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Oh la belle verte ! La voie des archives ouvertes pour l’accès aux publications savantes

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Open Access Week 2012

Tout le mouvement de l’accès ouvert aux publications scientifiques est fondée sur le strict respect des prérogatives des auteurs, qui peuvent décider librement des modalités de publication de leur travail (céder tout ou partie de leurs droits à des éditeurs, archiver et diffuser eux-mêmes leur travail, etc.). Mais, dans la pratique, quelles voies s’ouvrent à un auteur désireux de s’engager dans cette démarche ?

Il existe deux grandes approches, qu’on a pris l’habitude de désigner par des couleurs : la voie dorée et la voie verte.

La voie verte s’appuie sur l’auto-archivage par les auteurs eux-mêmes. Ce modèle, permis par le développement des réseaux et des logiciels de publication en open source, rompt radicalement avec la traditionnelle revue savante. L’archivage s’effectue de façon privilégiée sur des plates-formes organisées par disciplines ou par institutions (universités, organismes de recherche). Les gestionnaires de l’archive n’évaluent pas eux-mêmes les publications archivées. L’auto-archivage peut être encouragé par la mise en place d’une obligation de dépôt, qu’elle soit le fait de l’institution de rattachement du chercheur ou des agences de financement de la recherche publique.

Les archives ouvertes (ou archives institutionnelles) comprennent des documents dont l’auteur a gardé ou récupéré les droits, qu’il s’agisse de preprints (versions d’une publication antérieures à l’évaluation par les pairs préalable à la publication) ou d’articles déjà publiés dont les éditeurs autorisent l’auto-archivage, parfois après une période d’embargo destinée à préserver les revenus de leurs revues. Contrairement aux idées reçues, la très grande majorité des éditeurs autorise déjà l’archivage en accès ouvert après publication. Le service RoMEO de l’université de Nottingham permet de prendre connaissance de la politique des principaux éditeurs scientifiques en la matière, en distinguant ceux qui autorisent l’archivage de toutes les versions d’une publication, des seules versions revues à l’issue du processus de publication ou des seuls preprints.

Les logiciels de gestion des archives ouvertes disposent de fonctionnalités d’échange des données descriptives des publications archivées, ce qui permet de créer des moteurs de recherche couvrant plusieurs milliers d’archives, tel OAIster, BASE (Bielefeld academic search engine) ou le moteur de recherche de Driver (Digital repository infrastructure vision for European research). Il existe en outre deux répertoires d’archives ouvertes, ROAR et OpenDOAR.

Cette voie verte est en règle générale la méthode privilégiée par les institutions qui doivent potentiellement en financer le coût, établissements ou bibliothèques de recherche. Elle présente l’inconvénient, pour certains, de ne pas accorder aux auteurs la même reconnaissance que celle qu’ils obtiennent par leurs publications en revues ou monographies (sélectivité, effet de collection, expression de courants scientifiques ou idéologiques, labellisation, évaluation, etc.).

En France, les responsables de bibliothèques de recherche prônent explicitement cette démarche, telle qu’elle est mise en œuvre dans les universités ou, au niveau national, dans l’archive ouverte HAL du CNRS, avec sa déclinaison TEL pour l’auto-archivage des thèses.

 

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