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Un nouveau dispositif pour l’accès à distance à la bibliothèque en ligne

Les bibliothèques de Paris-Sorbonne déploient un nouveau dispositif pour l’accès à distance à leurs ressources en ligne.

Les identifiants restent ceux de votre sésame SorbonID.

Progressivement, jusqu’au 15 mars 2013, de nouvelles adresses publiques sont ajoutées aux pages descriptives des ressources en ligne. Tant que dure cette période de test, ces adresses sont identifiées comme telles. À l’issue du test, elles deviendront les adresses normales pour l’accès à la bibliothèque en ligne.

Les deux dispositifs semblent pouvoir coexister, mais il est préférable de retirer la configuration précédente du navigateur quand le nouveau dispositif sera généralisé.

Les avantages que nous attendons de ce nouveau dispositif sont les suivants :

  • il n’est plus nécessaire de modifier la configuration de votre navigateur,
  • l’accès aux ressources en ligne sera désormais possible sur les matériels mobiles, smartphones et tablettes.
    Certaines ressources peuvent ne pas être adaptées à la consultation sur ce type de matériel, en raison de limitations techniques des navigateurs utilisés (par exemple, recours au Flash),
  • l’accès par des hotspots ne nécessite plus de rafraîchissement de la connexion,
  • nous pourrons autoriser l’accès aux ressources en ligne aux lecteurs inscrits dans nos bibliothèques sans appartenir à l’université, à condition que les licences d’utilisation nous y autorisent.

Le principal inconvénient du nouveau dispositif réside dans la nécessité d’utiliser, pour toutes les ressources, les adresses du site Web des bibliothèques.

Auparavant, dans la plupart des cas, vous pouviez accéder à une ressource en ligne à partir d’une requête exécutée dans un moteur de recherche comme Google. Le navigateur prenait en charge l’établissement de la connexion.

Désormais, pour que le dispositif d’accès distant fonctionne, il doit être déclenché par l’utilisation d’une adresse modifiée.

Cette modification consiste à ajouter, devant l’adresse normale d’une page, le lien vers le serveur d’identification, de cette façon :

http://scd-ezproxy.paris-sorbonne.fr:2048/login?url=URL,

où il faut remplacer URL par l’adresse normale, par exemple :

http://scd-ezproxy.paris-sorbonne.fr:2048/login?url=http://www.jstor.org

Cette contrainte s’applique à toutes les adresses que vous pourriez utiliser dans des supports de cours en ligne, par exemple.

 

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Évolution de la bibliothèque en ligne de Paris-Sorbonne

Les bibliothèques de Paris-Sorbonne ont été contraintes de résilier plusieurs abonnements de ressources en ligne en 2013.

Ces résiliations sont dues avant tout à une situation budgétaire délicate. Mais elles répondent aussi à la nécessité d’une meilleure prise en compte de l’offre documentaire des autres établissements parisiens.

Les désabonnements à Paris-Sorbonne concernent en priorité des ressources qui sont aussi proposées à leurs lecteurs par la Bibliothèque interuniversitaire de la Sorbonne ou par la Bibliothèque nationale de France. Dans certains cas, ces établissements proposent l’accès à distance à ces ressources à leurs lecteurs inscrits.

Les décisions de résiliation s’appuient aussi sur les statistiques de consultation, rapportées à la taille de la population potentiellement concernée et au prix de chaque ressource.

Tant que le montant de nos ressources budgétaires nous contraindra à effectuer de tels arbitrages, le développement des collections en ligne à Paris-Sorbonne se concentrera sur les ressources destinées aux étudiants de licence (les étudiants des deux premières années de licence ne peuvent pas s’inscrire à la BIU Sorbonne actuellement) et sur les ressources spécifiques aux disciplines enseignées à l’université qui sont mal couvertes ailleurs : langues et civilisations étrangères des aires culturelles non anglophones, musicologie, histoire des arts, en particulier (mais pas exclusivement). Les collections pluridisciplinaires de revues de recherche en lettres et sciences humaines étant largement couvertes par la BIU Sorbonne, les bibliothèques de Paris-Sorbonne se concentreront là aussi sur des bouquets de revues plus spécifiques.

Les ressources que nous avons arrêtées en 2013 sont les suivantes :shutdown

  • America history and life
  • American national biography
  • Biblifre
  • Bibliography of British and Irish history
  • Central Russian newspapers
  • Dictionary of national biography
  • Dictionnaire d’histoire et de géographie ecclésiastiques
  • Francis
  • Goethes Werke
  • Historical abstracts
  • New Jacoby online
  • Medieval bibliographies (Brepols)
  • Medieval encyclopedias (Brepols)
  • MLA international bibliography
    (dans sa version sur la plate-forme Ebsco; nous continuons à proposer un accès aux mêmes données bibliographiques dans le cadre de LION (Literature online), mais avec des fonctionnalités malheureusement moins riches)
  • New Pauly online
  • Oxford scholarship online – Political science
  • Philosopher’s index
  • Schillers Werke
  • Shakespeare collection
  • Teatro español del Siglo de Oro
  • TLS centennial archive

Les mises à jour des collections sur la Renaissance publiées par Classiques Garnier numérique ont été arrêtées. Enfin, la publication en ligne des archives du magazine Alternatives économiques sur le site du CRDP de Languedoc-Roussillon a été arrêtée par l’éditeur.

Un tableau vous signale les établissements qui proposent un accès à ces ressources, avec des liens directs quand l’accès à distance est possible. Il est indispensable de vérifier les conditions d’inscription dans les établissements mentionnés dans ce tableau, ainsi que les conditions d’éligibilité pour l’accès à distance (il faut être titulaire d’une carte annuelle Recherche à la BnF pour accéder à distance à une partie de leurs ressources en ligne, par exemple).

Quand les ressources sont accessibles à distance via la BIU Sorbonne, leur signalement a été maintenu sur les pages de notre site web, avec un lien direct et le renvoi aux procédures d’inscription à la BIU.

Nouvelle ressource en test : Churchill Archive

Portrait de Churchill

Sir Winston Churchill en 1942
(source : Wikimedia commons ; domaine public)

Les bibliothèques de Paris-Sorbonne vous proposent de tester pendant trois mois l’accès aux archives de Winston Churchill.

Conservées par le Churchill archives centre, elles couvrent tous les aspects de l’activité du grand homme politique britannique :

  • correspondance privée ;
  • activité politique et publique, en dehors de ses attributions officielles ;
  • activité publique en tant que membre du Parlement : discours, comptes rendus de réunions publiques, correspondance avec les électeurs, campagnes électorales, affaires locales ;
  • activité publique en tant que ministre dans différents départements ministériels ;
  • discours (brouillons, notes préparatoires, transcriptions, coupures de presse, etc.) ;
  • correspondance avec ses éditeurs, activité en tant que journaliste.

Soit près de 800 000 pièces d’archives, à parcourir par lieux ou personnes mentionnés, périodes d’activité, ainsi que par grands domaines d’activité. Plusieurs essais et des ressources pédagogiques viennent compléter cette très riche ressource.

À compléter par les documents par et sur Churchill dans les bibliothèques de Paris-Sorbonne.

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Accès ouvert aux publications et développement

À l’occasion de l’Open Access Week, l’EIFL(Electronic information for libraries), qui co-organise cette manifestation, a organisé une série d’événements dans de nombreux pays, qui débordent largement sur le mois de novembre. C’est l’occasion d’évoquer, à travers l’exemple de cette organisation, le rôle crucial de l’accès ouvert aux publications scientifiques pour le développement.

EIFL, fondée en 1999, est une ONG qui prône l’accès libre à l’information et à la connaissance, partout dans le monde, gratuitement si possible, au moins sans but lucratif et de façon soutenable. Centrée dans un premier temps sur l’accès aux publications scientifiques dans les pays d’Europe centrale et orientale, elle a élargi son périmètre à 60 pays émergents ou en voie de développement, en Afrique, en  Asie et en Amérique Latine.

Son action s’organise en cinq programmes :

  • l’assistance à la mise en place de consortiums nationaux de bibliothèques d’étude et de recherche afin de négocier en position de force avec les grands éditeurs commerciaux d’information numérique, pour obtenir des conditions commerciales adaptées aux capacités de financement des pays partenaires;
  • la promotion de l’accès ouvert aux publications, par son programme EIFL-OA. En partie grâce à son soutien, plus de 470 archives ouvertes et plus de 3400 revues en accès ouvert ont vu le jour ces dernières années dans les pays partenaires de l’EIFL. Elle milite en outre pour la généralisation d’une politique de dépôt impératif des publications financées sur fonds publics;
  • la réflexion sur les législations nationales en matière de propriété intellectuelle, afin de promouvoir des orientations équitables et équilibrées susceptibles de favoriser l’action des bibliothèques dans leur mission de diffusion du savoir;
  • la promotion des logiciels libres dans les bibliothèques d’étude et de recherche;
  • le soutien à l’innovation dans les services de bibliothèques publiques dans les pays partenaires.

La cohérence de ce programme et des leviers d’action mis en œuvre par cette ONG illustre parfaitement l’enjeu de l’ouverture des savoirs pour le développement équitable et soutenable de la science dans un monde globalisé.

Abir Koubaissi, Dominique Filippi

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Et l’or alors ? La voie des revues ouvertes pour l’accès aux publications savantes

La publication de revues en accès ouvert constitue l’autre approche pour ouvrir l’accès aux publications savantes.

Contrairement aux archives ouvertes, les éditeurs de ces revues continuent à proposer les services habituels d’une revue scientifique : sélection des articles, évaluation par les pairs, organisation et hiérarchisation du contenu, sollicitation des auteurs, gestion de l’image de marque, labellisation/certification, etc.

Le contexte numérique a réduit les coûts de fabrication et de distribution par rapport à une revue imprimée, mais les revues en accès ouvert doivent couvrir le coût de ces diverses prestations. A fortiori, le passage en accès ouvert d’une revue préalablement diffusée par abonnement nécessite l’organisation d’une délicate transition pour passer d’un modèle économique à l’autre. En contrepartie, la plupart des études montrent un fort accroissement de l’impact d’une revue après son passage en accès ouvert.

Le passage à l’accès ouvert se traduit, sur le plan économique, par le renversement du mode de financement : ce sont les personnes ou les institutions intéressées par la diffusion du savoir qu’elles produisent qui financent en amont la publication, et non en aval les lecteurs. Même si on évoque souvent un modèle auteur-payeur pour caractériser le fonctionnement des revues ouvertes (perception d’une compensation financière lors de la soumission ou de la publication d’un article), dans les faits, les modèles économiques sont bien plus variés : subvention par des organismes de recherche ou la puissance publique, parrainage et publicité, vente de produits ou de services dérivés, collecte de fonds, etc.

Cette voie dorée vers l’accès ouvert présente l’intérêt de rompre moins nettement avec les modes traditionnels de la communication scientifique, argument efficace auprès des auteurs, spécialement dans les communautés scientifiques les moins engagées dans l’usage des réseaux numériques. Il n’empêche qu’il risque de se traduire par un surcoût global du passage à l’accès ouvert pour les établissements de recherche ou leurs sources de financement (double financement des archives ouvertes et des publications dans des revues ouvertes).

Il faut enfin signaler que les revues ouvertes peuvent souvent proposer des conditions de réutilisation des résultats de la recherche plus libres que les archives ouvertes, dans lesquelles les auteurs ne peuvent pas toujours recouvrer l’intégralité des droits qu’ils ont été amenés à céder lors d’une publication traditionnelle.

Le DOAJ (Directory of open access journals) répertorie les revues en accès ouvert, au nombre de plus de 8300 à ce jour, correspondant à près d’un million d’articles publiés. Sur le même site, la moitié des titres signalés dans le répertoire sont interrogeables au niveau de l’article.

On compte dans le DOAJ plus de 1300 revues dans les diverses disciplines des humanités (art et architecture : 225, histoire et archéologie : 268, langues et littératures : 535, philosophie et sciences religieuses : 278). Ces disciplines sont particulièrement concernées par l’extension de l’accès ouvert aux collections de monographies ou aux manuels universitaires, en particulier dans les programmes d’édition des presses universitaires, comme l’atteste par exemple le lancement récent d’un Directory of open access books (DOAB).

En Francerevues.org du Centre pour l’édition électronique ouverte (Cléo) assiste et héberge sur son site un ensemble de près de 250 revues ouvertes en sciences humaines et sociales, dont la moitié environ suivent un modèle mixte, avec un embargo de 1 à 3 ans sur leurs derniers fascicules avant le passage en accès ouvert.

Le Cléo promeut un modèle économique hybride, en commercialisant des services à valeur ajoutée (OpenEdition Freemium) parallèlement à la publication des revues en accès ouvert. Il collabore avec la plate-forme Persée pour le signalement des archives de revues savantes françaises.

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Oh la belle verte ! La voie des archives ouvertes pour l’accès aux publications savantes

Logo open access

Open Access Week 2012

Tout le mouvement de l’accès ouvert aux publications scientifiques est fondée sur le strict respect des prérogatives des auteurs, qui peuvent décider librement des modalités de publication de leur travail (céder tout ou partie de leurs droits à des éditeurs, archiver et diffuser eux-mêmes leur travail, etc.). Mais, dans la pratique, quelles voies s’ouvrent à un auteur désireux de s’engager dans cette démarche ?

Il existe deux grandes approches, qu’on a pris l’habitude de désigner par des couleurs : la voie dorée et la voie verte.

La voie verte s’appuie sur l’auto-archivage par les auteurs eux-mêmes. Ce modèle, permis par le développement des réseaux et des logiciels de publication en open source, rompt radicalement avec la traditionnelle revue savante. L’archivage s’effectue de façon privilégiée sur des plates-formes organisées par disciplines ou par institutions (universités, organismes de recherche). Les gestionnaires de l’archive n’évaluent pas eux-mêmes les publications archivées. L’auto-archivage peut être encouragé par la mise en place d’une obligation de dépôt, qu’elle soit le fait de l’institution de rattachement du chercheur ou des agences de financement de la recherche publique.

Les archives ouvertes (ou archives institutionnelles) comprennent des documents dont l’auteur a gardé ou récupéré les droits, qu’il s’agisse de preprints (versions d’une publication antérieures à l’évaluation par les pairs préalable à la publication) ou d’articles déjà publiés dont les éditeurs autorisent l’auto-archivage, parfois après une période d’embargo destinée à préserver les revenus de leurs revues. Contrairement aux idées reçues, la très grande majorité des éditeurs autorise déjà l’archivage en accès ouvert après publication. Le service RoMEO de l’université de Nottingham permet de prendre connaissance de la politique des principaux éditeurs scientifiques en la matière, en distinguant ceux qui autorisent l’archivage de toutes les versions d’une publication, des seules versions revues à l’issue du processus de publication ou des seuls preprints.

Les logiciels de gestion des archives ouvertes disposent de fonctionnalités d’échange des données descriptives des publications archivées, ce qui permet de créer des moteurs de recherche couvrant plusieurs milliers d’archives, tel OAIster, BASE (Bielefeld academic search engine) ou le moteur de recherche de Driver (Digital repository infrastructure vision for European research). Il existe en outre deux répertoires d’archives ouvertes, ROAR et OpenDOAR.

Cette voie verte est en règle générale la méthode privilégiée par les institutions qui doivent potentiellement en financer le coût, établissements ou bibliothèques de recherche. Elle présente l’inconvénient, pour certains, de ne pas accorder aux auteurs la même reconnaissance que celle qu’ils obtiennent par leurs publications en revues ou monographies (sélectivité, effet de collection, expression de courants scientifiques ou idéologiques, labellisation, évaluation, etc.).

En France, les responsables de bibliothèques de recherche prônent explicitement cette démarche, telle qu’elle est mise en œuvre dans les universités ou, au niveau national, dans l’archive ouverte HAL du CNRS, avec sa déclinaison TEL pour l’auto-archivage des thèses.

 

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C’est l’Open Access Week !

Logo open accessDepuis 6 ans, les promoteurs de l’accès ouvert aux publications scientifiques organisent une semaine de l’open access.

L’Open Access Week  se tient cette année du 22 au 28 octobre.

À Paris, l’université Pierre-et-Marie-Curie organise un débat sur le thème des droits d’auteur dans le contexte des archives ouvertes, avec des représentants de la direction des affaires juridiques du CNRS et du support HAL-UPMC de la bibliothèque universitaire Pierre-et-Marie-Curie. Il aura lieu le jeudi 25 octobre, de 12 h 30 à 14 h, dans l’amphi Durand (bâtiment Esclangon).

En outre, l’éditeur de la plate-forme de réseau de la recherche en open access MyScienceWork organise deux conférences, les 23 et 25 octobre.

Nous nous proposons de revenir, tout au long de cette semaine, sur ce mouvement international d’ouverture des publications scientifiques. Aujourd’hui, quelques éléments de définition et quelques sources d’information.

L’open access, c’est la mise à disposition en ligne, sans restrictions ni économiques ni légales ni techniques, des publications scientifiques validées par les pairs, qu’il s’agisse d’articles, de monographies, de thèses ou de contributions à des ouvrages collectifs. Par la suite, la démarche a été étendue aux ressources pédagogiques, manuels et autres supports d’enseignement en ligne.

Peter Suber, l’un des plus actifs promoteurs de cette démarche, directeur de l’Open access project à l’université de Harvard, auteur en 2012 du livre Open access (MIT press, en accès libre le 15 juin 2013), a publié en 2004 une synthèse très précise sur les enjeux de l’accès ouvert : Open Access Overview.

On trouve une traduction en français d’un résumé de ce document sur le blog de Marie Lebert, Très brève introduction à l’open access.

Quels bénéfices peut-on attendre de l’accès ouvert aux publications scientifiques ?

  • une meilleure visibilité et un plus grand impact de leurs recherches pour les auteurs;
  • une meilleure information et une plus grande égalité d’accès pour les lecteurs, sans que les budgets de leurs établissements viennent restreindre leur accès à l’information disponible;
  • une plus grande facilité de réutilisation à des fins pédagogiques pour les enseignants;
  • un allègement des contraintes budgétaires et contractuelles qui pèsent sur le développement de leurs ressources en ligne pour les bibliothèques;
  • une meilleure visibilité de leurs chercheurs, un allègement de leurs budgets documentaires et le meilleur moyen de remplir leur mission de large diffusion du savoir pour les universités;
  • une meilleure attractivité pour les éditeurs de revues scientifiques qui acceptent de sauter le pas;
  • des conditions plus favorables au développement d’une économie de la connaissance et de l’innovation pour les États, ainsi qu’un bénéfice accru pour les citoyens dont les impôts financent une part déterminante de la recherche scientifique, dans toutes les disciplines.

Pour vous informer sur l’open access :

En prime, un anime, pour terminer le billet de ce jour.

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Participez à la construction de la bibliothèque numérique nationale de l’enseignement supérieur et de la recherche

Nous avons besoin de votre aide !

La France a récemment rejoint le groupe de pays qui ont entrepris de créer des bibliothèques numériques nationales pour l’enseignement supérieur et la recherche.

Un premier financement de 55 millions d’euros sur 3 ans doit permettre d’acquérir, dans toutes les disciplines, une large sélection d’archives de revues, de livres électroniques, de corpus numérisés de documents patrimoniaux, de bases de données.

Ces ressources seront achetées dans le cadre de licences nationales et mises à la disposition de la communauté de l’enseignement supérieur et de la recherche à la fois dans leurs établissements et sur une plate-forme nationale.

Les bibliothèques de Paris-Sorbonne vous proposent déjà, dans ce cadre, l’accès au corpus EEBO (Early English books online), et, très prochainement, l’accès à ECCO (Eighteenth century collections online).

Les porteurs de ce projet recueillent les besoins documentaires et les suggestions des chercheurs et des enseignants-chercheurs par une enquête en ligne ouverte jusqu’au samedi 20 octobre.

N’hésitez pas à y répondre. Le responsable de la bibliothèque en ligne de Paris-Sorbonne, Dominique Filippi, peut vous aider si nécessaire à identifier les ressources susceptibles de vous intéresser. Comme le projet est dans un premier temps restreint à l’achat de collections rétrospectives, à l’exclusion de tout abonnement courant, les disciplines des humanités pourront y prendre toute leur place.

Les réponses des enseignants-chercheurs et chercheurs de l’université Paris-Sorbonne seront communiquées aux bibliothèques de l’université, afin de mieux conduire le développement de notre offre locale, en complémentarité avec ce dispositif national.

Vers l’enquête en ligne

Site d’information sur l’Initiative d’excellence de l’information scientifique et technique (ISTEX) : www.istex.fr
Site d’information sur les licences nationales : www.licencesnationales.fr

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Que vive la copie privée !

« Lorsque l’œuvre a été divulguée, l’auteur ne peut interdire : […] 2° Les copies ou reproductions réalisées à partir d’une source licite et strictement réservées à l’usage privé du copiste et non destinées à une utilisation collective, à l’exception des copies des œuvres d’art destinées à être utilisées pour des fins identiques à celles pour lesquelles l’œuvre originale a été créée et des copies d’un logiciel autres que la copie de sauvegarde établie dans les conditions prévues au II de l’article L. 122-6-1 ainsi que des copies ou des reproductions d’une base de données électronique ».

C’est sur la base de cette disposition du code de la propriété intellectuelle que la bibliothèque du Pôle universitaire yonnais, à La-Roche-sur-Yon, organise demain le 7 mars la première copy party, une invitation à venir sur place reproduire librement les documents conservés à la bibliothèque.

C’est une bonne occasion de préciser les contours de cette fameuse exception de copie privée, qui s’applique toujours et partout, même hors copy party…

Commençons par les bonnes nouvelles : en France, contrairement à ce qu’on entend souvent, l’étendue de la copie n’est pas limitée par la loi, on peut copier sans autorisation une œuvre intégralement. On le sait peu, parce que la photocopie en bibliothèque, quant à elle, est limitée à une petite partie de chaque œuvre par les termes du contrat signé par les établissements qui proposent ce service. Mais le photocopieur ne vous appartient pas et la photocopie sort donc du cadre de la copie privée.

Une autre bonne nouvelle : toutes les œuvres sont concernées, imprimées, audiovisuelles, visuelles, sonores (à l’exception des logiciels et des bases de données). Tout ce qui importe, c’est que vous soyez entré en possession du document que vous copiez de façon licite, comme vous le faites quand vous consultez sur place ou empruntez un document dans une bibliothèque publique.

On peut reproduire sans autorisation des œuvres qu’on n’a pas achetées. Pour ce qui est des ressources en ligne que les bibliothèques mettent à votre disposition, le cadre est un peu différent, mais les licences d’utilisation des fournisseurs de ces ressources vous autorisent à reproduire, pour votre seul usage, les documents qu’elles contiennent.

On peut procéder à une copie privée dans un lieu public : ce n’est pas le lieu où la copie est faite qui importe, mais son usage ultérieur. Attention cependant à ne pas étendre indûment la notion de lieu public : quand vous entrez dans une salle de cinéma, vous êtes censé respecter les éventuelles contraintes que l’exploitant peut juger bon de vous imposer implicitement lors de l’achat de votre billet.

Enfin, c’est gratuit. Pour dire vrai, pas vraiment, quand vous achetez un appareil permettant de stocker des copies, vous payez une redevance incluse dans le prix de vente qui vient rémunérer les détenteurs de droits…

Maintenant, les contraintes à respecter.

La copie privée ne concerne que les œuvres divulguées par leur auteur : vous n’avez pas le droit de reproduire, sans l’autorisation de son auteur, un manuscrit non publié ou un brouillon.

La copie doit être strictement réservée à l’usage de la personne qui l’a effectuée : vous ne pouvez pas la communiquer à autrui, même dans le cercle de vos proches. Donc pas d’envoi par mail, pas de mise en ligne, pas de prêt de clé USB. Désolé.

La copie doit être effectuée par vos propres moyens, quels qu’ils soient : ordinateur personnel, scanner à main, appareil photographique, téléphone, graveur, disque dur externe. Il sera le plus souvent bien plus facile de copier un cd ou un dvd qu’un livre ou un article de revue… mais les smartphones disposent désormais d’applications de reconnaissance optique de caractères qui les transforment en scanners d’appoint (voir une présentation de quelques-unes de ces applications sur le site Technically personal).

La copie privée ne vous donne pas le droit de chercher à contourner d’éventuelles mesures techniques de protection. La copie privée n’est pas un droit, un éditeur peut essayer de vous en empêcher (enfin, pas vraiment, mais pour vous plaindre de ce qu’une telle mesure technique vous empêche de faire une copie licite, il faut aller voir l’Hadopi…).

Ce n’est pas tout, une bibliothèque peut parfois ne pas vous autoriser à reproduire un document qu’elle détient. Au mieux, pour le protéger ; au pire, pour vous contraindre à payer pour obtenir une reproduction qu’elle commercialise… Elle le fait alors parce qu’elle est propriétaire du support de l’œuvre, pas parce qu’elle devrait faire respecter le droit d’auteur.

Si vous avez emprunté un document à domicile dans une bibliothèque accessible au public, vous devez enfin savoir qu’une incertitude pèse sur le statut des enregistrements sonores au regard de la copie privée. Le prêt public de ces documents est toléré, depuis toujours, mais aucune rémunération à ce titre n’a été mise en place en France. C’est une zone de flou, qui pourrait affecter la licéité de la source de la copie. Mais aucune jurisprudence ne s’est encore prononcée sur ce point et les titulaires de droits semblent l’admettre, pour le moment. En ce qui concerne les films, les bibliothèques ont normalement déjà payé pour le prêt à domicile.

À quand une copy party à Paris-Sorbonne ? Dites-nous ce que vous en penseriez.

Suivre la copy party sur Twitter.

Une présentation plus détaillée des enjeux de la copie privée, qui a guidé la rédaction de ce billet, sur l’excellent blog S.I.Lex.

 

Accéder à la disponibilité d’un document dans le SUDOC

Les bibliothèques de Paris-Sorbonne participent au SUDOC, le catalogue commun aux bibliothèques universitaires françaises. Dans ce catalogue, on peut relever la localisation précise et la cote d’un document, mais on n’avait pas jusqu’à présent accès facilement à l’information sur sa disponibilité dans nos bibliothèques.

Nous avons ajouté dans le SUDOC un lien vers notre catalogue en ligne, qui vous fournit une information actualisée en temps réel sur cette disponibilité (document emprunté ou non, empruntable ou pas, date de retour prévu le cas échéant, etc.).

Ce lien se présente sous la forme d’un bouton qui apparaît quand on consulte la localisation d’un document dans le SUDOC.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ce nouveau bouton Disponibilité, qui s’affiche désormais pour les bibliothèques de Paris-Sorbonne qui font du prêt à domicile, vous renvoie vers la notice du document dans notre catalogue en ligne. Profitez-en pour vérifier aussi la cote, elle n’est pas toujours correcte dans le SUDOC quand le document a changé de place…

Plusieurs autres bibliothèques ont aussi mis en place ce lien. C’est le cas quand le petit signe + qui permet d’ouvrir les informations de localisation est coloré en bleu, comme c’est le cas pour notre grande sœur la BIU Sorbonne sur cet exemple.

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