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Atanasia, Alexandre, Evi et les autres …

… où il est question des emplois étudiants dans les bibliothèques universitaires.

Il est de ces personnes discrètes dont on ignore parfois quelles sont leurs activités au sein des bibliothèques du Service  Commun de la Documentation de l’université Paris-Sorbonne, que ce soit au sein de la cathédrale des savoirs du Centre Clignancourt ou dans l’espace feutré des  bibliothèques d’UFR.

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Sont-ils des étudiants, sont-ils des agents de bibliothèque ? Rien ne laisse à penser qu’ils pourraient être soit des étudiants, soit des personnels de bibliothèque. Aucun insigne, aucun badge, aucun uniforme … Et pourtant, à bien y regarder, ils sont bien là pour vous accueillir, vous renseigner, vous orienter, vous aider dans vos recherches bibliographiques. Ils vous accompagnent jusqu’au rayonnage ou se trouve le livre devant lequel vous êtes passé dix fois sans le trouver. Et c’est avec le sourire que ce service est rendu. Un sourire complice,  car avant d’être au service de la bibliothèque, ce fut le lot quotidien de ces étudiants : chercher et surtout se demander pourquoi on ne trouve pas ce que l’on cherche, à côté de quoi on a bien pu passer quand les bibliothécaires nous ont expliqués où les choses se trouvaient. On a beau avoir un plan en main, il arrive parfois qu’il faudrait que ce plan soit accompagné d’un pendule.ATANSIA1

 

Si ces étudiants présentent des avantages en tant que tuteurs, moniteurs, coachs documentaires auprès de vous, ils en présentent aussi pour la bibliothèque qui les emploie en participant à la qualité du service rendu aux usagers et ce, en assurant des tâches d’accueil, d’orientation ou d’information. Ils sont les incontournables bouffées d’air radieuses quant à l’aide précieuse qu’ils partagent avec les professionnels de l’information.

 

Par exemple,  à côté des catalogues, de ceux qui sont informatisés comme le Sudoc, une recherche google-isée peut répondre par un bruit documentaire comme disent les spécialistes des bibliothèques, voire un fracas assourdissant face à un fouillis de notices dont on ne sait que faire tellement la liste est longue, et dont on se demande ce que l’on va pouvoir en tirer car de réponses précises à ce que l’on cherche : niet, nada ! et inversement, toujours à la façon de google dans le Sudoc, voire même dans le catalogue de la bibliothèque : rien, τίποτα, niente, нечего! c’est là qu’interviennent nos étudiants-bibliothécaires. Ils vous viennent en aide et démêlent le bon du superflu et surtout n’hésitez pas à les solliciter, ils seront ravis. Ils vous expliquent comment faire votre recherche, en écartant, effaçant, éliminant  ce que les savants de la profession nomment les « mots vides », ces stop words qu’il est inutile d’utiliser dans une recherche car ils viennent alourdir le volume des réponses jusqu’à les brouiller. Ces mots non significatifs figurant dans un texte, ces « la », « de », « du », « ce », « ça »… sont le désespoir de ceux qui sans l’aide  de Jordi  ou de Bruno ne pourront jamais trouver ou localiser le document qu’ils cherchent.

Bibliothèque du centre de Clignancourt

Bibliothèque du centre de Clignancourt

Vous pouvez aussi les apercevoir près des nouveaux photocopieurs, vrai casse tête de technologie, à côté le rubikub peut paraître d’une simplicité enfantine pour peu qu’on ait le cerveau tout cloisonné et tout en couleur mais aussi sauront vous guider près des automates à la bibliothèque Clignancourt.

BRUNOSi vous cheminez dans les bibliothèques où ils se trouvent, vous serez fort aise de les croiser dans les rayonnages ou pilotant un chariot pour vous guider vers le bon espace, celui dédié à la philosophie, aux artistes primitifs ou vers Roland Barthes.  Le matin mais aussi l’après-midi,  cet étudiant vous expliquera de façon courtoise que la machine à café et à confiseries se trouve à l’extérieur de la bibliothèque et qu’il n’est pas possible de consommer ces produits, ni d’autres d’ailleurs dans la bibliothèque à part bien sûr de l’eau. Ce serait cruel de leur part de vous empêcher d’étancher votre soif en des lieux qui parfois font que la température devient supérieure à celle de votre corps dès que le soleil franchit son zénith. Parfois ils sauront faire les gros yeux si vous persistez à vous prendre pour un artiste pariétal en gravant ou typexant moultes formules savantes que seuls celles ou ceux qui sont initiés peuvent déchiffrer.graffitti

Ils vous diront tout dans un prochain billet. En attendant, pas de sonneries intempestives de smartphones dans les différentes salles de lecture et de travail. Nos assistants bibliothécaires sont en mode veille et mode écoute !

 

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