Accueil > Histoire(s) > Voyage au coeur des bibliothèques singulières et merveilleuses

Voyage au coeur des bibliothèques singulières et merveilleuses

La Salle de Travail de la Bibliothèque Nationale – Site Richelieu

La bibliothèque fut installée au cours de la première moitié du 18e siècle.

De 1854 à 1875, c’est Henri Labrouste qui, après avoir réalisé la Bibliothèque Sainte-Geneviève, va faire construire les espaces spécifiquement adaptés au fonctionnement de la bibliothèque et réaliser notamment une salle de travail, connue sous le nom de Salle Labrouste, ainsi que le magasin central des imprimés.

Site Richelieu : « Par là on va au magasin central, je m’installe d’habitude à côté du pilier où j’ai fait une croix » – Début XXème siècle. © AKR – DR

cliquer sur l’image pour l’agrandir

Bibliothèque de l’Abbaye d’Admont

La construction de l’Abbaye d’Admont, en Autriche, remonte au 11ème siècle. Sa bibliothèque rococo somptueuse fut achevée en 1776. Joyaux de l’abbaye dominicaine, elle abrite une importante collection de manuscrits et d’incunables (livres imprimés entre 1405 et 1501).

Ses dimensions sont gigantesques : 13 mètres de haut, 79 mètres de long et 14 mètres de large, le tout surmonté de sept coupoles décorées de fresques en trompe-l’œil de Bartolomeo Altomonte (1701-1783). La Mort, Le Jugement dernier, le Paradis et l’Enfer parsèment le sol de marbre en damier : sculptures figurant les Quatre Dernières choses.

Avec environ 180 000 ouvrages dont 1 400 manuscrits et 530 incunables, cette incroyable bibliothèque garde précieusement des œuvres rares comme l’édition originale de l’Encyclopédie de Diderot et d’Alembert (1758) ou la Bible de Martin Luther.

Bibliothèque de l’abbaye d’Admont © Admont Benedictine Monastery

cliquer sur l’image pour l’agrandir

Les Bibliothèques aux fers

Le tout premier livre à être accessible au public n’est autre que la Bible, qui était enchaînée à la chaire des églises. Des lecteurs pouvaient venir y faire la lecture aux analphabètes. Puis lorsque les bibliothèques (les librairies dit-on au Moyen Age) furent ouvertes au public et non plus réservées aux étudiants de l’université, les livres ne sont consultables que sur place et afin d’éviter les vols, chaque ouvrage était enchaîné et posé sur un pupitre.

A Paris, l’Abbaye de Saint Victor fondée au XIIème siècle et dont l’emplacement se situe aujourd’hui entre la Seine, les rues des Fossés-Saint-Bernard, de Jussieu et Cuvier, avait une riche bibliothèque ouverte au public. Dans la salle de consultation, les manuscrits étaient enchaînés : 85 % des 1081 manuscrits notés dans le catalogue du XIVe siècle de ces livres enchaînés, ont été récupérés par la Bibliothèque Nationale. D’autres possessions comme, les manuscrits liturgiques étaient conservés au chœur, d’autres près du réfectoire, pour la lecture à haute voix, à l’infirmerie à destination des malades et mourants, et d’autres encore constitués de doubles réservés par le bibliothécaire.

Wimborne Minster © Andrew Williams 1891

cliquer sur l’image pour l’agrandir

De nos jours, il ne subsiste plus que 5 bibliothèques de ce genre dont une aux Pays-Bas et une en Angleterre (cf photos).

La Librije des Pays-Bas est une bibliothèque publique du XVIe siècle. Une bonne partie de la collection des livres originaux existe encore. Trois cents livres environ peuvent être placés sur l’ensemble des pupitres. Le catalogue contient à peu près 750 titres. La partie essentielle de la collection se compose d’achats pendant la première moitié du XVIe siècle. La plus grande partie de la collection originale se trouve sur les pupitres: les livres du XVe siècle et XVIe siècle, assemblés de reliures en cuir magnifiques avec des sceaux et des ferrures.

Pays-Bas – Bibliothèque aux fers © Erik Kwakkel

cliquer sur l’image pour l’agrandir

  1. Pas encore de commentaire
  1. Pas encore de trackbacks