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Archives pour 07/2013

Déménagement des fonds de musicologie de la Bibliothèque Michelet

L’ensemble des collections musicologiques de la Bibliothèque Michelet va rejoindre début septembre la nouvelle Bibliothèque Clignancourt, 2 rue Francis de Croisset (Paris 18e), qui propose déjà dans l’espace « Arts » les fonds musicaux en provenance de la Bibliothèque Malesherbes.
Le calendrier suivant vous informe le plus clairement possible sur l’accès aux collections ainsi que sur le dépôt des masters pendant cette période transitoire.

Calendrier

  • Depuis le 17 juin, les ouvrages des magasins empruntables à domicile ne le sont provisoirement plus car ils sont en cours de rééquipement pour Clignancourt. Tous les ouvrages des magasins, y compris les masters, restent néanmoins consultables sur place (cf. infra).
  • Pour les masters 2, nous rappelons qu’un exemplaire du mémoire à destination de la bibliothèque doit, en principe, être remis au jury au moment de la soutenance.
    Toutefois, quand cela n’a pas été fait, nous acceptons que les auteurs déposent eux-mêmes un exemplaire soit à la Bibliothèque Michelet jusqu’au vendredi 26 juillet inclus, soit à celle de Clignancourt dès le lundi 26 août.
  • À partir du lundi 26 août, aucun emprunt à domicile ne sera plus possible à la Bibliothèque Michelet.
  • Jusqu’au vendredi 30 août, vous pourrez continuer à consulter sur place les ouvrages des magasins et du libre-accès et rendre les ouvrages sur le site Michelet.
  • À partir du lundi 2 septembre, rendez de préférence les ouvrages de musicologie à la Bibliothèque Clignancourt.
  • Du 2 au 8 septembre inclus, la Bibliothèque Michelet fermera ses portes en raison du déménagement.
  • À partir du lundi 16 septembre, les collections déménagées devraient à nouveau être à votre disposition 2 rue Francis de Croisset, tout au moins pour les ouvrages en libre accès.

N’hésitez pas à nous contacter pour toutes informations complémentaires. Merci de votre compréhension.

Art et pornographie

Voilà une saine lecture de vacances sur la plage, ou alors au café mais en terrasse uniquement:-)

En plus, il s’agit d’un livre en anglais, dont le sous-titre produira des exclamations admiratives, voire pénétrées de respect. Allez, vendons la mèche, la bibliothèque Michelet (tout de suite c’est moins glamour, mais vous pourrez l’emprunter et cacher le code-barre sur la plage d’un geste discret) vient de recevoir le brûlot suivant :

« Art And Pornography, Philosophical Essays » par Hans Maes et Jerrold Levinson aux très sérieuses Oxford University Press.

art and porno

Ceci dit, il n’y a aucune image à part la couverture, L’origine du monde de Courbet revisitée…

C’est très sérieux, universitaire, donc bon pour vos études…

Quoi d’autre ?

Allez, voilà une sélection d’ouvrages à l’iconographie bien étoffée sur le même thème, toujours à la mirifique bibliothèque Michelet :-)

Amour et érotisme  / Stefano Zuffi; traduit de l’italien par Jacques Bonnet ; Paris : Hazan, 2010, Cote 704.9 ZUF

Amour et érotisme dans la sculpture romane  / Pierre-Louis Giannerini ; Cahors : la Louve éd., impr. 2009, Cote 734 GIA  (mon préféré)

L’Enfer de la Bibliothèque : Éros au secret : exposition, présentée par la Bibliothèque nationale de France sur le site François-Mitterrand, du 4 décembre 2007 au 2 mars 2008 / sous la direction de Marie-Françoise Quignard et Raymond-Josué Seckel ; Cote CAT* 2007-114

Le palais du printemps, peintures érotiques de Chine  : Musée Cernuschi, musée des arts de l’Asie de la ville de Paris, 3 février-7 mai 2006, Cote 4 AA 244

Bonnes lectures

Les « Episodes nationaux » de Benito Pérez Galdós à la Bibliothèque Marcel Bataillon

Portrait de Benito Pérez Galdós par Joaquín Sorolla (1863-1923). Domaine public. Source : Wikipedia, Wikimedia Commons.

La Bibliothèque Marcel Bataillon possède depuis peu les deux premières séries en édition originale illustrée des Episodios nacionales de l’écrivain Benito Pérez Galdós (1843-1920), publiée par la Administración de la Guirnalda y de los Episodios nacionales, de 1882 à 1885 à Madrid.

Ces dix volumes rares proviennent de la bibliothèque de la professeure hispaniste Josette Blanquat qui a enseigné à l’Université Paris VIII. Elle a légué plusieurs ouvrages anciens et précieux à la bibliothèque Marcel Bataillon, recueillis par M. le Professeur Sadi Lakhdari, directeur de l’Institut des Études ibériques et éminent spécialiste de Benito Pérez Galdós.

Cette œuvre romanesque en 46 volumes est d’une importance remarquable dans l’histoire de la littérature et de la vie culturelle espagnoles. Immense fresque réaliste et historique, elle dépeint des scènes de vie du peuple espagnol et de manière satirique la classe moyenne chiche et snob, au travers des aventures héroïques et patriotiques de personnages imaginaires (tel Gabriel Araceli) ou réels (Juan Martín) durant les guerres péninsulaires du XIXe siècle.

Episodios nacionales Tomo 1

D’une belle reliure de toile estampée et dorée, la série des dix premiers volumes in-quarto publiée par la Guirnalda est richement illustrée de gravures, vignettes et lettrines de plusieurs artistes poly-talentueux célèbres et engagés dans la vie politique de leur temps, et dont certains étaient amis de B. P. G.

Les illustrations non signées sont attribuées à Benito Pérez Galdós qui développa par son œuvre la notion d’ekphrasis [1], la correspondance entre la représentation graphique du texte littéraire et la description textuelle de scènes ou d’œuvres picturales enchâssée dans le récit. L’illustration graphique des personnages et l’utilisation de champs lexicaux visuels constituent un des processus narratifs de cet écrivain.

episodes nationaux 4

Arturo Mélida, La Corte de Carlos IV

Arturo Mélida, illustrateur, architecte, peintre et sculpteur, a réalisé la couverture armoriée des volumes et illustré les premiers tomes avec son frère Enrique Mélida, peintre et critique.

Suivirent les illustrations du peintre et caricaturiste Ángel Lizcano, de José Lluis Pellicer, peintre de genre, caricaturiste et chroniqueur catalan, de Cristóbal Férriz, peintre, avocat et collectionneur d’art.

L’écrivain catalan Apeles Mestres illustra le tome VI avec Emilio Sala Francés, peintre de l’Ecole valencienne, professeur d’esthétique et théoricien de la couleur.

Comptent également parmi les illustrateurs des 20 premiers Episodes nationaux les peintres Alejandro Ferrant, Fernando Gomez Soler, Enrique Estéban, Aureliano Beruete, peintre impressionniste historien et critique, Manuel Alcázar peintre graveur albacetois,

Un faccioso más y algunos frailes menos : la calle de los estudios

Un faccioso más y algunos frailes menos : la calle de los estudios

et enfin l’illustrateur hispano-argentin Eduardo Sojo, éditeur de la revue politique satirique argentine Don Quijote de 1884 à 1905.

Cette collection est réservée à la consultation sur place à la bibliothèque (cotes magasin 4-1061 à 4-1070).

Les Episodes nationaux sont disponibles en format texte sur le site de la bibliothèque virtuelle Miguel de Cervantes, sur le site du Projet Gutenberg, sur Wikisource.es, et en format audio sur le site Librivox.

Il existe une version numérisée en libre accès de l’édition en dix volumes de la Guirnalda sur le site de la Biblioteca Virtual del Patrimonio Bibliográfico.

 

Episodios nacionales

✿ Tome I, 1882 : Trafalgar ; La córte de Carlos IV

✿ Tome II, 1882 : El 19 de marzo y el 2 de mayo ; Bailén

✿ Tome III, 1882 : Napoleón en Chamartín ; Zaragoza

✿ Tome IV, 1883 : Gerona ; Cádiz

✿ Tome V, 1883 : Juan Martín el Empecinado ; La batalla de los Arapiles

✿ Tome VI, 1884 : El equipaje del rey José ; Memorias de un cortesano de 1815

✿ Tome VII, 1884 : La segunda casaca ; El grande oriente

✿ Tome VIII, 1884 : 7 de julio ; Los cien mil hijos de San Luis

✿ Tome IX, 1885 : El terror de 1824 ; Un voluntario realista

✿ Tome X, 1885 : Los apostólicos ; Un faccioso más y algunos frailes menos.

 

La bibliothèque Marcel Bataillon et la bibliothèque Clignancourt possèdent la plupart des autres grands romans galdosiens en format poche, en espagnol ou en français : Doña Perfecta (1876), Marianela (1878), La de Bringas (1884), Fortunata y Jacinta (1886-1887), Ángel Guerra (1890-91), Tristana (1892), etc.

 

Bibliographie :

- Benito Pérez Galdós, el canario más universal, http://mdc.ulpgc.es/cdm/singleitem/collection/aguayro/id/2386/rec/14.
– Reeditar a Galdós / Carmen Menéndez Onrubia, in Revista de Libros, n°122, février 2007, http://www.revistadelibros.com/articulo_imprimible.php?art=2929&t=articulos.
– Article Wikipédia Benito Pérez Galdós, consulté le 14 juin 2013 : https://fr.wikipedia.org/wiki/Benito_P%C3%A9rez_Gald%C3%B3s.
– Galdós et la France en 1901 / Josette Blanquat, in Revue de littérature comparée, juillet-sept. 1968, p. 321-345.
– Galdós gráfico, 1861-1907 : orígenes, técnicas y límites del socio-mimetismo / Stephen Miller. – Ediciones del Cabildo de Gran Canaria, 2001. – ISBN 8481032670.
– Bibliographie Benito Pérez Galdós sur la Biblioteca Virtual Miguel de Cervantes : http://www.cervantesvirtual.com/bib/bib_autor/galdos.
– Biographie de Benito Pérez Galdós sur le portail de la Grande Canarie : http://portal.grancanaria.com/portal/seccion.cmpg?codcontenido=18796.

 


[1] Ekphrasis, « modèle codé de discours qui décrit une représentation (peinture, motif architectural, sculpture, orfèvrerie, tapisserie) », Georges Molinié et Michèle Acquien, Dictionnaire de rhétorique et de poétique, p. 140-142.

Commençons par le commencement : les encyclopédies

photo-encyclopedies

L’Encyclopédie de Diderot et D’Alembert dans les rayonnages du bureau du directeur de l’École Nationale des Chartes, Paris.
CC : BY. Source : Marie-Lan Nguyen, Wikimedia Commons.

Lorsque vous débutez une recherche ou que vous vous lancez vers de nouveaux horizons, les ouvrages encyclopédiques peuvent vous être très utiles. Ils vous donnent une première idée de l’ampleur et des problématiques de la discipline ou du sujet que vous commencez à traiter et parfois même un état de l’art avec les grands auteurs, les ouvrages incontournables, les mouvements et écoles, etc. En outre, les encyclopédies les plus soigneuses ont l’habitude de fournir leurs sources bibliographiques à la fin des articles, ce qui peut être également bien profitable quand on fait les premiers pas d’un travail de recherche.

Il existe essentiellement deux types d’encyclopédies : les générales et les spécialisées. Bien évidemment les contenus de ces dernières sont plus complets et approfondis. Néanmoins, même dans les encyclopédies à vocation généraliste, vous pouvez trouver des textes pointus, notamment quand ils ont été écrits par des spécialistes, comme on en trouve souvent dans l’Universalis, qui reste la plus grande référence de la catégorie en langue française.

Quoi qu’il en soit, actuellement une grande partie des encyclopédies ont abandonné le format papier pour se consacrer uniquement aux formats électroniques. Ainsi, si vous voulez consulter l’Universalis ou bien des encyclopédies spécialisées en format numérique, vous pouvez le faire par le biais de la rubrique « Encyclopédies et biographies » de la bibliothèque en ligne de Paris-Sorbonne.

Dans cette page, vous trouverez les liens d’accès à une quarantaine de ressources. L’offre la plus étendue est celle proposée par la plate-forme Gale qui regroupe 23 encyclopédies en langue anglaise. A titre d’exemple, l’on peut citer l’Encyclopedia of philosophy, l’Encyclopedia of religion, le New Dictionary of the History of Ideas, lEncyclopedia of Russian history et l’Encyclopedia of modern China.

D’autres plateformes et titres isolés viennent compléter cette collection : les encyclopédies dédiées aux études arabo-musulmanes de l’éditeur Brill – l’Encyclopédie de l’Islam (en version française), l’Encyclopaedia of the Qur’ân, l’Encyclopedia of women and islamic cultures et l’Encyclopedia of Arabic language and linguistics – ; les divers dictionnaires et encyclopédies sur les arts disponibles chez Oxford art online et Oxford music online ; l’Encyclopedia of Language & Linguistics; The Garland Encyclopedia of World Music, entre autres.

Pour plus d’informations, consultez le site de la bibliothèque en ligne de Paris-Sorbonne et les signets sur les ressources encyclopédiques en accès libre.

La peinture aborigène à Michelet

Un très beau catalogue d’exposition sur la peinture aborigène, publié à l’occasion de l’exposition hivernale du Musée du Quai Branly, est disponible pour les étudiants :

Le catalogue d’exposition

Le catalogue présente plus de 200 œuvres  et objets d’artistes et retrace l’histoire de ce mouvement pictural qui prend son essor dans les années 1970 en plein cœur de l’Australie. Vous pouvez consulter le catalogue à la bibliothèque Michelet.

Pour en savoir plus, voici un site spécialisé sur l’art aborigène : Aboriginal Art Resource

Un recensement de plusieurs centaines d’artistes aborigènes y est effectué avec, pour chaque artiste, une fiche biographique détaillée.

Bonnes découvertes !