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Archives pour 12/2012

La Bibliothèque interuniversitaire de la Sorbonne (BIS) déménage à nouveau

A la rentrée universitaire 2013-2014,  la Bibliothèque Interuniversitaire de la Sorbonne (BIS) ouvrira à nouveau ses portes sur le site de la Sorbonne. Elle proposera l’accès à l’ensemble de ses collections et à une nouvelle offre de services dans des espaces rénovés.
Pour préparer le déménagement des 700 000 documents, les services de la bibliothèque fermeront progressivement sur le site Sainte-Barbe.
Calendrier de la fermeture:
22 décembre 2012 : arrêt du prêt des documents
2 mars 2013 : fermeture de la salle Michelet et arrêt des communications de documents, sauf en salle de Réserve
18 mai 2013 : fermeture de la salle Jaurès

Qu’est ce qui va changer sur le site Sorbonne à sa réouverture ?
Espaces :
Nouvel accès par les galeries Sorbon et Richelieu
Ouverture de nouvelles salles
Restauration de la grande salle de lecture et réaménagement de la salle de Réserve
Locaux accessibles aux personnes handicapées
Bâtiment mis aux normes de sécurité

Collections :
Nouvelle offre de collections en accès direct dans des salles spécialisées (Antiquité-Moyen Age ; Histoire moderne et contemporaine ; Philosophie)
Service de navettes pour la communication des documents conservés à l’extérieur de la bibliothèque
Accès à une partie des magasins pour les chercheurs autorisés (collections les plus récentes)

Services :
Préinscription en ligne
Point unique de communication des documents
Automates de prêt
Salles réservables (travail en groupe, formation, espace chercheurs)
Espace détente

L’accès à distance aux ressources électroniques reste disponible pendant tout le temps du déménagement.
Rappel : la BIS donne accès à distance à ses ressources électroniques pour tous ses lecteurs inscrits. Les étudiants de Paris-Sorbonne peuvent s’y inscrire gratuitement à partir de la 3e année de licence.
Vous pouvez consulter la liste complète des ressources ainsi que les conditions d’inscription.
Dans de nombreux cas, les domaines couverts par cette bibliothèque en ligne recoupent ceux de la bibliothèque en ligne de Paris-Sorbonne. Il est donc conseillé si vous ne trouvez pas une base de données ou une ressource en ligne sur notre site d’aller voir sur celui de la BIS.

Formation aux humanités numériques

Le service commun de la documentation (SCD) organise en janvier prochain un cycle de formation à la maîtrise de l’information en sciences humaines et sociales (SHS) à l’âge du numérique.

L’objectif majeur est de permettre aux doctorants d’acquérir de nouveaux savoirs et savoir-faire documentaires qui leurs seront nécessaires à la conduite de leur projet ou qui pourront enrichir leurs recherches. De plus, les compétences informationnelles sont de nos jours essentielles pour pouvoir intégrer le marché du travail, à plus forte raison lorsqu’on se destine à une profession de chercheur où il est crucial de savoir identifier un besoin d’information et d’être capable de trouver l’information adéquate, puis de l’évaluer et de l’exploiter.

Le cycle sera inauguré le 9 janvier, à la Maison de la recherche, par le séminaire Les Humanités numériques, au cours duquel seront présentés, par des membres du SCD et des intervenants extérieurs, les nouveaux enjeux de l’information scientifique. À cette occasion, l’on pourra entendre, par exemple, la responsable de la bibliothèque Serpente parler du dépôt électronique de la thèse à Paris-Sorbonne, un membre de l’équipe du Centre pour l’édition électronique ouverte (CLEO) présenter le portail OpenEdition, une formatrice de l’unité régionale de formation à l’information scientifique et technique (URFIST) faire un panorama de la publication et de l’édition numérique en SHS englobant les thématiques du libre accès et des archives ouvertes et un éditeur aux Presses universitaires de la Sorbonne (PUPS) présenter  le paysage éditorial en SHS.

Les contenus de cette journée seront approfondis par 16 ateliers de 3 heures, ouvert chacun à 15 doctorants, qui se dérouleront entre le 14 et le 31 janvier dans les salles informatiques de la Maison de la recherche. Ils seront axés sur trois thèmes :

a) Rechercher et gérer l’information : élaborer une stratégie de recherche documentaire à partir de son sujet de thèse ; connaître et maîtriser les fonctions avancées des outils de recherche documentaire : bases de données, catalogues ; organiser une veille documentaire (fils RSS) ;

b) Exploiter l’information bibliographique et rédiger sa thèse : utiliser les fonctionnalités avancées d’un logiciel de gestion bibliographique (Zotero) et organiser efficacement sa documentation ; structurer sa thèse pour assurer une cohérence de présentation à l’aide de feuille de style ;

c) Publier et valoriser son travail de recherche : connaître le fonctionnement de l’édition scientifique et les problématiques du droit d’auteur qui lui sont liées ; maîtriser le circuit de la thèse à l’Université et au plan national pour mieux la valoriser.

Alors si vous êtes doctorant et si cela vous intéresse, n’hésitez pas à vous inscrire auprès de votre école doctorale, il reste encore 20 places pour le séminaire du 9 janvier. En revanche, tous les ateliers sont déjà complets. Néanmoins, dû à ce grand succès, le SCD envisage d’ouvrir d’autres formations courant 2013.

Il convient de rappeler que la bibliothèque Serpente offre aux étudiants de Doctorat voulant découvrir les ressources électroniques de Paris-Sorbonne un accompagnement individualisé les samedis, sur rendez-vous (inscription au bureau d’accueil de la bibliothèque). Sont également disponibles à Serpente des dépliants présentant les ressources de la bibliothèque en ligne de Paris-Sorbonne pouvant intéresser les étudiants de chaque école doctorale.

Photo : http://www.sxc.hu/

La collection Budé : des auteurs de l’antiquité à Michelet !

13/12/2012 un commentaire

Ou de la nécessité de confronter données textuelles et archéologiques !

En quoi cette collection d’auteurs de l’antiquité peut-elle intéresser des étudiants en histoire de l’art et en archéologie ? Quiconque travaille sur la civilisation grecque ou romaine sera amené à se référer aux textes de ces écrivains qui apportent un témoignage inestimable sur leur époque, leur histoire, leur politique, leur vie en société ou encore leur art… Quiconque étudie l’art et l’archéologie du monde grec et romain est obligé de mettre en contexte ce qu’il étudie, de relier les différents aspects de ces civilisations, de comprendre leur architecture ou leur peinture par exemple en s’imprégnant de leurs idées philosophiques et politiques.

C’est d’ailleurs un des sujets du livre de Patrick Thollard : « La Gaule selon Strabon ; du texte à l’archéologie » (Cote : 930.409 364 THO disponible à la bibliothèque Michelet en plusieurs exemplaires). Pour lui, la géographie de cet auteur grec est une « référence incontournable pour tous les travaux sur la Gaule, qu’ils émanent d’historiens ou d’archéologues. »

La salle de lecture de la bibliothèque ne pouvant accueillir toute la collection, sachez qu’elle existe en partie en libre-accès et au prêt à domicile. L’autre partie est en magasin (les réserves) : n’hésitez pas à la demander aux bibliothécaires ! Cela enrichira certainement votre approche de l’art et de l’archéologie !

Hélène CHESNEAU, stagiaire à la bibliothèque Michelet.

Jaime Zapata, un artiste à découvrir

11/12/2012 un commentaire

La bibliothèque Marcel Bataillon de l’Institut d’Études Hispaniques dispose désormais d’un livre d’art consacré à l’œuvre picturale de Jaime Zapata. Comment décrire un travail aussi prolixe, audacieux et foisonnant sinon en des termes inévitablement décevants pour quiconque accepte d’entrer dans cet univers visuel? Lecteur d’images, passeur d’idées et de sensations, Jaime Zapata invite, et parfois même oblige tout spectateur au questionnement des points de vue, aux retours sur une expérience, une tradition ou un projet, en un mot, à un décentrement. Réflexive à outrance, la peinture de Jaime Zapata interpelle, interroge ou inquiète, elle rassure rarement. Ombres et lumières d’un monde excessif où découvreurs, conquérants et mille objets de désirs se confrontent sans jamais se conforter, nous tendent un miroir sans concession et cependant vivifiant : celui, irritant à l’extrême, de notre histoire.

Renaud Malavialle, Maître de conférence à l’Institut des Etudes Hispaniques

 

Ouvrage disponible à la Bibliothèque Marcel Bataillon
Cote USUEL 75(7/8)ROD

 

 

« El encuentro », Jaime Zapata. Avec l’aimable autorisation de l’artiste.

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Le salon du livre et de la presse jeunesse de Montreuil

Il ne vous aura pas échappé que, la semaine dernière, se tenait à Montreuil le Salon du livre et de la presse jeunesse. C’est l’occasion, pour les enfants comme pour les adultes, de venir découvrir les dernières nouveautés de ce secteur éditorial bien particulier, de rencontrer les éditeurs, de transmettre à ses proches l’envie de lire.

Mais ce salon est aussi l’occasion pour les professionnels de toute la chaîne du livre de se retrouver et d’échanger, en particulier lors de la journée professionnelle qui s’est tenue lors du dernier jour du salon. Pour vos bibliothécaires (sur Paris 4, il s’agira plutôt des bibliothécaires de l’IUFM, qui sont plus concernés par le livre jeunesse que leurs collègues de BU), c’est l’occasion de venir faire le plein d’idées de nouvelles acquisitions et de repartir les bras chargés de catalogues d’éditeurs pour s’y retrouver dans l’offre foisonnante de littérature de jeunesse. C’est aussi l’occasion de prendre le pouls du marché et des diverses professions qui s’y rattachent en assistant aux très nombreuses conférences organisées aux quatre coins du salon.

Alors que s’est-il dit ? Comment se porte l’édition pour la jeunesse ?

Cette année, l’ensemble du secteur de l’édition a continué d’accuser le coup de la crise, ce qui s’est traduit par une baisse globale en volume de 4,5% des ventes, ce qui est tout à fait significatif. Pourtant, les ventes de littérature de jeunesse ont augmenté de 8,5%, atteignant de véritables records.

Mais cette augmentation des ventes n’est pas forcément un signe de bonne santé : souvent, quand les ventes baissent, les éditeurs font plus de livres pour maquiller les chiffres et espérer le gros lot : qui sait si un nouveau Harry Potter ne se cache pas parmi leurs nouveautés ? Au final, il y a au total 70 000 nouveautés chaque année en France, c’est pourquoi il est difficile pour un livre de rester plus de six semaines en librairie. Car, à tous les niveaux de la chaîne, il faut absolument publier pour vivre. On estime par exemple que, pour pouvoir vivre uniquement de ses livres, un illustrateur de jeunesse devrait en publier au moins sept par an – ce qui est assez irréaliste.

Tous les métiers du livre subissent des tensions, jusqu’aux imprimeries qui ferment, les unes après les autres : désormais, certains livres demandant des manipulations complexes, comme les livres animés ou livres pop-ups, ne peuvent plus être imprimés qu’en Chine. Les imprimeurs français ont du mal à faire face à cette concurrence orientale, qui réussit à produire des livres de qualité à moindre coût. Leur seul atout reste leur réactivité : faire imprimer un livre localement permet d’éviter de longs délais d’acheminement.

Malgré tout, les livres de jeunesse continuent de se vendre et se vendent bien. Certes, il est parfois difficile de s’y retrouver dans cette pléthore de nouveautés, et parfois les lecteurs hésitent devant les prix des ouvrages. Mais ces livres à destination des enfants restent un outil de transgression des barrières invisibles qui se dressent entre les individus, ils permettent de créer du lien, de réinstaurer le dialogue entre les enfants et leurs parents ou leurs grands-parents. Le livre permet de sortir de la sidération des écrans, de s’extraire de l’empire de l’immédiateté, d’entrer dans la réflexion. Sa linéarité permet aux enfants de se construire.

D’ailleurs, qu’en est-il des enfants ?

Les résultats d’une enquête Ipsos MédiaCT, réalisée en partenariat avec Gallimard Jeunesse et Le Parisien, ont été présentés au cours du salon. Il en ressort que les 7 – 15 ans aiment lire à 78%, et que 82% d’entre eux lisent au moins une fois par semaine. Les enfants lisent donc plus que les adultes (chez qui on compte 70% de lecteurs) !

Si les taux de lecture baissent à partir de 12 ans, en particulier chez les garçons, l’offre éditoriale française s’applique à essayer de faire revenir les adolescents vers le livre, avec des auteurs s’adressant spécifiquement à eux. Le succès d’Harry Potter a prouvé aux auteurs et aux éditeurs qu’écrire pour la jeunesse ne signifiait pas forcément avoir à se limiter à un petit nombre de pages et à des histoires simples, et qu’un même livre pouvait s’adresser à de nombreuses tranches d’âge. Cela a donné envie à de nombreux auteurs de se tourner vers ce public, ce qui permet aujourd’hui à une littérature adolescente de se développer de plus en plus.

Au final, la lecture des enfants n’a pas baissé depuis dix ans. Tout le monde a besoin d’une histoire. Et c’est avec enthousiasme qu’auteurs, éditeurs, imprimeurs, libraires et bibliothécaires continuent de travailler à créer et à transmettre ces histoires par tous les moyens possibles.

Si vous deviez n’en retenir qu’un ?

Alors il vous faudrait lire Madame Le Lapin Blanc, de Gilles Bachelet, qui vient de remporter le prestigieux prix « Les Pépites du Salon », dans la catégorie « album ». Il reprend et détourne l’univers d’Alice au Pays des Merveilles avec humour et délicatesse.

D’ailleurs, vous le retrouverez très bientôt dans les collections de littérature de jeunesse de la bibliothèque de l’IUFM…

Récit de la création

Récit de la création est un cycle de rencontres, animé par l’écrivain Chantal Portillo, explorant chaque mois le processus de création d’un(e) artiste.

Andrès Montalvan, plasticien cubain, sera l’invité de la rencontre du 12 décembre prochain.

L’artiste se définit ainsi : « Mon travail est davantage la quête de ma géographie humaine que la recherche d’une identité, car je suis à l’aise avec ce sujet. Je viens d’une région métissée qui m’a enseigné la conscience et la connaissance de mes origines… C’est important pour moi de pouvoir parler de mes racines africaines et de reconnaître aussi la part européenne de ma culture. C’est ce que j’exprime dans mon travail, éloigné de tout imaginaire exotique… Dans un monde très fragmenté comme celui d’aujourd’hui il me semble important d’affirmer ses origines afin que rien ne vienne les effacer. »

La rencontre, en accès libre, aura lieu le 12 décembre à 13h, dans le hall d’accueil de la bibliothèque Malesherbes.