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Archives pour 04/2014

Exposition « L’art en fusion »

Art en fusion

Le musée de l’Orangerie a présenté, en collaboration avec le musée Dolorès Olmedo de Mexico, une exposition consacrée au couple mythique incarné par Diego Rivera (1886-1957) et Frida Kahlo (1907-1954).

L’originalité de cette exposition était de montrer à la fois la différence de leur univers pictural et aussi leur complémentarité.

Diego était un peintre tourné vers le monde et l’histoire, exaltant l’âme du peuple mexicain, un peuple marqué par ses guerres : de la conquête espagnole (1519) à la guerre d’indépendance (1810), de la guerre des Pâtisseries (1838) à la guerre américano-mexicaine (1846), de la révolution de 1910 à la seconde guerre mondiale… Dans ses fresques, Diego a dépeint les traumatismes vécus par son peuple et a donné une vision poétique de ses souffrances.

Frida dans un registre plus intimiste, a suivi  la même trajectoire. Elle a évoqué les souffrances de sa vie en apportant une autre dimension : celle de la distanciation. Elle a donné à voir et à sentir l’universalité de la souffrance humaine ; son travail pictural était une manière de la dominer, de la transformer en vision poétique, en force créatrice.

Tous deux étaient unis dans l’amour de la terre mexicaine, mère patrie qui les régénérait.

Cette exposition nous a inspiré l’achat d’un nouvel ouvrage pour la bibliothèque Marcel-Bataillon : Frida Kahlo la peintre et son œuvre. Cote 4-1075

Hanan Ben Selma

Categories: Non classé, Question de fonds Tags:

Devinette n°1

Où a été prise cette photographie?   Dans une bibliothèque ou dans un musée d’art moderne?

A vous de jouer !

graffitti

Où se cache l’indice?

Parce qu’il y en a un.  Regardez bien.

 

La réponse à la devinette:

Il fallait repérer la couleur acajou du mobilier de la bibliothèque Malesherbes que tous les lecteurs assidus  de cette bibliothèque connaissent bien : il s’agit d’une table de travail de la salle C.  Nous étions donc à la bibliothèque Malesherbes et non dans un musée d’art moderne.

 

Les graffiti sur les tables de travail détériorent le mobilier et impliquent des frais de remplacement qui pourraient être utilisés à l’achat de livres ou de matériel approprié à la bibliothèque.

Prenez soin de votre environnement de travail

Un nouvel espace à la bibliothèque Serpente … et le 1er n° de sa « news » !

La bibliothèque Serpente inaugure en ce mois d’avril un espace entièrement dédié aux besoins de la recherche en sciences humaines. Ce fonds, qui pourrait s’apparenter à la « documentation professionnelle » de l’apprenti chercheur ou du chercheur plus confirmé, a reçu une cote spécifique afin de bien le différencier du reste des collections en libre-accès. C’est la cote IST (pour Information Scientifique et Technique). Elle est subdivisée en 6 sous- classes correspondant à de grandes thématiques : IST a (pour droit d’auteur et bibliométrie), IST c (pour concours agrégations), IST m (pour ce qui a trait à la méthodologie/formation), IST n (pour les outils numériques en SHS), IST t (pour thèse et mémoire), IST u (pour le monde de l’Université).

Cela représente environ une cinquantaine d’ouvrages, qui étaient jusque là disséminés dans le fonds général ou professionnel de la bibliothèque, et donc plus difficilement visibles. Le fonds sera régulièrement enrichi par de nouvelles acquisitions dont voici une sélection des plus récentes :
Politiques universitaires et politiques de développement/dir. Alain Renaut (PUPS)
politiques  Les mobilités étudiantes/Valérie Erlich (Documentation Française)
Dis moi qui te cite, et je saurai ce que tu vaux/Pascal Pansu, …(PUG)
L’histoire contemporaine à l’ère numérique/Frédéric Clavert (Peter Lang)
Le traitement des données en histoire et sciences sociales/Martine Cocaud

Un peu plus anciens, mais essentiels :
L’art de la thèse /Michel Beaud (La découverte)
Un genre universitaire : le rapport de soutenance de thèse/Claudine Dardy (PUS)
La formation des doctorants à l’information scientifique et technique/dir. M. Durand-Barthez (Enssib)
Le mémoire de master/Michel Kalika (Dunod)
Faire profession d’historien/Patrick Boucheron (PUPS)
Le traitement des données en histoire et sciences sociales/Martine Cocaud (PUR)

Fonds Ist 3En plus des ouvrages, le fonds est constitué également de « dossiers d’actualité » rassemblant des articles parus dans le Monde.fr principalement sur le thème de la bibliométrie, mais aussi des numéros thématiques de revues en sciences de l’information. On y trouve des informations sur le droit d’auteur, les réseaux de l’IST, les ressources pédagogiques numériques (MOOCS…),  les modalités et règles de l’Open Access. Sans oublier les aide-mémoire du doctorant de Paris-Sorbonne et du MESR, la bibliographie complète du programme de l’agrégation d’histoire contemporaine ou encore les formations de l’URFIST etc…
A la différence des livres, ces dossiers sont à consulter sur place ou à photocopier.
Ce fonds est situé à côté de celui sur la littérature du voyage (après tout la recherche peut aussi s’apparenter à une forme de voyage…)

La bibliothèque Serpente lance également en ce mois d’avril sa « newsletter» où sont rassemblées toutes les informations du mois. Au sommaire, outre la présentation du nouveau fonds : thématique en lien avec l’actualité, nouvelles acquisitions, formations, agenda ( rencontre avec des auteurs, séminaire…). Vous y trouverez même une annonce d’un « genre » un peu particulier, mais chut, c’est un « scoop » !

La Maison de la Recherche entourée de fantômes …

La force de l’habitude et le manque de curiosité nous amènent souvent à négliger le passé.

Combien sommes-nous, en effet, à nous demander ce qui a bien pu se passer ici ou là ? Qui a vécu ici ? Pourquoi ce nom de rue ? Etc.

Figurez-vous que, de la rue Hautefeuille à la rue de l’Eperon en passant par la rue Suger et bien d’autres encore, d’innombrables fantômes nous observent.

Ils sont les témoins discrets et silencieux de l’évolution et de l’histoire du quartier à travers leur propre histoire.

Certains d’entre eux bénéficient d’un repos éternel. Ils logeaient au 7-9 rue Suger, anciennement rue du Cimetière Saint André (de 1356 à 1844). Cette rue s’appelait aussi communément la rue des 2 portes car à chacune de ses extrémités, se trouvait une porte.

Celle donnant du côté de la rue de l’Eperon, ouvrait depuis le 13ème sur un cimetière. Ce dernier s’étendait sur 460m² et recevait au 18ème siècle entre 130 et 150 corps par an. Puis tous les ossements et ceux des 300 lieux de sépultures de Paris furent transférés, petit à petit, aux Catacombes.

 

Plan 1908 - Cimetière

Parmi eux, on peut estimer certaine, la présence d’un capitaine de cavalerie, un aventurier dit-on : Jean-Baptiste Godin de Sainte-Croix .Ce nom ne vous dit peut-être pas grand-chose,  pourtant avec sa mort débute une des affaires criminelles les plus retentissantes de toute notre Histoire :

Notre aventurier habitait la maison à tourelle d’angle dite cul-de-lampe, au 5 de la rue Hautefeuille, dans cette partie de la rue qui encore au 13ème siècle portait le nom de rue Serpente.

A sa mort (naturelle) en 1672, on découvrit chez lui, suite à l’inventaire après décès, un coffret contenant neuf lettres de sa maîtresse, la marquise de Brinvilliers ainsi qu’une reconnaissance de dette de cette dernière et de nombreux flacons. Ces derniers furent analysés par un apothicaire et révélèrent avoir contenu divers poisons laissant peu de traces dans l’organisme. Dans une des neuf lettres, la marquise de Brinvilliers reconnaît avoir empoisonné son père (le fameux lieutenant civil du Châtelet : Antoine Dreux d’Aubray) et ses deux frères afin de récupérer l’héritage … Recherchée, arrêtée puis torturée, la marquise finira décapitée et brûlée en place de Grève. L’histoire semblait terminée et pourtant ce n’était que le début de la célèbre Affaire des Poisons !

5 rue Hautefeuille, photographie d’Eugène Atget (1857-1927)

Non loin du fantôme de Sainte Croix, flotte surement une âme en peine, celle d’un médecin, journaliste et physicien. Malade depuis le mois de juin 1793, il n’est plus présent à la Convention. Sa compagne s’occupe de lui dans leur maison, rue de l’école de médecine au niveau de la place Henri-Mondor (il semblerait d’ailleurs que la statue de Danton nous indique son emplacement !).

Montagnard affirmé, ce médecin journaliste est opposé aux Girondins et semble faire partie de ceux qui ont ordonné les massacres de Septembre 1792.

Une femme, proche des Girondins, va quitter Caen pour Paris, acheter un couteau dans une échoppe du Palais Royal, griffonner un mot qu’elle cachera derrière un tableau posé sur le manteau de sa cheminée et qu’on retrouvera plus tard : « Le ferais-je ? Ne le ferais-je pas ? », se rendre chez le député et l’assassiner. Nous sommes le 13 juillet 1793, il est environ 19h45, Charlotte Corday vient d’assassiner Marat.

La maison (disparue) de Marat, photographie d’Eugène Atget (1857-1927).

D’autres âmes en peine flottent aux abords du quartier. Il ne s’agit ni d’hommes ni de femmes mais d’animaux. Pour les deviner, prenez la rue de l’éperon en direction de la rue du Jardinet. Si la chance vous sourit, la grille sera ouverte. Vous aurez alors l’occasion de rentrer dans la Cour de Rohan, un lieu unique en plein cœur de Paris, un lieu en dehors du temps, magique et merveilleux et qui pourtant recèle un bien sombre secret …

La Cour de Rohan est constituée de 3 petites cours dont la dernière donne sur la Cour du Commerce Saint André. Au n°9 se trouvait l’atelier du menuisier Tobias Schmidt. C’est à lui que fut commandée la guillotine et c’est dans cette cour qu’elle fut testée sur des moutons.

La légende voudrait que Louis XVI soit venu voir l’avancement des travaux chez Schmidt et lui aurait conseillé de faire le couperet de la guillotine en biseau et non en croissant de lune !

La Cour de Rohan par Eugène Atget, vers 1915

La Cour de Rohan par Eugène Atget, vers 1915

Bibliographie Serpente :

- Figures de femmes criminelles de l’Antiquité à nos jours dirigé par Loïc Cadiet, Frédéric Chauvaud, Claude Gauvard…

Serpente : Salle de lecture – 364.908 2 fig

- Jean-Paul Marat et l’Antiquité / Valérie Hendrikx

Serpente : Document à demander au personnel de la bibliothèque  – 930.02 HEN

- Histoire de la décapitation / Paul-Henri Stahl

Serpente : Document à demander au personnel de la bibliothèque  – LMA 67

- Villes et cimetières en France de l’Ancien régime à nos jours : le territoire des morts / Madeleine Lassère

Serpente : Document à demander au personnel de la bibliothèque : LHSE 282

 

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Pierre-Jules Hetzel, précurseur des éditions jeunesse

Pierre-Jules Hetzel

Source : Wikipédia

Il y a 200 ans, le 15 janvier 1814, naissait Pierre-Jules Hetzel qui fût un précurseur des éditions pour la jeunesse.

Fils d’un maître sellier et d’une sage femme, il mène de brillantes études mais choisit en 1835 de les interrompre et devient commis chez l’éditeur Paulin. Deux ans plus tard, il en est l’associé avant de fonder sa propre maison d’édition.

Tout au long de sa carrière, Pierre-Jules Hetzel éditera de nombreux contemporains devenus célèbres par la suite tels que Balzac, Hugo ou encore Zola à ses débuts, mais c’est avant tout pour avoir découvert et édité l’œuvre de Jules Verne qu’il est connu.

A côté de son métier d’éditeur, Hetzel manifeste ses opinions politiques en écrivant dans les journaux d’opposition notamment. Suite à la révolution de 1848, il se lance en politique et devient chef de cabinet de Lamartine au ministère des Affaires étrangères. Après le coup d’Etat du 2 décembre 1851, il doit partir en exil jusqu’en 1859. Cela ne l’empêchera toutefois pas de continuer ses activités, à la fois en tant qu’éditeur mais aussi écrivain, utilisant souvent le pseudonyme de PJ Stahl.

Le Magasin d'Education et de Récréation

Source : Gallica / Bibliothèque nationale de France

En 1864 Hetzel lance son grand projet éducatif sous la forme d’une revue bimensuelle intitulée « Le Magasin d’éducation et de récréation » en collaboration avec Jean Macé. L’objectif affiché de cette parution est de diffuser les connaissances de manière distrayante : « L’instructif doit se présenter sous une forme qui provoque l’intérêt ; sans cela, il rebute et dégoûte de l’instruction » écrit en effet Hetzel. A l’intérieur de ces ouvrages, les plus jeunes sont directement interpellés dans des textes et feuilletons sur les thèmes des sciences de la nature, sciences physiques et chimiques, histoire, géographie et sciences économiques. Jules Vallès, contemporain d’Hetzel, écrit dans le Progrès de Lyon « De toutes les tentatives faites depuis des années en France pour combler les lacunes laissées par le passé dans notre enseignement scientifique et littéraire, aucune n’a serré de plus près son but que la Bibliothèque d’Education et de Récréation que M. Hetzel est parvenu à créer, grâce au concours des meilleurs esprits, des plus illustres savants et des plus charmants écrivains de ce temps-ci ».

Frontispice du "Tour du Monde en 80 jours" aux éditions Hetzel

Source : Gallica / Bibliothèque nationale de France

Les œuvres de Jules Verne font l’objet d’une prépublication dans la revue avant d’être éditées en livres d’étrennes. Publiées sous forme de feuilletons, elles occupent à peu près la moitié de chaque numéro de la revue.

En matière de littérature jeunesse, on doit aussi à Hetzel l’édition de deux œuvres d’Alphonse Daudet : Les lettres de mon moulin et Le Petit Chose.

Pierre-Jules Hetzel meurt le 16 mars 1886. Sa maison d’édition, d’abord reprise par son fils, sera achetée par les éditions Hachette, la maison concurrente, en 1914.

Aujourd’hui, la bibliothèque municipale de Sèvres, où l’éditeur a vécu, conserve un fonds Hetzel dans lequel se trouve un grand nombre de livres qu’il a édités.

 

Pour en savoir plus :

  1. DELOBBE, Karine, 2002. Littérature jeunesse. Mouans-Sartoux, France : PEMF. Histoire d’un art. ISBN 2-84526-406-2. Médiathèque Batignolles, Salle de Lecture, 809.89 DEL / Médiathèque Molitor, Espace bleu, 809.89 DEL
  2. DUPONT-ESCARPIT, Denise, 2008. La littérature de jeunesse: itinéraires d’hier à aujourd’hui. Paris, France : Magnard, impr. 2008. ISBN 978-2-210-72001-5. Médiathèque Batignolles, Salle de Lecture, 809.89 ESC / Médiathèque Molitor, Espace bleu, 809.89 ESC
  3. CANH-GRUYER, France. « HETZEL JULES, dit P.-J. STAHL (1814-1886) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 10 mars 2014. URL : http://www.universalis-edu.com/encyclopedie/hetzel-jules-dit-p-j-stahl (Accès disponible dans les ressources électroniques de Paris Sorbonne)
  4. HETZEL, Pierre-Jules, SCHULER, Théophile, PANNEMAKER, Adolphe François, BARBANT, Charles et MAGNIER, Charles, 188X. Morale familière: contes, récits, souvenirs et conseils d’un père à ses enfants. Paris, France : J. Hetzel,. Bibliothèque d’éducation et de récréation, ISSN 2258-2215. Médiathèque Molitor, Réserve 2e étage / Cote ARES432

 

Hommage à Jacques Le Goff (1924 – 2014)

« Il ne s’agit certes pas de refaire le Moyen Âge, mais de ne pas oublier que les hommes et les femmes de cette période sont nos ancêtres, qu’il est un moment essentiel de notre passé, et donc qu’un voyage au Moyen Âge vous donnera le double plaisir de rencontrer à la fois l’autre et vous-même. »

In Le Moyen Âge expliqué en images.

Historien spécialiste du Moyen Âge, Jacques Le Goff s’est rapidement fait reconnaître par ses pairs grâce à ses différents travaux. Agrégé d’histoire en 1950, son premier livre Les intellectuels au Moyen Âge (paru en 1957) le place en héritier de l’École des Annales, dans la lignée des historiens Fernand Braudel ou Henri Pirenne.
Cette génération de chercheurs tend à traiter l’Histoire non plus comme un événement ponctuel, mais comme un objet social s’inscrivant dans l’espace et le temps, et dans un contexte économique et social.

Ainsi, Jacques Le Goff se spécialise dans l’étude des mentalités et de l’affectivité, travaillant à partir de mémoires, d’objets du quotidien.
En 1972, il devient directeur de l’École des hautes études en sciences sociales.
Également talentueux vulgarisateur, il a le souci de mettre sa période de prédilection à portée de tous, notamment en produisant l’émission Les Lundis de l’Histoire, sur France Culture, ou en prêtant ses travaux au coeur d’expositions comme ce fut le cas à l’abbaye de Fontevraud en 2007 pour Héros et merveilles du Moyen Âge (voir à ce sujet le n°36 du mois d’août 2007 de la revue Les collections de l’Histoire – disponible en section histoire à la bibliothèque universitaire de Clignancourt).

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Héros et merveilles du Moyen Âge
Cet ouvrage met en lumière l’imaginaire de l’époque à travers des personnages de légende (Arthur, Merlin, Mélusine, Renart, Robin des Bois), des créatures symboliques (la licorne), et des lieux emblématiques (la cathédrale, le château-fort), …

 » Ce mélange est pour moi la meilleure manière de montrer comment pouvait fonctionner l’imaginaire des hommes du Moyen Âge, auquel nous devons tant. […] Ce que j’ai voulu montrer avec cette exposition, c’est que le Moyen Âge a été un grand moment de création imaginaire. Et que cet imaginaire lui a survécu, s’est prolongé jusqu’à aujourd’hui en vivant de renaissances, dont les principales, du point de vue culturel, ont été le romantisme au XIXe siècle, puis le XXe siècle, avec les nouveaux supports techniques et sociaux de l’imaginaire, en particulier le cinéma et la bande-dessinée. »

Propos recueillis in Les collections de L’Histoire, n°36, août 2007

Jacques Le Goff nous a quittés ce mardi 1er avril 2014 à l’âge de 90 ans.

Afin de continuer à profiter de l’érudition de ce grand homme qui s’est employé à expliquer le Moyen Âge afin de nous le rendre plus proche et moins sombre, vous pouvez retrouver la plupart de ses ouvrages dans le secteur histoire de la bibliothèque universitaire de Clignancourt (principalement sous la cote 940.1).

Centenaire de la Grande Guerre

En cette année 2014 où nous célébrons le centenaire du début de la guerre de 14-18, les évènements autour de cette commémoration sont nombreux, à commencer par la diffusion en mars et avril sur France 2 du spectaculaire documentaire « Apocalypse » en 5 volets aux noms évocateurs: Furie, Peur, Enfer, Rage, Délivrance.

La Bibliothèque nationale de France consacre de son côté une grande exposition sur ce thème intitulée « Eté 14, les derniers jours de l’ancien monde », jusqu’au 3 août 2014. L’exposition se concentre en effet sur le portrait de l’Europe en 1914 et met en lumière les origines du basculement dans la guerre. Organisée avec le soutien du ministère de la Défense, elle donnera lieu également à des conférences (Des idées reçues sur la grande guerre le 20 mai, La guerre industrielle : mutations technologiques, scientifiques et militaires le 10 juin…), une journée d’étude le 12 juin sur « la guerre en cartes » et enfin la projection du film « Les moissons de fer » le 24 juin. Parallèlement les 3 et 4 avril prochains sera présenté, toujours à la BnF, le projet Europeana Collections 1914-1918, résultat d’une coopération entre 8 pays européens, avec plus de 400 000 documents rares proposés en ligne (livres, journaux, cartes, journaux de tranchées, photos,manuscrits, partitions).

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Dans une tranchée de première ligne, cliché de l’Agence Meurisse, 1915 (Bibliothèque Nationale de France)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 
Les bibliothèques de la Ville de Paris ne sont pas en reste avec tout un cycle de manifestations dans le cadre des commémorations officielles, en partenariat avec la Mission du centenaire. Sont prévus à la fois des expositions : « Paris 14-18, la guerre au quotidien » (Galerie des bibliothèques de la Vile de Paris), « La Grande Guerre en bandes dessinées » (bibliothèque François Villon), « l’Est Parisien pendant la Grande Guerre » (médiathèque Marguerite Duras), des rencontres : « Poètes français de la Grande Guerre » (bibliothèque Georges Brassens le 10 avril), des conférences: «Obéir et désobéir» (Bibliothèque Vandamme le 4 avril, en partenariat avec l’EHESS), « 1914-1918/femmes, féministes: un autre front ? » (Bibliothèque Marguerite Durand, 10 avril).

Paris, la guerre au quotidien,

Paris, la guerre au quotidien, Bibliothèques de la ville de Paris

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Plus modestement, la bibliothèque Serpente propose une sélection d’ouvrages autour de la 1ère guerre mondiale :
Les médecins dans la Grande Guerre : 1914-1918/Sophie Delaporte
Serpente : 944.081 4 DEL
1914-1918 : combats de femmes : les femmes, pilier de l’effort de guerre/Evelyne Morin-Rotureau
Serpente : Salle de lecture – 940.31 MOR
14-18, grands reportages/Colette, Albert Londres, Alexis Tolstoï…
Serpente : Salle de lecture – 940.3 gra
La Grande Guerre des Français : 1914-1918 : l’incompréhensible/Jean-Baptiste Duroselle
Serpente : Salle de lecture -944.081 4 DUR
Le Chemin des Dames, 1914-1918/sous la dir. de Denis Defente
Serpente : Salle de lecture – 940.43 che
Verdun, 1914-1918/Alain Denizot
Serpente : Salle de lecture – 940.42 DEN
Inventaire de la Grande guerre/ sous la dir. de François Lagrange
Serpente : Salle de lecture – 940.3 inv
De la mort, de la boue, du sang : lettres de guerre d’un fantassin/Cdt Henri Bénard
Serpente : Salle de lecture – 944.081 4 BEN
Écrivains combattants de la Grande guerre/sous la dir. de Bernard Giovanangeli
Serpente : Salle de lecture – 940.48 ecr
La bataille de la Marne/Pierre Miquel
Serpente : Salle de lecture -944.081 4 MIQ

 

Si l’on traite ici surtout de l’entrée en guerre et de la guerre elle-même, d’autres historiens commencent à se pencher sur la troisième phase des conflits qu’on appelle « les sorties de guerre».

C’est le cas du professeur d’histoire contemporaine Jacques Frémeaux à la Sorbonne, qui avec Michèle Battesti vient tout juste de publier aux PUPS « Sortir de la Guerre ». L’ouvrage analyse les conditions d’une fin de guerre, au-delà du cessez-le-feu et de la démobilisation, en s’appuyant sur des épisodes des guerres contemporaines, du XIXème siècle jusqu’aux guerres coloniales.

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Sortir de la Guerre, de Michèle Battesti et Jacques Frémeaux

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les auteurs viendront présenter leur ouvrage à la bibliothèque Serpente le mardi 29 avril à 18 heures. Venez nombreux !

A défaut d’une bouteille, Paris dans un livre de poche…

Couverture Dictionnaire historique de ParisNe vous fiez pas à son petit format : sous sa couverture illustrée d’une vue sur les toits de Paris que domine la silhouette d’une chimère de Notre-Dame, ce Dictionnaire historique de Paris déroule sur plus de 800 pages de riches développements sur les évènements, les édifices, les personnages, les quartiers ou encore les métiers emblématiques de l’histoire de la capitale. De l’installation des Gaulois Parisii aux projets du « Grand Paris », plus de deux mille ans d’histoire sont ainsi traversés sous la plume d’une cinquantaine de spécialistes, historiens, archivistes ou conservateurs du patrimoine, parmi lesquels figurent plusieurs professeurs et maîtres de conférences de l’université Paris-Sorbonne.

L’ouvrage, abondamment illustré de reproductions de tableaux, dessins, photographies et cartes postales, se veut à la fois un outil de référence pour l’étudiant travaillant sur l’histoire de Paris et un guide attrayant pour l’amateur désireux de revisiter la capitale à travers grands évènements et petites anecdotes. La Saint-Bathélémy ou les Communes de Paris ont ainsi droit à de belles pages, illustrées, pour ces dernières, par  une tumultueuse Barricade, aquarelle et gouache d’Edgar Manet conservée au Musée des Beaux-Arts de Budapest. Et pour un voyage sonore et animé au milieu des ruelles du vieux Paris, ne manquez pas de cheminer jusqu’à la lettre C, pour entendre résonner les cris des maraîchers, colporteurs et autres arracheurs de dents, retranscris par Laurent Vissière, maître de conférences en histoire médiévale.

Le Dictionnaire historique de Paris, publié sous la direction de Roselyne de Ayala, aux éditions du Livre de Poche, est disponible à la bibliothèque Clignancourt, à la cote 944.361 dic