Archive

Archives pour 01/2013

Le Joueur

Le Centre de la voix, qui fait partie du service culturel de Paris-Sorbonne, organise jeudi 31 janvier une soirée autour du Joueur de Dostoïevski.

Dicté en moins d’un mois, ce court roman décrit la découverte, puis la dépendance d’un jeune précepteur, Alexei Ivanovitch, à la roulette. Dostoïevski, qui fut lui-même un joueur maladif, montre la fascination qui s’exerce à la table de jeu, l’espoir irrationnel de gagner, de se refaire, tout en peignant la petite société qui gravite autour du casino, reposant sur des faux-semblants.

« Vous êtes engourdi, remarqua-t-il. Vous vous êtes désintéressé de la vie sociale, des devoirs humains, de vos amitiés, – car vous en aviez, – et vous avez même abandonné vos souvenirs. Je me rappelle le temps où vous étiez dans toute l’intensité de votre développement vital. Eh bien, je suis sûr que vous avez oublié vos meilleures impressions d’alors. Vos rêves d’aujourd’hui ne vont pas plus loin que rouge et noir, j’en suis sûr. »

Plusieurs éditions du texte original sont disponibles à la bibliothèque Malesherbes, de même que des traductions, notamment, celle d’André Markowicz chez Actes sud (en libre accès, à la cote 882 DOS 3 IG). De très nombreuses études critiques consacrées à l’auteur de Crime et châtiment sont également conservées à Malesherbes. Parmi elles, on pourra citer un volume des cahiers de l’Herne qui peut constituer une bonne introduction à l’œuvre de Dostoïevski.

Catteau, Jacques. Dostoïevski. Cahiers de l’Herne 24. Paris: Éd. de l’Herne, 1973. (Cote : 882 DOS 4 CAT)

 

Photo : Dostoïevski en 1876. Domaine Public. Source : Wikimedia commons.

Soyez plus efficaces dans vos recherches en bibliothèque

Search.Afin d’optimiser vos recherches documentaires et d’augmenter vos chances de réussite, vous désirez en savoir plus sur…

- Le catalogue des bibliothèques de Paris-Sorbonne et le SUDOC,
– L’Encyclopaedia Universalis en ligne,
– CAIRN, et les bases de données de presse ?

Vos bibliothécaires organisent des sessions de formation destinées aux L1 et aux L2, en salle 217, sur le site Clignancourt :

le 7 février de 12h à 13h,
le 12 février de 13h à 14h.

N’hésitez pas à vous inscrire : formulaire disponible à l’accueil de la bibliothèque Clignancourt ou en ligne !

Photo : Jeffrey Beall. CC : BY-SA. Source : flickr.

Journées Portes ouvertes à Malesherbes

Samedi 2 février prochain, de 13h à 17h30, auront lieu les journées portes ouvertes au Centre Malesherbes.

Capture_d_e_cran_2012-12-14_a_16-14-55

Au programme : présentation des filières, stands des formations et des services de l’Université.

Les personnels de l’Université pourront répondre à vos questions et vous conseiller sur le choix d’une formation, les procédures d’inscription, les débouchés des filières.

Les bibliothécaires vous proposent également de visiter la bibliothèque Malesherbes, ouverte à cette occasion jusqu’à 17h30.

Venez nombreux!

Informations pratiques:

Journées Portes Ouvertes de Paris-Sorbonne
Samedi 2 février 2013 de 13h à 17h30
au Centre universitaire Malesherbes
108, boulevard Malesherbes 75017 Paris
Métro : Malesherbes (ligne 3)

Nouvelle ressource en test : Churchill Archive

Portrait de Churchill

Sir Winston Churchill en 1942
(source : Wikimedia commons ; domaine public)

Les bibliothèques de Paris-Sorbonne vous proposent de tester pendant trois mois l’accès aux archives de Winston Churchill.

Conservées par le Churchill archives centre, elles couvrent tous les aspects de l’activité du grand homme politique britannique :

  • correspondance privée ;
  • activité politique et publique, en dehors de ses attributions officielles ;
  • activité publique en tant que membre du Parlement : discours, comptes rendus de réunions publiques, correspondance avec les électeurs, campagnes électorales, affaires locales ;
  • activité publique en tant que ministre dans différents départements ministériels ;
  • discours (brouillons, notes préparatoires, transcriptions, coupures de presse, etc.) ;
  • correspondance avec ses éditeurs, activité en tant que journaliste.

Soit près de 800 000 pièces d’archives, à parcourir par lieux ou personnes mentionnés, périodes d’activité, ainsi que par grands domaines d’activité. Plusieurs essais et des ressources pédagogiques viennent compléter cette très riche ressource.

À compléter par les documents par et sur Churchill dans les bibliothèques de Paris-Sorbonne.

Categories: Documentation électronique Tags:

Le séminaire Les Humanités numériques en revue

photo-billet-seminaire-open-contextDans le but de perfectionner leur savoir-faire documentaire et de valoriser leurs projets de thèse, 43 doctorants de Paris-Sorbonne ont participé, le 9 janvier, au séminaire Les Humanités numériques, organisé par la bibliothèque Serpente et le Service Commun de la Documentation (SCD) de l’université.

La journée a débuté avec l’intervention de la responsable de la bibliothèque Serpente, Hélène Broms, sur les circuits de la thèse – du dépôt à la diffusion en ligne – tant à Paris-Sorbonne comme qu’en France en général. En outre, cet exposé nous a fait découvrir plusieurs plateformes, françaises et internationales, hébergeant des travaux universitaires et des thèses, telles que e-Sorbonne, Thèses.fr, TEL (thèses-en-ligne), DART Europe et ProQuest Dissertations & Theses. Cette dernière a d’ailleurs fait l’objet d’une présentation plus approfondie, réalisée par la formatrice Françoise Devillard. Nous avons ainsi appris que Proquest regroupe surtout des thèses américaines et canadiennes – même si elle se veut de plus en plus internationale – et offre à ses usagers plusieurs fonctionnalités et instruments de recherche.

La matinée s’est achevée par le panorama de la publication et de l’édition numérique en Sciences Humaines et Sociales (SHS), présenté Annaig Mahé, de l’Urfist de Paris. Après avoir donné un aperçu de l’évolution de ce champ, elle a aussi fait le point sur l’offre actuelle des revues en ligne et portails numériques (Gallica, Persée, Cairn.info, Erudit, Directory of Open Access Journals, Project Muse, etc.), ainsi que des discussions autours des thématiques du libre accès et des archives ouvertes.

Au cours de l’après-midi, les participants ont encore assisté à deux présentations. Tout d’abord, à celle de Delphine Cavallo sur le portail Open Edition, qui regroupe la plateforme Revues.org (revues SHS en libre-accès), ainsi que les plateformes Calenda (calendrier scientifique en SHS) et Hypothèses (blogs scientifiques) et bientôt OpenEdition books. Ensuite, l’on a écouté Sébastien Porte, éditeur aux Presses Universitaires de la Sorbonne, parler du paysage éditorial en SHS et de la transformation d’un travail de recherche en livre ou e-book.

La conclusion de cette longue et – nous espérons – fructueuse journée a été menée par Marie-Madeleine Martinet, professeur déléguée aux humanités numériques et aux systèmes d’information à Paris-Sorbonne.

Pour ceux qui n’ont pas pu être présents ou pour ceux qui aimeraient revoir le contenu du séminaire, la plupart des présentations sont disponibles en ligne, sur le compte slideshare des bibliothèques de Paris-Sorbonne (liens ci-dessous) :

1. « Le circuit de la thèse », par Hélène Broms

2. « Le panorama général de la publication et de l’édition numérique en SHS », par Annaig Mahé

3. « Le portail Open Edition », par Delphine Cavallo

4. Le guide de la plate-forme Proquest Dissertation and Texts : The Humanities and Social Sciences Collection

 Photo : Opencontext (Wikimedia Commons)

Une année de vitrines thématiques à l’IUFM: les calendriers et la notion de temps

En fonction de l’actualité, les bibliothèques de l’IUFM proposent des vitrines thématiques développant un point précis, et présentant leurs collections.   A l’occasion de la fin de l’année, voici une présentation du dernier thème abordé en 2012 : « Les calendriers et la notion de temps », au cœur de l’actualité de  décembre.

Les calendriers, et les différents systèmes de mesures du temps, ont été utilisés dans toutes les civilisations. Du calendrier Julien des Romains (dont nous tirons le mot Calendrier), en passant par les calendriers solaires, ou cycliques,  la notion de passage du temps a toujours eu un rôle social important, adapté aux valeurs et aux croyances de la société qui les a créés : le calendrier des Egyptiens était basé sur le Soleil et l’arrivée des crues du Nil, le calendrier Hébreu fixait la date de récolte de l’orge. Le calendrier maya, quand à lui, fortement lié à l’astronomie et aux croyances des mayas en une recréation divine cyclique, fixait des millénaires à l’avance les cycles et cérémonies religieuses à célébrer.

Un calendrier aztèque

Un calendrier aztèque. Par Ancheta Wis. CC : BY-SA. Source : wikimedia commons.

Si, au sein des différentes civilisations, l’adoption d’un calendrier et d’outils de mesure du temps étaient le fruit de nombreux tâtonnements et modifications, il en est de même chez l’individu, pour lequel la notion de passage du temps n’est pas innée.

Dans ce cadre, l’une des missions de l’école élémentaire est de faciliter cette compréhension chez l’élève.

A l’école maternelle, il s’agit de lui faire maîtriser les cycles de la vie quotidienne et le « temps social » : la durée entre deux évènements attendus. Pour cela, les enseignants organisent des emplois du temps participatifs et instaurent des rituels marquant le passage d’un moment à un autre. Une fois ces notions comprises, ces moments vont êtres rattachés aux jalons chronologiques du temps : moments de la journée, jours, semaines, mois, années. On introduit peu à peu la notion de passé par le biais d’histoires et d’objets (par exemple, de vieux jouets).

Au cycle 2 (grande section, CP, CE1), on présente aux enfants les outils de la mesure du temps : horloges, emplois du temps quotidiens et hebdomadaires, calendriers. Les enseignants ne parlent pas encore d’histoire, mais abordent la notion de passé, par exemple par l’observation du patrimoine proche (sites ou objets concrets, régionaux et facilement accessibles).

Enfin, au cycle 3 (CE2, CM1, CM2), apparaissent l’histoire et la géographie : les élèves acquièrent des repères chronologiques et spatiaux et commencent à appréhender la complexité du monde, en étudiant divers types de documents : textes sources, cartes, photos, graphiques… Ces connaissances préparent les élèves aux cours qu’ils suivront au collège.

Pour plus de précisions sur ce sujet, le texte original présenté dans les vitrines de l’IUFM, ainsi qu’une bibliographie, sont disponibles sur la page des vitrines.

La langue chinoise à l’IUFM

Depuis plusieurs années, l’enseignement du chinois dans les collèges et lycées français connaît un essor sans précédent, dépassant le russe, le portugais, l’arabe et l’hébreu dans les langues les plus enseignées du secondaire.

Il y a d’ailleurs en France une longue tradition de l’enseignement du chinois : la première chaire de langue chinoise au Collège de France a été créée en 1814. L’enseignement du chinois au lycée a commencé en 1958, puis dans les années 1970 au collège. Aujourd’hui, 40% des 30 000 élèves français apprenant le chinois commencent leur apprentissage au collège, les autres ne débutant qu’en seconde.

Pourtant, il n’y a que 400 professeurs de chinois dans toute la France et seuls 40% d’entre eux sont titulaires. Victime des précédentes réductions budgétaires, le recrutement a fortement décru : en 2012, seul le CAPES interne était ouvert. En 2013, ce sont 15 postes qui seront ouverts au CAPES externe tandis que les autres concours (CAPES interne, agrégation) seront fermés.

Malgré tout, le fonds de chinois de l’IUFM connaît une popularité grandissante. Il est massivement emprunté par les étudiants de master de l’INALCO, régulièrement présents dans nos locaux pour suivre des cours les préparant aux concours de l’enseignement. Il compte aujourd’hui plus de 150 documents sur divers supports pouvant être utilisés par les futurs professeurs pour faire la classe : manuels scolaires pour le primaire et le secondaire, ouvrages de grammaire et de vocabulaire, cahiers d’exercices pour l’initiation à l’écriture des idéogrammes, littérature bilingue, une vingtaine de films et un abonnement à la revue Planète Chinois.

 

L'empire du sensPetit à petit, le fonds s’enrichit à l’intention de nos lecteurs. Voici donc quelques unes des nouveautés que vous pourrez venir consulter à l’IUFM.

  • L’Empire du sens : à la découverte de l’écriture chinoise, Joël Bellassen et Chen Dehong, Ed. You Feng et CNDP, 2011
    Ce hors-série de Planète Chinois s’adresse à tous, petits et grands, ayant ou non déjà abordé la culture et la langue chinoise. Chaque double page présente un idéogramme. A gauche, Joël Bellassen nous dévoile, dans un explicatif s’appuyant sur la culture et l’histoire de la Chine, sa signification, son écriture et les expressions dans lesquelles on peut le retrouver. En regard, un tableau du peintre Chen Dehong entre en résonance avec l’idéogramme présenté : la calligraphie à l’encre noire forme l’ossature de ses peintures avant de dériver vers l’imaginaire.

Caractères chinois

  • Caractères chinois : l’art et le sens du hanzi, James Trapp, Guy Trédaniel éditeur, 2012
    Cet ouvrage, présentant la signification de 86 caractères chinois, est véritablement un bel objet. Il a été réalisé suivant les techniques de reliure traditionnelle chinoise. Cette méthode a été développée à l’époque de la dynastie Ming (1368 – 1644) et a été employée jusqu’à l’adoption des techniques occidentales au début du XXe siècle. On peut facilement observer que les feuilles ne sont imprimées que sur une seule face et que les feuillets ont été pliés en deux, face imprimée vers l’extérieur, avant d’être cousus.

Au temple du dragon bleu

  • Au temple du dragon bleu : authentiques poèmes zen, Cheng Wing fun et Hervé Collet, Moundarren, 2007
    La préface de ce document nous apprend que le chan (zen en japonais) est la transcription phonétique chinoise du sanscrit dhyana, contemplation. C’est le produit subtil et radical de l’infusion de l’enseignement du Bouddha dans la pensée taoïste chinoise de Lao tzu et Chuang tzu. Il connut son âge d’or en Chine entre les 7e et 9e siècles. Ce livre bilingue français – chinois rassemble des poèmes composés par de grands poètes chinois qui vécurent entre les 7e et 18e siècles. Selon les traducteurs, ces textes exhalent le parfum caractéristique du zen, le parfum de la liberté absolue.
Categories: Question de fonds Tags: , ,

Edward Hopper au Grand Palais

Edward Hopper (1882-1967), est le peintre contemporain à l’honneur cette année avec une grande exposition au Grand Palais jusqu’au 28 janvier 2013.

Peintre du temps suspendu, de l’urbanisme solitaire, l’exposition qui lui est consacré s’avère très complète  : de nombreuses publications l’accompagnent que vous pourrez consulter à la bibliothèque Michelet, notamment le catalogue de l’exposition et une monographie parue chez Citadelles et Mazenod : « Hopper, peindre l’attente. »

Très bonnes lectures !

Doctorants, pensez à vous former aux technologies de l’information

formation_urfist

Les doctorants de Paris-Sorbonne souhaitant s’initier ou se perfectionner aux nouvelles technologies documentaires peuvent profiter des formations proposées par l’Unité Régionale de Formation à l’Information Scientifique et Technique (Urfist), dont la principale mission est de développer l’usage de l’information scientifique et technique dans l’enseignement supérieur français.

Ces formations sont assurées par des conservateurs des bibliothèques et des maîtres de conférences et portent sur divers sujets, tels que la recherche d’information, les usages des outils web, l’évolution des traitements de l’information (Web 2.0 et Web sémantique) et le traitement de l’édition scientifique en ligne.

Elles prennent la forme de stages et d’ateliers d’une demi-journée à deux jours et se déroulent à Paris, au 17, rue des Bernardins, dans le 5e arrondissement, où se situe le siège de l’organisation. Les inscriptions sont gratuites et se font en ligne directement sur le site de l’Urfist.

Ci-dessous vous trouverez une sélection des prochaines activités de l’Urfist ouvertes aux doctorants. Pour voir l’offre complète, veuillez vous diriger vers la rubrique “Formations” de leur site.

16/1/2013
Mozilla Firefox / Google Chrome : les extensions pour naviguer efficacement
Horaires : 9h30/12h30 – 14h00/17h00

5/2/2013
Module Web 2.0 : Pratiques et enjeux des réseaux sociaux dans la recherche et la carrière scientifique
Horaires : 10h-17h

22/2/2013
Gérer avec efficacité ses flux d’informations: initiation aux outils de gestion bibliographiques (Zotero)
Horaires : 10h-17h

25/2/2013
Cartes heuristiques : éléments théoriques et usages en contexte universitaire
Horaires : 9h30-16h30

Photo : Urfist de Paris  (Creative Commons BY)

Flocons et cristaux

Connaissez-vous la neige ? Tout le monde se représente la poudreuse des pistes et les flocons qui volètent mais savez-vous vraiment comment elle se forme et se transforme ?

Dans le fonds géographie de la bibliothèque Clignancourt, vous trouverez un petit ouvrage, sobrement intitulé La neige, de Roberto Bolognesi (cote : 910.155  15 BOL).

Les cristaux, qu’ils soient en colonnes, en aiguilles ou en plaquettes, n’auront plus de secrets pour vous. Les plus communs d’entre eux, les cristaux dendritiques, sont ces fameuses étoiles ramifiées. Ils ne se forment que lorsque la température du nuage est basse.

L’ouvrage aborde aussi les différentes façons d’observer la neige ainsi que les séries de tests indispensables pour connaître la stabilité du manteau neigeux.

A noter que ce livre est accompagné d’une plaquette d’observation des cristaux et d’une notice pour évaluer la dureté et l’humidité d’une couche de neige.

Voilà l’emprunt parfait si vous souhaitez mettre en application vos connaissances des phénomènes météorologiques si, bien sûr, le temps le permet…

Photo : « Snow flakes » by Wilson Bentley. Domaine public. Source : Wikimedia commons.