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Charles Bukowski, correspondance

Vingt ans après la mort de l’écrivain-poète Bukowski, son œuvre ne s’essouffle pas et les hommages continuent de nous parvenir. Célèbre pour son passage remarqué dans Apostrophe, devant un Bernard Pivot médusé, le californien tantôt SDF ivrogne vivant de boulots de rien, tantôt conducteur de BMW, sera adopté en Europe, et son œuvre vit toujours aujourd’hui.

Charles Bukowski, Correspondance 1958-1994

Charles Bukowski, Correspondance 1958-1994

Adaptations cinématographiques, publications inédites, rééditions de recueils de poèmes, documentaires…

Dans sa correspondance, Bukowski apparait tout d’abord comme on se l’imagine : adepte de la boisson, des champs de courses et des femmes, dans un ordre qui peut varier selon les humeurs.

L’auteur des Contes de la folie ordinaire et d’Au sud de nulle part reste fidèle à lui-même, à son style de vie, à son style de littérature, intègre dans son œuvre comme dans sa vie, sans fard ni paillettes, brut et sauvage.

Cette correspondance débute en 1958, où Bukowski réintègre les services postaux fédéraux pour subvenir a minima à ses besoins. Mais son besoin le plus important restera la littérature et c’est en excessif encore une fois qu’il s’astreindra à écrire chaque nuit durant, faisant fi des courriers de refus s’accumulant dans sa boite aux lettres…

Subversif dans son style, on s’aperçoit que c’est en toute connaissance de cause qu’il prendra  licence des usages établis en matière de littérature. Car celui qui s’imagine Bukowski en ivrogne ignorant fait fausse route. Dans ses lettres, c’est Dostoïevski, Tourgueniev, Céline, Fante, Li Po, Mahler qui reviennent comme des compagnons de route fidèles, respectés et admirés.

Nous le quitterons en 1994, vieillard, malade, mais auréolé d’un succès mondial, se rendant aux champs de courses en voiture de luxe et sirotant des grands vins du bordelais. Dans ses dernières lettres, pas de rancœur, de regrets ou de jalousie mais l’amour, la joie et la célébration des plaisirs simples du quotidien ; sa femme, son chat, ses amis, l’art.

Sa vie durant, il gardera chevillés au corps sa passion, son rêve, son talent unique, et son amour de la poésie,  des chevaux de l’hippodrome de Hollywood Park, des femmes, de la vie…

Retrouvez le livre « Correspondance » de Charles Bukowski à la BU de Clignancourt.

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