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Frida Kahlo

La  bibliothèque Marcel-Bataillon vient d’acquérir un très beau livre d’art retraçant le parcours pictural de l’œuvre de Frida Kahlo. L’achat de ce livre nous a été suggéré par un enseignant de l’institut des études ibériques.

L’œuvre de Frida Kahlo (1907-1954) se compose de cent quarante-trois peintures dont les deux tiers sont des autoportraits.

A travers cette série d’autoportraits, le peintre ne se dévoile pas, elle suggère seulement des périodes de sa vie, elle évoque ses blessures tant corporelles (accident, maladies…) que  psychologiques (relation douloureuse avec son mari le peintre Diégo Rivera, fausse couche…)

Sa peinture est riche d’évocations. Elle puise son inspiration dans les formes archétypales de la mythologie. Que ce soit les mythes précolombiens ou la culture populaire catholique, les mythes antiques ou extrême-orientaux.

Son œuvre entre en résonance avec les mouvements artistiques de son temps comme le surréalisme bien que Frida Kahlo se soit toujours défendue d’y appartenir : « Ils pensaient que j’étais surréaliste, mais je ne l’étais pas. Je n’ai jamais peint de rêves. J’ai peint ma réalité. » disait-elle.

Dans les années soixante-dix, elle fut reconnue comme un peintre emblématique du mouvement féministe.

En 2002, un film de Julie Taymor, Frida,  a raconté sa vie : « la vie passionnée d’une femme exceptionnelle ».

Cet ouvrage est disponible en libre-accès. (Cote usuel 75 (7/8) PRI)

Historiae de rebus Hispaniae

La bibliothèque Marcel-Bataillon se trouve depuis peu en possession d’un ouvrage ancien : La Historia General en tres tomos de Juan de Mariana dans une édition de 1733.

Né en 1536 à Talaverne, Juan de Mariana est un jésuite espagnol et un théoricien politique, resté célèbre pour sa monumentale Historia general de España. Elevé par les jésuites, il étudie à l’université d’Alcalá. Pour enseigner la théologie, il voyage en Europe, notamment en Italie et en France. Au Collège Romain où il est nommé à 25 ans, il est remarqué pour ses commentaires de Saint Thomas d’Aquin. Il revient ensuite en Espagne pour s’installer définitivement à Tolède où il mourra en 1624.

Outre son œuvre principale, Historia general de España, Juan de Mariana est aussi connu pour son traité anti-absolutiste « De Regis et Rege institutioni » (1598). Bien accueilli en Espagne mais jugé subversive en France, ce livre est brûlé en place publique à la suite de l’assassinat d’Henri IV.

« Historiae de rebus Hispaniae » a été publié à Tolède à partir de 1592. En 1605, Juan de Mariana augmente l’édition de dix livres, consacrés à l’accession au trône de Charles IX. Ensuite les auteurs de cette somme ont fait de nouveaux ajouts, jusqu’à l’accès au trône de Philippe IV en 1621.

Cet ouvrage, plébiscité par la critique de l’époque, a amené Juan de Mariana à en faire une traduction du latin en espagnol. Il reste une référence pour la rigueur de ses recherches historiques.

Photos :
– Juan de Mariana : domaine public. Source : wikimedia commons,
– Historia de España : bibliothèque Marcel-Bataillon.

La bibliothèque Marcel – Bataillon se trouve depuis peu, en possession d’un ouvrage ancien : La Historia General en tres tomos de Juan de Mariana dans une édition de 1733.

 

Né en 1536 à Talaverne, Juan de Mariana est un jésuite espagnol et un théoricien politique, resté célèbre pour sa monumentale Historia general de España. Elevé par les jésuites, il étudie à l’université d’Alcalá. Pour enseigner la théologie, il voyage en Europe, notamment en Italie et en France. Au Collège Romain où il est nommé à 25 ans, il est remarqué pour ses commentaires de Saint Thomas d’Aquin. Il revient ensuite en Espagne pour s’installer définitivement à Tolède où il mourra en 1624.

 

Outre son œuvre principale, Historia general de España, Juan de Mariana est aussi connu pour son traité anti-absolutiste « De Regis et Rege institutioni » (1598). Bien accueillie en Espagne mais jugée subversive en France, ce livre est brûlé en place publique à la suite de l’assassinat d’Henri IV.

 

« Historiae de rebus Hispaniae » a été publié à Tolède à partir de 1592. En 1605, Juan de Mariana augmente l’édition de dix livres, consacrés à l’accession au trône de Charles IX. Ensuite les auteurs de cette somme ont fait de nouveaux ajouts, jusqu’à l’accès au trône de Philippe IV en 1621.

 

Cet ouvrage, plébiscité par la critique de l’époque, a amené Juan de Mariana à en faire une traduction du latin en espagnol. Il reste une référence pour la rigueur de ses recherches historiques.

Cantigas de Santa Maria

es Cantigas de Santa Maria (milieu du XIIIe siècle-1284) sont des chants religieux de la littérature médiévale en galicien-portugais. Il s’agit d’un ensemble de 424 compositions en l’honneur de la Vierge Marie. Dix cantigas sont attribuées incontestablement au roi Alphonse X le sage.

S’appuyant sur les traditions musicales populaires et savantes des trois traditions (musulmane, juive et chrétienne) présentes à la cour d’Alfonse le Sage, les Cantigas de Santa Maria constituent une des plus vastes compilations de thèmes musicaux qui nous soit parvenue en provenance du XIIIe siècle.

Entre autre, sur les rayonnages de la bibliothèque Marcel Bataillon, un livre édité en 1922 : La musica de las Cantigas : estudio sobre su origen y naturaleza / por Julián Ribera. Cote : 11 b 360

Cet ouvrage comporte des reproductions de partitions médiévales et des partitions modernes (Il s’agit d’une réécriture moderne de la musique des cantigas).

Ecriture musicale médiévale        Ecriture musicale moderne

Disque conseillé : Cantigas de Santa Maria / Ensemble Alla francesca
Chants à la Vierge, Espagne 13e siècle. Enr 1999 / éd 2000 / Opus 111 OPS 30-308.
Disponible sur la base en ligne Naxos (accès depuis les postes de Paris Sorbonne et accès distant).

Illustrations :
-Lettrine, portées 1 (CC-BY-SA) et 2 (CC-BY-SA) et illustration d’un manuscrit de Cantigas de Santa Maria. Wikimedia commons.