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Une forêt… à la Bibliothèque !

En le feuilletant, c’est comme si nous passions les bouts des doigts sur les feuilles vertes de ses arbres dodus. En le il-etait-une-foretregardant c’est comme si nous baladions notre regard aux alentours de sa vaste étendue verdoyante. A chaque prise de vue une senteur florale caresse nos narines et une vague de pensées nous emporte au sein de ses labyrinthes d’arbres vertigineux, c’est comme si nous devenions nains devant ces grands arbres majestueux aspirant le ciel comme destination… Il était une forêt, un livre par Luc Jacquet et Francis Hallé, nous pouvons le consulter à la bibliothèque de Clignancourt sous la cote 580 JAC.

 

Pourquoi y a-t-il un concert à la Bibliothèque ?!… C’est le COSU !

C’est la question que m’a posé l’un de nos étudiants au moment où la musique du COSU a changé l’ambiance de la Bibliothèque Clignancourt, laissant ses filaments de douceur caresser les oreilles des présents ! L’étudiant avait l’air surpris.

En effet, c’était le moment de la « Pause-musique » du COSU qui a lieu certains jeudis à 13H00 depuis l’inauguration du Centre Universitaire Clignancourt (entre le 16 et le 20 septembre 2013). Les prochains concerts organisés dans la bibliothèque auront lieu à 13h les jeudis 19 décembre, 13 février, 27 mars et 24 avril.

Le COSU, ou le Chœur & Orchestre Sorbonne universités, est un dispositif qui réunit deux cents choristes et une soixantaine d’instrumentistes majoritairement de l’UFR de musique et musicologie, encadrés par des musiciens professionnels. Le COSU accompagne les étudiants dans une politique pédagogique hautement programmée qui inscrit leurs activités musicales dans le paysage universitaire parisien, national et même international.

Pour la saison 2013-2014, le COSU organise tout un programme bien cousu de richesse musicale. Au menu de ces concerts : O Sacrum Convivium d’Olivier Messiaen ; les « Requiems » de Maurice Duruflé et de Gabriel Fauré ; la présentation de mélodies d’Henri Dutilleux ; Samson et Dalila de Camille Saint-Saëns, etc. Certains sont gratuits sous réservation et d’autres payants.

Signalons que le photographe Léon André à travers son exposition : « Exposition Regards | Musique » reflète dans chaque image prise un des délices musicaux du COSU.

Pour plus de détails sur le COSU, son programme de concerts et l’exposition photographique, visitez les liens suivants :

www.culture.paris-sorbonne.fr/cosu

http://www.culture.paris-sorbonne.fr/cosu/les-petites-formes-du-cosu/

http://leoandres.net/

 

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Un Festival du Film ? Universitaire? Et Pédagogique !!! Mais où? ??

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Source : http://www.ffup.fr/

En effet, le festival du film universitaire pédagogique, dont le but est de mettre en exergue le rôle des médias audiovisuels en tant que transmetteurs de connaissances contribuant « à la réussite et à l’insertion professionnelle des étudiants », met en lumière le « numérique » mis  au service de la réussite des étudiants. Ce festival se veut le lieu où « l’on verra qu’écrire un scénario, imaginer une animation graphique, filmer une expérimentation participent de la mise en œuvre de l’égalité des chances entre étudiants, quels que soient leurs particularités, disciplines et territoires ».

La 1ère manifestation du festival a eu lieu à Lyon en 2012. Cette année, la nouvelle édition se tient sur le campus des Cordeliers de l’Université Pierre et Marie Curie à Paris où sont exposées « des œuvres numériques singulières et innovantes en présence de leurs auteurs et producteurs » et où différents établissements d’enseignement supérieur sont mobilisés : les universités numériques thématiques ainsi que les producteurs audiovisuels.

Intéressés ? Rendez-vous au festival du mercredi 23 au vendredi 25 octobre 2013 sur le campus des Cordeliers de l’UPMC (Université Pierre et Marie Curie) au 21 rue de l’Ecole de Médecine, 75006 Paris. L’entrée est libre et gratuite sur inscription. Inscrivez-vous vite !

Pour plus d’information : http://www.ffup.fr/programme/

Albert Jacquard… puis le silence : hommage !

Dans son ouvrage intitulé De l’angoisse à l’espoir : leçon d’écologie humaine, Albert Jacquard définit l’entropie comme étant la dégradation de la qualité structurelle d’une matière isolée en fonction du temps. En d’autres mots, « le niveau de désorganisation » intrinsèque de toute matière isolée. Ce terme d’entropie est connu comme le « second théorème de la thermodynamique », mais cette entropie ne s’impose que pour les structures isolées. « Seuls les êtres vivants sont épargnés », soumis à l’influence des structures voisines et grâce à leur « porosité » et à « l’intensité de leurs échanges avec l’environnement », les êtres vivants évoluent et s’enrichissent d’une complexité conséquente.

Albert Jacquard rappelle dans son ouvrage qu’une partie de l’évolution des espèces n’est que le résultat de la victoire non pas des « meilleurs » mais des « ratés ». Jacquard raconte l’histoire du cerveau, qui est très riche en ramifications et en intelligence, seulement parce qu’il avait été le produit d’un handicap : un cerveau trop gros. « La complexité d’une structure matérielle est la caractéristique lui permettant de manifester des performances nouvelles. »

En ce qui concerne les races, Albert Jacquard signale qu’on définit les races en fonction du contenu de la dotation génétique. Or « la plupart des gènes sont présents dans la plupart des populations », la méthode scientifique adoptée pour regrouper les espèces vivantes n’est pas valide pour l’être humain, car la distance entre les différentes dotations génétiques humaines est beaucoup trop faible pour pouvoir les regrouper en races. « Le concept de race est donc non opérationnel pour l’espèce humaine », conclut Albert Jacquard.

En lisant ces idées, on pourrait remettre en question des notions et des concepts entiers… L’ouverture vers autrui ? L’acceptation de l’autre ? L’identité ? L’origine ? … et les races ?

Albert Jacquard est décédé le 11 septembre 2013 à l’âge de 87 ans. Le net fourmille de littérature lui rendant hommage ; signalons particulièrement le reportage réalisé dans le journal Libération en 2006 (Entretien mené par Laure NOUALHAT, le numéro du 30 août 2006) où figure un portrait de cette figure exceptionnelle de la science et de la pensée, en un mot, de l’humanisme.

 

Pour lire Albert Jacquard à la Bibliothèque de Clignancourt, voici quelques pistes :

– Nouvelle petite philosophie [Texte imprimé]   / Albert Jacquard ; 2007. Sous la cote : 102 JAC

– L’explosion démographique [Texte imprimé] / Albert Jacquard ; 2006. Sous la cote : 304.6 JAC

– Les probabilités [Texte imprimé]   / Albert Jacquard ; 1974. Sous la cote : 519.5 JAC

– De l’angoisse à l’espoir [Texte imprimé] : leçons d’écologie humaine / Albert Jacquard ; 2002. Sous la cote : 910.157 727 JAC

– L’héritage de la liberté [Texte imprimé] : de l’animalité à l’humanitude / Albert Jacquard ; 1986. Sous la cote : 576 JAC

– Au péril de la science ? : interrogations d’un généticien / Albert Jacquard ; 1984. Sous la cote : 576 JAC

– Éloge de la différence [Texte imprimé]   : la génétique et les hommes / Albert Jacquard ; 1978. Sous la cote : 576 JAC

– Génétique des populations humaines / Albert Jacquard,… ; 1974. Sous la cote : 576 JAC

Et finalement, en DVD :

– L’ABC d’Albert Jacquard / Guy Beauché, réal.; Albert Jacquard, participant ; 2009. Sous la cote 102 JAC

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L’Ile du temple de l’amour

Je ne suis pas vraiment une île, mais on peut dire que je le suis. Je ne suis pas l’Île-de-France, ni l’île Saint-Louis, ni l’île de la Cité. Alors qui suis-je ?

« Formée par la rivière du jardin de Marie-Antoinette (…) Abritant un sublime morceau d’architecture, le temple de l’amour » qui abrite à son tour « la copie – réalisée par Louis-Philippe Mouchy – de l’Amour taillant son arc dans la massure d’Hercule d’Edme Bouchardon, 1749. C’est une allégorie de la quête du bonheur, prônée par les Lumières, qui s’oppose à la gloire des vertus au temps de Louis XIV. Idéal, douceur et sentiment sont ici les maîtres mots. La tholos (…) – temple couronné par un dôme – édifiée par Richard Mique en 1777, fait office de Baldaquin. Les ornements sculptés par Joseph Deschamps représentant les attributs qui symbolisent l’Amour : couronnes de roses, carquois et brandon en sautoir, flèches liées de rubans, enlacées de branches de roses et d’olives…»

Ce texte scintillant est un extrait de la page « Amour en île » (page 128) de l’ouvrage intitulé Secrets et curiosités des jardins de Versailles, de Nicolas Jacquet, édition Parigramme, 2013. Pour en découvrir d’autres plaisirs textuels, nos chers lecteurs peuvent consulter l’ouvrage à la bibliothèque Michelet sous la côte 914.4 JAC.

Ile du temple de l'amour

Le labyrinthe mystérieux de la cathédrale de Chartres

chartres cathédraleDans son dernier roman intitulé «Les désorientés », Amin Maalouf décrit l’enchantement d’Adam, le héros, son apaisement pendant qu’il suit son ami, converti en moine, sur les pavés « magiques » d’un labyrinthe mystérieux dont l’objet final est de méditer, de se plonger dans le silence de l’âme et de l’univers. Le labyrinthe de la cathédrale de Chartres n’en est pas moins mystérieux.

La cathédrale de Notre-Dame de Chartres, connue pour ses vitraux exceptionnels et son architecture hors du commun, construite au début du XIIIe siècle sur les ruines d’une cathédrale romane, cache un mystérieux labyrinthe édifié vers l’an 1215. D’une rare complexité géométrique, le labyrinthe occupe un point essentiel du plan de la cathédrale où se rejoignent les centres de la cour abbatiale et des façades nord et sud. Ses 272 pierres blanches matérialisent la marche à suivre : on commence par les cercles les plus intérieurs puis on poursuit vers ceux de l’extérieur. On parcourt onze couloirs afin d’arriver à l’objectif : décrire le plus long trajet possible dans une surface définie.

Par ailleurs, il est question d’un jeu allégorique où Jesus remplace Thésée et Satan le Minotaure. Le fidèle, en parcourant le labyrinthe, exerce une sorte de pèlerinage, il suit les pas du Christ dans sa lutte contre le Diable, dans un silence contemplatif, de la conscience de l’existence. Le symbolisme du labyrinthe fait partie d’un ensemble de rituels liturgiques comprenant multiples ramifications. Pour en découvrir les secrets, consultez l’ouvrage somptueux qui vient d’arriver à Bibliothèque Michelet en deux exemplaires sous la cote 726.6 PAN :

Chartres : la grâce d’une cathédrale. Sous la direction de Mgr. Michel Pansard. Strasbourg : La Nuée bleue ; Paris : Place des Victoires,  2013

L’art asiatique à la Bibliothèque Michelet : le Don Flora Blanchon

La Bibliothèque Michelet vient d’accueillir le don du professeur Flora Blanchon, fondatrice du CREOPS (Centre de recherche sur l’Extrême-Orient de Paris-Sorbonne),  professeur spécialiste d’histoire de l’art et d’archéologie de la Chine ancienne à l’université Paris-Sorbonne, décédée le 19 août 2012 après avoir enseigné pendant 40 ans.

Le don, riche et varié (17 mètres linéaires, soit plus de 500 livres) comporte des ouvrages en français, anglais, allemand, italien, chinois, japonais, etc. qui traitent de l’histoire de l’art, l’archéologie, l’architecture, les beaux-arts asiatiques, la Chine ancienne et/ou moderne, le Japon, l’Inde, la Corée du Sud, le Tibet, etc. Le don est généreux en matière d’art bouddhique (statues, sculptures ou peintures bouddhiques). Il y a également des catalogues d’expositions organisées en Chine, en France, au Japon, etc.

Le don comporte des ouvrages sur les grottes bouddhiques antiques ornées d’énormes statues de Bouddha occupant des façades somptueuses : les grottes de Longmen et les grottes de Yungang, etc. Il y a aussi de nombreux ouvrages sur l’armée de terre cuite de l’empereur Qin.

Et pour terminer, la presque totalité du don va être empruntable, je laisse à nos lecteurs la curiosité de découvrir le don avec ces 5 titres incontournables :

-  Harmony and integrity : the Yongzheng Emperor and his times / [2009]. – Catalogue de l’exposition tenue au National Palace Museum, Taiwan, du 7 octobre 2009 au 10 janvier 2010. – Textes en chinois, introduction, légendes et quelques textes aussi en anglais

- Chine, fresques du désert de Gobi : la Route de la soie au Jardin des plantes : [exposition], Muséum national d’histoire naturelle de Paris, 1983

- The image of the Buddha / Jean Boisselier… [et al.] ; ed. by David L. Snell-grove. – Paris : UNESCO ; London : Serindia publications, cop. 1978

- Zen : masters of meditation in images and writings / Helmut Brinker and Hiroshi Kanazawa ; translated by Andreas Leisinger. – Zürich : Artibus Asiae, 1996. –  Édition anglaise d’un catalogue publié à l’occasion de l’exposition « Zen : Meister der Meditation in Bildern und Schriften », tenue au Rietberg Museum Zürich, été 1993

-  Chine Antique : Voyage de L’âme :

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Le chant de l’être de Serge Wilfart

le chant de letre.jpgNous sommes tous des chanteurs, selon Serge Wilfart. Nous sommes tous des êtres vibratoires. L’auteur du Chant de l’être s’interroge : « Pourquoi des gens chantent et d’autres non ? » À travers ce livre, Serge Wilfart dévoile la réponse. Il présente ses propres débats intérieurs et sa propre expérience, qui est l’essence de la réponse.

Selon Serge Wilfart, nous sommes tous capables de bien parler ou de bien chanter, il suffit seulement de bien se positionner. Juste à la manière d’Archimède, de se donner « le point d’appui et le levier » pour soulever le monde. Serge Wilfart propose dans sa méthode « Analyser, construire et harmoniser par la voix », présentée dans ce livre, de donner les moyens à ceux qui souhaitent bien chanter et chanter « correctement ». La définition du « bien et correctement » de Wilfart est différente de ce que pensent les maîtres des écoles traditionnelles de la voix. Bien chanter et bien parler s’ancrent d’abord dans la bonne posture physique, un point d’appui concrétisé par un bon ancrage au sol, un bon souffle reposant sur un centre de gravité et émanant d’un centre énergétique situé au niveau du bas-ventre.

La méthode de Serge Wilfart propose de transformer la « voix » en une « voie », où l’être « entre en contact avec la puissance de sa voix ; trouve la force de son corps et la conscience de sa verticalité ; maîtrise une respiration stable et calme ; libère les tensions et les blocages qui l’inhibent et retrouve confiance et assurance à travers une voix bien affirmée ». D’où l’appellation de « Thérapie par la voix » donnée à cette méthode par Serge Wilfart. C’est comme si la personne décidait de passer, une fois entamée cette « thérapie », par un « auto-purgatoire », où l’on dénoue tous les nœuds et où l’on se transforme en un Être de pleine conscience. Après avoir libéré l’être de ses angoisses/ anxiétés en lui faisant « bien » travailler son souffle/voix, l’être émet la bonne voix, qui s’apparente à un cri libératoire de tous les chagrins. Ce qui n’étonne pas si l’on sait que Serge Wilfart puise dans des techniques méditatives des arts énergétiques/martiaux japonais, ayurvédiques ou chinois : le zen (chan), le yoga, le taiji, le qigong, le tir à l’arc japonais, etc. Toutes ses techniques s’inscrivent dans la reconstruction de l’être à travers la bonne posture, la bonne respiration abdominale, le souffle et l’intention. Serge Wilfart n’aurait jamais réussi sa méthode thérapeutique sans la bonne « intention » de chacun de ses patients.

Pour plus d’informations :

WILFART, Serge. Le chant de l’être : analyser, construire, harmoniser par la voix. Paris : Albin Michel, 1994. Bibliothèque de Clignancourt, cote : 615.85 WIL.

Site Internet de l’auteur Serge Wilfart.

Wisdom and compassion : the sacred art of Tibet

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C’est le titre de l’ouvrage surprenant : La sagesse et la compassion : l’art sacré du Tibet. Publié en anglais, l’ouvrage est le catalogue de l’exposition qui a eu lieu au musée d’art asiatique à San Francisco, en partenariat avec la maison du Tibet à New York en 1990.

En présentant l’art sacré du Bouddhisme Tibétain, les auteurs Marylin M. Rhie et Robert A. F. Thurman, ainsi que le photographe John Bigelow Taylor, essayent de tracer le récit de cet art-sacré, en insistant sur le symbolisme bouddhiste.

En regardant l’art comme une façon de conquérir le cœur et l’esprit, les bouddhistes tibétains se sont trouvés en lutte perpétuelle pour transformer le paysage : de la conquête géographique à la conquête du cœur où l’art et la culture triomphent contre l’ignorance : c’est l’esprit qui anime cet ouvrage. À travers de riches illustrations, il révèle la délicatesse des méandres artistiques bouddhistes du Tibet et montre l’art comme un moyen où s’expriment les perceptions, les aspirations, les visions et les pensées les plus profondes de la culture du Tibet.

Une courte préface du Dalaï Lama précède le contenu abondant : chronologie et historique de l’art sacré bouddhiste, préceptes, symboles, tableaux fastueux, techniques de peinture et de sculpture et pour finir une très riche bibliographie.

Publié par Harry N. Abrams (New York), l’ouvrage est disponible à la Bibliothèque Michelet à la cote 709.59 RHI et empruntable à domicile.

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Qu’est-ce que « Savoir Solidaire » ?

www.savoirsolidaire.net[1] est un portail web participatif, gratuit, libre d’accès et ouvert à tous, mis en place dans un but d’échanges socio-professionnels. Créé par l’association à but non lucratif « Bibliothèque Sans Frontières » (BSF), ce portail concerne tous ceux qui s’intéressent aux échanges et à la transmission du savoir concernant les livres et les métiers du livre et en particulier aux échanges Nord-Sud. Il est  ouvert à toutes les bonnes volontés.

En créant « Savoir Solidaire », BSF souhaitait  mettre en place une interaction sociale via le web et promouvoir la création de contenus par les usagers à la façon des blogs ou des forums de discussion, dans le contexte de la transmission du savoir. L’activité majeure de BSF est de créer et/ ou de soutenir les projets et les créations de bibliothèques là où les  besoins s’en font sentir, notamment dans les pays de la zone ACP (Afrique, Caraïbe, Pacifique). L’Association y a mis en place près de 200 bibliothèques et formé 450 bibliothécaires. Cela concerne une vingtaine de pays. « Savoir Solidaire » constitue ainsi une invitation ouverte à l’implication de tous dans un contexte solidaire interculturel.

« Savoir Solidaire » propose un réseau social d’échanges et de savoir gratuit : la Communauté, un Centre de Ressources et un Forum où l’usager, quel que soit sa localisation, trouve des réponses à ses questions et génère du contenu. Il y a aussi une section Actualités où, à la manière d’un blog, on s’informe sur les nouveautés. On a donc toutes les fonctionnalités d’un FaceBook solidaire, dont  la vocation première  est l’aide et l’échange du savoir. « Savoir Solidaire » participe ainsi  à la suppression des frontières culturelles Nord/Sud.

Parmi les fonctionnalités de « Savoir Solidaire » citons : le partage des informations et des savoirs,  la création de profils, les discussions, les rencontres où bénévoles, bibliothécaires, informaticiens, libraires, écrivains, communiquent à travers le monde entier. Reste à signaler qu’un outil tel que « Savoir Solidaire », ne s’avère performant que lorsque les distances qui séparent les participants rendent difficile  un échange direct.

Les étudiants qui le souhaitent peuvent bien entendu s’impliquer dans ce type de projet coopératif et associatif. Pourquoi ne pas partir en stage à l’étranger dans les bibliothèques concernées par ce processus de développement et d’échange ?

Reste à signaler qu’il est primordial de se rappeler que la coopération et l’échange et le partage sont des actes qui ne vont pas de soi[2]. Ce n’est qu’en établissant un environnement de confiance que les acteurs acceptent de coopérer, et que le résultat de l’intelligence collective émergera au sein d’une communauté. « La coopération résulte d’interactions répétées avec les mêmes personnes. Mais pour réussir une coopération il est indispensable que les gens commencent par accepter de coopérer, car on coopère parce qu’on perd et on gagne, c’est pourquoi il faut faire confiance et en même temps s’en montrer digne »[3].


[1] Bibliothèques Sans Frontières. Savoir Solidaire [en ligne]. [Paris] : Bibliothèques Sans Frontières, [2010]. Mise à jour en 2010 [réf. du 19 Sept. 2010]. Disponible sur le World Wide Web : <www.savoirsolidaire.net>.

[2] SUROWICKIE, James, RIOT, Elen (Trad.). La Sagesse des foules.  Paris : JC Lattès, 2004. p. 163

[3] Ibid., pp. 164-165