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Les lettres roumaines à l’honneur à la bibliothèque Malesherbes

La Roumanie est l’invitée d’honneur du Salon du livre de Paris 2013 : une trentaine d’auteurs viendra à la rencontre du public français ; de nombreuses animations (films, expositions, colloques, etc.) illustreront la littérature et la culture roumaine. Parmi ces animations, vous pourrez découvrir l’exposition photographique « La Roumanie entre les lignes » réalisée par des étudiants de la Sorbonne inscrits en master de Communication interculturelle et de muséologie avec l’Europe centrale et orientale et qui ont fondé l’association CIM & Co ; cette exposition qui sera ensuite présentée au centre Malesherbes.

Et la bibliothèque Malesherbes, qui possède un fonds de littérature et de langue roumaines, vous permettra de découvrir et d’emprunter grâce à une petite exposition dans le hall d’entrée, les auteurs invités au Salon : Norman Manea (romancier essayiste « nobelisable »), Floriana Ilis (Prix Courrier International 2010), Gabriela Adamesteanu, Radu Aldulescu… en tout plus d’une vingtaine de nouveautés en version française a rejoint les collections de la bibliothèque où vous trouverez également les classiques des lettres roumaines : Ionesco, Cioran, Eliade bien sûr, mais aussi Virgil Gheorghiu ou Panaït Istrati.

Thomas Arnal

Tutrice et lectrice en bibliothèque

Isaline SAUNIER, étudiante en master d’archéologie et tutrice à la bibliothèque Michelet, nous évoque une des premières œuvres marquantes lues pour son mémoire :

scythes

 

« Le livre de Véronique Schiltz, « Les Scythes et les nomades des steppes : VIIIe siècle avant J.-C.-Ier siècle après J.-C. », de la collection l’Univers des Formes, est l’un des premiers ouvrages que j’ai consulté pour mon mémoire.

Véronique Schiltz consacre une partie de son livre à présenter le bestiaire utilisé par les Scythes. En effet, l’art scythe est notamment un art animalier. Elle y présente des objets ayant pour motifs des animaux à ramure ou à sabots comme les cerfs, les bouquetins ainsi que les rapaces et les félins. Véronique Schiltz y développe le thème du « style animalier » : il s’agirait d’un langage codé. En effet, la morphologie des motifs iconographiques va  à « l’essentiel » pour exprimer la férocité du félin avec ses grandes dents ou la vue perçante du rapace avec un œil très marqué.

Ensuite, elle présente l’art scythe, depuis son constat d’apparition, à partir du VIIIe s. jusqu’à la fin de l’art scythe. Mais elle présente également des vestiges que l’on retrouve au-delà du Don, vers l’ouest, mis au jour chez d’autres peuples scythiques tels les Sarmates ou encore les Saces. Dans la seconde partie de son ouvrage, Véronique Schiltz nous présente la vie des Nomades en nous parlant de leur milieu, de leurs moyens et leurs modes de mobilité ainsi que de leurs armes, vêtements et parures. »

Cet ouvrage est disponible au prêt et en plusieurs exemplaires à la bibliothèque Michelet aux cotes suivantes : 709 UNI 39 ; 4 ID 135 ; 4 COL 10-39 et 4 COL 10-39+1.

Bonne lecture !

Isaline Saunier

La collection Budé : des auteurs de l’antiquité à Michelet !

13/12/2012 un commentaire

Ou de la nécessité de confronter données textuelles et archéologiques !

En quoi cette collection d’auteurs de l’antiquité peut-elle intéresser des étudiants en histoire de l’art et en archéologie ? Quiconque travaille sur la civilisation grecque ou romaine sera amené à se référer aux textes de ces écrivains qui apportent un témoignage inestimable sur leur époque, leur histoire, leur politique, leur vie en société ou encore leur art… Quiconque étudie l’art et l’archéologie du monde grec et romain est obligé de mettre en contexte ce qu’il étudie, de relier les différents aspects de ces civilisations, de comprendre leur architecture ou leur peinture par exemple en s’imprégnant de leurs idées philosophiques et politiques.

C’est d’ailleurs un des sujets du livre de Patrick Thollard : « La Gaule selon Strabon ; du texte à l’archéologie » (Cote : 930.409 364 THO disponible à la bibliothèque Michelet en plusieurs exemplaires). Pour lui, la géographie de cet auteur grec est une « référence incontournable pour tous les travaux sur la Gaule, qu’ils émanent d’historiens ou d’archéologues. »

La salle de lecture de la bibliothèque ne pouvant accueillir toute la collection, sachez qu’elle existe en partie en libre-accès et au prêt à domicile. L’autre partie est en magasin (les réserves) : n’hésitez pas à la demander aux bibliothécaires ! Cela enrichira certainement votre approche de l’art et de l’archéologie !

Hélène CHESNEAU, stagiaire à la bibliothèque Michelet.

Jaime Zapata, un artiste à découvrir

11/12/2012 un commentaire

La bibliothèque Marcel Bataillon de l’Institut d’Études Hispaniques dispose désormais d’un livre d’art consacré à l’œuvre picturale de Jaime Zapata. Comment décrire un travail aussi prolixe, audacieux et foisonnant sinon en des termes inévitablement décevants pour quiconque accepte d’entrer dans cet univers visuel? Lecteur d’images, passeur d’idées et de sensations, Jaime Zapata invite, et parfois même oblige tout spectateur au questionnement des points de vue, aux retours sur une expérience, une tradition ou un projet, en un mot, à un décentrement. Réflexive à outrance, la peinture de Jaime Zapata interpelle, interroge ou inquiète, elle rassure rarement. Ombres et lumières d’un monde excessif où découvreurs, conquérants et mille objets de désirs se confrontent sans jamais se conforter, nous tendent un miroir sans concession et cependant vivifiant : celui, irritant à l’extrême, de notre histoire.

Renaud Malavialle, Maître de conférence à l’Institut des Etudes Hispaniques

 

Ouvrage disponible à la Bibliothèque Marcel Bataillon
Cote USUEL 75(7/8)ROD

 

 

« El encuentro », Jaime Zapata. Avec l’aimable autorisation de l’artiste.

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DOAJ.org, l’annuaire international des revues scientifiques en Open Access

Le Directory of Open-Access Journals (DOAJ) est un annuaire international de près de 6 000 revues scientifiques à comité de lecture, publiées en libre accès intégral sans période de restriction (Open Access). Il couvre tous les champs de la recherche et toutes les langues.

Le DOAJ permet de rechercher des publications dont la qualité est reconnue par les communautés scientifiques (comité de lecture exigé), par discipline, langue ou mots-clés.

Près de la moitié des revues recensées proposent également une recherche par articles directement sur DOAJ. Pour les autres, il est nécessaire de se rendre sur le site Web de la publication ou, dans le cas des revues francophones, sur revues.org.

L’interface, bien qu’en anglais, est assez simple à utiliser.

Claire Cassaigne
Tutrice de géographie, bibliothèque Clignancourt.

Redalyc

En accès libre, Redalyc est une plate-forme multidisciplinaire d’articles scientifiques. Gérée par l’université autonome de México (UNAM), cette base de texte intégral ne propose en ligne que des articles sélectionnés pour leur qualité universitaire par le comité scientifique nommé par l’université. La base est en constante évolution pour les étudiants en sciences humaines ou en sciences exactes. Elle permet un accès à plus de 750 revues scientifiques hispaniques et lusophones et à plus de 210 000 articles en texte intégral.

Recherchez et retrouvez simplement les différents documents dont vous avez besoin à l’aide des différents modes de recherche proposés (par mots clés, auteurs, pays, revues ou encore par champs disciplinaires).

Le plus : il est possible d’installer une barre de recherche (toolbar) Redalyc, grâce à laquelle on peut avoir accès à tous les articles en texte complet sans passer par le site. Sur facebook et sur Twitter, vous pouvez suivre les comptes « Sistema de Información Científica Redalyc », afin d’être informés des mises à jours du site. Si vous privilégiez un accès nomade, la base est aussi disponible sur votre mobile, iphone ou android.

A noter : bien que le portail soit accessible en français, espagnol, portugais et anglais, les articles sont quant à eux intégralement en espagnol ou en portugais, il est donc important de bien maîtriser ces langues.

Laura Navarro
Tutrice d’espagnol, bibliothèque Clignancourt.

Cairn.info, une base multi-support en sciences humaines et sociales

Cairn est une base multi-support en sciences humaines et sociales proposant le dépouillement à la fois de revues, de magazines et d’ouvrages francophones.

En accès libre, les sommaires et les plans de la plupart de ces supports sont disponibles. Dans le cas des revues, le texte intégral n’est accessible qu’après une période de restriction allant de un à trois ans.

Pour bénéficier au mieux de l’ensemble des possibilités offertes par Cairn – à savoir l’accès intégral à une soixantaine de revues appartenant au portail Humanité sans période de restriction et le feuilletage en ligne des collections Que sais-je ? et Repères –  il est nécessaire de s’identifier avec votre sésame (identifiant de Paris-Sorbonne). Cette identification permet également de télécharger les versions pdf de certains articles.

Dans vos bibliothèques, vous trouverez des brochures consacrées à Cairn, avec l’explication pas à pas des différents modes de recherche, ainsi que des astuces pour optimiser vos requêtes et faciliter votre veille informationnelle (alertes e-mail, flux RSS).

Claire Cassaigne
Tutrice de géographie, bibliothèque Clignancourt

Zoom… sur la bibliothèque du centre d’enseignement et de recherche d’Oc

Per s’embanhar dins l’occitan…

La bibliothèque du Centre d’Enseignement et de Recherche d’Oc est l’une des bibliothèques de composantes du Service commun de la documentation de Paris-Sorbonne.  Riche d’environ 18 000 volumes, ainsi que de revues et périodiques consacrés à la langue, à la littérature et à la civilisation des pays d’oc, les fonds de cette bibliothèque couvrent les disciplines suivantes : Littérature et philologie occitanes, langues et littérature médiévales d’oc,  langue et littérature modernes d’oc, linguistique romane et linguistique occitane. La bibliothèque possède également un fonds d’ancien français (langue et littérature), d’italien, d’espagnol et de catalan. En dialectologie, le centre possède une importante documentation, notamment des atlas linguistiques.

« Histoire littéraire des troubadours ». Photo : Jocelyne Farouault

Les collections :

Salle Frank. Photo : Jorge de Vilhena.

Le legs de la bibliothèque personnelle de Istvan Frank, professeur de philologie romane à l’Université de la Sarre, est à l’origine de la création de la bibliothèque du CEROC en 1956. Ce fonds comprend plus de deux milles ouvrages (études, grammaires, dictionnaires, revues, textes et biographie) consacrés à la langue et à la littérature des Pays d’Oc, ainsi qu’à l’ancien français, au catalan, à l’espagnol et à la dialectologie ; c’est un des principaux fonds à la disposition des chercheurs et étudiants s’intéressant à la littérature des troubadours.

Le classement du fonds est thématique.  Il a été établi par Max Pfister en 1956, alors étudiant de Jean Boutière, (directeur du CEROC à cette époque) et préparant une thèse en philologie romane. Jean Boutière, professeur de philologie romane à la Sorbonne a laissé également une partie de sa bibliothèque au CEROC.

Le fonds dit Perbosc (bibliothécaire, poète et Majoral du Félibrige en 1892) est constitué d’ouvrages sur la langue et la littérature anciennes et modernes. Le poète Perbosc à fait lui même un certain  nombre de reliures thématiques intitulés «Mélanges occitans ». Au décès de celui-ci, les Amis de la langue d’Oc ont donné une partie de sa bibliothèque au CEROC (1960/70)

Le fonds dit Loubet, fondateur des Amis de la langue d’Oc à Paris (1920) dont il fut le président jusqu’en 1938, membre de la société des Félibres de paris, poète et historien, a été également transmis à la bibliothèque par les Amis de la Langue d’Oc. Ce fonds est essentiellement consacré à la langue d’oc moderne auquel s’ajoute quelques ouvrages sur la langue ancienne.

Jean Boutière, professeur de philologie romane à la Sorbonne et directeur du CEROC a laissé une partie de sa bilbliothèque au CEROC. Il a également procédé à quelques acquisitions dans le cadre de ses fonctions. Le fonds dit Boutière est consacré à la langue d’Oc ancienne et moderne. Ce fonds a été complété par Charles Rostaing, son successeur durant son exercice.

Nouvelles courtoises : occitanes et françaises / éditées, traduites et présentées par Suzanne Méjean-Thiolier et Marie-Françoise Notz-Grob. Paris : Le Livre de poche, 2010.

Le fonds dit Méjean, Vice-président des Amis de la Langue d’Oc à Paris (1975-76), prix de littérature provençale 1969, prix Mistral 1972, Majoral du Félibrige en 1979, est une donation de Suzanne Méjean-Thiolier, directeur du CEROC jusqu’en 2001. Ce fonds est consacré à la poésie provençale moderne et comporte également des grammaires et des dictionnaires.

En ce qui concerne le fonds Pompidou, il s’agit d’ouvrages venant de la BPI : il est constitué de livres sur la langue d’oc ancienne et moderne, les langues romanes et quelques ouvrages sur le félibrige.

Lo corbatàs roge / Max Rouquette. Canet : Trabucaire, 2003.

Quant au fonds général, il est constitué des acquisitions du CEROC, en fonction du programme, des demandes des chercheurs ainsi que celles émanant du directeur du Centre, Jean-Pierre Chambon.

Jorge de Vilhena,
responsable de la bibliothèque du CEROC.

Pour en savoir plus :
– Portail de l’Association Internationale d’Etudes Occitanes,
– Bibliothèque Municipale de Sceaux : fonds de l’Institut Florian,
– Pour découvrir l’oeuvre de Frédéric Mistral en ligne, rendez-vous sur Gallica, la bibliothèque numérique de la BNF.

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Tuteur de bibliothèque et professeur au collège

Nazim Ould Ali, étudiant en master 2 de musicologie à Paris-Sorbonne, tuteur à la bibliothèque Michelet, nous raconte son expérience de professeur de musique au collège.

Nazim au piano de la bibliothèque Michelet

« Qu’est-ce qu’être professeur de musique au collège ?

C’est ce que je fais à temps partiel depuis le mois de février dernier dans un collège du 92.
Il faut d’abord savoir que la discipline est désignée dans les textes officiels par l’appellation « éducation musicale ». En effet, on considère qu’il ne s’agit pas d’une formation musicale proprement dit, mais plutôt d’une exploration de cet art qu’est la musique à travers des pratiques de chant et d’écoute.

Les cours de musique au collège du XXIème siècle n’ont peut-être plus rien à voir avec ce que vous avez connu : fini les fastidieuses dictées et lectures de notes, idem pour la flûte à bec qui a tiré sa révérence après avoir rendu fou plus d’un collégien. Place, désormais, au chant et à l’écoute d’œuvres, mais pas n’importe lesquelles.

Leur choix doit étayer le thème de la séquence abordée. Une séquence compte environ six cours. Elle se déroule en six semaines, soit entre deux vacances scolaires, à raison d’une heure par semaine. Je viens d’achever une séquence avec les 3èmes sur l’exotisme : je leur ai fait écouter le Boléro de Ravel que je considère comme exotique de par son intitulé (danse espagnole) et les sonorités hispaniques de la Coda. J’en ai profité pour leur faire remarquer quelques éléments du langage musical présents dans l’œuvre : ostinato rythmique, crescendo.

Nous avons aussi travaillé sur la reconnaissance des deux thèmes du morceau et des timbres des instruments solistes. J’aurais très bien pu leur faire écouter autre chose comme la Symphonie cévenole de D’Indy, tout autant que les Sept Haï-Kaï de Messiaen, ou le French Gagaku de Pierre Barbaud. Côté chant, nous avons entonné Salma ya Salama de Dalida et Sous les sunlights des tropiques de Gilbert Montagné, qui a eu plus de succès, car plus rythmé !

Il y a aussi la gestion de la classe à assurer. Ça n’est pas gagné d’avance quand on est le nouveau professeur qui débarque en milieu d’année dans des classes d’ados en pleine crise, et qu’on est en charge de cette discipline qu’on assimile, bien souvent, à la cerise sur le gâteau dans ce type d’établissements. Ceci dit, ne vous inquiétez pas ! J’ai su développer les bons réflexes qui m’ont permis de rétablir mon autorité !

Il existe pléthore de tâches qui incombent au prof de musique comme la direction de la chorale, le travail collaboratif avec d’autres profs sur des projets comme le montage d’une pièce de théâtre, la préparation de la fameuse épreuve d’histoire des arts, en plus des tâches dont doivent s’acquitter les profs de tout bord : évaluation orale, écrite, conseil des classes, rencontre des parents, achat d’équipements et gestion du budget alloué à la matière, encadrement d’un certain nombre d’élèves de 4ème en stage d’entreprise (contacter l’entreprise pendant le stage pour s’assurer que tout se passe bien, corriger le rapport, assister au jury)….
Bref, qui a dit que l’enseignement est ce qu’il y a de plus pénard ? »

Nazim Ould Ali

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Regesta Imperii : une base de données en médiéval

Sébastien Gougibus, tuteur à la bibliothèque Michelet et doctorant en histoire de l’art médiéval fait le point sur la méthodologie documentaire et présente une base de données gratuite et très riche concernant l’histoire de l’art médiéval : Regesta Imperii.

 

« Dans un billet publié en juin 2011 sur ce même blog, j’avais esquissé à grands traits à destination des étudiants de licence les bases de la recherche bibliographique. Pour facile qu’il puisse paraître de prime abord, ce passage obligé de tout travail universitaire cache en réalité une complexité qui en fait l’un des critères les plus discriminants lors de l’évaluation d’un mémoire ou d’un exposé.

L’écueil qui menace l’étudiant inexpérimenté est bien souvent celui d’une trop faible diversification de ses sources d’informations. Si les grands manuels et collections que j’avais évoqués dans mon précédent billet sont d’une aide précieuse lors de la découverte d’un sujet, il est regrettable qu’ils en constituent l’alpha et l’omega.

Quelle que soit la qualité des textes que l’on puisse y trouver, ils ne suffisent pas à rendre compte de la diversité des approches, des dernières évolutions ou découvertes de la recherche. Et ils rejettent dans l’ombre l’un des organes de diffusion de la connaissance les plus riches : les périodiques scientifiques.
Mais l’étudiant est en général bien en peine pour mener une investigation dans ce vaste répertoire en raison de l’absence de visibilité des articles dans les catalogues des bibliothèques.

C’est ici qu’intervient un des outils les plus appréciables mis au point ces dernières années : les bases de données informatiques.
L’une des plus connues est celle du Getty Institut, la Bibliographie d’Histoire de l’Art, qui a pour elle de couvrir toutes les périodes et tous les styles. Malheureusement, ce bel outil a cessé d’être alimenté depuis l’année 2007.

Plus spécialisée, la base de données Regesta Imperii permet un accès aux publications concernant le Moyen Âge, soit du Vème siècle au XVème siècle, et est toujours l’objet de mises à jour régulières. Disponible en version allemande ou anglaise, elle est d’une redoutable efficacité pour mener à bien une recherche bibliographique. Je ne peux que la conseiller à tous les étudiants souhaitant se spécialiser dans l’étude de cette période.

Je finirai par une remarque d’ensemble concernant ces outils : il faut garder à l’esprit qu’aucun ne prétend à l’exhaustivité et qu’il faut toujours les utiliser conjointement, en lien avec les bibliographies présentes dans les ouvrages de référence et les catalogues des grandes bibliothèques, pour essayer autant que faire se peut de parvenir à une vue si ce n’est complète, du moins assez large du sujet étudié. »

Sébastien Gougibus