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Archives pour 03/2013

Des catalogues d’expositions disponibles en ligne !

La Réunion des musées nationaux et le Grand Palais réunis promeuvent la diffusion du savoir en publiant gratuitement et en ligne un certain nombre de leurs catalogues d’expositions sur l’histoire de l’art et sur l’archéologie.

C’est une mine directement accessible pour tout étudiant, articles scientifiques et images dans leur intégralité !

galerie des glaces

 

Une dizaine de catalogues sont ainsi en libre-accès, que l’on peut feuilleter grâce au sommaire, très pratique. Les images sont cliquables et une fiche technique les identifie.

Cascade d'Ono de la région de Kiso

Cascade d’Ono de la région de Kiso

 

En voici quelques titres :

> Japon, albums de photographies de l’époque Meiji (1868-1912)

> Parures et bijoux des musées nationaux de Malmaison et du palais de Compiègne

> Les sculptures du XIIIe siècle du musée de Cluny

> Les dessins du musée Gustave Moreau

> Le Roc-aux-Sorciers : art et parure du Magdalénien

> Galerie des Glaces de Versailles

> Chefs-d’œuvre de la collection Grandidier de céramiques chinoises du musée national des Arts asiatiques-Guimet

> Versailles, décors sculptés extérieurs

> Céramiques contemporaines françaises, 1955-2005, du musée national de Céramique, Sèvres

> Dessins du château de Pau

> Dessins français du musée Magnin, Dijon 

Très bonne lecture en ligne:-)

Lancement d’OpenEdition Books !

« OpenEdition Books est une plateforme de livres en sciences humaines et sociales. Plus de la moitié d’entre eux est en libre accès. »

On y trouve pour l’heure 379 livres de toutes les disciplines.

Sur le carnet d’OpenEdition, on peut lire au sujet de cette nouvelle plate-forme, qui vient s’ajouter à Revues.org, Calenda et Hypothèses :

« Elle a pour ambition de construire une bibliothèque internationale pour les humanités numériques et ce, en encourageant les éditeurs à développer le libre accès sur le long terme. La plate-forme valorise le traitement de toutes les aires culturelles, de toutes les périodes, et des grandes langues scientifiques. »

Treize éditeurs, dont les éditions Rue d’Ulm et les Presses universitaires de Rennes, ont déposé des ouvrages sur OpenEdition Books.

Un module de recherche très simple permet de rechercher des ouvrages sur la plate-forme, mais aussi des chapitres de livres. Une fois affichée la liste de résultats, des facettes permettent d’affiner la recherche.

OpenEdition Books est amené à s’enrichir régulièrement de nouveaux livres (un millier de livres sont annoncés pour l’été 2013 et il est envisagé d’ajouter 2000 livres chaque année).

Le modèle de publication est mixte : au moins la moitié des ouvrages est librement accessible en étant connecté au site, les autres ouvrages ainsi que les formats permettant une lecture hors connexion, pdf ou ePub, sont payants.

À suivre !

« Conquise, je le fus dès le premier regard »

Édition in-quarto de 1609 (Wikimedia Commons, domaine public)

Une lecture rapide ferait croire à un vers de Racine, il s’agit pourtant de Shakespeare, dans la traduction qu’en a fait André Markowicz en 2006. Tels sont les mots de Cressida à son amant Troïlus. Ni tragédie, ni comédie, Troïlus et Cressida est une pièce inclassable de 1602. Le Troyen Troïlus aime Cressida, la fille d’un prêtre grec passée à l’ennemi. Son oncle Pandare joue les entremetteurs au point qu’elle finit par se donner à son prétendant. La guerre, toutefois, rattrape les jeunes gens ; Cressida devra être rendue aux Grecs en échange d’un autre prisonnier. Et Troïlus d’accepter au nom de la raison d’état, puis de voir sa belle, dépitée, céder aux avances du Grec Diomède.

« La pièce, écrit Margaret Jones-Davies dans la préface de l’édition des Solitaires intempestifs, fut peu jouée du vivant de l’auteur, comme si ce texte abrasif ne pouvait convenir qu’à une modernité à venir. » Elle entremêle tous les genres, des saillies triviales du soldat éclopé Thersite au discours amoureux des amants, en passant par la tirade d’Ulysse, à la rhétorique parfaite. Elle s’ouvre à un moment où la guerre de Troie est une guerre froide, où chacun des deux camps guette les agissements de l’autre sans se décider, pourtant, à combattre. Et parmi ces guerriers dans l’attente, Achille le premier diffère les assauts. Enfin, contrairement à ce que son titre peut laisser croire, elle traite tout autant de la guerre de Troie et des attitudes de chacun des princes dans le conflit – peu de personnages féminins dans cette pièce – que des amours contrariées des jeunes héros.

Pour Hubert Fluchère, « Troïlus et Cressida aurait pu être une tragédie noble, c’est un drame sordide où, par-dessus la parole sage d’Ulysse, résonnent le cliquetis dérisoire des glaives ensanglantés, les criailleries obscènes d’un Pandarus à la voix de fausset, les sarcasmes venimeux enfin d’un blasphémateur professionnel. La guerre, la gloire en prennent un bon coup : on se bat pour un freluquet et une putain ; l’amour lui-même use son lyrisme dans la frénésie et la trahison. »

Troïlus et Cressida se joue actuellement à la Comédie-Française, dans une mise en scène de Jean-Yves Ruf. Sur le site, on trouvera une bibliographie autour de la pièce.

Différentes éditions et traductions de la pièce se trouvent conservées dans les bibliothèques de Paris-Sorbonne. Sont également consultables des études critiques sur cette œuvre, notamment à la bibliothèque de l’UFR d’anglais. Une bibliographie recensant ces titres est disponible sur notre compte Zotero. On peut aussi lire la pièce en ligne sur le site OpenShakespeare (Troilus and Cressida) ou sur un site de l’Université de Victoria (Canada) (Troilus and Cressida).

Troïlus et Cressida, V, 2. Gravure de Luigi Schiavonetti, d’après un tableau d’Angelica Kauffmann. (Wikimedia commons, domaine public)

Sources :
– Henri FLUCHÈRE, « Shakespeare William – (1564-1616) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 18 février 2013. URL : http://www.universalis-edu.com/encyclopedie/william-shakespeare/.
– Margaret JONES-DAVIES, « Troïlus et Cressida », in William SHAKESPEARE, Troïlus et Cressida, Besançon, Les Solitaires intempestifs, 2006.

Tutrice et lectrice en bibliothèque

Isaline SAUNIER, étudiante en master d’archéologie et tutrice à la bibliothèque Michelet, nous évoque une des premières œuvres marquantes lues pour son mémoire :

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« Le livre de Véronique Schiltz, « Les Scythes et les nomades des steppes : VIIIe siècle avant J.-C.-Ier siècle après J.-C. », de la collection l’Univers des Formes, est l’un des premiers ouvrages que j’ai consulté pour mon mémoire.

Véronique Schiltz consacre une partie de son livre à présenter le bestiaire utilisé par les Scythes. En effet, l’art scythe est notamment un art animalier. Elle y présente des objets ayant pour motifs des animaux à ramure ou à sabots comme les cerfs, les bouquetins ainsi que les rapaces et les félins. Véronique Schiltz y développe le thème du « style animalier » : il s’agirait d’un langage codé. En effet, la morphologie des motifs iconographiques va  à « l’essentiel » pour exprimer la férocité du félin avec ses grandes dents ou la vue perçante du rapace avec un œil très marqué.

Ensuite, elle présente l’art scythe, depuis son constat d’apparition, à partir du VIIIe s. jusqu’à la fin de l’art scythe. Mais elle présente également des vestiges que l’on retrouve au-delà du Don, vers l’ouest, mis au jour chez d’autres peuples scythiques tels les Sarmates ou encore les Saces. Dans la seconde partie de son ouvrage, Véronique Schiltz nous présente la vie des Nomades en nous parlant de leur milieu, de leurs moyens et leurs modes de mobilité ainsi que de leurs armes, vêtements et parures. »

Cet ouvrage est disponible au prêt et en plusieurs exemplaires à la bibliothèque Michelet aux cotes suivantes : 709 UNI 39 ; 4 ID 135 ; 4 COL 10-39 et 4 COL 10-39+1.

Bonne lecture !

Isaline Saunier

Barcelone, « capitale » du 33e Salon du livre de Paris

Après Buenos Aires en 2011 et Moscou en 2012, « Barcelone, ville des prodiges » [*] sera la ville invitée du Salon du livre de Paris.

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 Les organismes représentant la capitale catalane, dont notamment l’Institut Ramon Llull porteur du projet, vous proposeront un programme d’activités culturelles autour d’une vingtaine d’auteurs les plus représentatifs, en particulier d’expression catalane mais également de quelques auteurs écrivant en espagnol. Vous pourrez découvrir ou redécouvrir la diversité de la richesse créative de la ville : du roman historique au roman noir, en passant par le roman classique, le documentaire, la poésie, la littérature jeunesse ou la bande-dessinée, etc. Des hommages seront également rendus à des auteurs classiques disparus : Josep Pla, Manuel Vázquez Montalbán, Mercè Rodoreda, Joanot Martorell, Maria Mercè Marçal

À cette occasion, pour prolonger votre prochaine visite au Salon du livre, la Bibliothèque d’études catalanes vous a concocté une sélection de documents autour du thème de Barcelone que vous pouvez consulter à partir de ce lien :

N’hésitez pas à contacter la BEC pour tout renseignement complémentaire.
Petite info pratique : le Salon du livre sera gratuit pour les étudiants de moins de 26 ans.

[*] En référence au roman d’Eduardo Mendoza « La ville des prodiges », disponible à la BEC et à la Bibliothèque Clignancourt

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La Semaine de la presse et des médias dans l’école – du 25 au 30 mars 2013

Cette année, les médiathèques de l’IUFM vont participer à la 24ème semaine de la Presse et des Médias dans  l’école, comme 15 000 établissements français chaque année.

La Semaine de la presse et des médias à l'école

Logo de la Semaine de la presse et des médias

Le CLEMI

La Semaine de la presse est organisée chaque année par le CLEMI, dont le but est d’apprendre aux élèves « une pratique citoyenne des médias », c’est-à-dire décrypter les titres, analyser textes et images, connaître les différents types de publications…  Cet objectif concorde avec les programmes scolaires officiels en matière d’éducation civique.

Le CLEMI (Centre de liaison de l’enseignement et des médias d’information) existe depuis 1983. Son objectif est de faire le lien entre enseignants et professionnels de l’information. Il possède un membre dans chaque académie, à disposition des enseignants qui souhaitent se former ou obtenir des ressources. Il accompagne également les actions menées autour des journaux scolaires, proposant de nombreuses ressources et formations. Enfin, en tant que Pôle associé de la Bibliothèque nationale de France, il conserve les anciens journaux scolaires et lycéens.

La Semaine de la presse et des médias dans l’école

Mais la principale activité du CLEMI reste l’organisation de la Semaine de la presse. A cette occasion, les enseignants ou les documentalistes s’inscrivent auprès du centre pour recevoir jusqu’à 80 titres de revues, qui sont offertes par les éditeurs à cette occasion. Ces revues sont rassemblées et présentées pour former un « kiosque »puis analysées par les élèves en classe.

Chaque année, les établissements mettent au point de nombreuses activités de sensibilisation : rencontres avec des professionnels de la presse, expositions ou collaborations avec des artistes, réalisation de journaux scolaires ou visites des lieux de la presse : journaux, imprimeries, plateaux télévisés, stations de radios…  Pour les aider à organiser ces activités, le CLEMI propose aux enseignants des fiches pédagogiques et des formations. Enfin, il rédige un rapport annuel gardant la mémoire des animations organisées partout en France pendant la Semaine de la presse.

Dans les bibliothèques de l’IUFM, un kiosque va être mis en place afin de présenter aux étudiants la diversité de la presse française (depuis Le Monde au Petit Quotidien, en passant par Chine Plus, Polka ou Causette). Des vitrines et tables thématiques les encourageront à découvrir notre fonds sur l’éducation aux médias. Enfin, des documents d’information seront à leur disposition pour leur indiquer comment exploiter les ressources du CLEMI et mettre en place des activités autour de la Semaine de la presse lorsqu’ils seront effectivement en poste dans les années à venir.

Pour plus d’informations, rendez-vous sur le site officiel du CLEMI : http://www.clemi.org.

Au fait, où en est le signalement des collections des BUFR ?

Les opérations de rétroconversion au sein des bibliothèques de composante ou bibliothèques associées au SCD permettent de rendre visibles, et donc accessibles pour la consultation, des fonds disséminés dans l’Université Paris-Sorbonne et souvent méconnus des étudiants et chercheurs. Onze de ces bibliothèques ont désormais l’intégralité de leurs collections en ligne, à partir du catalogue collectif de l’université , ou du Sudoc.

Deux principaux chantiers sont en voie d’achèvement, celui du Centre International d’Etudes Francophones (CIEF), commencé en 2011 et celui du Centre de recherche en Egyptologie de la Sorbonne (CRES), commencé en 2010. L’objectif fixé avec les responsables de ces deux bibliothèques est d’avoir terminé le signalement de leurs collections dans le Sudoc pour l’été 2013.

A la BUFR de philosophie , trois pans importants du fonds ont été achevés depuis septembre 2011 : la philosophie médiévale, la philosophie contemporaine et l’important fonds d’épistémologie. Les prochaines étapes sont la philosophie antique et un petit fonds divers. Ces ouvrages sont entreposés au bureau du SCUIO (46 rue Saint-Jacques) durant les travaux en Sorbonne, mais peuvent être communiqués en différé.

A la BUFR de grec, deux chantiers sont également en cours, l’un sur la fin, celui de l’Institut Néo-Hellénique (INH) et l’autre à ses débuts, celui de la Bibliothèque de l’Association pour l’Encouragement des Etudes Grecques (AEG).

Il a été convenu avec la responsable de la Bibliothèque de l’INH d’achever le traitement des périodiques dans le Sudoc d’ici l’été. A l’AEG le chantier progresse plus lentement. Etant cotés au fur et à mesure du catalogage, les ouvrages sont classés par ordre alphabétique : le signalement des ouvrages de Démosthène vient de se terminer.

Ce travail, de longue haleine, accompli par une équipe réduite aujourd’hui à une seule personne, commence à porter ses fruits puisque des chercheurs étrangers demandent à consulter des ouvrages grecs que la bibliothèque de l’INH est la seule à posséder. Le recensement de ces collections devrait ainsi accroitre la connaissance des fonds imprimés de l’ensemble de l’Université et participer à la valorisation du patrimoine documentaire.

Quelques illustrations ça et là  de curiosités ou d’ouvrages « remarquables »:

P1040894.jpgDominique Rolin nous a quittés le 15 mai 2012 à l’aube de ses 99 ans
L’Institut Néohellénique possède Le Lit de Dominique Rolin, traduit en grec moderne (Το Κρεβάτι) par Anastasia Lambria, seul exemplaire recensé dans les bibliothèques du réseau Sudoc à ce jour.

P1040881AEG.jpgA l’AEG :
le fonds Aristote a été traité en exhaustivité, nous constatons à cette occasion la richesse des fonds multilingues de cette bibliothèque très spécialisée en philologie grecque.

Au   CRES :
les catalogues de ventes aux enchères sont en cours de signalement. Parmi eux se trouve le catalogue de mise en vente d’une partie de la collection de Raoul Chandon de Briailles, Président de la maison du champagne Moët-et-Chandon, bibliophile et historien, il lègue par testament sa bibliothèque à la ville d’Épernay.

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 Enfin en philosophie
… La bibliothèque possède un conséquent fonds d’épistémologie dont la richesse est désormais signalée dans le Sudoc. Signalons en philosophie moderne, la présence d’une édition ancienne (1758) d’un Essai sur l’Entendement de Locke abondamment annotée en moyen français.

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Régine Qevani et Hélène Broms
Photos : Régine Qevani

Formation à ARTstor, base d’images indispensables à la recherche !

La prochaine formation à la base de données d’images ARTstor est prévue le jeudi 21 mars à la bibliothèque Michelet de 10h à 11h30. RV dans la salle informatique (capacité de la salle : 18 places équipées d’ordinateurs), au-sous-sol, couloir à gauche du grand amphithéâtre.

ARTSTOR

 

ARTstor  est une banque de plus d’un million d’images de tous types (humanités et sciences sociales). La collection est composée à partir des iconothèques d’environ 150 institutions et collections privées, essentiellement états-uniennes.

Plus d’informations sur la page de la bibliothèque en ligne !

Pour vous inscrire, merci d’écrire à l’adresse suivante : soline.astier@paris-sorbonne.fr

 

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Déménagement de la bibliothèque Clignancourt

Déménagement - MovingLa bibliothèque Clignancourt déménage au 2, rue Francis de Croisset, sur le centre universitaire.

Le site de la rue Championnet fermera ses portes le 19 avril au soir.

A partir du 25 mars, vous pourrez emprunter jusqu’à 10 documents pour un retour courant juin.

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Photos : – déménagement. Bob August. CC : BY-NC-SA. Flickr
– atrium de la nouvelle BU Clignancourt. C. Arènes

Les relations franco-allemandes dans les collections de Paris-Sorbonne

La commémoration du 50e anniversaire du Traité de l’Élysée le 22 janvier dernier a donné lieu à une série de manifestations sur le thème des relations franco-allemandes : cérémonies officielles, émissions radiophoniques et télévisées, articles de presse, colloques scientifiques, rétrospectives cinématographiques, entre autres.

france-allemagne-traite-elysee-granMais ce qui nous intéresse plus directement ici c’est que l’occasion a également donné matière à la parution et à l’actualisation d’ouvrages centrés sur ce qui est aujourd’hui considéré comme l’ « acte fondateur de l’amitié franco-allemande ». C’est notamment le cas de La France, l’Allemagne et le Traité de l’Élysée, livre collectif dirigé par Corinne de France, historienne et chercheur au CNRS, et Ulrich Pfeil, professeur de civilisation allemande à l’Université de Lorraine-Metz, actuellement disponible dans trois bibliothèques de Paris-Sorbonne : Serpente, Clignancourt et Malesherbes.

Initialement publié en 2003, lorsque le traité fêtait sa quarantième année de vie, l’ouvrage, composé de 13 articles, a gagné une nouvelle édition, en juin 2012, afin de pouvoir incorporer à ses questionnements les données les plus récentes sur la construction des relations franco-allemandes de l’après guerre jusqu’à nos jours. L’on trouve ainsi, tout au long de ses 470 pages, des analyses actuelles abordant le thème sous ses aspects les plus divers : politiques, culturels, militaires, économiques, etc.

Dans l’introduction, l’on découvre le contexte de la signature du traité, il y a cinquante ans, en 1963 : le monde bipolaire, la « question allemande », les premières ébauches de la construction européenne. Ensuite, l’on rentre dans le vif du sujet avec une première partie dont les textes sont consacrés à l’étude des longs processus, aussi bien en France qu’en Allemagne, qui ont amené à ce que Charles de Gaulle (1890-1970) et Konrad Adenauer (1876-1967) se retrouvent autour d’une table à Paris pour signer une « déclaration commune », comme le texte du traité lui-même se définit.

Les chapitres suivants se penchent sur l’analyse minutieuse du contenu du traité, c’est-à-dire ce qu’il règle et ce qu’il ne règle pas et les raisons de tels choix. Finalement, dans la dernière partie du livre, l’on appréhende les retombées du traité dans l’évolution des rapports franco-allemands, ainsi que l’état actuel des relations Paris-Berlin.

Pour ceux qui veulent approfondir sur le thème, les bibliothèques de Paris-Sorbonne offrent une large bibliographie sur les relations franco-allemandes qui dépasse largement l’époque contemporaine. Vous trouverez ci-dessous une sélection parmi nos acquisitions les plus récentes. Pour le résultat exhaustif, veuillez consulter le catalogue des bibliothèques de Paris-Sorbonne. Nous vous rappelons que les fonds de la bibliothèque Serpente (histoire ancienne, du XIXe siècle et contemporaine) se destinent aux étudiants de niveau master et doctorat, alors que ceux de Clignancourt (Histoire, géographie, philosophie et sociologie en générale) et Malesherbes (études germaniques, littérature, lettres) sont accessibles depuis le 1er cycle universitaire.

1. Beaupré, Nicolas, Le traumatisme de la Grande guerre, 1918-1933, Villeneuve d’Ascq, Presses universitaires du Septentrion, 2012. [Disponible à Clignancourt et à Malesherbes]

2. Braun, Guido, Du Roi-Soleil aux Lumières : l’Allemagne face à l’«Europe française », 1648-1789, Villeneuve d’Ascq, Presses universitaires du Septentrion, 2012. [Disponible à Clignancourt et à Malesherbes]

3. Dakowska, Dakota (dir.), Le partenariat franco-allemand : entre européanisation et transnationalisation, Paris, l’Harmattan, 2011. [Disponible à Serpente]

4. Marcowitz, Reiner (dir.), 50 ans de relations franco-allemandes, Paris, Nouveau Monde éditions, 2012. [Disponible à Clignancourt]

5. Marthes, Stephan (dir.), Les relations franco-allemandes : bilan et perspectives à l’occasion du 50e anniversaire du traité de l’Elysée, Villeneuve d’Ascq, Presses universitaires du Septentrion, 2012. [Disponible à Malesherbes]

6. Pfeil, Ulrich, Mythes et tabous des relations franco-allemandes au XXe siècle, Bruxelles, Peter Lang, 2012. (Actes de colloque réalisé du 19 au 21 novembre 2009, à Saint-Etienne).   [Disponible à Malesherbes]

7. Rittau, Andreas, Symboles franco-allemands, 1963-2013 : construction d’un  champ transnational, Paris, l’Harmattan, 2012. [Disponible à Malesherbes]

8. Schirmann, Sylvain et Mohamed-Gaillard, Sarah, Georges Pompidou et l’Allemagne, Bruxelles, Peter Lang, 2012. [Disponible à Malesherbes]

9. Stark, Hans, Les relations franco-allemandes dans une Europe unifiée : réalisations et défis, Presses universitaires de Bordeaux, 2013. [Disponible à Malesherbes]

10. Ziebura, Gilbert, Les relations franco-allemandes dans une Europe divisée : mythes et réalités, Presses universitaires de Bordeaux, 2013. [Disponible à Malesherbes]

Prochainement à la bibliothèque Serpente :

Hans Stark, Martin Koopmann, et Joachim Schild (dir.), Les relations franco-allemandes dans une Europe unifiée : réalisations et défis, France, Presses universitaires de Bordeaux, 2012.

Libera, Martial, Un rêve de puissance : la France et le contrôle de l’économie allemande (1942-1949), Bruxelles, Peter Lang, 2012.