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Archives pour 12/2013

Des livres pour apprendre à compter

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365 Pingouins, Jean-Luc Fromental, Joëlle Jolivet, éditions Naïve.

A l’occasion du Salon de la Presse et de la Littérature de Jeunesse de Montreuil, voici une présentation des fonds d’albums des Médiathèques de l’ESPE, et plus précisément de cette catégorie particulière que sont les livres à compter.

Qu’est ce qu’un livre à compter et comment l’utiliser ?

L’apprentissage des mathématiques en classe est très progressif : en petite section, on privilégie des activités tournant autour de l’histoire racontée, pour faire peu à peu appréhender la quantité. Les activités proposées peuvent être des activités d’appariement (correspondance d’éléments prêtés aux enfants avec ce qu’ils voient sur la page de l’album), création de collections d’objets, Memory… En moyenne section, on commence à comparer les collections et à dénombrer des objets différents. La grande section aborde l’augmentation et la diminution des quantités, la maîtrise du tracé des chiffres, et la connaissance de la suite numérique écrite. Peu à peu, on présente ce qu’est un problème en mathématique. Les signes des opérations et les techniques de résolution seront présentés en CP.

C’est dans ce cadre que sont utilisés les livres à compter : il s’agit de faire connaître la suite des nombres, de permettre à l’enfant d’associer la quantité correspondant aux chiffres écrits, d’aborder les notions de croissant et décroissant. L’addition simple, et la notion de zéro, plus complexes, sont abordées dans certains albums. En classe, l’utilisation d’albums à compter est en général accompagnée d’activités pédagogiques permettant d’apprendre avec les éléments présentés dans l’histoire.

En règle générale, les albums à compter et à raconter proposent une histoire.  L’enfant découvre les quantités en suivant la narration.

Quelques titres :

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Dix petits amis déménagent, Mitsumasa Anno, L’Ecole des Loisirs.

Dix petits amis déménagent,  Mitsumasa Anno, L’école des loisirs, 2002.

 Les dix petits amis déménagent d’une maison à l’autre. Sans texte, cet album encourage l’enfant à observer et à compter pour voir les différences entre les deux pages. Il présente les nombres jusqu’à 10, et la notion de croissant et décroissant.

 Le Cinquième, Ernst Jandl, L’école des loisirs, 2000.

Cinq jouets attendent dans une clinique, inquiets et cassés. L’un après l’autre, ils disparaissent dans le cabinet du docteur réparateur, et réapparaissent soignés. Cet album joue avec l’appréhension des plus jeunes, et permet d’aborder la notion de nombre ordinal en moyenne section.

 365 pingouins, Jean-Luc Fromental, Joëlle Jolivet, Naïve, 2006

Comprenant seulement trois couleurs, cet album, qui raconte l’invasion progressive d’une maison par des pingouins réfugiés climatiques, permet de présenter de nombreuses notions mathématiques et notamment d’aborder les premiers problèmes.

 Les albums à compter ne sont pas toujours des récits, mais peuvent se contenter de présenter au fil des pages nombres et quantités associées. Parmi cette catégorie, on peut trouver différents types d’albums, répondant à différents objectifs :

Les textes informatifs permettent de faire découvrir un sujet en particulier à l’enfant, en plus de son rôle de livre à compter.

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Dix petite graines, Ruth Brown, Gallimard jeunesse.

Dix Petites graines, Ruth Brown, Gallimard, 2007

Dans cet album, un petit garçon plante dix petites graines. Chacune connaît une mésaventure différente, et finalement seule l’une d’entre elles deviendra plante, donnant à nouveau naissance à 10 petites graines, pour recommencer.

Bonne pêche, Thierry Dedieu, Seuil, 2009

Chaque jour, le pêcheur de Bonne pêche sort en mer. Mais il revient avec moins de poissons et plus de déchets au fil des jours. Outre le comptage des poissons, cet album présente aux plus jeunes le sujet de la protection de la nature.

Dix petits soldats, Gilles Rapaport, Circonflexe, 2002

Les soldats partent à la guerre, mais l’un après l’autre battent en retraite, jusqu’à ce que le dernier décide de déserter. Cet album aux illustrations dures, bien que sous la forme d’une comptine, est un manifeste contre la guerre.

Les albums à compter peuvent se présenter sous la forme de textes incitatifs, et encouragent alors le lecteur à participer : à dénombrer, à écrire, à construire une histoire…

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Je cherche des nombres dans l’art, Lucy Micklethwait, Bayard Jeunesse.

Je cherche les nombres dans l’art / Lucy Mickletwait, Bayard, 2006

Chaque double page de l’album présente un tableau dans lequel des collections d’objets (jusqu’à 20), sont identifiables. La présentation permet

d’associer l’analyse d’œuvre d’art à la découverte des chiffres.

 Maman / Mario Ramos, Ecole des Loisirs, 1999

Un petit garçon découvre sa maison envahie par des animaux, de plus en plus nombreux. Sans texte, l’album permet d’aborder les chiffres de un à dix et les pièces de la maison avec humour.

 Cachés ! / Agnès Baruzzi, Mango, 2012

Dans la forêt, des animaux sont cachés, représentés en ombres chinoises. En les retrouvant tous, les enfants apprennent à compter jusqu’à 10.

 Enfin, une partie de ces albums se décline en textes à comptines ou à rimes, qui permettent de retenir la suite des nombres :

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Dix petits harengs, Wolfang Erlbruch, La joie de lire.

Les dix petits Harengs, Wolf Erlbruch, La Joie de lire, 1997

Cette comptine met en scène les dix petits harengs qui se séparent l’un après l’autre, puis finissent par se retrouver.

 Chiffres à compter, Anne Bertier, Memo, 2006

L’album présente les 12 premiers chiffres, et invite l’enfant à inventer ses propres rimes.

 Mon imagier des comptines à compter, Bernard Davois, Olivier Tallec, Gallimard, 2006

Quinze comptines traditionnelles remaniées pour présenter les chiffres, en associant son, image, et écriture. L’album, qui comprend un CD, permet aussi de chanter et de mimer les gestes des comptines.

Les albums ci-dessus sont tous disponibles dans les médiathèques de l’ESPE, avec bien d’autres albums.

Les BD allemandes à la Bibliothèque Malesherbes

Depuis la rentrée de septembre 2013, le 9e Art a fait son entrée dans les collections de la bibliothèque Malesherbes.

Façon ludique et originale d’appréhender une langue étrangère, elles peuvent également faire l’objet de très sérieuses études scientifiques et même de cours à l’Université.

C’est par exemple le cas de la bande dessinée allemande dont la bibliothèque propose une sélection d’albums.

En lien avec l’enseignement de Eric Chevrel, maître de conférences à l’UFR d’études germaniques, elles offrent un aperçu graphique de la culture allemande et abordent des thèmes divers tels que :

 

L’histoire de l’Allemagne (notamment de la RDA)

  • Berlin : geteilte Stadt de Susanne Buddenberg
  • Drüben  ! de Simon Schwartz
  • Deutschland : ein Bilderbuch de Isabel Kreitz

 


Des biographies sur des personnages historiques :

  • Kafka de David Zane Mairowitz et Robert Crumb
  • Luther de Moritz Stetter
  • Willy Brandt : sein Leben als Comic de Ingrid Sabisch

 

 

Des romans adaptés en bandes dessinées :

  • Der Boxer : die wahre Geschichte des Hertzko  Haft de Reinhard Kleist
  • Emil und die Detektive de Erich Kästner et Walter Trier
  • Flughunde de Ulli Lust
  • Glauser  : sieben gezeichnete Geschichten … de Hannes Binder

 

Ces ouvrages sont en libres accès, localisés en salle B en 741(43)

 

      Vous trouverez également dans le catalogue informatique

      de la bibliothèque des ouvrages sur la conception et l’histoire

      de la bande dessinée : ces titres sont conservés en magasin

      comme, par exemple le titre de référence  Deutsche Comicforschung

      dont la bibliothèque possède la collection complète.

 

 

Agathe Dufour, Katerina Leguay

 

Une forêt… à la Bibliothèque !

En le feuilletant, c’est comme si nous passions les bouts des doigts sur les feuilles vertes de ses arbres dodus. En le il-etait-une-foretregardant c’est comme si nous baladions notre regard aux alentours de sa vaste étendue verdoyante. A chaque prise de vue une senteur florale caresse nos narines et une vague de pensées nous emporte au sein de ses labyrinthes d’arbres vertigineux, c’est comme si nous devenions nains devant ces grands arbres majestueux aspirant le ciel comme destination… Il était une forêt, un livre par Luc Jacquet et Francis Hallé, nous pouvons le consulter à la bibliothèque de Clignancourt sous la cote 580 JAC.

 

Georges Braque et l’aventure cubiste

Georges Braque (1882-1963), peintre cubiste dont l’exposition qui s’achève au Grand Palais célèbre le parcours, est aussi un homme plein d’humour :

« On ne peut avoir toujours son chapeau à la main, c’est pourquoi on a inventé le porte-manteau. Moi j’ai trouvé la peinture pour suspendre à un clou mes idées : cela permet d’éviter l’idée fixe. »

« Le conformisme commence à la définition. »

« Pour protéger son illusion, on garde le mot : les hommes sont aujourd’hui convaincus qu’ils volent. »

Une soixantaine d’ouvrages sur Braque sont disponibles à votre bibliothèque Michelet, notamment le catalogue de l’exposition du Grand Palais :

Braque

Un engagement qui prend la  forme d’une profession de foi :

« C’est l’artiste qui doit nourrir la peinture, la nourrir de sa chair, de son esprit, quasiment jusqu’à ce qu’il en perde connaissance, qu’il en perde son sang profond. S’engager jusqu’au péril dans la voie de la fidélité totale. L’art est une blessure qui devient lumière… »

André Verdet, « Entretiens, notes et écrits sur la peinture. Braque, Léger, Matisse, Picasso », Paris, Galilée, 1978, p.47.

Bonnes lectures !

 

 

Charles Bukowski, correspondance

Vingt ans après la mort de l’écrivain-poète Bukowski, son œuvre ne s’essouffle pas et les hommages continuent de nous parvenir. Célèbre pour son passage remarqué dans Apostrophe, devant un Bernard Pivot médusé, le californien tantôt SDF ivrogne vivant de boulots de rien, tantôt conducteur de BMW, sera adopté en Europe, et son œuvre vit toujours aujourd’hui.

Charles Bukowski, Correspondance 1958-1994

Charles Bukowski, Correspondance 1958-1994

Adaptations cinématographiques, publications inédites, rééditions de recueils de poèmes, documentaires…

Dans sa correspondance, Bukowski apparait tout d’abord comme on se l’imagine : adepte de la boisson, des champs de courses et des femmes, dans un ordre qui peut varier selon les humeurs.

L’auteur des Contes de la folie ordinaire et d’Au sud de nulle part reste fidèle à lui-même, à son style de vie, à son style de littérature, intègre dans son œuvre comme dans sa vie, sans fard ni paillettes, brut et sauvage.

Cette correspondance débute en 1958, où Bukowski réintègre les services postaux fédéraux pour subvenir a minima à ses besoins. Mais son besoin le plus important restera la littérature et c’est en excessif encore une fois qu’il s’astreindra à écrire chaque nuit durant, faisant fi des courriers de refus s’accumulant dans sa boite aux lettres…

Subversif dans son style, on s’aperçoit que c’est en toute connaissance de cause qu’il prendra  licence des usages établis en matière de littérature. Car celui qui s’imagine Bukowski en ivrogne ignorant fait fausse route. Dans ses lettres, c’est Dostoïevski, Tourgueniev, Céline, Fante, Li Po, Mahler qui reviennent comme des compagnons de route fidèles, respectés et admirés.

Nous le quitterons en 1994, vieillard, malade, mais auréolé d’un succès mondial, se rendant aux champs de courses en voiture de luxe et sirotant des grands vins du bordelais. Dans ses dernières lettres, pas de rancœur, de regrets ou de jalousie mais l’amour, la joie et la célébration des plaisirs simples du quotidien ; sa femme, son chat, ses amis, l’art.

Sa vie durant, il gardera chevillés au corps sa passion, son rêve, son talent unique, et son amour de la poésie,  des chevaux de l’hippodrome de Hollywood Park, des femmes, de la vie…

Retrouvez le livre « Correspondance » de Charles Bukowski à la BU de Clignancourt.

Nelson Mandela, mort d’une grande figure politique du XXe siècle

Nelson Mandela à Johannesburg, le 13 mai 2008.

Nelson Mandela à Johannesburg, le 13 mai 2008.
Source : South Africa The Good News, Wikimedia Commons

Nelson Mandela, né le 18 juillet 1918, entre au Congrès national africain (ANC) en 1944 afin de lutter contre la ségrégation raciale exercée par la minorité blanche en Afrique du Sud. Devenu avocat, il lutte contre les lois de l’apartheid d’abord de façon non-violente, puis en créant et dirigeant la branche militaire de l’ANC, qui mène à partir de 1961 des actions de sabotage contre des installations publiques. Arrêté en 1963, il est condamné aux travaux forcés à vie et emprisonné au pénitencier de Robben Island. Durant ses années de détention, il devient un symbole de la lutte contre l’apartheid et fait l’objet de campagnes internationales réclamant sa libération.

Relâché le 11 février 1990, Mandela œuvre pour la négociation avec le gouvernement du président Frederik De Klerk, avec qui il reçoit conjointement le prix Nobel de la paix en 1993. Élu président en 1994, il mène une politique de réconciliation entre les communautés et de lutte contre les inégalités sociales et économiques. Il se retire après un unique mandat en 1999, tout en continuant à s’engager via sa fondation ou aux côtés d’autres associations défendant l’accès de tous à l’éducation ou luttant contre la pauvreté et le sida. Considéré comme le père de l’Afrique du Sud moderne, salué au niveau international comme un ardent défenseur des droits de l’homme et de la non-violence, Nelson Mandela est décédé le jeudi 5 décembre 2013.

Pour en savoir plus sur son parcours et sa pensée, une exposition virtuelle créée par le Nelson Mandela Centre of Memory en partenariat avec l’Institut Culturel Google permet de consulter en ligne de nombreuses archives personnelles, des travaux inédits ou des photographies : http://archives.nelsonmandela.org/home

Vous trouverez par ailleurs dans les collections de la bibliothèque Clignancourt plusieurs documents consacrés à Nelson Mandela ou à l’histoire de l’Afrique du Sud. En voici une petite sélection :

  • Un long chemin vers la liberté / Nelson Mandela ; autobiographie traduite de l’anglais (Afrique du sud) par Jean Guiloineau. Paris : Librairie Générale Française, cop. 1995.

Cote : 320.968 MAN

  • Nelson Mandela : au nom de la liberté / film documentaire réalisé par Joël Calmettes ; 1 DVD (2h02 min). Paris : Chiloé Productions, 2010.

Cote : 968 MAN

  • « Le temps est venu » : discours de Nelson Mandela lors de son investiture à la présidence de la République démocratique d’Afrique du Sud, 10 mai 1994 [traduit de l’anglais par Pascale Haas]. Paris : Éd. Points, DL 2010.

Cote : 323 MAN

  • L’ Afrique du sud : le long chemin vers la démocratie / Raphaël Porteilla. Gollion [Suisse] : Infolio, 2010.

Cote : 320.968 POR

  • Histoire de l’Afrique du Sud : des origines à nos jours / Bernard Lugan. Paris : Ellipses, 2010.

Cote : 968 LUG

Le labyrinthe de la fortune (1517), un livre unica du fonds rare, ancien et précieux de la bibliothèque Marcel Bataillon

            De nombreux volumes du fonds ancien[1] de la bibliothèque Marcel Bataillon sont considérés comme des unica. Ce sont des ouvrages rares, possédés par un seul établissement dans un réseau documentaire[2]. De plus en plus d’ouvrages anciens sont  numérisés et disponibles sur le web.

Nonobstant l’indéniable progrès de la numérisation, la Bibliothèque Marcel Bataillon conserve quelques éditions d’ouvrages qui n’ont pas encore été numérisés à ce jour. Ce sont de véritables bijoux de la littérature et de l’histoire en langue espagnole qui témoignent de l’évolution du goût et de la pensée dans la péninsule ibérique du Bas Moyen Âge – prerrenacimiento – jusqu’à l’Ilustración – fin du dix-huitième siècle.

Première de couverture Juan de Mena

Ainsi, le plus ancien volume daté de la Bibliothèque Marcel Bataillon est un exemplaire du fameux Labyrinthe de Fortune (1444) de Juan de Mena – imprimé à Séville en 1517 chez Jacobo Cronberger. Le poème, qui s’ouvre par des invocations à Calliope et Apollon, raconte l’itinéraire du poète qui est ravi par le char de Bellone et conduit ensuite au palais de la Fortune. Cette dernière lui présente trois roues, deux immobiles (représentant le passé et le futur) et une dernière qui bouge et qui représente le présent. Les roues sont composées par des cercles concentriques, déterminés par les sept planètes, d’après le système de Ptolémée. Le poème se clôt par la prédiction de la fortune au roi Juan III. Il y a une certaine unanimité de la part de la critique qui affirme qu’il s’agit d’un poème moral et politique[3]

Le Labyrinthe de la Fortune est le fruit de la redécouverte de la culture humaniste en Espagne et de l’adaptation de la langue espagnole à une nouvelle manière d’écrire la poésie, plus savante que celle employée au Moyen Âge. Certains spécialistes y voient un renouveau de la langue espagnole comparable à celui que Virgile insuffla au latin. Juan de Mena aurait ainsi retrouvé quelque chose comme « l’instrumentation incantatoire » dont parle Pierre Klossowski[4] à propos de L’Enéide.

Achevé d'imprimer Labyrinthe de Fortune

Achevé d’imprimer. L’exemplaire de Marcel Bataillon a une reliure en veau glacé datée du XVIIIe siècle, un encadrement au plat et un emblème de la « Biblioteca de Salvá ».

Fueron empremidas las ccc. del famoso poeta Juan de Mena en la muy noble ciudad de Sevilla: por Jacobo Cronberger aleman año de mil y quinientos y diezisiete a veinte y quatro de setiembre.

Les CCC du célèbre poète Juan de Mena furent imprimées dans la très noble ville de Séville par Jacob Cronberger, allemand, le quatre septembre de l’an  mille cinq cent dix-sept.


[1]  Le site Theleme de l’Ecole des Chartes fournit des conseils et recense les outils bibliographiques nécessaires à l’identification des livres anciens. http://theleme.enc.sorbonne.fr/cours/livres_imprimes_anciens/introduction

[2]  Pour la définition des unica se rapporter au site de l’Agence Bibliographique de l’enseignement supérieur (ABES) http://fil.abes.fr/2012/11/12/les-chiffres-du-sudoc-presque-60-dunicat/

[3] Pour la présentation de l’intrigue et une mise en contexte historique de l’ouvrage consulter l’édition critique du Laberinto de fortuna de Maxim Kerkhof.  Cote 8°5812 bibliothèque Marcel Bataillon.

[4] BATTESTI PELEGRIN, Jeanne, Avant-propos dans La poésie castillane de la fin du Moyen Age au début du Siècle d’Or : « Laberinto de Fortuna » Juan de Mena, « Poesías castellanas completas » Garcilaso de La Vega, Éditions du temps, 1997. Cote 8°5832  Bibliothèque Marcel Bataillon.

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Pourquoi y a-t-il un concert à la Bibliothèque ?!… C’est le COSU !

C’est la question que m’a posé l’un de nos étudiants au moment où la musique du COSU a changé l’ambiance de la Bibliothèque Clignancourt, laissant ses filaments de douceur caresser les oreilles des présents ! L’étudiant avait l’air surpris.

En effet, c’était le moment de la « Pause-musique » du COSU qui a lieu certains jeudis à 13H00 depuis l’inauguration du Centre Universitaire Clignancourt (entre le 16 et le 20 septembre 2013). Les prochains concerts organisés dans la bibliothèque auront lieu à 13h les jeudis 19 décembre, 13 février, 27 mars et 24 avril.

Le COSU, ou le Chœur & Orchestre Sorbonne universités, est un dispositif qui réunit deux cents choristes et une soixantaine d’instrumentistes majoritairement de l’UFR de musique et musicologie, encadrés par des musiciens professionnels. Le COSU accompagne les étudiants dans une politique pédagogique hautement programmée qui inscrit leurs activités musicales dans le paysage universitaire parisien, national et même international.

Pour la saison 2013-2014, le COSU organise tout un programme bien cousu de richesse musicale. Au menu de ces concerts : O Sacrum Convivium d’Olivier Messiaen ; les « Requiems » de Maurice Duruflé et de Gabriel Fauré ; la présentation de mélodies d’Henri Dutilleux ; Samson et Dalila de Camille Saint-Saëns, etc. Certains sont gratuits sous réservation et d’autres payants.

Signalons que le photographe Léon André à travers son exposition : « Exposition Regards | Musique » reflète dans chaque image prise un des délices musicaux du COSU.

Pour plus de détails sur le COSU, son programme de concerts et l’exposition photographique, visitez les liens suivants :

www.culture.paris-sorbonne.fr/cosu

http://www.culture.paris-sorbonne.fr/cosu/les-petites-formes-du-cosu/

http://leoandres.net/

 

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Formation aux ressources numériques en histoire

Illustration de 1786 disponible sur Gallica, la bibliothèque numérique de la BNF

L’informatique occupe de plus en plus une place fondamentale dans les pratiques des historiens. C’est pourquoi l’Urfist de Paris organise entre la fin de cette année et le début de l’année 2014 un cycle de formations sur les ressources numériques utiles à la recherche en histoire. Le premier atelier aura lieu le jeudi 12 décembre, à la Bibliothèque interuniversitaire de la Sorbonne (BIS), de 9h30 à 12h30. Les inscriptions sont gratuites et se font en ligne directement sur le site de l’Urfist.

L’objectif principal de cette première séance est de présenter aux professionnels de l’information et aux historiens, toutes périodes confondues, un panorama critique des ressources documentaires numériques qui leur sont actuellement disponibles : instruments de recherche, bases de données, périodiques électroniques, entre autres.

Les intervenants, tous issus de centres de références dans le domaine, feront également connaître l’offre proposée par leurs établissements. Il s’agit de Gaëlle Béquet, directrice de la bibliothèque de l’École nationale des chartes ; Catherine Breux-Delmas, de la BIS, responsable du CADIST[1] d’histoire médiévale et moderne ; Sébastien Dalmon, aussi de la BIS, responsable du CADIST Antiquité ; et Jean-Jacques Petit, de la bibliothèque de documentation internationale contemporaine (BDIC), responsable du CADIST Relations internationales et monde contemporain.

A la fin de la rencontre, une table ronde sera aussi l’occasion d’échanger entre les intervenants et le public, ainsi que de discuter d’autres questions liées au thème, comme la complémentarité entre ressources papier et électroniques, le contexte et les changements inhérents au numérique, les licences nationales, etc.

Nous vous rappelons également que les bibliothèques de Paris-Sorbonne proposent aux étudiants en master et en doctorat des ateliers individuels de formation à la recherche documentaire électronique. Pour plus d’informations, adressez-vous aux moniteurs-étudiants Giovana Pastore et Juan Carlos Rendon.


[1] Un centre d’acquisition et de diffusion de l’information scientifique et technique (CADIST) est un établissement chargé, pour une discipline donnée,  d’acquérir et de diffuser la documentation française et étrangère la plus complète possible.

Host, une nouvelle revue à Malesherbes

hostAu kiosque de la bibliothèque Malesherbes, une nouvelle revue pour nos lecteurs « tchéquisants »

Créée en 1985 sous forme de « samizdat » (publication clandestine), Host a paru une fois par an jusqu’en 1989, date de sa « légalisation ».

Après avoir changé plusieurs fois sa périodicité, sa taille et son contenu, elle est devenue depuis 1999 une revue mensuelle, reconnue comme l’un des périodiques « culturels » les plus importants de la République tchèque.

Centré sur la littérature et la critique littéraire tchèques, on y  aborde aussi la littérature mondiale, la philosophie, l’histoire, l’histoire de l’art…

Bonne lecture !

Catherine Bourgade et Françoise Podouchko