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Archives pour 11/2012

Mais que font-ils donc à la BU Clignancourt ?

Quelques informations en prévision du déménagement de la bibliothèque Clignancourt

Depuis septembre 2012, le chantier en vue du prochain déménagement de la bibliothèque a commencé, et cela se passe dans les salles de lecture. Sans doute avez-vous déjà croisé les équipes chargées de poser des étiquettes sur chacun des livres.

Il y a en réalité deux sortes d’étiquettes : une puce RFID en troisième de couverture et un code couleur au-dessus des cotes. A quoi cela va-t-il donc servir ?

La RFID (Radio Frequency Identication)

La puce blanche apposée en troisième de couverture des livres est propre à chaque livre. En l’activant via la station mobile, elle est liée au code-barres de l’ouvrage. C’est ce système qui permettra à chaque inscrit à la bibliothèque d’effectuer soi-même ses prêts et retours. Des bornes automatiques seront prévues à cet effet.

Pose d’une étiquette RFID

Pose du code couleur

Le code couleur

Il n’est pour l’instant pas utilisé, mais il est important de ne pas le confondre avec l’étiquette rouge qui désigne les ouvrages exclus du prêt, à consulter uniquement sur place. A terme, tous les documents auront une couleur spécifique à leur domaine et à leur salle d’emplacement.

Les rouleaux tels qu’ils sont avant d’être découpés en étiquettes.

La couleur orange regroupe les ouvrages de philosophie, psychologie et religion.

La couleur bleue regroupe les ouvrages de sociologie, économie, politique, droit, sciences de l’éducation.

La couleur verte désigne les ouvrages de langues et littératures (français, anglais, espagnol, portugais).

La couleur jaune désigne les ouvrages de sciences, ainsi que les généralités (fonds vie pratique, guides de voyage…)

La couleur violette est réservée au fonds d’histoire de l’art.

Enfin, la couleur rose regroupe les ouvrages d’histoire et de géographie.

Un chariot de nouveautés et leurs différentes étiquettes.

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Les « Cahiers pédagogiques » : décryptage d’une revue à son 500e numéro

 

Les « Cahiers pédagogiques » ont fêté leur numéro 500 le mardi 30 octobre 2012 par un colloque intitulé « Vous avez dit pédagogie ? L’école dans les médias et les réseaux sociaux » à Paris. C’est l’occasion de présenter cette revue devenue incontournable pour ceux qui s’intéressent à la pédagogie.

-          Une histoire :

La revue est une expérience singulière par sa durée : elle fait vivre les expériences éducatives depuis 1945 et la période de l’après-guerre, la pédagogie – « Pédagogie » pour l’art de conduire les enfants (Gustave Monod, Cahiers pédagogiques : les bonnes feuilles – 1945-2012)-, « la nouvelle éducation ». Ce périodique s’est d’abord appelé « Dossiers pédagogiques pour l’enseignement du second degré » puis les « Cahiers pédagogiques ». La revue en est donc à son numéro 500, ce qui en fait une somme importante de connaissances et d’expériences accumulées. Elle est éditée à raison de huit numéros par année scolaire.

-          Un principe :

Les lecteurs soumettent leurs articles, leurs témoignages. C’est une expérience singulière par ses rédacteurs : les inspecteurs et directeurs d’enseignement côtoient les simples enseignants et maîtres formateurs ; singulière par ses contenus : les synthèses d’expériences, les récits de vie – les biographies éducatives (« Cela avait pourtant mal commencé » par Florence Castincaud, Cahiers pédagogiques : les bonnes feuilles – 1945-2012) – se retrouvent en vis à vis avec des manifestes pédagogiques (« Méthodes nouvelles dans l’enseignement du second degré » François Goblot, Cahiers pédagogiques : les bonnes feuilles – 1945-2012), des méthodes ou de l’humour – les dessins de Charb. La revue aborde de façon différente le métier d’enseignant.

-          Une organisation / un support :

La revue est éditée par le CRAP (Cercle de Recherche et d’Action Pédagogiques) qui se définit comme « un mouvement pédagogique ouvert à tous les acteurs de l’école, de la maternelle à l’université [qui] défend les valeurs de l’éducation nouvelle[et] milite pour une réelle démocratisation de l’école et une rénovation du métier d’enseignant. » (D’après le site des cahiers) Le CRAP édite donc les « Cahiers pédagogiques », organise aussi des rencontres une fois par an ainsi que des manifestations autour des questions d’actualité. Le CRAP fonctionne grâce à ses bénévoles.

-          Des contenus :

Dans l’éditorial du numéro 380, qui se veut comme une synthèse de ce que sont les Cahiers (Cahiers pédagogiques, « Ni tout à fait le même, ni tout à fait un autre », n°380) trois points sont mis en avant : l’identité à construire, l’identité narrative ainsi que la biographie éducative. Ces thèmes peuvent être complétés par ceux abordés lors du colloque marquant le numéro 500 : la relation média / pédagogie ainsi que la propagation de la pédagogie. Ce sont parmi ces sujets et par des croisements d’expériences et de disciplines que s’organisent les contenus des « Cahiers Pédagogiques ».

Plus largement, les articles traitent dans une grande diversité d’approche de ce qui a un rapport avec l’enseignement.

  • Les ressources à l’IUFM :

La version papier des Cahiers pédagogiques : deux ans dans le hall en accès direct, les numéros antérieurs accessibles sur demande (voir le catalogue) ;  les hors-séries numériques : cinq ans dans le hall, antériorité en magasin,  les personnes référencées dans l’annuaire de l’établissement ont accès à la version numérique par l’ENF.

  • Les ressources utilisées pour la rédaction du billet :

Cahiers pédagogiques : les bonnes feuilles – 1945 – 2012, François Goblot, Gustave Monod, Roger Bazin, (…), octobre 2012.

Cahiers pédagogiques, n°380 « Notre métier, notre identité », janvier 2000, Paris.

Le programme du colloque « Vous avez dit pédagogie ? L’école dans les médias et les réseaux sociaux ».

La métamorphose

« Et si un matin, travailleur méritant épuisé jour après jour par d’inhumaines conditions de travail, soutien de famille tout dévoué aux vôtres et oublieux de vous-même, vous vous réveilliez mystérieusement dans l’étrange carapace d’un immonde insecte ? Et si alors votre entourage, bouleversé, puis répugné, et enfin révolté oubliait peu à peu votre dévouement passé, apprenait à se passer de vous et vous renvoyait inexorablement à votre terrible état de parasite ? »

La lecture de La Métamorphose, organisée ce soir par le service culturel de l’université a été l’occasion de rechercher pour vous les ressources que nous possédons sur Franz Kafka.

Né en 1883, l’écrivain pragois est considéré comme l’un des écrivains de langue allemande les plus importants du siècle dernier. Ses courts romans et ses nouvelles, qui ne nous sont pas tous parvenus, mettent en scène l’individu face à une situation absurde, sur laquelle il n’a aucune maîtrise. La bureaucratie et le système judiciaire dans Le Procès, la différence et le rejet dans La Métamorphose. C’est kafkaïen, dit-on aujourd’hui, de circonstances qui nous paraissent cauchemardesques.

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A la bibliothèque Malesherbes, vous pourrez trouver parmi un riche fonds consacré à l’auteur, les œuvres complètes de Kafka, traduites en français, dans la collection La Pléiade :
Oeuvres complètes / Kafka ; traductions par Marthe Robert, Alexandre Vialatte et Claude David ; édition présentée et annotée par Claude David. [Paris] : Gallimard, impr. 1988.

Pour lire Kafka en allemand, il faudra effectuer une recherche qui précise la langue des documents souhaités. Quatre-vingt-un volumes, en langue allemande mais aussi des éditions bilingues, se trouvent là aussi à la bibliothèque Malesherbes.

Enfin, pour consulter une étude sur La Métamorphose avant d’assister à la lecture, il est possible de consulter notamment ce court volume :
La Métamorphose de Kafka : leçon littéraire / par Jean-Claude Poizat,… Paris : Presses universitaires de France, 2004.

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Bonne lecture, qu’elle soit silencieuse ou à haute voix !

Photo : domaine public. Source : Wikimedia commons.

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PAUL GRAHAM : THE PRESENT

Paul Graham

Un très beau catalogue d’exposition «The Present» à la bibliothèque Michelet

Paul Graham, né en 1956,  objet d’une exposition au bal à Paris jusqu’au 9 décembre, donne à voir, à travers cette série de photographies prises en 2011 à New York le quotidien délibérément banal de ses concitoyens. Ces scènes de rues sont littéralement dépourvues d’événements. Rien ne se passe sinon ces gestes ordinaires du quotidien et cette déambulation de gens à travers la ville. Ils forment en surbrillance, comme une constellation, à travers le ciel vide et épuré de l’instant.

Scènes de rues

On imagine Paul Graham jubilant à capter ces moments anodins de la vie quotidienne. Car à travers ces circonstances les plus ordinaires, cette femme buvant un soda, cette autre promenant son chien, cet homme faisant ses courses il s’agit de jouer avec le spectateur. Avec lui s’invite un peu la mise en abîme de notre propre histoire. Dans ces scènes de rues captées en diptyques ou triptyques à quelques secondes d’intervalles il joue avec le flou, le net et le plan afin de permettre à chacun de suivre le héros qu’il se sera choisi suivant son humeur, son goût, son état d’esprit du moment. Ainsi de ce triptyque, où l’homme au premier plan à la première image se retrouve à l’arrière-plan à la troisième image. Ou cette femme qui à l’arrière-plan derrière cet homme se retrouve à l’avant-plan quand celui ci se dirige vers le hors-champ. Paul Graham imprime à ce mouvement harmonieux et contrôlé, une cadence et un rythme, dont le spectateur recompose la danse avec son propre vécu.

L’obsession du temps

Si Graham appelle le spectateur à reconstruire le temps, à travers l’idée de mouvement que les images côte à côte suggèrent, il semble aussi vouloir questionner le temps. Le pur événement, né d’une rencontre entre un espace et un temps, paraît aboli au profit d’un temps linéaire, incapable de contenir le réel. A travers le désir de photographier le réel, il y a sans doute le désir de mettre en chemin le spectateur vers le rêve, cette espace interstellaire fait de vide et de forces, où le réel loin de s’engouffrer laisse place aux fantasmes les plus débridés.

La couleur au service de la vie

Dans les photos de la série «The present» une couleur chaque fois  un peu vive coupe la scène baignée par la lumière du soleil. Tel ce taxi jaune vif, cette robe d’un orange criard, cette chevelure d’un auburn ardent. Chez lui cette façon de faire n’est pas neuve. Lors de sa série de photos «Beyond Caring» réalisée en 1984  dans les services sociaux de l’Angleterre de Tchatcher, il l’est un des premiers photographes à utiliser la couleur pour ses reportages. Peut-être y a t-il le souhait de montrer les choses telles qu’elles sont, de lutter contre la morosité ambiante et de favoriser la vie, après le traumatisme des attentats du 11 septembre.

Paul Graham reporter

Paul Graham est un photographe documentaire. Il ambitionne de montrer la vie de ces gens mais aussi de dénoncer les travers de la société américaine. Ainsi de ce diptyque où se superposent les images d’un homme à la stature droite, altière portant un attaché case  et celle d’un autre en défroque, aux épaules tombantes, à l’allure lasse traversant la même rue à quelques secondes d’intervalle. On peut y voir le dessin d’amener le spectateur à réfléchir sur les ravages d’une société à plusieurs vitesses, minée par la compétitivité et la fracture sociale, et du toujours plus. Et là  une nouvelle fois de revenir à l’obsession du temps, plus visible, car directement éprouvée.

« The Present » est un très beau catalogue. Paul Graham s’est toujours refusé à capturer l’instant, le moment «idéal». C’est un photographe, de la multitude, de la quotidienneté, de la succession, bref de la vie.

Cet ouvrage est en cours d’acquisition à la bibliothèque Michelet, vous le retrouverez très prochainement sur les rayonnages.

Photo :
Sarah Harlin. Domaine public. Source : Wikimedia commons.

Artaud-Barrault, deux visions du théâtre

Jean-Louis Barrault. Carl Van Vechten [Public domain], via Wikimedia Commons

Le spectacle Artaud-Barrault, mis en scène par Denis Guénoun, enseignant-chercheur à l’université, est l’occasion de revenir sur la vision du théâtre de ces deux personnages majeurs pour la scène du XXe siècle. Le théâtre de la cruauté, théorisé par Antonin Artaud, a largement influencé le travail de Jean-Louis Barrault.

La courte pièce de Denis Guénoun, qui s’est achevée tout récemment au théâtre national de Chaillot, croise des textes de souvenirs de Jean-Louis Barrault et une dizaine de lettres qu’Artaud a adressées à celui-ci. Barrault, impressionné, décrit un auteur dont la vision du théâtre est si entière qu’il finit par devenir personnage de sa propre existence. De son côté, Antonin Artaud est frappé par les premières mises en scène de Barrault, qui correspondent à sa conception du théâtre.

S’ensuit une correspondance parisienne, tout d’abord, où les deux comparses, avec toute l’espièglerie de la jeunesse, échangent surtout à propos de l’art de la scène. Le départ d’Artaud pour le Mexique modifie la donne. Le poète, en même temps qu’il cherche à se débarrasser de ses démons, découvre avec passion une civilisation. Mais il est acculé par des difficultés financières. Pourtant, même lorsqu’il réclame quelque aide dans ses lettres, il le fait dans une langue splendide. Les dernières missives d’Artaud sont celles envoyées depuis l’asile à Rodez. L’auteur du Théâtre et son double y est en proie au délire mais son écriture reste terriblement logique et soignée et elle exprime un insatiable désir de vivre, même dans les conditions les plus indigentes.

Le jeu saisissant de Stanislas Roquette nous donne à entendre les lettres à travers la vision qu’en a eu Barrault à la réception. On y voit un Artaud tour à tour enthousiaste, halluciné, émouvant. On pourra consulter à propos de ce spectacle un numéro de Florilettres, la revue en ligne de la fondation La Poste, où se trouvent un long entretien avec Denis Guénoun et des extraits des lettres. Voir aussi la critique d’Un Fauteuil pour l’orchestre consacrée à la pièce.

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Mais l’on s’égare, l’objet de ce blog n’étant pas de parler de théâtre mais plutôt de vous donner des ressources présentes dans les bibliothèques de Paris-Sorbonne…

D’Artaud, vous pourrez bien sûr consulter et emprunter Le théâtre et son double dans les bibliothèques Malesherbes et Ascoli. Pour Alfred Simon, Artaud « proclama très fort, dans une série de manifestes dont l’ensemble devait constituer le corpus du Théâtre et son double, la primauté de la mise en scène sur le texte et la nécessité pour le théâtre de provoquer chez le comédien comme sur le public un choc émotionnel profond touchant le corps et l’esprit. Il voulut changer la vie par le théâtre et faire de celui-ci « l’équivalent des dogmes auxquels nous ne croyons plus ». Il donna donc une forme oraculaire sans réussir jamais à conférer une existence réelle au « théâtre de la cruauté », dont le cri paroxystique traverse tout Le Théâtre et son double » (1).

Les Souvenirs pour demain de Jean-Louis Barrault sont consultables pour leur part à la bibliothèque Ascoli. Ils sont un bon moyen d’aborder le travail de cet insatiable metteur en scène qui a monté près de quatre-vingt-dix pièces. « Sa passion du théâtre explique l’éclectisme d’un répertoire qui couvre tous les genres et toutes les époques, de nos jours à l’Antiquité. « Ma ligne est une tresse », disait Barrault. Tresse où se mêlent classique et contemporain, tragédie et comédie. Ainsi affiche-t-il pour sa première saison à Marigny, Shakespeare, Marivaux, Prévert et Salacrou » (2).

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Pour aller plus loin, vous trouverez ci-dessous une bibliographie sélective d’œuvres et d’études critiques, essentiellement présentes dans les bibliothèques Malesherbes et Ascoli (vous obtiendrez la cote de chaque ouvrage et davantage de références en suivant les liens de chacune des rubriques) :

Œuvres d’Antonin Artaud

ARTAUD A., GROSSMAN E. Œuvres. Paris : Gallimard, 2004. (Quarto). ISBN : 2-07-076507-5.
ARTAUD A. Oeuvres complètes. 26 vol. Paris : Gallimard, 19611974.
ARTAUD A., THÉVENIN P. Le théâtre et son double suivi de Le théâtre de Séraphin. Paris : Gallimard, 1985. (Collection Folio, 14)

Etudes sur Antonin Artaud

BORIE M. Antonin Artaud le théâtre et le retour aux sources une approche anthropologique. Paris : Gallimard, 1989. (Bibliothèque des idées).
CHARBONNIER G., ARTAUD A. Antonin Artaud un essai. 4e éd. Paris : P. Seghers, 1973. (Poètes d’aujourd’hui, 66)
DUMOULIÉ C. Les théâtres de la cruauté hommage à Antonin Artaud [Actes du colloque organisé à l’Université de Paris X Nanterre (3-5/12/1998)]. Paris : Desjonquères, 2000. (Littérature et idée).
GOUHIER H. Antonin Artaud et l’essence du théâtre. Paris : J. Vrin, 1974. (Essais d’art et de philosophie).
PENOT-LACASSAGNE O. Artaud et les avant-gardes théâtrales. Paris Caen : Lettres modernes Minard, 2005. (Revue des lettres modernes. Antonin Artaud, 2)
PENOT-LACASSAGNE O. La Revue des lettres modernes. Antonin Artaud. Paris : Lettres modernes Minard, 2001.
THÉVENIN P. Antonin Artaud fin de l’ère chrétienne. Paris : Lignes, 2006. (Lignes essais).
THÉVENIN P. Antonin Artaud, ce désespéré qui vous parle essais. Paris : Seuil, 1993. (Fiction & Cie).
VIRMAUX A. Antonin Artaud et le théâtre. Paris : Seghers, 1970. (L’archipel).
Antonin Artaud
. Paris : Europe, 2002.

Œuvres de Jean-Louis Barrault

BARRAULT J.-L., SALACROU A. Nouvelles réflexions sur le théâtre. Paris : Flammarion, 1959. (Bibliothèque d’esthétique).
BARRAULT J.-L. Journal de bord Japon, Israël, Grèce, Yougoslavie. Paris : Julliard, 1961. (Collection des Cahiers de la Compagnie Madeleine Renaud, Jean-Louis Barrault).
BARRAULT J.-L. Souvenirs pour demain. Paris : Éditions du Seuil, 1972a.

Etudes sur Jean-Louis Barrault

COMPAGNIE R.-B. Cahiers de la Compagnie Madeleine Renaud-Jean-Louis Barrault. Paris : Gallimard, 1953.
FRANK A. Jean-Louis Barrault textes de Jean-Louis Barrault, points de vue critique, témoignages, chronologie, bibliographie, illustrations. Paris : Seghers, 1971. (Théâtre de tous les temps, 15)
VOLAT-SHAPIRO H., VASCO G. M., BISHOP T. Jean-Louis Barrault écrits, répertoire, filmographie et critique, 1935-1989. Paris : Minard Lettres modernes, 1992. (Carnets bibliographiques de la « Revue des lettres modernes »).
Jean-Louis Barrault (1910-1994)
. Paris : Société d’Histoire du Théâtre, 1996. (Revue d’histoire du théâtre, 1996, 1-2)

(1) Alfred SIMON, « THÉÂTRE OCCIDENTAL – La scène », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 18 octobre 2012. URL : http://www.universalis-edu.com/encyclopedie/theatre-occidental-la-scene/

(2) Noëlle GIRET, « Jean-Louis Barrault », Archives de France [en ligne], consulté le 18 octobre 2012. URL : http://www.archivesdefrance.culture.gouv.fr/action-culturelle/celebrations-nationales/brochure-2010/beaux-arts/jean-louis-barrault

Quelques ressources web sur le catalan

Pour démarrer la rentrée universitaire du bon pied, la bibliothèque d’études catalanes vous propose quelques ressources électroniques pour s’initier ou approfondir vos connaissances en langue catalane.

PARLA.CAT


Parla.cat est un espace virtuel d’apprentissage mettant à la portée de chacun les supports didactiques permettant d’apprendre la langue catalane. Le cours peut se faire selon l’option libre ou selon l’option avec tuteur.

Le cours présente quatre niveaux d’enseignement (basique, élémentaire, intermédiaire et perfectionnement) et chaque niveau comprend trois sous-niveaux. Chaque sous-niveau a une durée d’environ trois mois, équivalent à environ 45 heures de classe.

FONTDELCAT

Fontdelcat c’est une application d’aide à l’apprentissage du catalan structurée en cinq modules s’adressant aux étudiants universitaires avec des dialogues, des documents audiovisuels, des jeux, des activités orales, écrites et de lecture pour progresser dans la compréhension orale et écrite du catalan.

CULTURCAT 

Culturcat offre une vision intégrale de la culture catalane, répartie en 12 champs thématiques : littérature, arts visuels, gastronomie, arts scéniques, langue, histoire, culture populaire, science,  cinéma, musique et médias.

TRAC

L’Institut Ramon Llull, créé par les gouvernements de Catalogne et des Iles Baléares en collaboration avec le ministère espagnol des Affaires étrangères a pour mission la projection extérieure de la langue et de la culture catalanes ainsi que la promotion de l’enseignement de la langue et de la littérature. Sur sa page web il met à disposition des internautes la base de données bibliographique Trac, qui permet la consultation des auteurs et des livres catalans qui ont été traduits en d’autres langues.

TRACES

Traces est une base de données qui rassemble l’information relative aux différentes disciplines de la philologie catalane : langue, littérature, théorie linguistique, théorie littéraire, critique littéraire et traduction.

LLETRA 


Créé par l’Universitat Oberta de Catalunya, Lletra est un espace virtuel consacré à la littérature catalane auquel collaborent de nombreuses institutions. Lletra est à la fois un portail, recensant les ressources web existantes, et un site web créant ses propres pages. Documentation sur les auteurs, les oeuvres, les mouvements littéraires, l’édition, les revues…

ENCICLOPÈDIA CATALANA

L’Enciclopèdia recueil les entrées lexicales et encyclopédiques de la Gran Enciclopèdia Catalana. Un total de plus de 350.000 articles pour l’équivalent catalan du Larousse.

DICCIONARI DE LA LLENGUA CATALANA

 

Toute une institution en Catalogne, l’Institut d’Estudis Catalans présente la version en ligne de la deuxième édition de son Diccionari de la llengua catalana (DIEC2). Il est tout aussi possible de télécharger l’application pour Iphone or Ipad gratuitement.

Quelques livres de littérature jeunesse des collections de l’IUFM

Outre les manuels scolaires et les ouvrages de didactique, les Médiathèques de l’IUFM proposent des documentaires, des albums et des romans pour la jeunesse. En libre accès ou conservés en réserve, ceux-ci permettent d’illustrer une petite partie de cette production, entre 1950 et nos jours. Nous vous proposons  de découvrir quelques exemples anciens d’ouvrages pour la jeunesse contenus dans les fonds.

 

A chacun sa roue / Vladimir Soutéev. Paris, La Farandole, 1956

A leur création en 1955, les éditions La Farandole se spécialisent dans la promotion et la traduction de la littérature de jeunesse russe.  C’est ainsi que sont traduits les ouvrages de Vladimir Soutéev dont  A chacun sa roue.  Vladimir Soutéev (1903-1993) a commencé sa carrière vers 1920 en tant que réalisateur des premiers  dessins animés soviétiques. Il s’est tourné ensuite vers l’illustration d’albums pour la jeunesse. Ses albums se déroulent souvent à la campagne, et l’action permet aux enfants d’apprendre quelques informations pratiques sur leur environnement : A chacun sa roue encourage notamment le recyclage des objets et les activités manuelles.

La disparue de Montélimar / Paul-Jacques Bonzon. Paris, Hachette, 1957

Paul-Jacques Bonzon (1908-1978), ancien instituteur, a essentiellement été publié par les éditions Hachette. Notamment grâce au succès de sa série Les 6 Compagnons, il devient l’un des romanciers français pour la jeunesse les plus représentatifs de cette époque. Son œuvre, très documentée et assez différente des romans publiés alors, met fréquemment en scène des enfants démunis ou issus des milieux populaires, dans plusieurs villes de France. Initialement publié en 1957 et présentant trois jeunes héros Montiliens, le roman La Disparue de Montélimar est intégralement retravaillé par son auteur et édité sous sa nouvelle forme en 1970, pour intégrer la série des 6 Compagnons.  Le contexte de l’après-guerre disparaît du roman à cette occasion, et l’intrigue est modifiée.

Babies / Gyo Fujikawa. New York,  Grosset &Dunlap, 1963

Célèbre pour avoir été parmi les premières à inclure des enfants de différentes origines dans ses albums, Gyo Fujikawa (1908-1998) est surtout connue aux Etats-Unis, où ses ouvrages sont régulièrement réédités. Tous présentent une vision heureuse et douce de l’enfance, teintée de nostalgie. Les visages ronds, les joues roses, et les yeux en simples points des enfants qu’elle représente rendent son style de dessin aisément identifiable.

Si vous avez envie de découvrir la littérature de jeunesse, n’hésitez pas à visiter le Salon du Livre et de la Presse Jeunesse, à Montreuil, du 28 novembre au 3 décembre.

Récit de la création

Récit de la création est un cycle de rencontres, animé par l’écrivain Chantal Portillo, retraçant chaque mois un processus de création.

Ces rencontres nous plongent dans l’univers intime de créateurs, qu’ils soient peintres, sculpteurs, musiciens, chanteurs, danseurs, photographes, mais aussi architectes, designers, clowns, cuisiniers ou fleuristes.

Yann Monel,  jardinier et photographe,  sera l’invité de la rencontre du 14 novembre prochain.

« Jardinier, photographe de jardin, Yann Monel arpente les paysages de la ville qui sont pour lui des lieux de méditation, de rêve, et il réinvente, avec un regard de poète, le jardin urbain, qui devient perché, travesti, inattendu. Il agrandit notre propre regard et nous convie à comprendre, à approcher autrement cette ville dans laquelle nous vivons.
Il est l’inventeur d’une collection exclusive de jardins-escarpins dont chaque modèle est une composition unique. Pour lui, mobilier, objet du quotidien, accessoires de modes deviennent un support à la création de mini-jardins urbains destinés à pousser et vivre longtemps tant à l’intérieur qu’à l’extérieur, sans soin excessif, ni particulier. Des jardins à emporter ou poser partout, à présenter en pièce unique ou à collectionner. Il est aussi le fondateur du célèbre Troc Vert de Montreuil, lieu d’échange gratuit ou chacun peut donner et recevoir une plante, de la plus coutumière à la plus exotique. »

La rencontre, en accès libre, aura lieu le 14 novembre à 13h, dans le hall d’accueil de la bibliothèque Malesherbes.

Que visca la música catalana!

Si on vous parle de musique catalane, vous penserez certainement à la sardane, une musique d’un ensemble instrumental (la cobla) qui accompagne une danse traditionnelle où les danseurs en cercle se tiennent par la main.
Eh bien non! La musique catalane, ce n’est pas que cela. C’est aussi :
– la Nova canço  avec Raimon, Lluís Llach, Ovidi Montllor, La Trinca, Joan Isaac, Joan Manuel Serrat, Maria del Mar Bonet, etc.
– la pop/rock/folk avec Antònia Font, Els pets, Sopa de cabra, Lax’n’Busto, Mishima, Pau Riba, Els Amics de les Arts, Roger Mas, etc.
– la world/folk avec Josep Soto
– la world fusion avec Obrint Pas, Mesclat, Companyia Elèctrica Dharma, etc.
– le flamenco avec Miguel Poveda
– et d’autres genres musicaux…

La Bibliothèque d’études catalanes a récemment enrichi son fonds musical grâce à un généreux don de plus d’une soixantaine de CD. Vous pouvez d’ores et déjà venir découvrir la variété de la musique catalane et apprécier les artistes cités ci-dessus et bien d’autres.

En avant goût, voici une vidéo d’Anna Roig i L’ombre de ton chien (groupe qui chante aussi bien en français qu’en catalan), extrait de leur deuxième album Bigoti vermell disponible à la BEC.

En plus des CD, la BEC dispose d’ouvrages sur l’histoire de la musique et des différents courants musicaux en Catalogne. Les bibliothécaires sont à votre disposition pour tout renseignement complémentaire.