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Les Brueghel : une dynastie de peintres

La peinture des Flandres et du nord de l’Europe est à l’honneur avec l’exposition sur la dynastie Brueghel, à la Pinacothèque de Paris, jusqu’au 16 mars.

Catalogue dynastie Brueghel

Trois générations de Brueghel se succèdent, lire l’arbre généalogique est indispensable pour se repérer entre les jeunes et les anciens, sachant que l’exposition met beaucoup l’accent sur Jan Brueghel le jeune (XVIIe siècle), qui a abondamment décliné le thème des allégories, des éléments et des fleurs.

Le catalogue de l’exposition est disponible en deux exemplaires et empruntable à domicile à votre bibliothèque Michelet, aux  cotes : CAT 2013-39 et 707.03 (2013).

 

L’art déco s’expose à Paris

Une belle exposition a lieu à La Cité du patrimoine et de l’architecture jusqu’au 3 mars : « 1925, quand l’art déco séduit le monde ».

catalogue art déco

L’exposition des arts décoratifs et industriels modernes, qui se tient en 1925, illustre l’importance de ce style aux formes géométriques et dynamiques qui marque aussi bien l’architecture que l’industrie automobile ou le mobilier.

L’exposition, aux photographies abondantes, éclaire l’influence architecturale de l’art déco au Vietnam, en Chine, aux États-Unis. Le thème des paquebots, ambassadeurs de l’art déco, est également abordé.

Vous trouverez à la bibliothèque Michelet le catalogue de l’exposition à la cote suivante : CAT*2013-29

Une centaine d’ouvrages sur l’art déco sont disponibles dans cette bibliothèque !

Bonnes lectures:-)

La photographie : un fonds à découvrir et à emprunter !

Le fonds photographie du Service commun de la documentation est riche d’un millier d’ouvrages : vous pouvez les trouver à la bibliothèque Michelet et quasiment tous les emprunter !

A l’occasion d’une très belle exposition qui a lieu en ce moment à la Maison européenne de la photographie sur Sebastião Salgado jusqu’au 5 janvier 2014, vous pourrez consulter les ouvrages sur l’immense photographe brésilien à la bibliothèque.

salgadoEn voici une sélection, en attendant le catalogue de l’exposition :-)

-Sebastião Salgado : territoires et vies / sous la direction d’Anne Biroleau et Dominique Versavel; avant-propos de Salman Rushdie ; Paris : Bibliothèque nationale de France, impr. 2005. Cote : 8 P 155

-L’œuvre de Sebastiâo Salgado : un art de combat / Alice Bouvattier; sous la dir. de Serge Lemoine, Françoise Ducros et Arnaud Pierre 2002. Mémoire de maîtrise. Cote : C/M 2002-21

-Sebastião Salgado  : [photographies] / introduction par Christian Caujolle ; Paris : Centre national de la photographie, 2001. Cote : 770.3 PHO-55

-Ecoutez voir : neuf entretiens avec des photographes : Raymond Depardon, Robert Frank, Ralph Gibson, Duane Michals, Helmut Newton, Sebastiao Salgado, Alice Springs, Arthur Tress, Joël-Peter Witkin / Patrick Roegiers ; Paris audiovisuel, 1989. Cote : 770.9 ROE

Bonnes découvertes !

Georges Braque et l’aventure cubiste

Georges Braque (1882-1963), peintre cubiste dont l’exposition qui s’achève au Grand Palais célèbre le parcours, est aussi un homme plein d’humour :

« On ne peut avoir toujours son chapeau à la main, c’est pourquoi on a inventé le porte-manteau. Moi j’ai trouvé la peinture pour suspendre à un clou mes idées : cela permet d’éviter l’idée fixe. »

« Le conformisme commence à la définition. »

« Pour protéger son illusion, on garde le mot : les hommes sont aujourd’hui convaincus qu’ils volent. »

Une soixantaine d’ouvrages sur Braque sont disponibles à votre bibliothèque Michelet, notamment le catalogue de l’exposition du Grand Palais :

Braque

Un engagement qui prend la  forme d’une profession de foi :

« C’est l’artiste qui doit nourrir la peinture, la nourrir de sa chair, de son esprit, quasiment jusqu’à ce qu’il en perde connaissance, qu’il en perde son sang profond. S’engager jusqu’au péril dans la voie de la fidélité totale. L’art est une blessure qui devient lumière… »

André Verdet, « Entretiens, notes et écrits sur la peinture. Braque, Léger, Matisse, Picasso », Paris, Galilée, 1978, p.47.

Bonnes lectures !

 

 

L’art khmer à l’honneur

Une très belle exposition vient de démarrer au Musée national des arts asiatiques Guimet :  « Angkor, naissance d’un mythe. Louis Delaporte et le Cambodge ».

Louis Delaporte (1842-1925), d’abord marin, consacra sa vie à la redécouverte de l’art khmer et notamment du site archéologique d’Angkor. L’exposition présente nombre de ses gravures, aquarelles, ainsi-que des moulages monumentaux.

L’élaboration de la représentation d’Angkor dans l’imaginaire occidental est également traité, par le biais de maquettes, comme celle, impressionnante, de l’exposition coloniale internationale de 1931 sur le site du bois de Vincennes, qui garde encore certains vestiges de celle-ci.

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Le catalogue de l’exposition sera bientôt disponible à la bibliothèque Michelet ! Bonne lecture !

 

La Renaissance et le rêve

C’est le titre d’une très belle exposition qui démarre au Musée du Luxembourg, à Paris, et qui dévoile les songes, les cauchemars parfois, des artistes de la Renaissance.

Les œuvres de Véronèse, Lotto, Bosch, Brueghel l’Ancien, jalonnent l’exposition qui traite notamment des visions des saints. Le rêve de Jacob et la représentation de la mystérieuse échelle descendant du ciel, le rêve de saint Jérôme, la tentation de saint Antoine, autant de rêves que l’exposition explique au promeneur, enrichissant son regard.

renaissance et le rêve

Le catalogue de l’exposition, largement documenté, sera bientôt disponible à la bibliothèque Michelet, où vous pourrez le consulter. L’exposition dure jusqu’à fin janvier 2014 et le jardin du Luxembourg est magnifique en ce moment:-)

Très bonne visite !

L’Open Access Week, c’est pour bientôt !

L’Open Access Week se déroule cette année à Paris et au Luxembourg la semaine du 21 octobre ! Ouverte à tous, c’est un lieu de rendez-vous pour discuter des enjeux de l’Open Access.

Mais c’est quoi, d’abord, l’Open Access ?

Open_Access_logo_PLoS_white.svgUn cadenas ouvert, donc…

Mais encore ?

« Le libre accès (en anglais : open access) est la mise à disposition en ligne de contenus numériques, qui peuvent eux-mêmes être soit libres (Creative commons, etc.), soit sous un des régimes de propriété intellectuelle. L’open access est principalement utilisé pour les articles de revues de recherche universitaires, sélectionnés par des pairs. On devrait, en réalité, distinguer le libre accès (libre open access en anglais) et l’accès ouvert (gratis open access), afin de distinguer plus nettement ce qui est « simplement » en accès gratuit pour l’internaute (accès ouvert) et ce qui est en accès gratuit et libre, parce que soumis à une licence d’utilisation dite libre (Creative commons, par exemple). » Wikipedia

Cette année, les rendez-vous à Paris :

  • le 21 octobre à la Maison des sciences de l’homme, pour une conférence à 18h de M. Hervé le Crosnier sur l’Open Access pour tous.
  • le 23 octobre à l’École des Hautes études en sciences sociales, pour une série de conférences à partir de 18h, sur l’Open Access pour la recherche, avec notamment la question du rôle des éditeurs scientifiques, suivies d’une table-ronde sur l’Open Science.
  • le 24 octobre à l’Université Pierre et Marie Curie, pour des conférences à partir de 18h (amphi 25) sur l’Open Access et les nouveaux média de communication : Digital Humanities ; Réseaux sociaux et Open Access ; Open Data Access, suivies d’une table ronde sur l’évaluation de la recherche.
  • Tous ces évènements seront suivis d’un pot d’échange (Open Buffet pour les puristes)…
  • Des ateliers seront également programmés pour cette semaine, en partenariat avec l’URFIST (unité régionale de formation à l’information scientifique et technique) dont le programme sera communiqué via la page web de l’Open Access Week (Paris 2013)

Organisée avec My Science Work,  la 7ème édition de l’Open Access Week est ouverte à tous, venez nombreux !

 

 

 

 

Les métiers du marché de l’art

S’orienter et trouver un métier dans le domaine de l’art n’est pas chose facile, les étudiants le constatent assez rapidement.

Un ouvrage récemment acquis à la bibliothèque Michelet permettra d’avoir une vue des métiers du marché de l’art, avec des chapitres dédiés aux différentes spécialités : historien de l’art ; commissaire-priseur ; courtier en art ; consultant en gestion de patrimoines artistiques ; conseiller en art, etc.

 

Les métiers du marché de l'art

Les aspects pratiques de la vente d’une œuvre d’art sont également abordés, ainsi que sa manipulation. Les auteurs recensent brièvement les principaux salon et foires et indiquent les sites web.

Par ailleurs, les fiches métiers de l’École du Louvre sont bien faites et consultables en ligne.

D’autres ouvrages sur les métiers de l’art sont disponibles au prêt dans votre bibliothèque ainsi que sur les foires et salons en France et en Europe :

Où exposer en France  : mode d’emploi / Sophie Blachet ; Paris : Lelivredart,2012, Cote : 708.02 BLA
Où exposer en Europe : salons, biennales & festivals : mode d’emploi / Sophie Blachet ;  Lelivredart, Paris, 2012, Cote  : 12 MUS 35

Bonnes lectures !

 

Histoire urbaine et architecture à Madagascar

Le fonds Afrique de la bibliothèque Michelet qui compte plus d’un millier de volumes est à découvrir. On y trouve un large éventail de sujets allant de l’archéologie à l’art contemporain africain.

L’histoire de l’architecture est également présente, nous aimerions vous en faire découvrir une facette par le livre suivant, issu d’une excellente thèse soutenue en 1997 et parue chez Karthala en 2005 : « Maisons royales, demeures des grands à Madagascar. L’inscription de la réussite sociale dans l’espace urbain de Tananarive au XIXe siècle », par Didier Nativel, agrégé et docteur de l’Université Paris VII.

Didier Nativel

Architecture à Madagascar

L’auteur dresse avec brio le tableau d’une architecture originale dans la région centrale de Madagascar, l’Imerina. Tananarive, ancienne capitale du royaume merina, regroupe, outre les palais royaux (dont le plus somptueux fut ravagé par un incendie en 1995), des demeures particulièrement riches, construites par les notables, dans la foulée du souverain.

Didier Nativel analyse cette architecture dans une perspective historique et éclaire ainsi les mutations socio-économiques du royaume.

Une thèse brillante que l’élégance du style rend particulièrement agréable à emprunter. Bonne lecture !

Le masochisme et l’art

Boris Groys, professeur d’histoire de l’art, des médias et de philosophie, né en 1947 à Berlin-Est, a publié de nombreux ouvrages, moins connus en France qu’en Allemagne et dans le monde anglo-saxon.

Son essai, « Portrait de l’artiste en masochiste, les paradoxes de la culture de masse », traverse le roman « La Vénus à la fourrure » de Léopold Von Sacher-Masoch (1870) et dévoile avec brio les travers de notre société médiatique contemporaine.

« La Vénus à la fourrure »,  roman culte du XIXe explore les bases du masochisme :  le héros, Séverin, exige de sa belle d’être traité comme son esclave afin de la posséder, elle et le temps.

Plus proche de nous, l’écrivain portugais José Saramago, dans son « Manuel de peinture et de calligraphie » (1983), écrivant sur l’amour jeune et furieux (et non sur le masochisme), reconnait « cette oscillation de métronome entre la vie et la mort, cette envie frénétique de proclamer éternelle la définition même de la précarité. »

Le thème de l’impossible durée est analysé par Boris Groys et rattaché à la situation de l’art contemporain actuel : les chiffres, les statistiques, les sondages règnent sur le monde instantané de l’art.

Plus largement, la vision offerte par les médias, le découpage statistique de la société dans un instantané permanent, à jamais perdu et angoissant, hystérisent le rapport des gens à celle-ci.

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Boris Groys, Portrait de l’artiste en masochiste, 2004. Traduction en français de 2013 par Peter Cockelbergh.

« Or, je voudrais soutenir ici que nous vivons désormais tous comme Séverin – et que la Vénus à la fourrure est devenue la muse de la totalité de notre actuelle culture de masse, c’est à dire de la culture des médias et de la consommation. Car cette culture de masse est une culture de l’évidence instantanée et de l’amour spontané et éphémère.

En effet, de nos jours, l’instant de l’évidence se manifeste comme l’instant de l’achat et de la vente, comme l’instant d’une transaction commerciale. Dans les conditions d’une économie de marché de libre échange, la décision de consommer est une décision instantanée, prise par l’individu sur la base d’un caprice momentané. (…) Le marché n’a ni mémoire, ni durée. Il reproduit en permanence l’état du présent pur. » (p.30)

Un livre écrit de façon limpide à découvrir à la bibliothèque Michelet.