe de Confucius à Rousseau, de Pascal à Thomas More. Certaines écoles de pensées – par exemple les sceptiques – et certaines institutions – l’école normale supérieure – sont aussi analysées.
  • Autant Jul aborde ces portraits de façon humoristique, autant le texte est sérieux et rigoureux. Cet ouvrage permet à tout un chacun de pallier des manques de connaissance sur des philosophes ou de réviser ce que l’on sait sur d’autres. Les philosophes contemporains – Baudrillard, Debord, Jankélévitch…- côtoient les philosophes de l’âge classique – Aristote, Platon, Confucius, Leibniz… 

La planète des sages constitue un livre très intéressant pour l’apprentissage de la philosophie.

 

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Où trouver des documents en langue portugaise à Paris ?

25/05/2012 un commentaire

Pensant à ceux qui font des recherches en langue portugaise, nous avons regroupé dans cette notice quelques bibliothèques numériques, des librairies spécialisés et des bibliothèques à Paris, en plus de quelques sites qui fournissent des outils pratiques comme des conjugueurs et des correcteurs d’orthographe.

BIBLIOTHEQUES


Bibliothèque du centre Calouste Gulbenkian

39, bd de La Tour Maubourg. 75007 – Paris
Tél : +33 (0)1 53 85 93 93

Spécialisée sur la culture portugaise, la Bibliothèque du Centre Calouste Gulbenkian possède une importante collection dans le domaine des sciences humaines sur le Portugal et les pays lusophones, dont des œuvres du XVIe au XIXe siècle, quelques unes assez rares. Elle est ouverte aux chercheurs, aux étudiants et à toute personne intéressée par le Portugal et les pays lusophones dans les domaines de l’histoire, des coutumes, de la littérature et des arts. L’inscription est gratuite et elle donne le droit au prêt.

A Paris-Sorbonne

Bibliothèque Marcel-Bataillon
31, rue Gay-Lussac. 75005 – Paris
Tél. : +33 (0)1 4051 2536

Bibliothèque Clignancourt
113, rue Championnet. 75018 – Paris
Tél. : +33 (0)1 4925 8654/53

Parmi les bibliothèques de Paris 4, la Bibliothèque Marcel Bataillon (bibliothèque de l’Institut d’Études Ibériques) et la Bibliothèque de Clignancourt dédient chacune une partie de leur fonds aux études ibériques et latino-américaines lusophones. Le prêt est gratuit pour les étudiants de Paris 4 (pour les conditions d’accès à d’autres lecteurs, regarder sur leur site Internet) et leur catalogue est accessible depuis le site de la Sorbonne.

A la Sorbonne nouvelle

La bibliothèque des Études portugaises, brésiliennes et d’Afrique lusophone

17, rue de la Sorbonne (Escalier C – 2e étage). 75005 – Paris
Tél. : (33) 01 40 46 29 19

Encore parmi les bibliothèques universitaires, nous trouvons la Bibliothèque des études portugaises, brésiliennes et d’Afrique lusophone de l’université Paris 3-Sorbonne Nouvelle. Étant liée à l’UFR de Langue Portugaise et au Centre de Recherche sur les Pays Lusophones de cette université, son fonds est spécialisé sur la langue, l’histoire des découvertes, la littérature brésilienne et la littérature africaine. Accessible à tout étudiant de Paris 4 pour consultation, le droit au prêt est réservé à ceux qui peuvent justifier d’études en Portugais .

Les recherches se font par le catalogue des bibliothèques de Paris 3.

BIBLIOTHEQUES NUMÉRIQUES


Sur le site Internet de l’Instituto Camões l’on retrouve, en plus des actualités concernant la langue et la culture portugaises dans le monde, la Biblioteca Digital Camões, qui met à la disposition de manière intégrale non seulement des éditions qui appartiennent au domaine publique mais aussi certaines éditions encore protégées par le droit d’auteur, d’où les plusieurs niveaux d’accès où l’on peut retrouver (lire en ligne ; lire en ligne et imprimer ; lire, imprimer et en sauvegarder une copie).

Sur le site Internet de la Biblioteca Nacional de Portugal (BNP), l’on retrouve, entre autres choses, la Biblioteca digital.

Sur le site de la Fundação Biblioteca Nacional do Brasil, en plus de la Biblioteca Digital, nous retrouvons, sur des onglets comme « Projetos » et « Exposições », des espaces très intéressants consacrés à l’histoire et à la culture brésiliennes.

Le portail Domínio público est un site du gouvernement brésilien qui met à disposition des œuvres littéraires, artistiques et scientifiques sur plusieurs supports : texte, audio, image et son.

LIBRAIRIES SPECIALISÉES EN LANGUE PORTUGAISE


Librairie Lusophone
22, rue du Sommerard
75005 Paris
Tél: 01 46 33 59 39

Librairie Portugal
146, rue Chevaleret
75013 Paris
Tél: 01 45 85 07 82

Librairie Portugaise et Brésilienne
10, rue Tournefort
75005 Paris
Tél. : 01 43 36 34 37

SITES INTERNET

 

Observatório da língua portuguesa

Correcteur d’orthographe en ligne (portugais européen et portugais du Brésil)

Dicionário Priberam da Língua Portuguesa

Heglyn Pimenta
Tutrice de portugais, bibliothèque Clignancourt

Que lire à la BEC? Nos lecteurs vous conseillent

Afin de vous donner quelques pistes de lecture, la Bibliothèque d’études catalanes a questionné ses lecteurs sur leurs auteurs catalans préférés et sur les œuvres qu’ils ont appréciées.

De ce sondage se détachent les auteurs suivants : Mercè Rodoreda, Quim Monzó, Sergi Pàmies, Jesús Moncada, Joan F. Mira, Montserrat Roig, et bien d’autres…

Comme œuvres ont été citées, entre autres : Camí de Sirga (Jesús Moncada), La meitat de l’ànima (Carme Riera), Els temps de cireres (Montserrat Roig), La plaça del diamant (Mercè Rodoreda), etc.

Deux de nos lecteurs ont même bien voulu vous partager, avec plus de détails, leurs choix de lecture :

♥ Mes choix de lecture d’œuvres d’auteurs catalans sont guidés par trois critères : le style, le vocabulaire et l’histoire. A  mon sens, il faut absolument lire Jaume Cabré qui a un don particulier pour jouer avec le temps. Jo confesso, son dernier roman, en est l’exemple parfait. L’épaisseur de ce roman peut impressionner, mais on peut avoir une bonne idée de ce style en lisant L’ombra de l’eunuc ou Les veus del Pamano où le passé et le présent (et même le futur dans Jo confesso) se mêlent à souhait.

Mon deuxième choix va vers Jesús Moncada. Avec lui, à la richesse du vocabulaire s’ajoute l’intérêt historique et psychologique de ses descriptions, souvent empreintes d’un certain humour. Après Camí de sirga, il faut absolument lire El café de la granota ou Calavares atònites.

Dans un autre style, vif, souvent à multiples sens et pour le plaisir, lisez Quim Monzó ou Sergi Pàmies, auteurs de nouvelles-contes mêlant rêve, réalité et surréalisme. De même qu’il faut un verre d’eau sur la table du conférencier, il faut un Quim Monzó dans sa bibliothèque.

André P.

 ♥♥ Je recommande les œuvres de l’écrivaine Teresa Pàmies, décédée le 13 mars dernier. À mon avis, ses écrits sont un témoignage d’une grande valeur de l’histoire de la Catalogne au 20e siècle, à travers le regard d’une jeune fille engagée pour la liberté et la justice sociale. J’ai récemment lu Quan érem refugiats qui m’a éclairé sur le sujet de l’exil traité autrement que dans les livres d’histoire. Elle l’exprime par de petites anecdotes de personnages anonymes, pleines de sentiments sincères -le courage, la frustration, la solitude, l’espérance-, en définitive l’histoire d’une génération qui croyait en l’importance la force de la communauté pour affronter toutes les adversités. Avec un style spontané et direct, Teresa Pàmies nous plonge dans l’histoire et dans « son histoire ».

Silvia C.

Sont à votre disposition à la BEC des œuvres en langue originale, mais aussi de nombreuses traductions en langue française. N’hésitez pas à consulter notre catalogue et à nous rendre visite (la BEC est accessible à tous). Vous pouvez aussi en savoir plus sur la littérature catalane en consultant les sites Lletra (consultable en catalan, espagnol et anglais) et Escriptors.cat (site de l’Association des écrivains de langue catalane).

 

Motoko Tachikawa, une artiste qui se « livre » 28 rue Serpente

Moto Tachikawa dans son atelier

Jusqu’à l’arrivée de l’été, l’artiste Motoko Tachikawa, née à Tokyo et vivant à Paris depuis une vingtaine d’année, donne à voir à la bibliothèque Serpente des œuvres liées au livre mais aussi des peintures et des gravures dans un cheminement poétique et visuel.

 

Orchidée : encre sur papier (30 X 40 cm)

La singularité de l’œuvre de cette artiste du livre réside dans ce que l’on nomme en philosophie heidegerrienne le « da sein » (1) Et c’est dans ce rapport au monde que Motoko nous entraîne dans un univers où la poésie domine, qu’elle soit textuelle ou visuelle. En effet ses livres, qui prennent la forme de leporelli (2), sont liées à une réalisation plastique où « parfois le dessin s’épure, se sacrifie » (3) Ainsi la discontinuité des pages, abandonné au profit d’un continuum créé par la simultanéité des plis offre au regard un caractère parfois insolite. La mise en livre d’une pratique artistique restitue le parcours de l’artiste dans une relation d’intimité accrue avec le végétal. Une distance s’opère : si loin, si près.

Camélia (4)

Aujourd’hui, une cinquantaine d’ouvrages constitue la collection « Poésie à graver » que Motoko a créé dans les années 2000.  De tous les livres de cette collection, il n’est d’enchantement et de ravissement des sens que par un dialogue intime voulu par l’artiste entre la poésie et l’oeuvre graphique. Ainsi les poèmes d’Aimé Césaire avec qui l’artiste a entretenu des relations épistolaires jusqu’à la rencontre ultime en Martinique, ceux de Jean-Paul Soïme traduit du créole par Ina Césaire, la fille du poète et amie de Motoko, mais aussi les haïkus (5) du père et de la grand-mère de l’artiste se jouent des matières, des formes et de cet univers coloré si sensible qui n’appartient qu’à Motoko et nous conduisent dans les confins d’un monde « qui mêle le végétal, le minéral, à la recherche des lieux de vie ou de voyage ». (6)

Sommation (7)

Ces livres rares et précieux du 21e siècle déjà rejoignent le patrimoine écrit et illustré des lieux de conservation du livre ou de l’art. De nombreuses expositions individuelles et collectives ainsi que la présence de l’artiste dans les salons où le livre de peintre et de bibliophilie contemporaine, lié ou non à la poésie, est roi, ont permis à Motoko Tachikawa de conforter sa pratique d’artiste du livre.

Désir désert (vue de l'exposition à la bibliothèque Serpente)

Des oeuvres à découvrir et à méditer …

Le site de Mokoto Takawa

—-
(1) : Terme allemand signifiant être-là et désignant l’existence humaine en tant qu’elle entretient nécessairement un rapport au monde
(2) : Le leporello est une technique de pliage et de collage des pages d’un livre permettant à celui-de s’ouvrir comme un accordéon (source Wikipédia, consultée le 7/05/2012)
(3) : Florent Founès : Document de présentation de l’exposition à la Galerie François Mansart – Paris (2012)
(4) : C’est à la suite de la lecture d’ « Oreiller d’herbes » de Sôseki qu’a été réalisée cette série de peinture et d’ouvrages sur hahnemüle 300 g . (Il existe cinq exemplaires originaux au format 14,5 cm x 23 cm et 23 cm x 30 cm numérotés de I à V)
(5) : petit poème extrêmement bref visant à dire l’évanescence des choses.
(6) : Chritophe Commetal in Art et métiers du livre, n° 276, janvier-février 2010.
(7) : texte : Aimé Césaire. Impression numérique et gaufrage à partir de métal travaillé à l’acide et gravure monotype. Format : 23 x 30 cm. (Tirage : 30 exemplaires sur Velin d’Arches 160 g)

Photographies publiées avec l’aimable autorisation de l’artiste

 

Zoom sur l’UFR d’Études Arabes et Hébraïques… histoire d’une bibliothèque

Successivement appelée Bibliothèque du Département d’Islamologie, bibliothèque du Département des Études Arabes et Islamiques, l’actuelle bibliothèque de l’UFR d’Études arabes et hébraïques, bibliothèque de composante du Service Commun de la Documentation (S.C.D.), porte aussi le nom d’un orientaliste du début du vingtième siècle, professeur à l’Université Paris IV Sorbonne, Henri Massé (1886 – 1969).

Henri Massé (1886-1969), photo prêtée par Madame Guyot-Massé

En novembre 1972, les héritiers de ce spécialiste de la Perse lèguent un premier fonds que  d’autres nombreux donateurs viennent compléter au fil du temps. Parmi eux, Dominique Sourdel ou encore Charles Pellat, dont la donation du fonds personnel enrichit la première collection constituée. Ce second legs important, environ 2000 ouvrages en caractères latins et arabes, devrait être inventorié et indexé dans les prochains mois. Il est concentré dans une salle dite « salle des chercheurs » qui constitue la première annexe de la bibliothèque.

 

Histoire de la Perse (1821) en 4 volumes, don de Madame Guyot-Massé, fille d’Henri Massé, en juin 2011.

La bibliothèque augmente également ses collections grâce aux dons d’autres bibliothèques, telles que la bibliothèque municipale de Couronnes, la BNF pour une partie du fonds Anouar Louca, ou encore grâce aux dons de particuliers.

La politique documentaire actuelle vise à rajeunir un fonds relativement ancien et à acquérir les publications les plus récentes dans les domaines de la recherche littéraire, linguistique et sociolinguistique, ainsi qu’en islamologie.

Cette bibliothèque, principalement destinée aux étudiants et enseignants de son UFR de tutelle, reste néanmoins ouverte et accessible à tous les publics français et étrangers qui poursuivent des études, recherches dans les disciplines transversales que couvre la bibliothèque. Située au cœur même de l’UFR, au 1 rue Victor Cousin, escalier I, 3è étage, la bibliothèque accueille également chaque jour de nouveaux visiteurs, d’anciens élèves ou enseignants, soucieux de découvrir un patrimoine nouvellement entré dans le Système Universitaire de DOCumentation, SUDOC, ou encore indexé dans son antique fichier papier.

L’espace de travail et de consultation sur place permet d’accueillir une quinzaine d’étudiants qui trouvent, en accès libre, dictionnaires, manuels de conjugaison ou encore méthodes de langue et ouvrages de grammaire. Ces usuels constituent les premiers outils d’un arabisant débutant.

Riche d’environ 6500 ouvrages, de nombreux périodiques dont trois vivants, la bibliothèque renferme aussi une collection importante de tirés-à-part, régulièrement complétée des articles publiés par les enseignants-chercheurs et les doctorants de l’UFR.

Equipée depuis quelques mois d’un poste ordinateur et d’un scanner à l’usage des étudiants, la bibliothèque tente de valoriser son fonds et de le rendre visible pour le plus grand nombre. C’est dans cet objectif, qu’en 2009, a été créé un site deahmaktaba.com. Le mot maktaba ou مكتبة  signifie « bibliothèque », il est formé, comme en grec, des mots kitāb (biblios = livre) et du préfixe min, du nom de lieu, ou theke = coffre en grec. La maktaba arabe est bien comme en grec, un espace de rangement, un lieu renfermant des livres ou kutub, كتب .

Le site deahmaktaba propose des informations pratiques, notamment les horaires d’ouverture, que viennent compléter des indications plus bibliographiques comme la mise à jour des dernières acquisitions. Support pédagogique, il offre aussi aux étudiants, les bibliographies commentées des enseignements dispensés, les programmes des concours d’agrégation et du Capes d’arabe. Une page culturelle est également proposée, incitant chaque visiteur à suivre l’actualité culturelle arabe dans des domaines aussi variés que le cinéma, le théâtre, la littérature, grâce au suivi des publications ou nominations littéraires. Les conférences données par l’Institut du Monde Arabe, l’IREmmo, mais aussi des expositions, des séances de dédicaces, des débats sont référencés sur cette page. Enfin, des liens pour des recherches bibliographiques ainsi qu’une liste de sites utiles pour la Recherche sont également proposés sur ce site.

La bibliothèque possède aussi un minuscule fonds d’ouvrages de méthodologie et de dictionnaires d’hébreu essentiellement destinés aux étudiants qui débutent l’apprentissage de cette langue.

Concentrée dans un espace restreint, l’UFR d’Études Arabes et Hébraïques sollicite régulièrement la bibliothèque pour la tenue de cours, de réunions ou encore de conseils. Réellement impliquée dans la vie de son Unité de Recherches et de Formations, la bibliothèque se veut aussi un lieu d’échanges et devrait à brève échéance organiser une programmation cinématographique à destination des étudiants.

Du rouge dans votre bibliothèque

CC Thomas Hawk

L’extraordinaire saga du rouge, le livre de Amy Buttler Greenfield, vient d’entrer dans les collections de la Bibliothèque de Clignancourt. Il retrace l’histoire de cette couleur et plus particulièrement la recherche d’un rouge mystérieux provenant du Mexique

A la fois symbole du pouvoir et de la richesse, le rouge peut aussi être associé au danger, à la séduction, à la fête ou à la révolution…Il n’est donc pas anodin d’arborer cette couleur.

Techniquement le rouge n’est pas non plus une mince affaire. De l’ocre à la cochenille, qui représente le Graal des teinturiers, il n’est pas aisé de fabriquer un beau rouge.

Teinture idéale : [affiche] / [Jean d

Source : gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France

Alors pour tout connaître ou presque sur le rouge n’hésitez pas à emprunter l’ouvrage de Amy Buttler Greenfield.

Vous pouvez aussi consulter le site de la BnF qui propose une exposition flamboyante sur le rouge avec un texte de Michel Pastoureau très complet sur la symbolique de cette couleur.

Pour plus d’informations sur les couleurs, vous pouvez aussi lire « Pourquoi les feuilles sont elles vertes ? » de Paul Mathis (570 MAT) ou « Le petit livre des couleurs » de Michel Pastoureau (701.8 PAS).

Enfin si le thème de la couleur vous intéresse, n’hésitez pas à venir voir la table de présentation mise en place à la bibliothèque de Clignancourt à partir du 16 mai.

Bonne lecture

 

La culture hispanique à Paris

Pour faciliter votre apprentissage de l’espagnol, vous trouverez ci-après une liste des principaux centres d’activités culturelles et associations de diffusion de la culture hispanique à Paris.

 

Bibliothèques


Bibliothèque Marcel-Bataillon, Paris Sorbonne
31, rue Gay-Lussac • 75005 Paris  • 01 40 51 25 36

Bibliotèque Octavio Paz de l’Institut Cervantes
11, Avenue Marceau • 75116 París • 01 47 20 70 79

Colegio de España
7E bd Jourdan • 75014 Paris 01 40 78 32 00

Bibliothèque de la Maison du Mexique
Cité Universitaire 9 c Boulevard Jourdan • 75014 Paris

 

Librairies spécialisées en langue espagnole

 

El salón del Libro
21 rue des Fossés Saint-Jacques •  75005 Paris • 09 51 13 86 95

Attica, la librairie des langues
106, boulevard Richard Lenoir •  75011 Paris • 01 49 29 27 27

D’autres librairies non spécialisées proposent de nombreux livres en espagnol dans le quartier Saint Michel.

 

Librairie en ligne


Librairie Hispa

 

 

Centres d’activités culturelles


Institut Cervantes de Paris
7, Rue Quentin Bauchart • 75008 Paris  01 40 70 92 92
Activités culturelles et cours de langues et dialectes ibériques (Galicien, basque et catalan).

Maison de l’Amérique Latine
217, Boulevard Saint-Germain • 75007 Paris • 01 49 54 75 00
Lieu d’échanges et de manifestations culturelles : conférences, expositions…

Colegio de España
7E bd Jourdan • 75014 Paris 01 40 78 32 00

Maison du Mexique
Cité Universitaire 9 c Boulevard Jourdan • 75014 Paris

Maison de l’Argentine
Cité Universitaire 27 a Boulevard Jourdan • 75014 Paris

 

Associations culturelles espagnoles


La Casa Regional Valenciana de Paris
7, rue Jean Macé • 75011 Paris
Fondée en 1947 dans le but de faire connaître la culture de la région de Valence (Espagne). Elle promeut son folklore (costume, musique), sa gastronomie, sa langue et son art.

El hogar de los españoles
10, rue Cristino Garcia • 93210 La Plaine Saint-Denis • 01 48 20 86 77
Fondé en 1926, El Hogar de los Españoles est ouvert tous les week-end et propose à ses adhérents de nombreuses activités culturelles : cours de guitare, de danse, de théâtre, concerts, expositions, ainsi que de nombreuses activités festives : bar a tapas, restaurant.

Casal de Catalunya de Paris
Maison des Associations 6è – Boîte nº 15  60-62, rue de Saint André des Arts • 75006 Paris
Fondée en 1945, l’association diffuse la culture catalane à travers le théatre et les cours de catalan.

Casa Galicia de Paris
91 rue du Ruisseau • 75018 Paris • 01 46 06 02 44          
L’association propose des cours de danse et musique traditionnelle (cornemuse) de la Galice.

Association culturelle latinoamericaine


L’axe des andes
Contact : laxedesandes@live.fr
L’AXE DES ANDES est un centre culturel de diffusion et d’enseignement musical latino-américain situé en plein cœur de Paris. Principales missions : cours d’instruments traditionnels andins et classiques. Diffusion du patrimoine andin populaire et académique.

Emission de radio / Cinéma


El pinguino
EL PINGÜINO est l’émission de radio de la nouvelle scène musicale et culturelle hispanique. Cette émission existe depuis septembre 1989 et est diffusée en direct sur Paris et sa région sur ALIGRE FM 93.1 chaque dimanche de 22h00 à 24h00.

Cinéma Le Nouveau Latina
20, rue du Temple • 75004 Paris • 01 42 78 47 86
Le cinéma Le Latina, créé en 1984, est classé cinéma « d’art et essai ». Cet espace culturel latin, placé sous le haut patronage de l’Union latine, est un lieu de découverte et de diffusion des cinématographies latines.

Musées


Espace Dalí
11 rue Poulbot • 75018 Paris •  01 42 64 40 10

Musée national Picasso
Hôtel Salé  5, rue de Thorigny • 75003 PARIS  
(fermé pour travaux jusqu’en 2013)

Laura Navarro
Tutrice d’espagnol, bibliothèque Clignancourt
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Qu’est-ce que « Savoir Solidaire » ?

www.savoirsolidaire.net[1] est un portail web participatif, gratuit, libre d’accès et ouvert à tous, mis en place dans un but d’échanges socio-professionnels. Créé par l’association à but non lucratif « Bibliothèque Sans Frontières » (BSF), ce portail concerne tous ceux qui s’intéressent aux échanges et à la transmission du savoir concernant les livres et les métiers du livre et en particulier aux échanges Nord-Sud. Il est  ouvert à toutes les bonnes volontés.

En créant « Savoir Solidaire », BSF souhaitait  mettre en place une interaction sociale via le web et promouvoir la création de contenus par les usagers à la façon des blogs ou des forums de discussion, dans le contexte de la transmission du savoir. L’activité majeure de BSF est de créer et/ ou de soutenir les projets et les créations de bibliothèques là où les  besoins s’en font sentir, notamment dans les pays de la zone ACP (Afrique, Caraïbe, Pacifique). L’Association y a mis en place près de 200 bibliothèques et formé 450 bibliothécaires. Cela concerne une vingtaine de pays. « Savoir Solidaire » constitue ainsi une invitation ouverte à l’implication de tous dans un contexte solidaire interculturel.

« Savoir Solidaire » propose un réseau social d’échanges et de savoir gratuit : la Communauté, un Centre de Ressources et un Forum où l’usager, quel que soit sa localisation, trouve des réponses à ses questions et génère du contenu. Il y a aussi une section Actualités où, à la manière d’un blog, on s’informe sur les nouveautés. On a donc toutes les fonctionnalités d’un FaceBook solidaire, dont  la vocation première  est l’aide et l’échange du savoir. « Savoir Solidaire » participe ainsi  à la suppression des frontières culturelles Nord/Sud.

Parmi les fonctionnalités de « Savoir Solidaire » citons : le partage des informations et des savoirs,  la création de profils, les discussions, les rencontres où bénévoles, bibliothécaires, informaticiens, libraires, écrivains, communiquent à travers le monde entier. Reste à signaler qu’un outil tel que « Savoir Solidaire », ne s’avère performant que lorsque les distances qui séparent les participants rendent difficile  un échange direct.

Les étudiants qui le souhaitent peuvent bien entendu s’impliquer dans ce type de projet coopératif et associatif. Pourquoi ne pas partir en stage à l’étranger dans les bibliothèques concernées par ce processus de développement et d’échange ?

Reste à signaler qu’il est primordial de se rappeler que la coopération et l’échange et le partage sont des actes qui ne vont pas de soi[2]. Ce n’est qu’en établissant un environnement de confiance que les acteurs acceptent de coopérer, et que le résultat de l’intelligence collective émergera au sein d’une communauté. « La coopération résulte d’interactions répétées avec les mêmes personnes. Mais pour réussir une coopération il est indispensable que les gens commencent par accepter de coopérer, car on coopère parce qu’on perd et on gagne, c’est pourquoi il faut faire confiance et en même temps s’en montrer digne »[3].


[1] Bibliothèques Sans Frontières. Savoir Solidaire [en ligne]. [Paris] : Bibliothèques Sans Frontières, [2010]. Mise à jour en 2010 [réf. du 19 Sept. 2010]. Disponible sur le World Wide Web : <www.savoirsolidaire.net>.

[2] SUROWICKIE, James, RIOT, Elen (Trad.). La Sagesse des foules.  Paris : JC Lattès, 2004. p. 163

[3] Ibid., pp. 164-165

« A bord des paquebots, 50 ans d’arts décoratifs » de Frédéric Ollivier, Franck Sénant, Ameyric Perroy

A bord des paquebots, 50 ans d’arts décoratifs, de Frédéric Ollivier, Franck Sénant, Aymeric Perroy : un ouvrage passionnant entré récemment dans les collections de la bibliothèque Michelet. Il y est question de paquebots, d’arts décoratifs et du célèbre France mis en service en 1912 puis reconstruit en 1960. Afin de vous replonger dans l’histoire des paquebots de légende, voici une petite revue du France de 1960…

11 mai 1960 : Le France est lancé !

Le 11 mai 1960 Mme de Gaulle coupe le fameux ruban. Le France est lancé ! Pendant près de quatorze ans, il n’aura de cesse de parcourir les mers.  Sa ligne régulière le Havre-New-York est un franc succès. Au plus fort de son triomphe il accueille jusqu’à deux mille passagers. Très vite la compagnie générale transatlantique décide de lui donner cette french attitude en organisant des croisières. En 1972, le France, pour la première fois parcourt le monde en moins de quatre-vingt-huit jours, pas loin du record de Phileas Fogg…

Parcours guidé…

Le France ne compte pas moins de vingt-deux ponts. Le pont le plus élevé est le pont d’observation. Il supporte les fameuses cheminées si emblématiques de la physionomie du France. En descendant on accède à la passerelle du commandant et de ses adjoints. Leurs appartements particuliers y sont installés. En dessous le « pont de salut » réunit les canots de sauvetage au cas où… Le pont principal est le pont d’embarcation. Il supporte les trois halls d’embarquement et les bureaux administratifs. Le pont C abrite les cabines du personnel.  Les cabines des passagers et les installations diverses occupent le reste de la hauteur du paquebot. Cependant l’esprit de classe, il faut bien le dire, guide la répartition de l’espace. La première et la seconde classe (dite classe Touriste) disposent de ponts qui leur sont dédiés. Chacune a son propre salon, sa propre salle à manger, son fumoir, sa promenade couverte…

Être à bord du France c’est profiter de…

Être à bord du France c’est l’assurance d’être en vacances 24 heures sur 24 et d’avoir pour unique occupation se divertir, se divertir et encore se divertir. La cuisine y est excellente. Le saumon de Gaves braisé Castel de Nérac avec ses truffes est une des nombreuses spécialités. On prend l’habitude de profiter du spectacle de la mer sur ces fameux fauteuils pliants « Transat » dont le terme nous vient tout droit de la compagnie transatlantique. Et la vie à bord est pourtant loin d’être de tout repos. D’abord on s’amuse un peu. On joue sur les ponts au suffle-board (marelle), au ball-trap (jeu de tir), au squash, au bowling, au golf. Ensuite on fait du sport. Du footing, de la natation, du tennis, du basket, de la boxe, de l’escrime et même du vélo sur le pont promenade où des tournois sont organisés. Pour finir, surtout on fait la fête ! Jusqu’au petit matin dans les salons où des artistes se produisent, sur les pistes de danse au son des yéyés, dans les bars où l’on refait le monde. Accessoirement on boit un peu, beaucoup, en l’honneur du commandant et de ce formidable voyage… pendant qu’on a laissé les bébés à la nursery ou les animaux au chenil…

Et d’autres choses encore…

Il y a ces réjouissances et il y a les autres… Car le France n’est hélas pas totalement le paradis sur terre, loin s’en faut ! Il s’y passe les choses ordinaires que l’on redoute chaque fois toujours un peu. Il y a là d’abord ces hors la loi qui auraient peut-être franchi un peu trop vite la passerelle. Les voyageurs clandestins et autres scélérats  qui échappent un temps au contrôle de l’embarcation terminent très vite leur agréable voyage entre les murs de béton de la vénérable prison. Il est rapporté que le voleur de bijoux de Mme Eric B s’y est vu assigné à résidence. De même que l’agresseur de MME Dorothy B ruée de coups dans sa cabine. Il y a ensuite ces moribonds trop pressés d’embarquer, qui n’auraient rien vu venir. Un hôpital abrite des malades parfois à l’article de la mort, et près des réserves alimentaires, un réfrigérateur fait même office de morgue ! En attendant on dispose toujours de la chapelle pour prier…

Mais Le France c’est surtout et encore…

Luxe, luxe, et beauté.  A bord du France la devise semble avoir été tout (ou presque) pourvu que ce soit agréable à l’œil ! Avec une condition ; le choix des matériaux. La bête noire de la compagnie étant l’incendie, on a coutume de dire que tout est en aluminium sauf la baguette du chef d’orchestre et le billot du boucher. Le mobilier en partie signé René Prou et la chapelle recouverts entièrement de ce métal témoignent de ce souci. Pour les plus riches c’est le comble du raffinement. Avec les suites de Provence et de Gascogne, les appartements Ile-de-France et Normandie. Ces logements et les cabines de luxe sont ornés de précieuses tapisseries et toiles de maitre. Dans le salon privé on peut admirer « les jardins de Montmartre » d’Utrillo, dans le fumoir se relaxer devant une tapisserie monumentale de Picart le Doux. La salle de jeux des enfants est recouverte sur une grande partie de sa surface d’une peinture de Jean Adrien Mercier représentant l’arche de Noé. Les plus grands de la déco y ont laissé leur marque. Jean Leleu pour la bibliothèque, le salon de lecture, le salon de bridge. Raymond Subes pour la chapelle. André Arbus pour le fumoir, Georges Peynet pour la salle de spectacles …

Pour prolonger ce merveilleux voyage vous pouvez trouver A bord des paquebots, 50 ans d’art décoratif, de Frédéric Ollivier, Franck Sénant, Aymeric Perroy à la bibliothèque Michelet, cote 4F 647.