Archive

Archives pour 05/2014

Devenir historien

Le jeudi 5 juin à 18 heures, le professeur Darwin Smith viendra présenter à la bibliothèque Serpente son livre : « Devenir Historien », paru aux Publications de la Sorbonne. Historien, directeur de recherches au CNRS, il a fondé et dirige un groupe d’étude sur le théâtre médiéval, le LAMOP à Paris 1.

P1180048Smith L’ouvrage retrace son parcours, mêlant tel « un tissu bariolé » éléments biographiques, expériences professionnelles – dont celle de journaliste -, rencontres déterminantes – y compris médiévales ! -, qui l’ont fait « devenir historien ». Cette entreprise singulière a été qualifiée par certains de ses collègues « d’égo-histoire », par allusion aux essais de Pierre Nora, un des promoteurs de l’histoire des mentalités.
Ce rendez-vous est donc une opportunité formidable de rencontre et de dialogue avec un des plus grands spécialistes du théâtre du XIIè au XVIème siècle, sur ses apprentissages et choix de vie, ce qui ne peut manquer d’intéresser tous les étudiants qui se destinent à un métier de chercheur au sens large, mais aussi tous ceux qui se posent des questions sur leur propre cheminement intellectuel.

Bonjour, je ne trouve pas le Boléro de Ravel, ou comment chercher une partition de poche à la Bibliothèque Clignancourt

La première étagère de partitions, face aux revues d'art

La première étagère de partitions, face aux revues d’art. Photographie de Jean-Baptiste Devouassoux

Fidèles lecteurs et / ou collègues de la Bibliothèque Clignancourt, vous n’êtes pas sans avoir remarqué qu’il est parfois difficile de comprendre cet espace où sont regroupés ces documents étranges que l’on appelle des partitions. En effet, entre les revues d’art (y compris la musique), et « the » piano, se trouvent trois étagères dédiées à ces documents, rangés par auteur, et dont la cote commence (presque) toujours par Pa 780. Ainsi la première partition que l’on trouve est « Iberia » d’Albeniz, à la cote Pa 780 ALB 3 ibe, et ainsi de suite jusqu’à « Der Zwerg » d’Alexander Zemlinsky, dans sa réduction pour piano chant, Pa 780 ZEM 3 zwe .

Viennent ensuite quelques méthodes de solfège, d’analyse ou d’instruments, classés respectivement de Pa 781… à Pa 788...

Oui mais, me direz-vous, je ne trouve pas le « Boléro » de Ravel, qui devrait être logiquement après la « Barque sur l’Océan », du même compositeur, à moins qu’il n’ait coulé en route ??? Rassurez-vous, c’est beaucoup plus simple! La partition du Boléro, étant donné son format, a été rangée avec toutes les autres partitions dites « de poche », juste derrière le piano, dans des étagères qui permettent, comme dans une librairie musicale, de les « feuilleter » plus facilement. Elle sont aussi classées par auteur, et tant pis pour le bibliothécaire trop pointilleux, car cette fois-ci, ça ne « colle » pas toujours à la cote. En effet, si vous remettez l’ouverture de « Fidelio » après les concertos de Beethoven au lieu de la replacer dans les ouvertures, est-ce que l’usager suivant vous en voudra, franchement ?

Les partitions de poche, en "feuilletage", comme dans un grand magasin qu'on ne nommera pas...

Les partitions de poche, en « feuilletage », comme dans un grand magasin qu’on ne nommera pas… Photographie de Jean-Baptiste Devouassoux

Donc, si vous cherchez l’opéra complet « Fidelio », dans l’édition Dover (grand format), vous vous trouvez en face des périodiques en art, mais si vous cherchez seulement l’ouverture chez Eulenburg (petit format), vous tournez le dos au piano. Facile, non ?

Enfin n’oubliez pas que la responsable des acquisitions en musicologie est toujours là pour vous aider …

A bientôt au premier étage, donc!

Atanasia, Alexandre, Evi et les autres …

… où il est question des emplois étudiants dans les bibliothèques universitaires.

Il est de ces personnes discrètes dont on ignore parfois quelles sont leurs activités au sein des bibliothèques du Service  Commun de la Documentation de l’université Paris-Sorbonne, que ce soit au sein de la cathédrale des savoirs du Centre Clignancourt ou dans l’espace feutré des  bibliothèques d’UFR.

ATANASIA4

 

Sont-ils des étudiants, sont-ils des agents de bibliothèque ? Rien ne laisse à penser qu’ils pourraient être soit des étudiants, soit des personnels de bibliothèque. Aucun insigne, aucun badge, aucun uniforme … Et pourtant, à bien y regarder, ils sont bien là pour vous accueillir, vous renseigner, vous orienter, vous aider dans vos recherches bibliographiques. Ils vous accompagnent jusqu’au rayonnage ou se trouve le livre devant lequel vous êtes passé dix fois sans le trouver. Et c’est avec le sourire que ce service est rendu. Un sourire complice,  car avant d’être au service de la bibliothèque, ce fut le lot quotidien de ces étudiants : chercher et surtout se demander pourquoi on ne trouve pas ce que l’on cherche, à côté de quoi on a bien pu passer quand les bibliothécaires nous ont expliqués où les choses se trouvaient. On a beau avoir un plan en main, il arrive parfois qu’il faudrait que ce plan soit accompagné d’un pendule.ATANSIA1

 

Si ces étudiants présentent des avantages en tant que tuteurs, moniteurs, coachs documentaires auprès de vous, ils en présentent aussi pour la bibliothèque qui les emploie en participant à la qualité du service rendu aux usagers et ce, en assurant des tâches d’accueil, d’orientation ou d’information. Ils sont les incontournables bouffées d’air radieuses quant à l’aide précieuse qu’ils partagent avec les professionnels de l’information.

 

Par exemple,  à côté des catalogues, de ceux qui sont informatisés comme le Sudoc, une recherche google-isée peut répondre par un bruit documentaire comme disent les spécialistes des bibliothèques, voire un fracas assourdissant face à un fouillis de notices dont on ne sait que faire tellement la liste est longue, et dont on se demande ce que l’on va pouvoir en tirer car de réponses précises à ce que l’on cherche : niet, nada ! et inversement, toujours à la façon de google dans le Sudoc, voire même dans le catalogue de la bibliothèque : rien, τίποτα, niente, нечего! c’est là qu’interviennent nos étudiants-bibliothécaires. Ils vous viennent en aide et démêlent le bon du superflu et surtout n’hésitez pas à les solliciter, ils seront ravis. Ils vous expliquent comment faire votre recherche, en écartant, effaçant, éliminant  ce que les savants de la profession nomment les « mots vides », ces stop words qu’il est inutile d’utiliser dans une recherche car ils viennent alourdir le volume des réponses jusqu’à les brouiller. Ces mots non significatifs figurant dans un texte, ces « la », « de », « du », « ce », « ça »… sont le désespoir de ceux qui sans l’aide  de Jordi  ou de Bruno ne pourront jamais trouver ou localiser le document qu’ils cherchent.

Bibliothèque du centre de Clignancourt

Bibliothèque du centre de Clignancourt

Vous pouvez aussi les apercevoir près des nouveaux photocopieurs, vrai casse tête de technologie, à côté le rubikub peut paraître d’une simplicité enfantine pour peu qu’on ait le cerveau tout cloisonné et tout en couleur mais aussi sauront vous guider près des automates à la bibliothèque Clignancourt.

BRUNOSi vous cheminez dans les bibliothèques où ils se trouvent, vous serez fort aise de les croiser dans les rayonnages ou pilotant un chariot pour vous guider vers le bon espace, celui dédié à la philosophie, aux artistes primitifs ou vers Roland Barthes.  Le matin mais aussi l’après-midi,  cet étudiant vous expliquera de façon courtoise que la machine à café et à confiseries se trouve à l’extérieur de la bibliothèque et qu’il n’est pas possible de consommer ces produits, ni d’autres d’ailleurs dans la bibliothèque à part bien sûr de l’eau. Ce serait cruel de leur part de vous empêcher d’étancher votre soif en des lieux qui parfois font que la température devient supérieure à celle de votre corps dès que le soleil franchit son zénith. Parfois ils sauront faire les gros yeux si vous persistez à vous prendre pour un artiste pariétal en gravant ou typexant moultes formules savantes que seuls celles ou ceux qui sont initiés peuvent déchiffrer.graffitti

Ils vous diront tout dans un prochain billet. En attendant, pas de sonneries intempestives de smartphones dans les différentes salles de lecture et de travail. Nos assistants bibliothécaires sont en mode veille et mode écoute !

 

Categories: Actualités, En coulisses Tags:

Paris : Quinze promenades sociologiques

Tout n’a-t-il pas été déjà dit sur cette bonne vieille ville de Paris ?

Est-il encore possible de sortir du lot en l’évoquant ainsi que son histoire, ses quartiers, ses habitants ?

Oui, si comme le couple de sociologues, Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot, vous avez comme objectif de permettre aux lecteurs de faire œuvre de sociologie tout en s’appropriant une réelle connaissance de Paris.

Il est vrai que les Parisiens ont parfois tendance à se moquer des touristes qui viennent visiter la plus belle ville du monde. Soit ! Mais, ces mêmes Parisiens connaissent-ils leur ville aussi bien, voire mieux que ces mêmes touristes dont ils se moquent ?

Rien n’est moins sûr !

Cela dit, tout peut changer à présent avec ce précieux livre : « Paris, quinze promenades sociologiques ». Chacun des parcours, qu’il soit insolite, nostalgique ou métissé, propose de véritables réflexions sociologiques, des statistiques, des descriptions, des adresses et des plans.

Une lecture fluide et plaisante qui vous aidera à comprendre Paris dans sa diversité et qui vous fera partager un peu de la vie des habitants de chaque quartier. Du Sentier à la Bastille, en passant par la gare St Lazare et la Goutte d’Or, longeant la Seine ou empruntant le métro … le piéton de Paris est un marcheur infatigable …

Ce que vous ne manquerez pas de devenir en dévorant ou après avoir dévoré ce livre !

Bibliothèque Serpente – Salle de lecture – Cote : 307.76 PIN

© Daniel Chenot

Hommage à Gabriel GARCIA MARQUEZ

une saison de nobel

 

 

 

 

 

 

 

 

Une saison de Nobel

rend hommage à Gabriel GARCIA MARQUEZ (6 mars 1925 Aracata, Colombie – 17 avril 2014, Mexico), prix Nobel de Littérature 1982.

A la Maison de l’Amérique Latine, à 19h
217 boulevard Saint Germain, 75007 Paris.

Le 23 mai 2014.

En présence de nombreuses personnalités dont Régis DEBRAY.

Pour Anny Romand, directrice d’Une saison de Nobel : « Lire est devenu une passion que j’aimerais partager avec vous toute une soirée, chaque mois. Et tout naturellement est venue l’idée d’honorer les auteurs ayant reçu un Prix Nobel de Littérature. » 

Anny Roman lira, en français, des extraits de l’œuvre de Gabriel Garcia Marquez et Gonzalo Garcia Barcha, fils de l’auteur, nous en fera une lecture en espagnol.

L’entrée est libre sous condition de réservation, pour plus d’informations vous pouvez consulter le site : http://www.unesaisondenobel.com/

 

Hanan Ben Selma

Categories: Actualités Tags:

Les élections européennes

Le 25 mai auront lieu les élections pour renouveler les représentants français au Parlement Européen. Pour s’y préparer, voici un petit vademecum sur la citoyenneté européenne :
Nombre d’eurodéputés français : 74
À quel âge est-on éligible ? 23 ans
Qui peut voter ? Tout citoyen français et tout citoyen de l’Union Européenne inscrit sur les listes électorales et résidant en France.
Durée du mandat : 5 ans
logoeuropeLe Parlement européen est la seule institution dont les membres sont élus au suffrage universel direct. Il compte 751 députés issus de 28 pays qui représentent 380 millions d’électeurs

Une première est à noter pour ces élections :
A l’occasion des élections européennes, le vote blanc sera pris en compte pour la première fois. Une loi adoptée en février 2014 dispose en effet que le vote blanc ne sera plus considéré de la même manière que le bulletin nul à compter du 1er avril 2014.
Le site officiel vie publique précise: Le vote blanc consiste à déposer dans l’urne une enveloppe vide ou contenant un bulletin dépourvu de tout nom de candidat (ou de toute indication dans le cas d’un référendum). Ce type de vote indique une volonté de se démarquer du choix proposé par l’élection.
Pour en savoir plus sur ces élections mais aussi les fonctions du Parlement Européen, vous pouvez vous reporter au site de la Fondation Robert Schuman. Et si vous ignorez où se trouve votre bureau de vote, voici un service en ligne de la Ville de Paris.

La bibliothèque Serpente dispose d’un fonds assez conséquent sur l’Europe, du fait des enseignements et divers séminaires relatifs à l’histoire moderne et contemporaine européenne organisés à la Maison de la Recherche. Les prochains portent sur :
Pouvoir, opinion et mémoire en Allemagne au XXe siècle en perspective comparative, Journées doctorales avec l’IHA de Paris et Université de la Sarre, les 15-16 mai 2014
L’arbitre de l’Europe : fixer, penser, contester les hiérarchies Politiques en Europe, de Charles Quint à Standard and Poor’s, les 20-21 juin 2014 à Paris-Sorbonne et IHA
Francis Delaisi, de la « Guerre sociale à l’Europe nouvelle », les 13-14 novembre 2014 à la Maison de la Recherche.
Voici une (très) courte bibliographie de quelques titres les plus récents entrés dans nos collections :
Un projet pour l’Europe : plaidoyer pour une refondation/Patrice Obert, l’Harmattan,2013 (cote 320.94 OBE)
Les institutions de l’Union européenne après la crise de l’euro/Yves Doutriaux, la Documentation Française, 2013 (cote 341.242 DOU)
Espaces de pouvoir, espaces d’autonomie en Allemagne/Hélène Miard-Delacroix (ed), PU du Septentrion, 2010 (cote 320.943 MIA).
Migration, Citizenship and the European Welfare State/Stephen Castles, OUP, 2006 (cote 361.61 SCH)
Doctoral Education’s Reform in Switzerland and Norway/Lukas Baschung, Peter Lang, 2013

L’Europe est également au cœur d’un des trois LabEx de l’Université Paris-Sorbonne, le projet EHNE (Ecrire une Histoire Nouvelle de l’Europe).
header-ehne1Outre les divers colloques et communications scientifiques organisés ou publiées par les membres du LabEx, une exposition de photographies sur l’Europe et le monde en 1900 aura lieu le 16 mai au lycée Colbert, avant qu’une sélection ne vienne s’installer sur les cimaises de la bibliothèque Serpente d’octobre à décembre 2014. A vos agendas !

Rue Coupe-gorge et Rue Coupe-gueule

Qui se souvient que les premiers locaux du collège de la Sorbonne se trouvaient rue Coupe-gueule, non loin de la rue Coupe-gorge ?

Plan de Paris au XVème siècle Dheullan 1756 – Gallica BNF

Cliquer sur l’image pour l’agrandir

D’après Sauval (historien du XVIIème siècle), la rue Coupe-gorge venait de la rue St Jacques à la rue de la Harpe, entre les murs de la Ville et le Couvent des Jacobins (aujourd’hui Place du Marché St Honoré) ; quand à la rue Coupe-gueule, elle descendait de la rue des Poirées à la rue des Mathurins. Ces longues rues prirent ces noms si évocateurs du fait des massacres et autres brigandages qui s’y faisaient toutes les nuits.

Acte de naissance de la Sorbonne © Association Historique du Temple de Paris

Cliquer sur l’image pour l’agrandir

Par cet acte, Saint Louis, en février 1257, déclare avoir donné au chanoine Robert de Sorbon, la maison ayant appartenu à Jean d’Orléans, rue Coupe-Gueule, devant le palais des Thermes (aujourd’hui musée nationale du Moyen Âge), afin qu’à l’avenir elle serve pour des écoliers qui y demeureront.

Saint Louis permit à Robert de Sorbon en 1258 de faire poser des portes aux bouts de la rue Coupe-gueule puis on la couvrit de bâtiments. Cette rue fut aussi appelée : rue des Deux Portes puis rue de la Sorbonne.

Auparavant, les étudiants vivaient comme des vagabonds et suivaient dans la rue, à l’air libre, les leçons des professeurs.

Categories: Histoire(s) Tags: , ,

La revue « Relations internationales » publie deux numéros traitant de Musique

RI_129_L204

Relations internationales est disponible à Clignancourt

La revue « Relations internationales » vient de publier deux numéros consécutifs (les 155 et 156), traitant de « Musique et relations internationales ». La bibliothèque Clignancourt vous propose ces deux numéros situés dans les revues du fonds « histoire-géographie »

La musique y est étudiée sous des aspects peu connus du grand public, et des musiciens eux mêmes.

Après avoir introduit ces deux numéros par l’évocation de Rostropovitch jouant les suites de Bach sur le mur de Berlin, les deux numéros abordent la musique sous son aspect politique et diplomatique, essentiellement aux 19è et  20è siècles.

Dans le premier article « La circulation des opéras en Europe au XIXè siècle », Christophe Charle essaye, à partir d’une étude quantitative des opéras joués en Europe, d’estimer la nature des relations culturelles entre pays, et nuance l’opposition classique entre cosmopolitisme hérité des Lumières au début du 19èsiècle, et repli national et linguistique avant la Grande Guerre, en montrant qu’il existe des éléments pouvant aller dans les deux sens.

Dans le cadre du centenaire de la 1ère guerre mondiale, il est très intéressant de lire les articles sur « les musiques militaires de 1850 à 1914″, « les musiciens brancardiers en 1914-1918″, puis les articles sur la musique comme instrument de paix : articles de Christiane Sibille et Carl Bouchard sur la musique à la Société des Nations.

Dans le deuxième numéro ont paru deux articles d’enseignants à Paris-Sorbonne , Danièle Pistone et Gilles Demonet. La première analyse de façon particulièrement lucide l’évolution des rapports entre pouvoir politique et diffusion de la musique française à l’étranger. Le second nous parle des rapports complexes d’un pays dirigiste, la Chine, avec les musiques venant d’Europe.

Quant à moi, l’article qui me fascine le plus dans ces deux fascicules est celui sur la tournée de l’Orchestre de Paris en 1980 sous la direction de Daniel Baremboïm. En effet, cette tournée dans le pays d’origine du chef d’orchestre sous la dictature des généraux contribua à la crise diplomatique entre la France et l’Argentine. Il pose la question du répertoire joué dans un pays sous dictature fascisante. Baremboïm, en jouant non seulement des œuvres françaises, Beethoven, mais surtout en réhabilitant Mahler, commence peut-être à ce moment-là sa carrière si particulière qui l’amènera à fonder, trente ans plus tard, le « West Eastern Divan Orchestra », seul orchestre au monde à rassembler musiciens israéliens et des pays arabes voisins.

Article rédigé par Florence Louvier et Sébastien Martin.

Qu’est-ce que l’éducation socioculturelle ?

1507-1

Parmi les nouveautés de la médiathèque de l’ESPE, Au fil de l’éducation socioculturelle dans l’enseignement agricole (1971-2008), revient sur un dispositif original et méconnu du grand public, par le biais des souvenirs d’un enseignant. Profitons de cette occasion pour présenter cet enseignement atypique, à mi-chemin entre l’éducation et l’animation.

Créé en 1962, l’éducation socioculturelle est l’héritière de la loi de modernisation agricole de 1962, qui visait à améliorer les connaissances des agriculteurs. dans ce but, les lycées agricoles sont modernisés et incluent des associations sportiveset culturelles, alors souvent animées par des militants de l’éducation populaire. Les premiers professeurs sont formés dès 1966, et dépendent du Ministère de l’agriculture.

L’éducation socioculturelle a pour but d’élargir les perspectives des élèves autour de quatre pôles d’action : cultures et territoires, éducation artistique, communication interpersonnelle et communication médiatisée. Le travail en classe inclut l’utilisation des méthodes d’enseignement actives, et notamment la pédagogie de projet. Il s’agit de mettre les élèves en situation d’expérimentation, au cours d’actions en partenariat avec des associations ou des acteurs du milieu culturel. Les travaux des élèves peuvent donner lieu à la réalisation de courts-métrages, d’oeuvres plastiques, musicales ou théâtrales.

Au fil de l’éducation socioculturelle dans l’enseignement agricole mêle les mémoires d’un enseignant de cette discipline à une réflexion sur ses contenus et sa pratique. Cet ouvrage au contenu très riche rend compte de l’évolution qu’a connue l’éducation socioculturelle depuis sa création, et fait le point sur ses modalités d’existence actuelles.

Si vous désirez plus d’informations sur les actions menées par les enseignants d’éducation scocioculturelle, vous pouvez consulter le site national qui les répertorie : http://escales.enfa.fr/

Au fil de l’éducation socioculturelle dans l’enseignement agricole (1971-2008) : mémoires et questions vives / Jean-pierre Menu. Paris : L’Harmattan, 2014. Disponible à la médiathèque de l’ESPE du site Molitor, à la cote 373.246 MEN.

Visite des coulisses de Clignancourt

Aujourd’hui nous vous proposons une petite visite guidée des coulisses de la Bibliothèque de Clignancourt.
Vous fréquentez souvent cette Bibliothèque et vous vous demandez ce qu’il y a « derrière », cet article est pour vous !

 

Categories: En coulisses, Non classé Tags: