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Archives pour 10/2012

Écrivains catalans : Ferran Torrent

  L’ouvrage de Ferran TorrentPenja els guants, Butxana est  au programme de l’option catalan de l’Agrégation externe d’espagnol, session  2012-2013. Une journée d’étude sur ce livre et le thème du  roman noir aura lieu à la Bibliothèque  d’études catalanes le 26 novembre à partir de 10h.   C’est l’occasion idéale pour  vous présenter cet auteur valencien.

Ferran Torrent i Lorca, né à Sedaví (Horta) en 1951, est l’un des auteurs les plus importants de la littérature policière en langue catalane grâce à des titres tels que No emprenyeu el comissari (1984), Penja els guants, Butxana (1985) et Un negre amb un saxo (1987). Parmi ses romans il faut souligner Gràcies per la propina qui reçoit le prestigieux prix du roman Sant Jordi en 1994 et Societat limitada (2002), avec lequel il gagne les prix Joan Crexells, Nacional dela Crítica et Crítica Serra d’Or. 

Avec un style qui transite du roman noir au roman réaliste, l’auteur crée, ouvrage après ouvrage, un monde où les personnages reflètent les côtés le plus sombres et corrompus des bas fonds de la ville de Valence de nos jours. Tout ceci narré avec un style très personnel, pimenté  d’expressions dialectales typiques des régions de l’Horta et de Valence, et des dialogues rapides et incisifs.

En tant que journaliste, Torrent est un habitué des médias, avec une présence constante dans des articles de presse, les critiques littéraires et les programmes radiophoniques. Quatre de ces romans ont été adaptés au cinéma.

Son œuvre a été traduite en allemand, en espagnol, en français et en italien.

Penja els guants, Butxana est disponible à la BEC à la cote 853 (3) TOR ainsi que sa traduction en français à la cote 853 (13) TOR. Concernant le  thème du roman policier catalan vous pouvez consulter ces deux ouvrages : Catalana i criminal : la novel·la  detectivesca del segle XX  (80 PIQ) et Pot semblar un accident  (80 « 1999/2010″ BEN).  N’hésitez pas à consulter notre catalogue pour avoir les références des autres ouvrages de Ferran Torrent.

Accès ouvert aux publications et développement

À l’occasion de l’Open Access Week, l’EIFL(Electronic information for libraries), qui co-organise cette manifestation, a organisé une série d’événements dans de nombreux pays, qui débordent largement sur le mois de novembre. C’est l’occasion d’évoquer, à travers l’exemple de cette organisation, le rôle crucial de l’accès ouvert aux publications scientifiques pour le développement.

EIFL, fondée en 1999, est une ONG qui prône l’accès libre à l’information et à la connaissance, partout dans le monde, gratuitement si possible, au moins sans but lucratif et de façon soutenable. Centrée dans un premier temps sur l’accès aux publications scientifiques dans les pays d’Europe centrale et orientale, elle a élargi son périmètre à 60 pays émergents ou en voie de développement, en Afrique, en  Asie et en Amérique Latine.

Son action s’organise en cinq programmes :

  • l’assistance à la mise en place de consortiums nationaux de bibliothèques d’étude et de recherche afin de négocier en position de force avec les grands éditeurs commerciaux d’information numérique, pour obtenir des conditions commerciales adaptées aux capacités de financement des pays partenaires;
  • la promotion de l’accès ouvert aux publications, par son programme EIFL-OA. En partie grâce à son soutien, plus de 470 archives ouvertes et plus de 3400 revues en accès ouvert ont vu le jour ces dernières années dans les pays partenaires de l’EIFL. Elle milite en outre pour la généralisation d’une politique de dépôt impératif des publications financées sur fonds publics;
  • la réflexion sur les législations nationales en matière de propriété intellectuelle, afin de promouvoir des orientations équitables et équilibrées susceptibles de favoriser l’action des bibliothèques dans leur mission de diffusion du savoir;
  • la promotion des logiciels libres dans les bibliothèques d’étude et de recherche;
  • le soutien à l’innovation dans les services de bibliothèques publiques dans les pays partenaires.

La cohérence de ce programme et des leviers d’action mis en œuvre par cette ONG illustre parfaitement l’enjeu de l’ouverture des savoirs pour le développement équitable et soutenable de la science dans un monde globalisé.

Abir Koubaissi, Dominique Filippi

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Et l’or alors ? La voie des revues ouvertes pour l’accès aux publications savantes

La publication de revues en accès ouvert constitue l’autre approche pour ouvrir l’accès aux publications savantes.

Contrairement aux archives ouvertes, les éditeurs de ces revues continuent à proposer les services habituels d’une revue scientifique : sélection des articles, évaluation par les pairs, organisation et hiérarchisation du contenu, sollicitation des auteurs, gestion de l’image de marque, labellisation/certification, etc.

Le contexte numérique a réduit les coûts de fabrication et de distribution par rapport à une revue imprimée, mais les revues en accès ouvert doivent couvrir le coût de ces diverses prestations. A fortiori, le passage en accès ouvert d’une revue préalablement diffusée par abonnement nécessite l’organisation d’une délicate transition pour passer d’un modèle économique à l’autre. En contrepartie, la plupart des études montrent un fort accroissement de l’impact d’une revue après son passage en accès ouvert.

Le passage à l’accès ouvert se traduit, sur le plan économique, par le renversement du mode de financement : ce sont les personnes ou les institutions intéressées par la diffusion du savoir qu’elles produisent qui financent en amont la publication, et non en aval les lecteurs. Même si on évoque souvent un modèle auteur-payeur pour caractériser le fonctionnement des revues ouvertes (perception d’une compensation financière lors de la soumission ou de la publication d’un article), dans les faits, les modèles économiques sont bien plus variés : subvention par des organismes de recherche ou la puissance publique, parrainage et publicité, vente de produits ou de services dérivés, collecte de fonds, etc.

Cette voie dorée vers l’accès ouvert présente l’intérêt de rompre moins nettement avec les modes traditionnels de la communication scientifique, argument efficace auprès des auteurs, spécialement dans les communautés scientifiques les moins engagées dans l’usage des réseaux numériques. Il n’empêche qu’il risque de se traduire par un surcoût global du passage à l’accès ouvert pour les établissements de recherche ou leurs sources de financement (double financement des archives ouvertes et des publications dans des revues ouvertes).

Il faut enfin signaler que les revues ouvertes peuvent souvent proposer des conditions de réutilisation des résultats de la recherche plus libres que les archives ouvertes, dans lesquelles les auteurs ne peuvent pas toujours recouvrer l’intégralité des droits qu’ils ont été amenés à céder lors d’une publication traditionnelle.

Le DOAJ (Directory of open access journals) répertorie les revues en accès ouvert, au nombre de plus de 8300 à ce jour, correspondant à près d’un million d’articles publiés. Sur le même site, la moitié des titres signalés dans le répertoire sont interrogeables au niveau de l’article.

On compte dans le DOAJ plus de 1300 revues dans les diverses disciplines des humanités (art et architecture : 225, histoire et archéologie : 268, langues et littératures : 535, philosophie et sciences religieuses : 278). Ces disciplines sont particulièrement concernées par l’extension de l’accès ouvert aux collections de monographies ou aux manuels universitaires, en particulier dans les programmes d’édition des presses universitaires, comme l’atteste par exemple le lancement récent d’un Directory of open access books (DOAB).

En Francerevues.org du Centre pour l’édition électronique ouverte (Cléo) assiste et héberge sur son site un ensemble de près de 250 revues ouvertes en sciences humaines et sociales, dont la moitié environ suivent un modèle mixte, avec un embargo de 1 à 3 ans sur leurs derniers fascicules avant le passage en accès ouvert.

Le Cléo promeut un modèle économique hybride, en commercialisant des services à valeur ajoutée (OpenEdition Freemium) parallèlement à la publication des revues en accès ouvert. Il collabore avec la plate-forme Persée pour le signalement des archives de revues savantes françaises.

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Open Access Week 2012 : les dépôts d’archives HAL/SHS et TEL

Toujours dans le cadre de l’Open Access Week, voici un focus sur deux dépôts incontournables pour tout chercheur ou doctorant en sciences humaines.
L’archive ouverte HAL-SHS (Hyper Article en Ligne – Sciences de l’Homme et de la Société) se présente comme une bibliothèque numérique hébergeant et diffusant les productions intellectuelles du monde de la recherche dans les disciplines des SHS. HAL-hal.archives-ouvertes.fr

HAL-SHS s’inscrit dans le mouvement international en faveur du libre accès. L’autoarchivage est encouragé afin d’optimiser la visibilité, l’accessibilité, la rapidité de diffusion et l’impact des productions déposées.
HAL-SHS est un des nombreux portails alimentant l’archive ouverte HAL qui compte de nombreuses autres disciplines scientifiques. C’est une réalisation du CCSD (Centre pour la Communication Scientifique Directe). Les Sciences Humaines représentent environ 20% des dépôts dans HAL, soit 40 327 documents.

Contrairement à certaines idées reçues sur les dépôts d’archives ouvertes, HAL n’est pas une base de qualité médiocre.Les documents déposés sont de niveau scientifique : « Un texte déposé sur Hal doit décrire un travail de recherche solide comparable aux manuscrits que les chercheurs soumettent pour publication aux comités de lecture de revues scientifiques, d’actes de colloque, etc.. »
De même, les documents sont déposés définitivement, ceci afin de responsabiliser les contributeurs pour garantir le niveau scientifique de l’archive, mais aussi assurer la stabilité des dépôts et des URLs. Le droit à l’ « erreur » scientifique est cependant reconnu et les chercheurs ont la possibilité de déposer une nouvelle version avec des commentaires explicatifs

HAL n’est pas davantage une zone de non-droit. « Dans un contexte de diffusion électronique, tout auteur conserve ses droits intellectuels, notamment le fait de devoir être correctement cité et reconnu comme l’auteur d’un document. » (mention lisible dès la page d’accueil de HAL).

Enfin HAL n’est pas un réservoir isolé : grâce au protocole OAI-PMH, les documents sont indexés par les moteurs de recherche du type Google et il existe des liens avec d’autres archives ou bases scientifiques
Trois dépôts de laboratoires de Paris-Sorbonne sont recensés dans HAL-SHS :
Laboratoire d’Etudes sur les Monothéismes
l’UMR 8167 Orient & Méditerranée
Centre André Chastel : Laboratoire de recherche en histoire de l’art
Les dépôts de chaque laboratoire sont rassemblés par « collection », ce qui permet de mettre en valeur sa production scientifique, d’identifier l’ensemble des publications de ses chercheurs, de proposer une interface de consultation personnalisée et enfin de disposer de statistiques sur ces documents.

Le serveur TEL (pour Theses  En Ligne) est un environnement particulier de HAL et permet de rendre rapidement et gratuitement disponibles des documents scientifiques, mais en se spécialisant aux thèses de doctorat et HDR (habilitations à diriger des recherches). Le CCSD n’effectue aucune évaluation scientifique des thèses, puisque ce rôle revient au jury de chaque université. TEL est donc le complément de Theses.fr, le portail national des thèses développé par l’ABES (Agence bibliographique de l’enseignement supérieur) qui donne accès à la version officielle de soutenance des thèses, validée par les universités. Dans le cas de TEL, l’auteur est seul responsable de la version du document qu’il dépose.

La procédure est simple et gratuite : il suffit de se créer un compte personnel sur le site et suivre ensuite les procédures de dépôt de fichier. Il est possible de diffuser une thèse n’ayant pas été soutenue récemment.
Attention, seules les thèses non confidentielles peuvent être diffusées. Si la thèse a été déclarée confidentielle, il faut respecter la durée de confidentialité décidée par le jury. Il est important de souligner que diffuser sa thèse en ligne n’empêche nullement de signer ensuite un contrat avec un éditeur commercial.
30 865 documents en texte intégral sont actuellement comptabilisés. Les données de l’archive TEL sont exportées dans le portail DART-Europe E-theses et la bibliothèque numérique Europeana assurant ainsi une visibilité accrue aux thèses autoarchivées.

Une preuve de plus que les archives ouvertes sont  désormais incontournables pour toute recherche de niveau scientifique, et que loin de la déligitimer, elles contribuent à son rayonnement et renforcent les liens entre communautés de chercheurs.

2012… Bicentenaire de la campagne de Napoléon en Russie

Ce fut cette année en Russie l’occasion de nombreuses commémorations et manifestations.

Dans le cadre des célébrations de la retraite de Russie,  23 cosaques, en costume d’époque et à cheval  bien sûr, ont suivi depuis le mois d’août l’itinéraire de leurs aïeux 200 ans plus tôt à la poursuite de Napoléon. Un voyage à travers 6 pays : Russie, Belarus, Pologne, Lituanie, Allemagne et France, qui s’achève en ce mois d’octobre avec l’arrivée à Fontainebleau.

En relation avec cet évènement, la bibliothèque Malesherbes  présente dans son hall d’accueil et durant le mois d’octobre une sélection d’ouvrages,  d’une part sur Napoléon en Russie, d’autre part sur les cosaques et leur histoire.

Les livres pourront être empruntés à domicile à la fin de l’exposition.

Liste des livres présentés :

Autour des cosaques

Дон и Москва   / И. П. Буданов. – Париж : Казака, 1954-1958. – 5 tomes en 6 vol. (510 p., pagination continue) ; 24 cm

Миражи « Тихого Дона / С.В. Корягин. – Москва : Русаки, 2004. -255 p. ; 21 cm

Russie, terre seconde : récit / Sylvie Técoutoff. – Paris : Seuil, 1991. – 217 p. ; 21 cm

Devant le miroir : roman  / Véniamine Kaverine ; trad. du russe par Irène Sokologorski. – Paris : Laffont, 1973. – 406 p. ; 20 cm

Громкое дело Тихого Дона  / Вячеслав Родионов. – Москва : Алгоритм, 2007. – 1 vol.(365 p., [16] de pl.) : ill., portr. ; 21 cm

Казачьи войска Российской Империи : пантеон отечественной славы  / Олег Агафонов. – Москва : Эпоха, Pусская книга ; Калининград :Янтарный сказ, 1955. – 556 p. : pl. ; 26 cm

Na płonącej Ukrainie  : dzieje Kozaczyzny 1648-1651 / Władysław Andrzej Serczyk. – Warszawa : Książka i Wiedza, 2007, c1998. – 1 vol.(378 p.) : ill. ; 22 cm

Religia i kozaczyzna zaporoska w rzeczypospolitej w pierwszej polowie XVII wieku  / Mariusz Drozdowski . – Warszawa : DIG, 2008. – 1 vol.(278p.) ; 22cm

Донской генералитет и атаман Платов в 1812 году : малоизвестные и неизвестные факты на фоне знаменитых событий / В. М. Безотосный ; Гос. исторический музей. – Москва : РОССПЭН,1999. – 190 p.; 25 cm

Cossacks and the Russian Empire, 1598-1725  : manipulation, rebellion and expansion into Siberia / Christoph Witzenrath. – London ; New York : Routledge, 2007. – 1 vol. (XII-259 p.) : cartes ; 24 cm

Les cosaques : une société guerrière entre libertés et pouvoirs : Ukraine, 1490-1790 / Iaroslav Lebedynsky. – Paris : Errance, 2004. – 249 p. : ill., cartes, couv. ill. en coul. ; 25 cm

Dzikie pola w ogniu : o Kozaczyźnie w dawnej Rzeczypospolitej. – Warszawa : Wiedza Powszechna, [1961]. – 238, [1] p. : illus., ports. ; 21 cm

Tsars and Cossacks : a study in iconography / Serhii Plokhy. – Cambridge (Mass.) : Harvard University Press, cop. 2002. – 102 p.-XVI p. de pl. : couv. ill. ; 23 cm

Тихий Дон  / Иван Родионов ; с предисловием В. Н. Запевалова. – Санкт-Петербург : Дмитрий Буланин,1994. – 195 p. ; 22 cm

Le Don paisible. Tome 1, 1ère et 2eme parties  / Mikhaïl Cholokhov; Roman traduit du russe par Antoine Vitez. – Paris : R. Julliard, 1959. – 1 vol. (331 p.) : ill. ; 20 cm.

Казачество : историйа вол·ной Руси  / Валерий Шамбаров. – Москва : Алгоритм : Ексмо, 2007. – 1 vol.(686 p.) ; 20 cm

Любимые казач’и песни и романсы : народные песни донских казаков Волгоградской области. – Москва : Родник,1998. – 85 p. ; 29 cm

Les Cosaques de la liberté : Nestor Makhno, le cosaque de l’anarchie et la guerre civile russe, 1917-1921 / Alexandre Skirda. – [Paris] : J. C. Lattès, 1985. – 475 p.

Les Cosaques aux Champs-Élysées : l’occupation de la France après la chute de Napoléon / Jacques Hantraye. – Paris : Belin, DL 2005. – 1 vol. (303 p.) : carte, couv. ill. en coul. ; 24 cm (Livre prêté par la bibliothèque Serpente )

 

Napoléon et la Russie de 1812

Relation de la Campagne de Russie : 1812 / Sir Robert Wilson ; trad. de Bernadette de Castelbajac et Hubert Pichelin. – Paris : La Vouivre, 1998. – 2 vol. (iv, 294 p.) ; 22 cm.

Napoléon et la campagne de Russie : 1812 / Jacques-Olivier Boudon . – Paris : A. Colin, DL 2012. – 1 vol. (333 p.) : cartes, couv. ill. en coul. ; 24 cm.

Отечественная война 1812 года [Texte imprimé]   / П.А. Жилин; Академия наук СССР. Отделение истории. – Москва : Наука, 1988. – 494 p., [32] p. de planches : ill., cartes, portr. ; 21 cm.

Otečestvennaâ vojna 1812 goda i russkaâ literatura XIX veka / Otv. red. V. Þ. Troickij ; RAN, In-t mirovoj literatury im. A. M. Gor’kogo. – Moskva : Nasledie, 1998. – 381 p. ; 22 cm

Нашествие Наполеона на Россию : 1812 год / Е. Тарле; Академия наук СССР, Институт истории. – [Москва] : Гос. социально-экон. изд-во, 1938. – 1 vol. (279 p.) : ill., cartes ; 23 cm.

Les oubliés de la retraite de Russie : Vilna 1812-Vilnius 2002 / sous la direction de Michel Signoli, Thierry Vette, Olivier Dutour…[et al.]. – Paris : Editions Historiques Teissèdre, 2008. – 1 vol. (176 p.) : ill., couv. ill. en coul. ; 24 cm.

Les Français de Moscou en 1812 : de l’incendie de Moscou à la Bérézina / Sophie Hasquenoph; préface Alexandre Orlov. – Monaco : Rocher, 2012. – 1 vol. (247 p.) : illustrations en noir et blanc ; 24 x 15 cm

Napoléon et la campagne de Russie  : 1812 / Jacques-Olivier Boudon. – Paris : A. Colin, DL 2012. – 1 vol. (333 p.) : cartes, couv. ill. en coul. ; 24 cm.

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L’art sans le capitalisme

François Hers et Xavier Douroux publient un ouvrage manifeste aux Presses du Réel : « L’art sans le capitalisme ».

Ce livre s’inscrit dans une réflexion qui démarre au début des années 1960 et se poursuit en 1990 avec la conception par François Hers des « Nouveaux commanditaires », protocole définissant de nouvelles formes de relation entre le monde et l’art.

Afin de lutter contre l’instrumentalisation de l’art par les marchés, celui-ci inscrit l’œuvre d’art au cœur de la société. Il définit et responsabilise les acteurs sociaux en amont et en aval de la création d’une œuvre d’art. Tous sont concernés et ont un rôle à jouer dans le processus : citoyens, artistes, élus politiques, mécènes, médiateurs, chercheurs.

François Hers souligne que les rapports traditionnels d’une œuvre d’art au-travers  du musée et du marché ne suffisent plus : « Quand l’art n’est plus porté par l’ambition d’un projet dans lequel tous les membres d’une société peuvent se reconnaître, il peut être privatisé et l’esprit critique perd ses critères. » (p.9)

Un livre d’analyse qui se fonde sur vingt ans d’expérience de l’action des Nouveaux commanditaires et ouvre de nombreux possibles.

« L’art sans le capitalisme » est disponible à la bibliothèque Michelet et au prêt à domicile aux cotes : 701.18 HER et 8 L 763

 

Oh la belle verte ! La voie des archives ouvertes pour l’accès aux publications savantes

Logo open access

Open Access Week 2012

Tout le mouvement de l’accès ouvert aux publications scientifiques est fondée sur le strict respect des prérogatives des auteurs, qui peuvent décider librement des modalités de publication de leur travail (céder tout ou partie de leurs droits à des éditeurs, archiver et diffuser eux-mêmes leur travail, etc.). Mais, dans la pratique, quelles voies s’ouvrent à un auteur désireux de s’engager dans cette démarche ?

Il existe deux grandes approches, qu’on a pris l’habitude de désigner par des couleurs : la voie dorée et la voie verte.

La voie verte s’appuie sur l’auto-archivage par les auteurs eux-mêmes. Ce modèle, permis par le développement des réseaux et des logiciels de publication en open source, rompt radicalement avec la traditionnelle revue savante. L’archivage s’effectue de façon privilégiée sur des plates-formes organisées par disciplines ou par institutions (universités, organismes de recherche). Les gestionnaires de l’archive n’évaluent pas eux-mêmes les publications archivées. L’auto-archivage peut être encouragé par la mise en place d’une obligation de dépôt, qu’elle soit le fait de l’institution de rattachement du chercheur ou des agences de financement de la recherche publique.

Les archives ouvertes (ou archives institutionnelles) comprennent des documents dont l’auteur a gardé ou récupéré les droits, qu’il s’agisse de preprints (versions d’une publication antérieures à l’évaluation par les pairs préalable à la publication) ou d’articles déjà publiés dont les éditeurs autorisent l’auto-archivage, parfois après une période d’embargo destinée à préserver les revenus de leurs revues. Contrairement aux idées reçues, la très grande majorité des éditeurs autorise déjà l’archivage en accès ouvert après publication. Le service RoMEO de l’université de Nottingham permet de prendre connaissance de la politique des principaux éditeurs scientifiques en la matière, en distinguant ceux qui autorisent l’archivage de toutes les versions d’une publication, des seules versions revues à l’issue du processus de publication ou des seuls preprints.

Les logiciels de gestion des archives ouvertes disposent de fonctionnalités d’échange des données descriptives des publications archivées, ce qui permet de créer des moteurs de recherche couvrant plusieurs milliers d’archives, tel OAIster, BASE (Bielefeld academic search engine) ou le moteur de recherche de Driver (Digital repository infrastructure vision for European research). Il existe en outre deux répertoires d’archives ouvertes, ROAR et OpenDOAR.

Cette voie verte est en règle générale la méthode privilégiée par les institutions qui doivent potentiellement en financer le coût, établissements ou bibliothèques de recherche. Elle présente l’inconvénient, pour certains, de ne pas accorder aux auteurs la même reconnaissance que celle qu’ils obtiennent par leurs publications en revues ou monographies (sélectivité, effet de collection, expression de courants scientifiques ou idéologiques, labellisation, évaluation, etc.).

En France, les responsables de bibliothèques de recherche prônent explicitement cette démarche, telle qu’elle est mise en œuvre dans les universités ou, au niveau national, dans l’archive ouverte HAL du CNRS, avec sa déclinaison TEL pour l’auto-archivage des thèses.

 

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Open Access Week 2012 : l’exemple de la pateforme Hypothèses

Lors de la semaine de l’open access, il est intéressant de se pencher sur l’exemple de la plateforme openedition comprenant «  Calenda », « revues.org », « hypothèses.org », qui fait autorité dans l’accès aux ressources numériques libres en sciences sociales en France.

  • « Calenda » est le premier né de cette série de ressources en ligne. Cette base de données est a été créée dans la seconde partie des années 1990. Elle consiste en un référencement des colloques et des séminaires en sciences sociales qui ont lieu en France. Calenda est l’agenda en ligne des rencontres scientifiques en sciences sociales pour les chercheurs.

  • Ensuite a été créé « revues.org » sur un site commun avec l’agenda « Calenda ». Cette base de données a pour but de référencer en ligne des revues scientifiques et de donner à lire les articles gratuitement. Un moteur interne permet de retrouver la revue cherchée, des titres de périodiques sont mis en avant selon un système tournant. Une présentation est faite pour chacun d’eux ou, à défaut, le lecteur est réorienté vers le site de la revue. Aujourd’hui, il existe plusieurs milliers d’articles en ligne et accessibles gratuitement, pour trois cents cinquante revues accessibles à partir de « revues.org ».

  •  « Hypothèses.org » est le dernier né des modules informatiques de la plateforme nommée « openeditions ». C’est un répertoire de carnets de recherche, sorte de référencement des blogs, sites ou carnets édités directement sur « hypothèses.org », qui permet de voir la recherche se faire en temps réel. « hypothèses.org » a dépassé dernièrement les cinq cents carnets référencés, une vingtaine de carnets sont mis en avant directement sur la page dédiée à « hypothèses.org ».

La plateforme « openedition » a des caractères particuliers :

  • Elle est implantée en France. Une petite équipe, mélangeant informaticiens et chercheurs basée un temps à Montpellier, puis dans d’autres centres universitaires la fait vivre. Aujourd’hui, la plateforme est rattachée au CNRS à l’université d’Avignon et à celle d’Aix-Marseille et à l’EHESS et se charge de faire vivre des ressources universitaires numériques en sciences sociales. A noter la présence de versions d’« hypothèses.org » en allemand et en espagnole.
  • Elle est née du web libre, donc gratuite à la consultation. Néanmoins, il est à noter que sur « revues.org », il faut pour certaines revues un certain délai avant de pouvoir lire gratuitement leurs articles en ligne. Le concept de ces trois bases de données a reçu le soutien du grand emprunt, dans le cadre des projets Idex.
  • C’est est un succès en termes d’image, de consultation et de référencement. Le fait que l’équipe soit bien implantée dans le milieu universitaire français est une donnée importante de ce succès. De même, sa diffusion et sa spécialisation dans le milieu de la recherche en sciences sociales répondent à une demande des étudiants, des chercheurs et des enseignants-chercheurs dans les différentes disciplines qui composent les sciences sociales.

le TBI à l’IUFM : une nouvelle manière d’enseigner

Le TBI : Tableau Blanc Interactif – ou TNI pour Tableau Numérique Interactif – est une nouvelle façon de présenter et de faire fonctionner le tableau blanc. Il permet l’interactivité entre l’enseignant ou l’élève au tableau et le logiciel projeté sur le tableau interactif. Il a pour vocation de ranger aux oubliettes les craies qui crissent et les feutres qui ne marchent jamais.

Expérimentation d’un TBI tactile à Melbourne :

2 kids at a 2Touch IWB in Melbourne 1

Par pablog61. CC : BY. Source : Flickr.

 

  • Le tableau blanc interactif (TBI, en anglais : IWB pour Interactive White Board) ou tableau numérique interactif (TNI) est un dispositif composé d’un ordinateur, d’un vidéoprojecteur et d’une surface de projection.
  • Loin d’être un gadget, il réunit des fonctionnalités jusqu’alors réparties sur différents appareils en permettant de montrer des images, des présentations et des vidéos et de faire écouter des fichiers audio. Mieux, à la différence d’un simple vidéoprojecteur, l’interactivité devient possible. A l’aide d’un stylo spécial, ou simplement du doigt pour certains modèles, le professeur ou l’élève fait apparaître les informations sur le tableau, ajoute des annotions sur des pages web, remplit des grilles, dessine des courbes… Les solutions des exercices peuvent être préparées à l’avance et être dévoilées seulement le moment venu. Un clic sur une image déclenche la lecture d’un son qui donne la prononciation dans une langue étrangère. Les possibilités d’une véritable scénarisation de l’enseignement sont ainsi très riches. De plus, d’un cours à l’autre, on retrouve vite ses marques parce qu’à la fin du cours, le résultat peut être sauvegardé.
  • Un outil zéro défaut donc ? Il y a bien le prix, assez élevé, mais des vidéoprojecteurs interactifs ou des tableaux mobiles offrent des alternatives abordables. Les ressources spécifiques sont souvent longues à créer, et leur partage n’est pas facile car chaque fabricant a développé son propre logiciel. Pour le moment, il n’existe pas de véritable format d’échange, mais à l’avenir, le logiciel open source Sankoré pourrait bien jouer ce rôle. On a pu reprocher aux TBI de favoriser un enseignement frontal, mais il est tout à fait possible de faire aussi la part belle à l’activité des élèves, d’autant plus que les tableaux nouvelle génération autorisent l’intervention simultanée de plusieurs stylos.
  • Les éditeurs de manuels scolaires sont par ailleurs nombreux à proposer une version TBI de leurs produits, avec des degrés d’interactivité variables. Certaines revues contiennent également des ressources pour une utilisation sur TBI.
  • Le Tableau Blanc interactif est un outil qui nécessite un apprentissage pour s’y familiariser. Les médiathèques et l’Espace Langues de l’IUFM mettent ce type de ressources à la disposition des lecteurs et leur donnent la possibilité de tester l’un des 3 TBI du site Molitor.

Voici des liens de ressources en ligne :

  • Des ressources didactiques mises à dispsition par le CRDP de Versailles, proposées selon la marque du tableau : http://www.intertni.fr/
Billet rédigé avec Ulrike Petzold

C’est l’Open Access Week !

Logo open accessDepuis 6 ans, les promoteurs de l’accès ouvert aux publications scientifiques organisent une semaine de l’open access.

L’Open Access Week  se tient cette année du 22 au 28 octobre.

À Paris, l’université Pierre-et-Marie-Curie organise un débat sur le thème des droits d’auteur dans le contexte des archives ouvertes, avec des représentants de la direction des affaires juridiques du CNRS et du support HAL-UPMC de la bibliothèque universitaire Pierre-et-Marie-Curie. Il aura lieu le jeudi 25 octobre, de 12 h 30 à 14 h, dans l’amphi Durand (bâtiment Esclangon).

En outre, l’éditeur de la plate-forme de réseau de la recherche en open access MyScienceWork organise deux conférences, les 23 et 25 octobre.

Nous nous proposons de revenir, tout au long de cette semaine, sur ce mouvement international d’ouverture des publications scientifiques. Aujourd’hui, quelques éléments de définition et quelques sources d’information.

L’open access, c’est la mise à disposition en ligne, sans restrictions ni économiques ni légales ni techniques, des publications scientifiques validées par les pairs, qu’il s’agisse d’articles, de monographies, de thèses ou de contributions à des ouvrages collectifs. Par la suite, la démarche a été étendue aux ressources pédagogiques, manuels et autres supports d’enseignement en ligne.

Peter Suber, l’un des plus actifs promoteurs de cette démarche, directeur de l’Open access project à l’université de Harvard, auteur en 2012 du livre Open access (MIT press, en accès libre le 15 juin 2013), a publié en 2004 une synthèse très précise sur les enjeux de l’accès ouvert : Open Access Overview.

On trouve une traduction en français d’un résumé de ce document sur le blog de Marie Lebert, Très brève introduction à l’open access.

Quels bénéfices peut-on attendre de l’accès ouvert aux publications scientifiques ?

  • une meilleure visibilité et un plus grand impact de leurs recherches pour les auteurs;
  • une meilleure information et une plus grande égalité d’accès pour les lecteurs, sans que les budgets de leurs établissements viennent restreindre leur accès à l’information disponible;
  • une plus grande facilité de réutilisation à des fins pédagogiques pour les enseignants;
  • un allègement des contraintes budgétaires et contractuelles qui pèsent sur le développement de leurs ressources en ligne pour les bibliothèques;
  • une meilleure visibilité de leurs chercheurs, un allègement de leurs budgets documentaires et le meilleur moyen de remplir leur mission de large diffusion du savoir pour les universités;
  • une meilleure attractivité pour les éditeurs de revues scientifiques qui acceptent de sauter le pas;
  • des conditions plus favorables au développement d’une économie de la connaissance et de l’innovation pour les États, ainsi qu’un bénéfice accru pour les citoyens dont les impôts financent une part déterminante de la recherche scientifique, dans toutes les disciplines.

Pour vous informer sur l’open access :

En prime, un anime, pour terminer le billet de ce jour.

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