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Archives pour 03/2014

Pr François Moureau & la Littérature du Voyage

Professeur émérite à l’université Paris-Sorbonne, le Professeur François Moureau est un spécialiste de l’histoire du théâtre entre Classicisme et Lumières mais également de l’histoire des voyages.

Il a  fondé et dirigé de 2000 à 2012 à la Sorbonne, le Centre de Recherche sur la Littérature des Voyages.

Il obtient par deux fois divers prix de l’Académie Française en 1980 et en 2007.

Il est membre, depuis 2005, de l’Académie royale flamande de Belgique des Sciences et des Arts et depuis 2009, commandeur de l’ordre des Palmes académiques, décoration créée en 1808 par Napoléon Ier afin d’honorer les membres éminents de l’Université

Un volume de Mélanges lui a été offert en novembre 2012 lors d’une cérémonie en Sorbonne :

« Le livre du monde et le monde des livres – Mélanges en l’honneur de François Moureau »

lemondedeslivresUn  livre qui fait voyager : dans le temps tout d’abord puisque, s’il privilégie les XVIIe et XVIIIe siècles, il part du XVIe et pousse jusqu’au XXe.

Dans les domaines abordés ensuite, car il suit les avancées du professeur François Moureau, dans les multiples secteurs de sa recherche : de l’histoire du livre et de la presse jusqu’aux métamorphoses du théâtre classique en passant par les récits de voyages.

Ce dernier domaine, qui mobilise la plus grande partie, correspond par définition à une troisième sorte de voyage, le voyage géographique.

Dernièrement, le professeur François Moureau a fait un nouveau don de 12 ouvrages à la bibliothèque Serpente où se trouve déjà un important fonds sur la littérature du voyage créé à son initiative et référencé sous la cote : 808.803 55

Littérature du Voyage – Dons du Pr Moureau – Février 2014

Les Alpes et leurs imagiers – Voyage et histoire du Regard de Claude Reicher

A la découverte de la Palestine – Voyage français en Terre Sainte au XIXème siècle

La République en voyage 1770-1830 –  Gilles Bertrand et Pierre Serna

Voyages de M. de Malesherbes dans le Sud-Ouest – Le regard d’un homme exceptionnel sur l’Aquitaine du XVIIIème siècle – Pierre Tucco-Chala

Analogie et récit de voyage – Voir, mesurer, interpréter le monde – Alain Guyot

Sguradi sul Mediterraneo – Studi a marginedel convegno internazionale : Genoa, Columbus and the Mediterranean – A cura di Paola Valenti

Tra I palazzo di via Balbi – Storia della Facoltà di Lettere e Filosofia – Giovanni Assereto

Verspätete Ankunft Montaigne Journal de Voyage im 18.Jahrhundert. Rezeption eines frühneuzeitlichen Textes – Wolfgang Adam

James et Elizabteh Cook en leurs lettres d’Océanie (roman épistolaire) – Michel Bideaux

Tangence, n° 90 : Nouvelle-France : fictions et rêves compensateurs – Marie-Christine Pioffet

- Relations polono-suisses au XVIII siècle – Nouvelle approches – Marek Bratun

- Le voyage de Pétersbourg à Moscou – Rodolphe Baudin

Fonds Pr Moureau - Fev 2014      Serpente - Littérature du Voyage - Pr Moureau - Fev 2014 (3)

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jeudi 27 mars :nouveau concert du petit choeur du COSU à la bibliothèque Clignancourt

Charles Ier d'Orléans

Charles d’Orléans, en habit de chevalier de la Toison d’or

Le 27 mars prochain, au sein de la bibliothèque Clignancourt, nous aurons le plaisir d’accueillir Ariel Alonso, chef de chœur du Chœur et Orchestre Sorbonne Université (le COSU, pour les intimes), dans une formation réduite. Nous entendrons à cette occasion des œuvres en résonance avec la saison française du COSU : des Chansons de Debussy, de Ravel et de Poulenc. Ce sera pour les étudiants une bonne répétition pour leur concert du lundi 31 mars au Réfectoire des Cordeliers  à 20h30, dont voici le programme complet, donné sur leur site :
Debussy, Trois chansons
Ravel, Trois chansons
Poulenc, Quatre Motets pour un temps de pénitence
                Chansons françaises
Chœur Sorbonne Universités
Ariel Alonso, direction

 

Le Petit Chœur Sorbonne Université nous fera entendre ce jeudi Debussy, Ravel et une partie des Chansons françaises de Poulenc. Ces œuvres sont régulièrement chantées dans un même programme pour leur beauté bien sûr, mais aussi parce qu’elle représentent la redécouverte au vingtième siècle d’une grande tradition de musique chorale alliée à à la redécouverte de poètes anciens, tels que Charles d’Orléans pour Debussy. Quant à Ravel, il compose ses textes lui-même, dans un style populaire : d’ailleurs voilà ce que disait Tristan Klingsor à propos des textes de Ravel : « Il a donné lui-même le plus pur de son cœur avec les Trois chansons. Je ne parle pas seulement de la musique, du ravissant arrangement des voix, ni du tour mélodique cette fois vraiment proche du populaire; je parle des textes eux-mêmes. Ravel adorait la féerie puérile. Cet agenceur madré de croches et d’instruments avait en lui le plus frais des jardins secrets. Ce mathématicien de l’orchestre conservait des ingénuités de grand enfant. Le folklore ressuscite dans les poèmes de Ravel, avec ses familiarités, ses étrangetés, ses rapprochements singuliers. Comment a-t-on pu parler de sécheresse à son sujet? »

Francis Poulenc, lui, est multi-facettes : il compose à la fois des chansons tirées du vieux répertoire populaire français, et amorce la renaissance de la musique religieuse pour chœur a cappella dans ces magnifiques « motets pour un temps de pénitence »,  qu’il vous sera  donné d’entendre si vous allez les écouter le 31 mars. Membre du « Groupe des six » et en réaction avec la musique de l’école de Vienne alors en vogue à cette époque, Poulenc n’a jamais cessé de défendre le style français, dans toutes ses compositions, et notamment vocales et chorales.

Venez nombreux à la Bibliothèque Clignancourt, ce sera, comme toujours, un merveilleux moment musical à partager ensemble.

Service de reprographie pour lecteurs extérieurs

Après avoir découvert comment un étudiant de Paris 4 pouvait utiliser notre service de reprographie, voyons maintenant la situation d’un lecteur extérieur. Attention, cette rubrique s’adresse UNIQUEMENT à une personne qui n’aurait pas en sa possession une carte d’étudiant de Paris Sorbonne. En aucun cas vous ne devez lire ce qui suit si vous êtes en possession d’une telle carte, cela ne vous concerne pas.

Vous êtes étudiant d’une autre faculté de Paris ? Voire étudiant de la lointaine et hostile province, ou bien simplement un utilisateur de la bibliothèque, vous ne possédez donc pas de carte d’étudiant de Paris Sorbonne ; cet article va vous aider à utiliser notre service de reprographie.

Commençons tout d’abord par étudier votre demande. Vous souhaitez simplement
faire quelques photocopies ?  Il vous faudra acheter une carte sur la borne de
rechargement situé au rez-de-chaussée.

Choisissez l’option « achat carte » et introduisez ensuite votre argent ;
par pièce ou billets. Attention, cet appareil ne rend pas la monnaie !
Pour rappel, le prix initial de la carte est de 2 euros. Pour pouvoir
photocopier tout de suite, vous devrez donc mettre au minimum 2.50 euros.

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Interface pour l’achat d’une carte.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Une fois la carte en votre possession, rendez-vous sur l’un de nos 3 photocopieurs et passez votre carte sur le lecteur de carte. Vous retrouverez alors le crédit disponible et vous pourrez commencer votre travail !

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Voici la carte qui vous permettra d’utiliser nos services.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Si vous souhaitez imprimer un document depuis un ordinateur de notre bibliothèque ou depuis votre ordinateur portable, c’est possible également. Voici la marche à suivre :

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Interface pour la création d’un compte de lecteur extérieur

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Tout d’abord vous devrez acheter une carte comme il est indiqué plus haut.Seulement, une fois votre carte achetée et créditée, rendez-vous sur ce site afin de créer votre compte.
Choisissez ensuite l’option « créer un nouveau compte ». Renseignez les différents champs indiqués.

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Lien pour la création d’un nouveau compte.

Vous aurez ensuite accès à la même interface qu’un étudiant de Paris Sorbonne. La marche à suivre sera alors identique.  Pour rappel : Sélectionnez dans la catégorie «  Services cloud », «Dépôt et impression de fichier».

Sélectionnez ensuite «  uploadez votre document ou image » et choisissez le ou les documents à télécharger.

Vous pouvez ainsi ajouter tous les documents que vous souhaitez imprimer, pour aujourd’hui ou pour plus tard !

Une fois l’opération de chargement effectuée, vous pouvez vous déconnecter. Il faudra vous rendre dans l’un des 3 espaces de reprographie de la bibliothèque ( un sur chaque niveau, n’attendez pas au rez-de-chaussée qu’une place se libère ! )

Passez ensuite votre carte sur le lecteur de carte, et appuyez sur l’option « impression ». Le système va alors vous demander de vous identifier. Attention, votre identifiant est l’adresse email que vous avez renseigné lors de la création de votre compte.
Une fois connecté, vous devriez alors retrouver les documents que vous avez uploadé sur votre espace de stockage en ligne. Choisissez le ou les documents à imprimer et vous avez alors accompli votre mission !

Bien sûr, le personnel en salle est à votre disposition pour vous aider : n’hésitez pas à nous solliciter.

Histoire et dictionnaire de la Gendarmerie

Jean-Noël Luc est professeur  d’histoire contemporaine à l’université Paris-Sorbonne où il a déjà dirigé plus de 130 travaux et organisé de nombreux colloques sur l’histoire de la gendarmerie.

Entre 2000 et 2013, le séminaire de recherche ouvert à Paris-Sorbonne sur l’histoire de la gendarmerie et des autres forces de sécurité a produit 165 travaux universitaires, fourni la matière de 28 ouvrages et permis d’organiser 7 colloques et journées d’études en partenariat avec le SHGN (Service Historique de la Gendarmerie Nationale).

Chaque mardi de 17h à 19h, il dirige un séminaire à la Maison de la Recherche : « Histoire de la gendarmerie et des gendarmes, comme acteurs de l’identité nationale, de la régulation sociale et de la défense du territoire ». Collaborateur scientifique du Service historique de la Gendarmerie nationale, il est l’auteur de nombreux articles, thèses et ouvrages.

histoire-et-dictionnaire-de-la-gendarmerieDans son dernier livre : «Histoire et dictionnaire de la gendarmerie – De la maréchaussée à nos jours » Jean-Noël Luc conduit la partie historique destinée à un vaste public. Ainsi pourrez- vous choisir d’aborder son ouvrage de manière :

–  chronologique et découvrir la maréchaussée et la gendarmerie à l’épreuve des siècles : de la Guerre de Cent ans à l’Empire, en passant par la Révolution.

–  thématique et rencontrer les gendarmes des villes et ceux des campagnes : des battues contre les loups aux opérations estivales de sécurité routière, par exemple.

–  lexicale en vous plongeant dans le dictionnaire de la gendarmerie.

Vous y découvrirez qu’en langage populaire on appelle un gendarme : un balai, que le chapelet de Saint François à la fin du XIXème siècle, « est une entrave dont les gendarmes font usage pour lier les poignets des détenus », ou bien encore que l’expression « dormir en gendarme » signifie dormir d’un œil.

Enfin et pour la première fois cet ouvrage complet vous fera découvrir le gendarme dans l’imaginaire : de la littérature à la télévision, en passant par la bande-dessinée et le cinéma.

Petit histoire de la gendarmerie :

La gendarmerie est la fille de la maréchaussée, force militaire née au 12ème siècle, chargée au départ de surveiller « les gens de guerre et pillards » pendant et après la Guerre de Cent Ans.

Un édit de Paris daté de 1536 étant le domaine de la maréchaussée en lui permettant de poursuivre d’autres criminels que les gens de guerre.

Au 18ème siècle, la maréchaussée est en sous-effectif avec 3 300 hommes pour 26 millions de français. C’est en 1791 qu’elle prend son nom actuel de gendarmerie. Sous la tutelle du ministère de la Guerre, la gendarmerie occupera une place de premier plan dans le dispositif militaire de Napoléon Ier.

Entre 1815 et  1848, le pouvoir royal se méfie de cette institution issue de la Révolution.

Avec Napoléon III et la IIIème République, la gendarmerie revient sur le devant de la scène : son caractère militaire est réaffirmé et ses effectifs sont augmentés.

Pourtant ce n’est qu’à la fin de la Première Guerre mondiale que la gendarmerie connaît un véritable essor. Dans les années 20, les forces de gendarmerie mobile sont créées et une direction autonome de la gendarmerie est mise en place au sein du ministère de la Guerre.

Avec l’arrivée des allemands durant la Seconde Guerre mondiale, la gendarmerie dépend du régime de Vichy et est forcée de collaborer avec l’occupant, ce qui n’empêchera pas certains gendarmes et officiers de faire acte de résistance.

Avec les années 70, la gendarmerie se féminise puis se modernise avec la création, entre autres, du GIGN.

Depuis 2009, la Direction Générale de la Gendarmerie Nationale quitte le Ministère de la Défense pour se rattacher au Ministère de l’Intérieur où elle rejoint la Police nationale et les sapeurs-pompiers.

Sélection Bibliographie de la Bibliothèque Serpente :

Fonds constitué pour les étudiants de licence et master suivant le cursus « Force de l’ordre, sécurité intérieure et Défense » en histoire contemporaine.

- Histoire de la maréchaussée et de la gendarmerie – Guide de recherche – Sous la dir. de Jean-Noël Luc

Cote Bibliothèque Serpente : 355.309 44 LUC

En ligne sur : www.servicehistorique.sga.defense.gouv.fr

- Gendarmerie, État et société au XIXe siècle – Sous la direction de Jean-Noël Luc

Cote Bibliothèque Serpente : 355.309 034 gen

- Bibliographie de l’histoire de la gendarmerie – Edouard Ebel, Ronan L’Hereec et Jean-Noël Luc

En ligne sur : www.servicehistorique.sga.defense.gouv.fr/

- Figures de gendarmes – Paru dans « Sociétés et représentations » n°16 – Jean-Noël Luc

En ligne sur : www.cairn.info

 

Publications récentes d’historiens de la gendarmerie formés à Paris-Sorbonne :

 

- Les gendarmes belges, français et néerlandais à la sortie de la Deuxième Guerre mondiale. (Thèse) – Jonas Capon

- Les gendarmes en Corses, 1927-1934 : de la création d’une compagnie autonome aux derniers bandits d’honneur. (Master) – Simon Fieschi

- Les gendarmes face aux crimes durant l’entre-deux-guerres – Benoît Haberbusch (SHD)

- La gendarmerie au Mexique, 1861-1867. La première OPEX de gendarme français. (Master) – Adrien Kippeurt

- Servir Napoléon. Policiers et gendarmes dans les départements annexés (1796-1814) – Aurélien Lignereux

(Ouvrage en commande)

- La gendarmerie dans la Grande Guerre. « Forcer, au besoin, leur obéissance ». (Thèse électronique accessible en intranet) – Louis Panel

NB : Prix Mondes en paix, Mondes en guerre 2013, pour la 1ière fois attribué à un ouvrage consacré à la gendarmerie

(Ouvrage en commande)

 

Gustave Doré dans les collections des Bibliothèques de Paris-Sorbonne

Du 18 février au 11 mai 2014, Le Musée d’Orsay présente une exposition sur l’œuvre de l’illustrateur Gustave Doré. A cette occasion, nous vous proposons un tour dans les collections des différentes bibliothèques de Paris-Sorbonne, pour préparer une éventuelle visite ou découvrir le travail du « plus illustre des illustrateurs. »

Un des précurseurs de la Bande Dessinée

Publié à 12 ans, employé par un journal satirique à 15 ans, Gustave Doré (1832-1883) a un talent précoce pour le dessin. De 15 à 18 ans, il signe quatre albums qui seront plus tard identifiés comme faisant partie des prémices de la bande dessinée : Les Travaux d’Hercule (1851), Trois artistes incompris et mécontents (1851), Désagréments d’un voyage d’agrément (1851) et Histoire pittoresque dramatique et caricaturale de la Sainte-Russie (1854). Ces albums se distinguent par l’inventivité dont le jeune illustrateur fait preuve  de page en page.

A consulter : Histoire pittoresque, dramatique et caricaturale de la Sainte Russie : d’après les chroniqueurs et historiens Nestor, Nikan, Sylvestre, Karamsin, Ségur, etc. / commentée et ill. de 500 dessins par Gustave Doré Disponible à la bibliothèque Malesherbes. Cote: QRU 1806 (à demander aux bibliothécaires).

Un des grands illustrateurs de la littérature classique

Cependant, Gustave Doré cherche à s’établir professionnellement, et abandonne la veine comique. Il s’installe à Paris, où il obtient des commandes pour illustrer les œuvres classiques d’auteurs comme Rabelais, Milton, Dante, Lord Byron … Il illustre les œuvres de Balzac, et le Don Quichote de Cervantes.

La Barbe-Bleue confiant la clé-fée, extrait des Contes de Perrault, édités en 1862.

La Barbe-Bleue confiant la clé-fée, extrait des Contes de Perrault, édités en 1862.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

A consulter : L’Enfer / de Dante Alighieri; avec les dessins de Gustave Doré; trad. française de Pier-Angelo Fiorentino. Paris : Ed. Lidis, 1980. Reprod. de l’édition originale de 1868. Disponible à la bibliothèque Malesherbes. Cote : QIT-1650 (à demander aux bibliothécaires).

The Raven / Edgar Allan Poe; illustrated by Gustave Doré; with comment by Edmund C. Stedman. [Gloucester] : Dodo Press, [2007]. Disponible à la bibliothèque Clignancourt. Cote : EU 81 POE 3 rav.

El ingenioso hidalgo Don Quijote de la Mancha / Miguel de Cervantes Saavedra; ed. IV centenario adornada con 356 grabados de Gustavo Doré. Madrid : Ed. Castilla, S.d. Réimpression : 1966. Disponible à la Bibliothèque des Ibériques. Cote : 3H99 (à demander aux bibliothécaires)

Les contes de Perrault / préface de Pierre-Jules Hetzel, illustré par Gustave Doré. Paris : ed. de Lodi, 2003. Disponible à la Médiathèque Batignolles de l’ESPE de Paris. Cote : J C PER.

Un illustrateur engagé

Particulièrement reconnu en Grande-Bretagne, suite à son travail sur la Bible, il ouvre une galerie à Londres en 1867, et se voit proposer de travailler sur un livre représentant les différents aspects de la ville de Londres. Cet ouvrage est très décrié lors de sa parution en raison de l’insistance de Gustave Doré à représenter la pauvreté de certains quartiers. Soucieux de décrire le monde dans sa réalité, il s’est en effet livré à un travail d’enquête dans les différents quartiers en compagnie de son co-auteur, Blanchard Jerrold, et de deux inspecteurs de police.

Over London by rail, image extraite de London, a pilgrimage, édité en 1872

Over London by rail, image extraite de London, a pilgrimage, édité en 1872

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

A consulter : Londres / de Gustave Doré ; prés. par Bernard Noël. Paris : A l’Enseigne de l’arbre verdoyant : A. Colin, 1986. Disponible à la bibliothèque Clignancourt. Cote : 1 Arts, Musicologie – 709.2 DOR 1

 

Un artiste aux nombreux talents

Tout au long de sa carrière, dessin et gravures ne seront qu’une partie de son abondante production : il peint de nombreuses toiles, et une partie de ses sculptures sont encore visibles dans Paris de nos jours.

A consulter : Gustave Doré, un peintre né : exposition au Monastère royal de Brou, 12 mai-16 septembre 2012. [Paris] : Somogy Éditions d’art, impr. 2012. Disponible à la bibliothèque Michelet. Cote : CAT* 2012-66 (à demander aux bibliothécaires).

Il décède à Paris en 1883, en laissant une œuvre imposante qui inspirera nombre d’illustrateurs et de cinéastes.

Le travail et la carrière de Gustave Doré permettent d’aborder le rôle des illustrateurs au XIXe siècle : souvent autant artistes qu’illustrateurs de presse, ils anticipent le rôle que tiendront les photographes au siècle suivant. Dans leurs dessins,  ils s’attachent à dépeindre la dureté du monde.

A consulter : Le métier d’illustrateur, 1830-1880 [Texte imprimé] : Rodolphe Töpffer, J.-J. Grandville, Gustave Doré / Philippe Kaenel. Genève : Droz, 2005. Disponible à la Bibliothèque Michelet. Cote : 745.409 03 KAE

Les collections des bibliothèques de Paris-Sorbonne comprennent bien d’autres ouvrages sur Gustave Doré et l’illustration. Le catalogue en ligne vous permettra de les localiser.

Bibliographie pour l’Agrégation d’italien 2014

Le fonds d’italien de la bibliothèque Malesherbes est l’un des plus riches de France, aussi la bibliographie pour l’Agrégation d’italien 2014 concoctée par la bibliothèque est très copieuse -mais non exhaustive ! – afin que chaque agrégatif y puise selon ses besoins et selon l’avancée de son travail.

Trilogia della villeggiatura / Carlo Goldoni

Trilogia della villeggiatura / Carlo Goldoni

 

 

Pour accéder à la bibliographie:

Bibliographie Agrégation Italien 2014

Vous pouvez venir consulter ou emprunter ces ouvrages à la bibliothèque Malesherbes.

In bocca al lupo !

Thomas Arnal

La collection de papyrus de la Sorbonne

(Suite du billet publié le 26 février). Certes le travail papyrologique est possible à partir des excellentes reproductions que l’on est capable de faire aujourd’hui. Il y a déjà ainsi de quoi servir honorablement la science. Mais avouez que c’est tout de même encore plus sympathique avec un vrai papyrus « en fibre et en encre » entre les doigts … ou plutôt entre la pince à épiler et sous la loupe, car attention : c’est très fragile ! Car oui, votre université est pour ainsi dire la seule en France à concrètement posséder plus de 3000 fragments de papyrus. D’ailleurs, si jamais vous êtes motivé, à peine la moitié a pu être éditée en un siècle, depuis Pierre Jouguet. Dans ce lot, certains papyrus sont désormais célèbres et, par exemple, assez fréquemment réclamés pour des expositions.
Pierre Jouguet, en fondant l’Institut de Papyrologie, a donc fait coup double, en fondant en réalité une bibliothèque de papyrologie et une collection de papyrus. Il faudra bien plusieurs billets sur ce blog pour vous détailler cette collection patrimoniale ! Précisons ici juste quelques éléments.

Nos plus vieux papyrus remontent au 4e s. avant J-C. Les plus récents datent, eux, du Moyen-Age. En effet, contrairement à ce que l’on pense trop souvent, le document sur papyrus n’a pas disparu subitement pour laisser place au document sur parchemin (cf. les manuscrits enluminés médiévaux) ou sur papier. Avec sa production de papyrus depuis trois millénaires avant J-C., l’Egypte avait une sorte de monopole du support de l’écriture. C’est pourquoi Pergame, en Asie Mineure, imagina dès le 2e s. avant notre ère d’écrire sur des peaux traitées. Elle appela ce nouveau produit « parchemin », en référence à son propre nom (puisque « parchemin » se dit « pergamina » en latin). Parchemin (Institut Papyrologie) Cela n’empêcha évidemment pas la production de papyrus de continuer jusqu’au 9e / 10e s. Il y eut donc les deux supports d’écriture en concurrence pendant de longs siècles !
Plusieurs langues sont représentées : grec et latin bien évidemment, mais aussi arabe et la langue égyptienne sous ses différentes formes (copte, démotique, hiératique et hiéroglyphe).

Notre collection, telle une bibliothèque lambda, est divisée en plusieurs fonds. En effet, chaque lot de papyrus a sa propre histoire. Certains, par exemple, proviennent directement de campagnes de fouilles. D’autres, furent achetés dans les années 60 et 70, tandis que d’autres encore furent légués à la Sorbonne. C’est ainsi, par exemple, qu’un célèbre savant du siècle dernier, Théodore Reinach, Reinach (Wiki) choisit de léguer à notre Université en 1930 sa collection patiemment acquise pendant près de vingt ans. Enfin, quelques établissements, comme l’EPHE ou le CNRS, nous demandent de conserver leur fonds.
Par ailleurs, indépendamment de ces répartitions en fonds, chaque document est inventorié, comme n’importe quel livre ou objet en bibliothèques ou musées. Sans nous vanter, parmi tous ces numéros, nous avons quelques belles pièces.Certains papyrus ont par exemple de la couleur, des dessins, un sceau toujours intact, etc. Si la curiosité est trop forte, vous pouvez toujours regarder gratuitement quelques-uns de nos papyrus sur notre site internet . Mais tous sont loin d’y être ! En effet, ceux qui sont encore inédits n’y apparaîtront pas, afin d’en garder tout simplement l’exclusivité de l’édition. Enfin, beaucoup ont un grand besoin de restauration avant d’être étudié, ou même photographié ! OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Il n’y a donc bien évidemment pas à proprement parler à la Sorbonne de bibliothèque composée uniquement de papyrus, qu’il suffirait de retirer sur une étagère pour les lire. Cependant, vous savez désormais que votre université possède de vrais papyrus, nécessitant une bibliothèque d’appui dans laquelle vous êtes les bienvenus…

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Partez en voyage sans quitter Paris!

En ce doux hiver, vous ressentez le besoin de vous dépayser et vous n’avez pas l’intention de partir avant les prochaines grandes vacances? Plongez-vous dans « le Monde à Paris » de Dominique Lesbros aux éditions Parigramme.

le-monde-a-paris-co-4f91959076058Ce joli livre illustré, acquis à la bibliothèque Clignancourt pour le fonds Emploi – Vie pratique, vous propose de vous imprégner de la culture de pays des cinq continents sans quitter Paris.

Pour chaque pays cité, vous trouverez une courte introduction à sa culture ainsi que les adresses des centres culturels (italien, canadien, coréen, iranien… )  et musées, mais également les adresses des librairies spécialisées (russe, polonaise, portugaise, anglaise…),  des épiceries (anglaise, indienne, japonaise, brésilienne…) des restaurants (éthiopien, péruvien, …), des centres d’artisanat (latino-américain…) et des lieux de culte (chinois, américains, grecs, suédois…). De quoi vous donner envie de passer un bel après-midi au musée Guimet (musée national des Arts asiatiques) ou au musée du quai Branly, de préparer un succulent sernik (gâteau au fromage blanc polonais) en écoutant la musique d’un tango argentin ou de flâner dans le quartier de Chateau-Rouge.

 

Bonne promenade dans le Paris cosmopolite!

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