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Semaine internationale du libre accès

En 2014, la Semaine internationale du libre accès (Open Access Week) fêtera sa 7ème année. Cet évènement mondial permet à la communauté scientifique de mieux connaître les avantages du libre accès, de partager ses connaissances et ses expériences entre collègues, et de contribuer à la promotion de l’accès ouvert.

Libre Access-2Le thème de l’édition de cette année s’intitule « Génération libre accès ! » (Generation Open !). Les doctorants et les jeunes chercheurs seront donc les publics privilégiés, afin de mettre en valeur l’importance de leur engagement en faveur de ce mouvement. L’Université Paris-Sorbonne, par le biais du SCD (Service Commun de Documentation), y participe pour la première fois et s’associe pour l’occasion avec l’UPMC (Université Pierre et Marie Curie), avec le soutien du consortium Couperin et du projet européen FOSTER (Facilitate Open Science Training For European Research).

Plusieurs évènements sont programmés sur les deux sites :

I – Conférences :

- Conférence « Libre accès et nouveaux modèles de publication », le 14 octobre de 18h à 20h, apéritif de 20h à 21h : A l’UPMC, site Jussieu, bât. Esclangon, amphi Astier

En savoir + et s’inscrire

- Table ronde « Hack your PhD », le 20 octobre de 17h à 19h, apéritif de 19h à 20h : A Paris-Sorbonne, Maison de la Recherche, Salle des conférences D035

En savoir + et s’inscrire

II – Ateliers « Le libre accès en pratique »du 15 au 21 octobre

Ils ont lieu à l’UPMC pour les sciences et la médecine (site Jussieu, bât. Atrium)  et à Paris-Sorbonne pour les sciences humaines, arts et lettres (site Sorbonne, salle D681). Ces ateliers pratiques d’une durée d’une heure permettent d’aborder en petits groupes (15 personnes dans une salle informatique) différents thèmes pour utiliser au mieux les ressources en libre accès.
Trouver des publications en libre accès – de 12h à 13h le 15/10 et le 20/10 à l’UPMC et le lundi 20 de 14h30 à 15h30 à la Sorbonne
« Dépôt party »: venez déposer vos publications dans HAL – de 13h à 14h le 15/10 et le 20/10 à l’UPMC et le lundi 20 de 15h30 à 16h30 à la Sorbonne
Les services HAL : créez votre page chercheur – de 12h à 13h le 16/10 et le 21/10 à l’UPMC et le jeudi 16 de 16h à 17h à la Sorbonne
Les services HAL : les collections pour mettre en valeur vos publications – de 13h à 14h le 16/10 et le 21/10 à l’UPMC et le jeudi 16 de 17h à 18h à la Sorbonne
Retrouvez le programme de tous les événements organisés en France sur le site Open Access Week France

Informations pratiques
Contacts : helene.broms(at)paris-sorbonne(point)fr pour les évènements programmés à Paris-Sorbonne
et halupmc(at)upmc(point)fr pour ceux organisés par l’UPMC
Ouvert à tous / Gratuit / Sur réservation
Les réservations pour les conférences et les ateliers se font directement sur le site : www.oaweekfrance.org

Un patrimoine photographique exposé à Serpente

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« Prague, la nouvelle ville prise du belvédère” Radiguet&Massiot, n°33341, Fonds Colbert.

Dans le cadre de la valorisation du LaBex EHNE, une exposition inédite de photographies est organisée à la bibliothèque Serpente et dans le hall de la Maison de la Recherche de septembre à novembre.
Ces photos proviennent du fonds dit Colbert, découvert il y a quelques mois tout à fait par hasard dans une armoire du lycée du même nom dans le 10ème arrondissement par une professeure d’histoire. Il s’agit à l’origine de tout un ensemble de plaques de verre pour projection, datant de la fin du XIXème et du début du XXème siècle. Des recherches ont permis de déterminer que ces plaques étaient utilisées dans le cadre de conférences populaires qui étaient organisées par différentes institutions, dont la Société d’Enseignement Moderne, qui donnait des cours du soir pour adultes et des conférences avec projection dans plusieurs lycées parisiens, dont le lycée Colbert, anciennement école municipale supérieure.

Ce fonds est constitué de 42 boîtes contenant en tout 1816 plaques de verre. Elles sont classées par pays ou groupe de pays et par villes françaises. Elles représentent en majorité des paysages ruraux et urbains de France ainsi que de nombreux pays européens (Italie, Espagne, Autriche-Hongrie…) et extra-européens (Indochine, Antilles, Etats-Unis, Amérique du Sud…). En dépit du fait que d’autres collections de plaques pédagogiques se trouvent localisées dans d’autres lieux – BnF, Musée pédagogique de Rouen – le caractère largement inédit et original du fonds Colbert est incontestable, de par sa remarquable homogénéité.

L’exposition qui est présentée à la bibliothèque et dans le hall de la Maison de la Recherche est déclinée en 4 thèmes illustrés chacun par une sélection de 4 à 5 panneaux.
Dans le hall :
1) Femmes d’ici et d’ailleurs
2) Les Mondes Ottomans
Et dans la bibliothèque :
3) Les villes européennes
4) Regards d’Algérie

Elle est complétée par la présentation dans une armoire vitrée de plaques de verres originales accompagnées de l’appareil de projection utilisé à l’époque et des boîtes dans lesquelles elles étaient conservées. Une sélection d’ouvrages du fonds Serpente ayant trait à ces thématiques : Paris à la Belle Epoque, l’Algérie du temps des colonies, les femmes au début du XXème siècle, etc… complète l’ensemble.

Le fonds sera également valorisé dans le cadre de l’Encyclopédie EHNE et fera dans les mois qui viennent l’objet de plusieurs communications scientifiques.

Devenir historien

Le jeudi 5 juin à 18 heures, le professeur Darwin Smith viendra présenter à la bibliothèque Serpente son livre : « Devenir Historien », paru aux Publications de la Sorbonne. Historien, directeur de recherches au CNRS, il a fondé et dirige un groupe d’étude sur le théâtre médiéval, le LAMOP à Paris 1.

P1180048Smith L’ouvrage retrace son parcours, mêlant tel « un tissu bariolé » éléments biographiques, expériences professionnelles – dont celle de journaliste -, rencontres déterminantes – y compris médiévales ! -, qui l’ont fait « devenir historien ». Cette entreprise singulière a été qualifiée par certains de ses collègues « d’égo-histoire », par allusion aux essais de Pierre Nora, un des promoteurs de l’histoire des mentalités.
Ce rendez-vous est donc une opportunité formidable de rencontre et de dialogue avec un des plus grands spécialistes du théâtre du XIIè au XVIème siècle, sur ses apprentissages et choix de vie, ce qui ne peut manquer d’intéresser tous les étudiants qui se destinent à un métier de chercheur au sens large, mais aussi tous ceux qui se posent des questions sur leur propre cheminement intellectuel.

Les élections européennes

Le 25 mai auront lieu les élections pour renouveler les représentants français au Parlement Européen. Pour s’y préparer, voici un petit vademecum sur la citoyenneté européenne :
Nombre d’eurodéputés français : 74
À quel âge est-on éligible ? 23 ans
Qui peut voter ? Tout citoyen français et tout citoyen de l’Union Européenne inscrit sur les listes électorales et résidant en France.
Durée du mandat : 5 ans
logoeuropeLe Parlement européen est la seule institution dont les membres sont élus au suffrage universel direct. Il compte 751 députés issus de 28 pays qui représentent 380 millions d’électeurs

Une première est à noter pour ces élections :
A l’occasion des élections européennes, le vote blanc sera pris en compte pour la première fois. Une loi adoptée en février 2014 dispose en effet que le vote blanc ne sera plus considéré de la même manière que le bulletin nul à compter du 1er avril 2014.
Le site officiel vie publique précise: Le vote blanc consiste à déposer dans l’urne une enveloppe vide ou contenant un bulletin dépourvu de tout nom de candidat (ou de toute indication dans le cas d’un référendum). Ce type de vote indique une volonté de se démarquer du choix proposé par l’élection.
Pour en savoir plus sur ces élections mais aussi les fonctions du Parlement Européen, vous pouvez vous reporter au site de la Fondation Robert Schuman. Et si vous ignorez où se trouve votre bureau de vote, voici un service en ligne de la Ville de Paris.

La bibliothèque Serpente dispose d’un fonds assez conséquent sur l’Europe, du fait des enseignements et divers séminaires relatifs à l’histoire moderne et contemporaine européenne organisés à la Maison de la Recherche. Les prochains portent sur :
Pouvoir, opinion et mémoire en Allemagne au XXe siècle en perspective comparative, Journées doctorales avec l’IHA de Paris et Université de la Sarre, les 15-16 mai 2014
L’arbitre de l’Europe : fixer, penser, contester les hiérarchies Politiques en Europe, de Charles Quint à Standard and Poor’s, les 20-21 juin 2014 à Paris-Sorbonne et IHA
Francis Delaisi, de la « Guerre sociale à l’Europe nouvelle », les 13-14 novembre 2014 à la Maison de la Recherche.
Voici une (très) courte bibliographie de quelques titres les plus récents entrés dans nos collections :
Un projet pour l’Europe : plaidoyer pour une refondation/Patrice Obert, l’Harmattan,2013 (cote 320.94 OBE)
Les institutions de l’Union européenne après la crise de l’euro/Yves Doutriaux, la Documentation Française, 2013 (cote 341.242 DOU)
Espaces de pouvoir, espaces d’autonomie en Allemagne/Hélène Miard-Delacroix (ed), PU du Septentrion, 2010 (cote 320.943 MIA).
Migration, Citizenship and the European Welfare State/Stephen Castles, OUP, 2006 (cote 361.61 SCH)
Doctoral Education’s Reform in Switzerland and Norway/Lukas Baschung, Peter Lang, 2013

L’Europe est également au cœur d’un des trois LabEx de l’Université Paris-Sorbonne, le projet EHNE (Ecrire une Histoire Nouvelle de l’Europe).
header-ehne1Outre les divers colloques et communications scientifiques organisés ou publiées par les membres du LabEx, une exposition de photographies sur l’Europe et le monde en 1900 aura lieu le 16 mai au lycée Colbert, avant qu’une sélection ne vienne s’installer sur les cimaises de la bibliothèque Serpente d’octobre à décembre 2014. A vos agendas !

Un nouvel espace à la bibliothèque Serpente … et le 1er n° de sa « news » !

La bibliothèque Serpente inaugure en ce mois d’avril un espace entièrement dédié aux besoins de la recherche en sciences humaines. Ce fonds, qui pourrait s’apparenter à la « documentation professionnelle » de l’apprenti chercheur ou du chercheur plus confirmé, a reçu une cote spécifique afin de bien le différencier du reste des collections en libre-accès. C’est la cote IST (pour Information Scientifique et Technique). Elle est subdivisée en 6 sous- classes correspondant à de grandes thématiques : IST a (pour droit d’auteur et bibliométrie), IST c (pour concours agrégations), IST m (pour ce qui a trait à la méthodologie/formation), IST n (pour les outils numériques en SHS), IST t (pour thèse et mémoire), IST u (pour le monde de l’Université).

Cela représente environ une cinquantaine d’ouvrages, qui étaient jusque là disséminés dans le fonds général ou professionnel de la bibliothèque, et donc plus difficilement visibles. Le fonds sera régulièrement enrichi par de nouvelles acquisitions dont voici une sélection des plus récentes :
Politiques universitaires et politiques de développement/dir. Alain Renaut (PUPS)
politiques  Les mobilités étudiantes/Valérie Erlich (Documentation Française)
Dis moi qui te cite, et je saurai ce que tu vaux/Pascal Pansu, …(PUG)
L’histoire contemporaine à l’ère numérique/Frédéric Clavert (Peter Lang)
Le traitement des données en histoire et sciences sociales/Martine Cocaud

Un peu plus anciens, mais essentiels :
L’art de la thèse /Michel Beaud (La découverte)
Un genre universitaire : le rapport de soutenance de thèse/Claudine Dardy (PUS)
La formation des doctorants à l’information scientifique et technique/dir. M. Durand-Barthez (Enssib)
Le mémoire de master/Michel Kalika (Dunod)
Faire profession d’historien/Patrick Boucheron (PUPS)
Le traitement des données en histoire et sciences sociales/Martine Cocaud (PUR)

Fonds Ist 3En plus des ouvrages, le fonds est constitué également de « dossiers d’actualité » rassemblant des articles parus dans le Monde.fr principalement sur le thème de la bibliométrie, mais aussi des numéros thématiques de revues en sciences de l’information. On y trouve des informations sur le droit d’auteur, les réseaux de l’IST, les ressources pédagogiques numériques (MOOCS…),  les modalités et règles de l’Open Access. Sans oublier les aide-mémoire du doctorant de Paris-Sorbonne et du MESR, la bibliographie complète du programme de l’agrégation d’histoire contemporaine ou encore les formations de l’URFIST etc…
A la différence des livres, ces dossiers sont à consulter sur place ou à photocopier.
Ce fonds est situé à côté de celui sur la littérature du voyage (après tout la recherche peut aussi s’apparenter à une forme de voyage…)

La bibliothèque Serpente lance également en ce mois d’avril sa « newsletter» où sont rassemblées toutes les informations du mois. Au sommaire, outre la présentation du nouveau fonds : thématique en lien avec l’actualité, nouvelles acquisitions, formations, agenda ( rencontre avec des auteurs, séminaire…). Vous y trouverez même une annonce d’un « genre » un peu particulier, mais chut, c’est un « scoop » !

Centenaire de la Grande Guerre

En cette année 2014 où nous célébrons le centenaire du début de la guerre de 14-18, les évènements autour de cette commémoration sont nombreux, à commencer par la diffusion en mars et avril sur France 2 du spectaculaire documentaire « Apocalypse » en 5 volets aux noms évocateurs: Furie, Peur, Enfer, Rage, Délivrance.

La Bibliothèque nationale de France consacre de son côté une grande exposition sur ce thème intitulée « Eté 14, les derniers jours de l’ancien monde », jusqu’au 3 août 2014. L’exposition se concentre en effet sur le portrait de l’Europe en 1914 et met en lumière les origines du basculement dans la guerre. Organisée avec le soutien du ministère de la Défense, elle donnera lieu également à des conférences (Des idées reçues sur la grande guerre le 20 mai, La guerre industrielle : mutations technologiques, scientifiques et militaires le 10 juin…), une journée d’étude le 12 juin sur « la guerre en cartes » et enfin la projection du film « Les moissons de fer » le 24 juin. Parallèlement les 3 et 4 avril prochains sera présenté, toujours à la BnF, le projet Europeana Collections 1914-1918, résultat d’une coopération entre 8 pays européens, avec plus de 400 000 documents rares proposés en ligne (livres, journaux, cartes, journaux de tranchées, photos,manuscrits, partitions).

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Dans une tranchée de première ligne, cliché de l’Agence Meurisse, 1915 (Bibliothèque Nationale de France)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 
Les bibliothèques de la Ville de Paris ne sont pas en reste avec tout un cycle de manifestations dans le cadre des commémorations officielles, en partenariat avec la Mission du centenaire. Sont prévus à la fois des expositions : « Paris 14-18, la guerre au quotidien » (Galerie des bibliothèques de la Vile de Paris), « La Grande Guerre en bandes dessinées » (bibliothèque François Villon), « l’Est Parisien pendant la Grande Guerre » (médiathèque Marguerite Duras), des rencontres : « Poètes français de la Grande Guerre » (bibliothèque Georges Brassens le 10 avril), des conférences: «Obéir et désobéir» (Bibliothèque Vandamme le 4 avril, en partenariat avec l’EHESS), « 1914-1918/femmes, féministes: un autre front ? » (Bibliothèque Marguerite Durand, 10 avril).

Paris, la guerre au quotidien,

Paris, la guerre au quotidien, Bibliothèques de la ville de Paris

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Plus modestement, la bibliothèque Serpente propose une sélection d’ouvrages autour de la 1ère guerre mondiale :
Les médecins dans la Grande Guerre : 1914-1918/Sophie Delaporte
Serpente : 944.081 4 DEL
1914-1918 : combats de femmes : les femmes, pilier de l’effort de guerre/Evelyne Morin-Rotureau
Serpente : Salle de lecture – 940.31 MOR
14-18, grands reportages/Colette, Albert Londres, Alexis Tolstoï…
Serpente : Salle de lecture – 940.3 gra
La Grande Guerre des Français : 1914-1918 : l’incompréhensible/Jean-Baptiste Duroselle
Serpente : Salle de lecture -944.081 4 DUR
Le Chemin des Dames, 1914-1918/sous la dir. de Denis Defente
Serpente : Salle de lecture – 940.43 che
Verdun, 1914-1918/Alain Denizot
Serpente : Salle de lecture – 940.42 DEN
Inventaire de la Grande guerre/ sous la dir. de François Lagrange
Serpente : Salle de lecture – 940.3 inv
De la mort, de la boue, du sang : lettres de guerre d’un fantassin/Cdt Henri Bénard
Serpente : Salle de lecture – 944.081 4 BEN
Écrivains combattants de la Grande guerre/sous la dir. de Bernard Giovanangeli
Serpente : Salle de lecture – 940.48 ecr
La bataille de la Marne/Pierre Miquel
Serpente : Salle de lecture -944.081 4 MIQ

 

Si l’on traite ici surtout de l’entrée en guerre et de la guerre elle-même, d’autres historiens commencent à se pencher sur la troisième phase des conflits qu’on appelle « les sorties de guerre».

C’est le cas du professeur d’histoire contemporaine Jacques Frémeaux à la Sorbonne, qui avec Michèle Battesti vient tout juste de publier aux PUPS « Sortir de la Guerre ». L’ouvrage analyse les conditions d’une fin de guerre, au-delà du cessez-le-feu et de la démobilisation, en s’appuyant sur des épisodes des guerres contemporaines, du XIXème siècle jusqu’aux guerres coloniales.

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Sortir de la Guerre, de Michèle Battesti et Jacques Frémeaux

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les auteurs viendront présenter leur ouvrage à la bibliothèque Serpente le mardi 29 avril à 18 heures. Venez nombreux !

La collection de papyrus de la Sorbonne

(Suite du billet publié le 26 février). Certes le travail papyrologique est possible à partir des excellentes reproductions que l’on est capable de faire aujourd’hui. Il y a déjà ainsi de quoi servir honorablement la science. Mais avouez que c’est tout de même encore plus sympathique avec un vrai papyrus « en fibre et en encre » entre les doigts … ou plutôt entre la pince à épiler et sous la loupe, car attention : c’est très fragile ! Car oui, votre université est pour ainsi dire la seule en France à concrètement posséder plus de 3000 fragments de papyrus. D’ailleurs, si jamais vous êtes motivé, à peine la moitié a pu être éditée en un siècle, depuis Pierre Jouguet. Dans ce lot, certains papyrus sont désormais célèbres et, par exemple, assez fréquemment réclamés pour des expositions.
Pierre Jouguet, en fondant l’Institut de Papyrologie, a donc fait coup double, en fondant en réalité une bibliothèque de papyrologie et une collection de papyrus. Il faudra bien plusieurs billets sur ce blog pour vous détailler cette collection patrimoniale ! Précisons ici juste quelques éléments.

Nos plus vieux papyrus remontent au 4e s. avant J-C. Les plus récents datent, eux, du Moyen-Age. En effet, contrairement à ce que l’on pense trop souvent, le document sur papyrus n’a pas disparu subitement pour laisser place au document sur parchemin (cf. les manuscrits enluminés médiévaux) ou sur papier. Avec sa production de papyrus depuis trois millénaires avant J-C., l’Egypte avait une sorte de monopole du support de l’écriture. C’est pourquoi Pergame, en Asie Mineure, imagina dès le 2e s. avant notre ère d’écrire sur des peaux traitées. Elle appela ce nouveau produit « parchemin », en référence à son propre nom (puisque « parchemin » se dit « pergamina » en latin). Parchemin (Institut Papyrologie) Cela n’empêcha évidemment pas la production de papyrus de continuer jusqu’au 9e / 10e s. Il y eut donc les deux supports d’écriture en concurrence pendant de longs siècles !
Plusieurs langues sont représentées : grec et latin bien évidemment, mais aussi arabe et la langue égyptienne sous ses différentes formes (copte, démotique, hiératique et hiéroglyphe).

Notre collection, telle une bibliothèque lambda, est divisée en plusieurs fonds. En effet, chaque lot de papyrus a sa propre histoire. Certains, par exemple, proviennent directement de campagnes de fouilles. D’autres, furent achetés dans les années 60 et 70, tandis que d’autres encore furent légués à la Sorbonne. C’est ainsi, par exemple, qu’un célèbre savant du siècle dernier, Théodore Reinach, Reinach (Wiki) choisit de léguer à notre Université en 1930 sa collection patiemment acquise pendant près de vingt ans. Enfin, quelques établissements, comme l’EPHE ou le CNRS, nous demandent de conserver leur fonds.
Par ailleurs, indépendamment de ces répartitions en fonds, chaque document est inventorié, comme n’importe quel livre ou objet en bibliothèques ou musées. Sans nous vanter, parmi tous ces numéros, nous avons quelques belles pièces.Certains papyrus ont par exemple de la couleur, des dessins, un sceau toujours intact, etc. Si la curiosité est trop forte, vous pouvez toujours regarder gratuitement quelques-uns de nos papyrus sur notre site internet . Mais tous sont loin d’y être ! En effet, ceux qui sont encore inédits n’y apparaîtront pas, afin d’en garder tout simplement l’exclusivité de l’édition. Enfin, beaucoup ont un grand besoin de restauration avant d’être étudié, ou même photographié ! OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Il n’y a donc bien évidemment pas à proprement parler à la Sorbonne de bibliothèque composée uniquement de papyrus, qu’il suffirait de retirer sur une étagère pour les lire. Cependant, vous savez désormais que votre université possède de vrais papyrus, nécessitant une bibliothèque d’appui dans laquelle vous êtes les bienvenus…

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L’Université Paris-Sorbonne, c’est aussi une maison d’édition !

La bibliothèque Serpente expose désormais des nouveautés parues aux Presses de l’université Paris-Sorbonne dans une vitrine près de l’accueil. La proximité avec le siège des PUPS, situées également à la Maison de la Recherche, favorise une collaboration qui a pour but de mieux faire connaitre la production de cette maison d’édition auprès du lectorat de la bibliothèque de niveau majoritairement master ou doctorat.

Dirigées par le professeur Olivier Forcade, les PUPS « ont pour mission de publier les travaux personnels et collectifs de la communauté scientifique et d’établir une politique générale de l’édition cohérente avec la politique de la recherche de l’université ».
Sorbonne Editeur Imprimeur depuis 1470

Des dizaines de collections, réparties en grandes disciplines, sont au catalogue des PUPS :
1/histoire, géographie et d’archéologie : « Histoire maritime », « Mondes contemporains », « Cultures et civilisations médiévales », « Rome et ses renaissances »…
2/langue et littérature étrangère : « Mondes anglophones », « Monde germanique », « Iberica »…
3/linguistique : « Travaux de linguistique et de stylistique françaises », « Lingua Latina »…
4/littératures françaises et comparée : « Lettres françaises », « Lettres francophones », Genesis, Revue Voltaire…
5/musique et arts : « Art’hist », « Musique »…
6/religion, philosophie et anthropologie : « Philosophie appliquée », « Études spinozistes », « Religions dans l’histoire »…

Les titres en exposition actuellement à Serpente donnent bien une idée de cette diversité du catalogue (cf notes 1 et 2) :
Cézanne. Joindre les mains errantes de la nature de Jean Colrat
L’Idée d’Europe.Prendre philosophiquement au sérieux le projet politique européen, dir. Jean-Marc Ferry
L’Envie, une passion démocratique au XIXe siècle, de Fabrice Wilhelm
Vers la science de l’art. L’esthétique scientifique en France 1857-1937, dir. Jacqueline Lichtenstein, Carole Maigné et Arnauld Pierre
La Chair du livre. Matérialité, imaginaire et poétique du livre fin-de-siècle, d’Evanghélia Stead
Matière et esprit du journal. Du Mercure galant à Twitter, dir. Alexis Lévrier et Adeline Wrona
Penser le système international (XIXe-XXIe). Autour de l’oeuvre de Georges-Henri Soutou, dir. Éric Bussière, Isabelle Davion, Olivier Forcade et Stanislas Jeannesson

Certains de ces titres font du reste l’objet d’événements signalés aussi sur le site web des PUPS

À savoir : les PUPS diffusent également des ouvrages numériques au format E-Pub (5 sont actuellement inscrits à leur catalogue).

Notes :
(1) Deux d’entre eux font partie des collections de la bibliothèque Serpente, puisqu’ils correspondent à sa politique documentaire : L’Idée d’Europe et Penser le système international
(2) Si vous souhaitez les acheter, il vous suffit de vous rendre à la libraire situé dans le hall : Du lundi au vendredi de 9h à 12h30 et de 14h à 17h30

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Rien que pour les doctorants !

L’agence bibliographique de l’enseignement supérieur – ABES – a entre autre missions celle de mettre en œuvre la politique de gestion documentaire des thèses pilotée par le MESR (Ministère de l’Enseignement supérieur). Pour cela, elle propose aux doctorants une page dédiée sur son site.
Intitulé « Espace pour les doctorants » on y trouve diverses informations, les textes réglementaires comme l’Arrêté du 7 août 2006 relatif aux modalités de dépôt, de signalement, de reproduction, de diffusion et de conservation des thèses ou des travaux présentés en soutenance en vue du doctorat, mais aussi le guide du doctorant dont une nouvelle version vient d’être mise en ligne dans le paragraphe « Signalement, dépôt, conservation et valorisation d’une thèse ».
Ce guide à destination des futurs doctorants se veut commun à tous les établissements habilités à délivrer le doctorat. Il n’intègre donc pas les spécificités propres à l’Université Paris-Sorbonne en ce qui concerne les modalités de dépôt électronique. Pour cela, il faut se reporter au site du bureau de la valorisation .

Au sommaire du guide :
1) le signalement des thèses en France : signaler une thèse soutenue est une obligation légale pour l’établissement habilité. Deux outils sont utilisés pour cela : le catalogue collectif  SUDOC, qui permet de localiser monographies et périodiques, mais aussi les thèses (utiliser pour cela la recherche avancée), et le portail national Theses.fr qui recense toutes les thèses, y compris celles en préparation et propose une interface spécifique (voir le billet consacré à Theses.fr).

2) la structure et la présentation de la thèse : feuille de style et bibliographie
A savoir : l’Université Paris-Sorbonne n’impose pas de feuille de style à proprement parler mais la première et la quatrième de couverture sont en revanche obligatoires avec le logo de l’Université.
Une formation à l’utilisation d’une feuille de style est proposée par le SCD (service commun de documentation) à la Maison de la Recherche le mardi 11 juin en salle 219 de 9h30 à 12h30 ou de 14h à 17 h. Inscriptions auprès du secrétariat de votre Ecole Doctorale
Pour la bibliographie, en cas de doute sur le format à utiliser (qui peut différer suivant les Ecoles doctorales), le plus sûr est de se reporter à la norme Afnor Z44-005 « Références bibliographiques, contenu, forme et structure » disponible dans toutes les bibliothèques. Des exemples de présentation – quel que soit le type de référence – sont également en consultation à la bibliothèque Serpente (à demander à l’accueil). Si vous utilisez un logiciel de gestion de références bibliographiques Zotero ou Refworks, vous pouvez générer votre bibliographie à partir des styles proposés (APA, MLA, Chicago etc) que vous pouvez aussi personnaliser.
A savoir : une formation au logiciel Zotero est organisée en salle 219 à la Maison de la Recherche le lundi 10 juin de 9h30 à 12h30 et le mercredi 12 juin de 9h30 à 12h30.Inscriptions : voir ci-dessus
3) La valorisation de la thèse : après la soutenance vient le temps de la valorisation de votre travail. Diffuser sa thèse permet de la faire connaître au plus grand monde et de faire ainsi avancer la recherche. La mise à disposition de la thèse à l’intérieur de l’établissement de soutenance est obligatoire (communication sur place, à la bibliothèque, pour une thèse déposée sur support papier ; diffusion via l’Intranet pour une thèse déposée sur support électronique). Il est donc possible d’interroger le catalogue local des bibliothèques de l’Université en sélectionnant le filtre « thèses et mémoires » pour trouver une thèse. Rappel : les thèses papier entre 1986 et 2009 sont conservées à la bibliothèque Serpente où elles peuvent être consultées sur place.Les thèses électroniques sont accessibles depuis les postes fixes de toutes les bibliothèques en texte intégral (sauf confidentialité) mais il est interdit de les télécharger ou de faire des copier-coller.
La question de la diffusion sur Internet fait débat. A l’Université Paris-Sorbonne, seules les meilleures thèses sont diffusées sur le portail e-sorbonne (et sur le Sudoc et Theses.fr.) avec l’autorisation de leur auteur. Toutefois il faut savoir que vous avez toujours la possibilité de déposer vous-même gratuitement votre thèse sur l’archive ouverte TEL qui vise à promouvoir l’autoarchivage en ligne des thèses et HDR.
Certains craignent que la diffusion de leur thèse facilite le plagiat ou empêche la publication ultérieure chez un éditeur commercial. Ces craintes sont aujourd’hui de moins en moins fondées car comme le rappelle l’ABES dans son guide du doctorant : « Plus un texte est référencé et visible sur Internet, plus il est difficile de le plagier. En effet, la date de dépôt dans une archive ouverte (par exemple) fait foi et permet de prouver juridiquement la paternité de son œuvre »
Et surtout : le fait de publier sa thèse sur Internet n’empêche pas de la publier chez un éditeur commercial.
4) l’édition commerciale
Une première étape vers la publication est celle proposée par le service « thèses à la carte » de l’agence nationale pour la reproduction des thèses l’ANRT. Il permet, après signature d’un contrat de diffusion, l’impression de la version de soutenance dans un format livre. L’impression se fait à la demande et l’ANRT se rémunère à la vente de la thèse publiée.
Si vous souhaitez passer par un éditeur commercial, il vous faudra signer un contrat de diffusion. Comme le rappelle le guide du doctorant : « Soyez vigilants : ne signez pas de contrat d’exclusivité si vous souhaitez pouvoir diffuser votre thèse par un autre biais« . Certaines thèses de l’Université ont été publiées aux PUPS .
Si vous voulez en savoir plus sur le circuit de la thèse à Paris-Sorbonne, deux ateliers sont organisés à la Maison de la Recherche en salle 219 le jeudi 13 juin de 14h à 16h et le vendredi 14 juin de 10h à 12h. Inscriptions auprès des Ecoles doctorales.

Regard sur la bibliothèque de l’Institut d’études augustiniennes

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Salle de lecture

L’Institut d’études augustiniennes possède une importante bibliothèque spécialisée. Elle  a été créée au début du XXe siècle par la Congrégation des Augustins de l’Assomption. Le fonds ancien appartient à l’Institut catholique de Paris. Des crédits en provenance du CNRS et de l’Université Paris-Sorbonne permettent la conservation des ouvrages de ce fonds ancien, l’acquisition de nouveaux ouvrages, le catalogage informatisé (Sudoc et réseau « Premier millénaire chrétien ») et l’accueil des lecteurs.

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La salle de lecture peut accueillir une vingtaine de lecteurs

P1020462.3La bibliothèque est riche d’environ 36 200 ouvrages, d’une collection importante de microfiches, de CD-rom, dont le CLCLT, banque de données en patristique. Elle possède un fonds ancien très précieux, notamment en ce qui concerne les éditions des œuvres de saint Augustin, dont elle a acquis la série presque complète de 1489 à nos jours. Dans le domaine de la patristique, de l’histoire du christianisme ancien et médiéval, de l’augustinisme moderne, la bibliothèque possède d’importantes collections, en particulier en allemand, anglais, espagnol, français et italien. Elle reçoit 135  titres de revues.

Parmi ceux-ci, la bibliothèque possède bien évidemment les publications éditées par l’Institut :
– la Revue d’études augustiniennes et patristiques (REAug), périodique multilingue, semestriel, créé en 1954. Elle publie des articles de patristique, d’histoire, de théologie ou d’archéologie chrétienne;
les Recherches augustiniennes et patristiques, dont les articles, plus longs que ceux de la REAug, portent sur les mêmes thèmes.

Les bases de données de l’Année philologique, la Vetus Latina, Library of Latin Texts sont consultables en ligne ainsi que, depuis 2009, la Patrologie latine de Migne.

La bibliothèque est ouverte aux chercheurs, professeurs et étudiants qui travaillent dans le domaine.

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Les ouvrages sont consultables sur place uniquement

Photos : Gaëlle Le Cunff, bibliothèque de l’IEA