Archive

Archives pour la catégorie ‘En coulisses’

Au fait, où en est le signalement des collections des BUFR ?

Les opérations de rétroconversion au sein des bibliothèques de composante ou bibliothèques associées au SCD permettent de rendre visibles, et donc accessibles pour la consultation, des fonds disséminés dans l’Université Paris-Sorbonne et souvent méconnus des étudiants et chercheurs. Onze de ces bibliothèques ont désormais l’intégralité de leurs collections en ligne, à partir du catalogue collectif de l’université , ou du Sudoc.

Deux principaux chantiers sont en voie d’achèvement, celui du Centre International d’Etudes Francophones (CIEF), commencé en 2011 et celui du Centre de recherche en Egyptologie de la Sorbonne (CRES), commencé en 2010. L’objectif fixé avec les responsables de ces deux bibliothèques est d’avoir terminé le signalement de leurs collections dans le Sudoc pour l’été 2013.

A la BUFR de philosophie , trois pans importants du fonds ont été achevés depuis septembre 2011 : la philosophie médiévale, la philosophie contemporaine et l’important fonds d’épistémologie. Les prochaines étapes sont la philosophie antique et un petit fonds divers. Ces ouvrages sont entreposés au bureau du SCUIO (46 rue Saint-Jacques) durant les travaux en Sorbonne, mais peuvent être communiqués en différé.

A la BUFR de grec, deux chantiers sont également en cours, l’un sur la fin, celui de l’Institut Néo-Hellénique (INH) et l’autre à ses débuts, celui de la Bibliothèque de l’Association pour l’Encouragement des Etudes Grecques (AEG).

Il a été convenu avec la responsable de la Bibliothèque de l’INH d’achever le traitement des périodiques dans le Sudoc d’ici l’été. A l’AEG le chantier progresse plus lentement. Etant cotés au fur et à mesure du catalogage, les ouvrages sont classés par ordre alphabétique : le signalement des ouvrages de Démosthène vient de se terminer.

Ce travail, de longue haleine, accompli par une équipe réduite aujourd’hui à une seule personne, commence à porter ses fruits puisque des chercheurs étrangers demandent à consulter des ouvrages grecs que la bibliothèque de l’INH est la seule à posséder. Le recensement de ces collections devrait ainsi accroitre la connaissance des fonds imprimés de l’ensemble de l’Université et participer à la valorisation du patrimoine documentaire.

Quelques illustrations ça et là  de curiosités ou d’ouvrages « remarquables »:

P1040894.jpgDominique Rolin nous a quittés le 15 mai 2012 à l’aube de ses 99 ans
L’Institut Néohellénique possède Le Lit de Dominique Rolin, traduit en grec moderne (Το Κρεβάτι) par Anastasia Lambria, seul exemplaire recensé dans les bibliothèques du réseau Sudoc à ce jour.

P1040881AEG.jpgA l’AEG :
le fonds Aristote a été traité en exhaustivité, nous constatons à cette occasion la richesse des fonds multilingues de cette bibliothèque très spécialisée en philologie grecque.

Au   CRES :
les catalogues de ventes aux enchères sont en cours de signalement. Parmi eux se trouve le catalogue de mise en vente d’une partie de la collection de Raoul Chandon de Briailles, Président de la maison du champagne Moët-et-Chandon, bibliophile et historien, il lègue par testament sa bibliothèque à la ville d’Épernay.

P1040865CRES2.jpg

 Enfin en philosophie
… La bibliothèque possède un conséquent fonds d’épistémologie dont la richesse est désormais signalée dans le Sudoc. Signalons en philosophie moderne, la présence d’une édition ancienne (1758) d’un Essai sur l’Entendement de Locke abondamment annotée en moyen français.

P1040912philo.jpg

Régine Qevani et Hélène Broms
Photos : Régine Qevani

Portrait : Quiterie, une stagiaire à la médiathèque Molitor de l’IUFM de l’académie de Paris

  • Quiterie Landèche  a effectué un stage d’une durée d’un mois en juin à la médiathèque de l’IUFM de Paris, site Molitor, dans le cadre de sa première année à Sciences Po. Sa mission principale a consisté à participer à la politique de conservation des périodiques : les recenser, les diffuser, les mettre en boîte, faire un état des collections dans le logiciel Flora, ce qui lui a donné une vision de toutes les étapes du traitement des collections. Elle a également participé à l’organisation administrative et matérièle d’un concours. Pendant la durée du stage, elle a pu observer la plupart des postes de travail en bibliothèque.
  • Avant son stage, Quiterie n’était pas consciente de l’importance du travail de conservation des archives – ici les périodiques. Le fait que les bibliothécaires travaillent en réseau lui a plu, tout comme lui ont plues les conditions de travail au calme, dans une atmosphère agréable. Les enjeux de type scolaire étaient pour elle absents pendant ce mois de stage. C’est une première expérience professionnelle pour Quiterie, qui se différencie de ses multiples expériences associatives dans lesquelles elle a des responsablilité d’encardrement (Hand-ball, Association Sportive de Sciences Po.)
  • Par contre, elle a trouvé que respecter les horaires de cinq journées pleines par semaine était difficile. Ce rythme est différent de ce qu’elle vit durant ses études à Sciences Po. Quiterie trouve qu’elle a été sensibilisée à l’importance des livres, aux nouveaux projets des bibliothèques, les learning center, la numérisation des collections…
  • Son avenir en bibliothèque – postuler à des contrats de moniteur étudiant – dépend autant des disponibilités de son emploi du temps en 2ème année, que des opportunités proposées par la bibliothèque de l’Institut d’Etudes Politiques de Paris. Après cette première expérience, Quiterie est toujours motivée par les bibliothèques, c’était ainsi qu’elle avait motivé sa candidature pour ce stage… Bonne chance Quiterie !
Categories: En coulisses Tags: , ,

Tuteur de bibliothèque et professeur au collège

Nazim Ould Ali, étudiant en master 2 de musicologie à Paris-Sorbonne, tuteur à la bibliothèque Michelet, nous raconte son expérience de professeur de musique au collège.

Nazim au piano de la bibliothèque Michelet

« Qu’est-ce qu’être professeur de musique au collège ?

C’est ce que je fais à temps partiel depuis le mois de février dernier dans un collège du 92.
Il faut d’abord savoir que la discipline est désignée dans les textes officiels par l’appellation « éducation musicale ». En effet, on considère qu’il ne s’agit pas d’une formation musicale proprement dit, mais plutôt d’une exploration de cet art qu’est la musique à travers des pratiques de chant et d’écoute.

Les cours de musique au collège du XXIème siècle n’ont peut-être plus rien à voir avec ce que vous avez connu : fini les fastidieuses dictées et lectures de notes, idem pour la flûte à bec qui a tiré sa révérence après avoir rendu fou plus d’un collégien. Place, désormais, au chant et à l’écoute d’œuvres, mais pas n’importe lesquelles.

Leur choix doit étayer le thème de la séquence abordée. Une séquence compte environ six cours. Elle se déroule en six semaines, soit entre deux vacances scolaires, à raison d’une heure par semaine. Je viens d’achever une séquence avec les 3èmes sur l’exotisme : je leur ai fait écouter le Boléro de Ravel que je considère comme exotique de par son intitulé (danse espagnole) et les sonorités hispaniques de la Coda. J’en ai profité pour leur faire remarquer quelques éléments du langage musical présents dans l’œuvre : ostinato rythmique, crescendo.

Nous avons aussi travaillé sur la reconnaissance des deux thèmes du morceau et des timbres des instruments solistes. J’aurais très bien pu leur faire écouter autre chose comme la Symphonie cévenole de D’Indy, tout autant que les Sept Haï-Kaï de Messiaen, ou le French Gagaku de Pierre Barbaud. Côté chant, nous avons entonné Salma ya Salama de Dalida et Sous les sunlights des tropiques de Gilbert Montagné, qui a eu plus de succès, car plus rythmé !

Il y a aussi la gestion de la classe à assurer. Ça n’est pas gagné d’avance quand on est le nouveau professeur qui débarque en milieu d’année dans des classes d’ados en pleine crise, et qu’on est en charge de cette discipline qu’on assimile, bien souvent, à la cerise sur le gâteau dans ce type d’établissements. Ceci dit, ne vous inquiétez pas ! J’ai su développer les bons réflexes qui m’ont permis de rétablir mon autorité !

Il existe pléthore de tâches qui incombent au prof de musique comme la direction de la chorale, le travail collaboratif avec d’autres profs sur des projets comme le montage d’une pièce de théâtre, la préparation de la fameuse épreuve d’histoire des arts, en plus des tâches dont doivent s’acquitter les profs de tout bord : évaluation orale, écrite, conseil des classes, rencontre des parents, achat d’équipements et gestion du budget alloué à la matière, encadrement d’un certain nombre d’élèves de 4ème en stage d’entreprise (contacter l’entreprise pendant le stage pour s’assurer que tout se passe bien, corriger le rapport, assister au jury)….
Bref, qui a dit que l’enseignement est ce qu’il y a de plus pénard ? »

Nazim Ould Ali

Categories: En coulisses Tags: , ,

Des vitrines à l’IUFM

Vitrine du hall de Molitor

Vitrine du hall de l'IUFM Molitor

 

Pour mettre en valeur leurs collections, les bibliothèques de l’IUFM proposent des vitrines dans les halls d’entrée de leurs sites.

Celle de Batignolles présente les nouveautés du mois tandis que celle de Molitor propose un nouveau thème toutes les deux semaines.

Les thèmes choisis tendent à se rapporter à l’actualité (le nouvel an chinois, les 100 ans de la naissance de Doisneau, le passage de Vénus devant le Soleil le 4 juin,…) et les documents présentés proposent notamment des activités pédagogiques pour exploiter ces thèmes en classe.

Il est possible de réserver les documents des vitrines afin de les emprunter dès leur retour en rayon.

Désormais, vous pouvez retrouver toutes les informations présentées, les listes de documents exposés et des liens supplémentaires sur le site de l’IUFM.

Categories: En coulisses Tags: ,

La bibliothérapie c’est quoi au juste ?

Lire est indispensable pour vos études. Mais savez vous que cette activité qui peut-être ô combien utile et agréable a des vertus insoupçonnées. Avez-vous déjà entendu parler de bibliothérapie ? Un nouveau concept à la mode ? Une méthode révolutionnaire venue d’Angleterre ? Une énième thérapie à l’ordre du jour ? Et si, la bibliothérapie avant d’être cette nouvelle façon de guérir névroses et pathologies nerveuses, n’était pas simplement avant tout une philosophie de vie ?

Comment cela est-il arrivé ?

De nos jours en Angleterre plus de la moitié des bibliothécaires, et oui, pratique la « prescription de lecture ». L’entretien avec le lecteur, qu’on n’osera encore qualifier de patient dure généralement 40 minutes. Après avoir rempli un questionnaire sur sa personnalité et ses goûts, il repart avec une ordonnance de huit livres à lire. Bon d’accord en France le concept n’existe pas encore. Ce qui est un peu dommage quand on pense que cette médication inédite est loin d’être neuve. Elle est pratiquée depuis plus de 200 ans au Pennsylvania Hospital aux Etats Unis.

Mais en quoi cela consiste t-il ?

C’est très simple. Alors qu’habituellement lorsque  vous lisez un livre l’objectif est d’en avoir une compréhension intellectuelle, pour le bibliothérapeute, il s’agit d’en éprouver une compréhension émotionnelle par une réaction émotive appropriée. La bibliothérapie loin de s’adresser uniquement aux malades peut-être un véritable passeport pour les biens portants afin de partir à la conquête de soi, des autres et du monde. C’est avant tout une philosophie qui peut être une véritable alliée dans la poursuite de vos études. Vous allez découvrir comment.

Propos sur la lecture

La lecture peut donner lieu à un véritable électrochoc. Par l’impulsion de l’auteur, l’esprit un peu paresseux reçoit un choc électrique et sort de sa torpeur. C’est ce qu’avait entrevu Proust. Il le mentionne dans une préface intitulé « sur la lecture » écrite en 1905. La lecture lui procure un vif réveil. Un esprit somnolent peut ainsi être ramené à la vie .Emerson ne se mettait jamais à travailler avant d’avoir lu une page de Platon et Dante de Vigile.

Philosophie

C’est le philosophe contemporain  Marc Alain Ouaknin qui a posé les bases philosophiques de la bibliothérapie. Comme Proust il insiste sur cette donnée fondamentale : la lecture ouvre au jeu en libérant les blocages de l’esprit. Cette perméabilité à la parole de l’autre permet une véritable catharsis au sens qu’Aristote donne à ce concept. Elle permet de résoudre certains conflits en libérant l’agressivité. De plus parce qu’un texte dépasse toujours l’intention de son auteur, le lecteur joue un rôle de véritable créateur. Il interprète et construit du sens. Et en produisant du sens se transforme lui-même. Par cette ouverture au monde  il se protège contre la maladie.

Dans les fonds du SCD aussi on pense bibliothérapie

Vous découvrirez aussi dans les fonds du SCD de Paris Sorbonne des ouvrages fort utiles qui vous éclaireront sur cette nouvelle façon de lire. Dans l’art de lire ou comment résister à l’adversité Michèle Petit montre comment en préservant un espace de rêve et de liberté la littérature peut contribuer au bien être. Notamment dans les pays où sévissent crises économiques, guerres et catastrophes naturelles. Dans façon  de lire, manières d’être Marielle Macé nous expose sa vision de la littérature. Véritable libération, la fiction rejoint le réel en nous permettant d’expérimenter les possibles et de vivre des existences variées .

Oui d’accord mais que puis-je en attendre ?

Eh bien lorsque vous pratiquerez cette activité vous penserez alors à cette nouvelle façon de voir les choses. La bibliothérapie pourrait in fine s’apparenter à cette façon qu’a le lecteur de libérer ses propres fantasmes et émotions en les reconstruisant sous les mots de l’autre. La lecture peut vous aidez alors à réussir à plus d’un titre en plus de vous apporter les informations nécessaires dont vous avez besoin.

Vous trouverez ces ouvrages cités plus hauts :

L’art de Lire ou comment résister à l’adversité de Michèle Petit à la bibliothèque Malesherbes : cote : 028 PET

Façons de lire, manières d’être de Marielle Macé à la bibliothèque philosophie cote Mac 1

Portrait de lecteur : Isabelle Delhaye, une enseignante formatrice à la bibliothèque de l’IUFM de Paris

Isabelle Delhaye enseigne le Sport et la pédagogie à l’IUFM de l’académie de Paris. Elle a accepté de répondre à quelques questions pour « In Quarto » :

- Quel est votre parcours ?

  • Je suis dans ma troisième année de thèse. J’ai eu le CAPES d’EPS en 1987, l’agrégation externe en 1991. J’ai alors enseigné en province, en Seine-Saint-Denis et au lycée La Fontaine (16e arrondissement). J’ai d’abord travaillé à la formation continue à Paris puis j’ai bénéficié d’une décharge de quelques heures. J’ai suivi l’élaboration de plans de formation et leur mise en oeuvre. A l’époque, il existait un bulletin de liaison pour les enseignants d’EPS auquel je participais.
  • A l’IUFM, j’ai été en temps partagé pendant 3 ans et j’ enseigne à temps plein depuis 5/6ans. Je donne des cours à tous les niveaux, en master ou aux PSTG (Professeurs stagiaires), pour les enseignants du collège ou du primaire, pour les titulaires et les non titulaires.

- Comment utilisez-vous les bibliothèques ?

  • J’ai deux pratiques de la bibliothèque : j’y emprunte des livres et c’est un de mes lieux de travail. C’est important, car l’endroit est calme, accueillant, l’ambiance est bonne. J’y trouve tous les ouvrages pour ma thèse, qui a pour thème les programmes de 2008 en primaire sous tous leurs aspects. Je trouve ici les ouvrages de référence, de réflexion… Mon sujet de thèse est très lié à mes enseignements, donc je travaille aussi sur les cours que je donne à l’IUFM en travaillant sur ma thèse.

- Quel est votre point de vue sur la bibliothèque de l’IUFM sur le site Molitor ?

  • L’un des bons côtés de la bibliothèque, c’est que vous êtes au plus près des nouveautés. Par contre, des efforts sur les anciennes références pourraient être faits.
  • En tant que formatrice, je trouve que les stagiaires ont une bonne pratique de la bibliothèque : je leur dis de venir et ils viennent ! L’année passée ils ont bénéficié d’une formation spécifique. Peut-être faudrait-il également intégrer un module « bibliothèque, recherche et milieu professionnel » dans la maquette de formation des enseignants.

A paraître : Réussir l’épreuve d’EPS (concours de professeur des écoles), Martine Dorey, Yves Félix Montagne, Fabrice Delsahert, Emmanuel Lefèvre, Isabelle Delhaye, Atlande, 2011.

Portrait de lecteur : Camille, une stagiaire-bibliothécaire à l’IUFM

Camille est stagiaire/bibliothécaire à l’IUFM entre octobre 2011 et janvier 2012. Voici son portrait.

  • Le parcours de Camille jusqu’à la médiathèque Molitor.

Camille a fait son stage de 3ème en bibliothèque. Sa motivation vient de loin… Au moment de faire ses choix d’études supérieures, elle a pensé à préparer un IUT métiers du livre. Mais ses parents l’ont poussée vers une classe prépa, du coup elle a fait hypokhâgne au lycée Victor Duruy. Elle suit la formation de licence Humanité de l’université Paris X Nanterre. Elle a découvert l’option découverte des métiers du livre par hasard et suit maintenant celle-ci huit heures par semaine, afin de découvrir, s’insérer, se professionnaliser et acquérir de l’autonomie. Elle a effectué un exposé cet automne sur les jeux vidéos en bibliothèque.

Camille a souvent fréquenté les bibliothèques enfant, puis le CDI du lycée et aujourd’hui les bibliothèques universitaires, toujours en tant qu’usager. Pour en faire sa profession, elle envisage de passer les concours de recrutement. L’année prochaine, elle compte passer les concours de conservateur et bibliothécaire d’état et de bibliothécaire de la fonction publique territoriale. Elle se donne deux ou trois ans pour réussir les concours. Elle envisage parallèlement de suivre la formation du Master de l’ENSSIB ou le cursus du CELSA. Elle a également fait des demandes auprès de la Bibliothèque Publique d’Information du centre Georges Pompidou pour y être vacataire et faire quelques heures par semaine.

Lorsqu’elle a voulu candidater pour l’option bibliothèque de sa formation et rédiger une lettre de motivation, elle est venue voir Ingrid, la responsable de la bibliothèque du site Molitor de l’IUFM, que connaît sa mère. Ingrid lui a proposé de faire son stage ici, à l’IUFM, et Camille a accepté. Camille se questionne sur le type de bibliothèque où elle voudrait travailler : des bibliothèques de lecture publique ou celles possédant des fonds spécialisés. Elle n’est pas très sûre que cela change vraiment.

  • Les activités de Camille à la médiathèque.

Camille vient de visiter les caves qui sont dévolues à la médiathèque, dont la répartition lui a été expliquée. Du coup, la politique de conservation de l’établissement a été abordée. Avec l’équipe, elle a mis une partie des manuels en carton. Puis on a abordé la politique d’acquisition. Emilie, la responsable de l’informatique à la bibliothèque lui a expliqué le fonctionement du logiciel « flora », le système informatique de gestion des bibliothèques de l’IUFM. Elle lui a par exemple expliqué la migration des données entre l’ancien logiciel, qui s’appelle Alexandrie et le nouveau, Flora, donc. On a vu également le fonctionnement du blog et de Facebook. D’ailleurs, sur ce dernier service, c’est l’étudiante qui est devenue le professeur et a expliqué le fonctionnement du plus grand réseau social au monde ! Actuellement, Camille désherbe les livres de préparation aux concours qui ne sont pas à jour et c’est un grand chantier car il y en a beaucoup.

  • Son ressenti quant à la médiathèque.

Camille n’est ni surprise par l’ambiance, ni par le traitement documentaire de la bibliothèque. Par contre, elle s’attendait à plus d’expositions et d’animation au sein de l’établissement. Avant de venir y travailler pendant son stage, elle n’avait pas réalisé que la bibliothèque de l’iufm est plus proche des bibliothèques universitaires que de celles de lecture publique. Quant aux aménagements du hall, elle trouve que c’est mieux, plus pratique, le hall a « plus de style ». Pour elle, l’aménagement donne une image neuve à la biblothèque, alors que dans des anciennes bibliothèque comme celle de Sainte-Geneviève, cela ne passerait pas. Camille trouve que la médiation numérique de la bibliothèque est bonne – merci pour nous – mais malheureusement elle n’est ni assez visible, ni assez fréquentée. La bibliothèque idéale, Camille la voit équipée d’espaces hybrides, où les bibliothécaires seraient plus disponibles pour les usagers et aussi un lieu où l’on se restaure, où  l’on peut boire un café.

Merci Camille de venir nous aider jusqu’à la fin du mois de janvier et bonne chance !

Categories: En coulisses Tags: ,

Mise en place d’un atelier de petites réparations (III)

Ça y est, ça marche !

  • L’atelier a commencé à fonctionner à partir du moment où l’espace a été équipé et où les collègues ont été sensibilisés, voire  recrutés.
  • La fibre du relieur/réparateur est montée petit à petit. D’abord lorsqu’il a fallu déballer les premières commandes de matériel, puis lors de la première séance et du premier ouvrage réparé.
  • Après recensement des ouvrages détériorés à réparer dans la bibliothèque, il est apparu que l’on pouvait intervenir sur les ouvrages aux cahiers de feuilles décollées, au dos et aux pages décollés. Il est plus rapide de réparer un ouvrage en cahier, c’est donc un de ceux-là qui le premier est sorti de l’atelier. Depuis, ce sont des ouvrages à dos décollé et aux feuilles volantes qui monopolisent notre temps.

  • On utilise la cisaille et la colle blanche pour reprendre également les ouvrages à la jaquette détériorée.

  • Les collègues viennent visiter l’atelier par curiosité. D’autres, plus téméraires, participent aux réparations. Le début de l’atelier est un franc succès, puisqu’il y a même des demandes provenant de l’extérieur (de la bibliothèque du site de Batignolles !) qui y sont satisfaites !
Categories: En coulisses Tags: , ,

Mise en place d’un atelier de petites réparations (II)

L’organisation générale de l’atelier (cf. le billet précédent) demande plusieurs ajustements.

  • La mise en place physique : l’atelier est installé dans la réserve, ce qui permet d’avoir un espace au calme, hors des espaces dédiés au public. Le matériel est disposé dans ce lieu, ce qui permet à chacun de l’utiliser avec indépendance.
  • La mise en place des agents : l’atelier nécessite pour fonctionner qu’un certains nombre d’agents y participent. Il existe des formations professionnelles pour se familiariser aux techniques de reliure. J’ai suivi deux formations au pôle du métier du livre Mediadix de Nanterres Paris X, tout comme une de mes collèges.  D’autres collèges se sont portés volontaire. Traditionnellement, les activités de reliure et de réparations sont dévolues aux agents de catégorie C. Des personnes volontaires d’autres catégorie se sont manifestées. Il faudra trouver la bonne formule pour les impliquer…
  • Mise en place d’une chaîne du document : les documents à réparer suivront plusieurs étapes. La première est d’enlever le document des espaces où les lecteurs empruntent les documents. Voici le document à remplir lorsqu’un collègue récupère un document détérioré :
Date signalement Cote ouvrage Etat ouvrage Réparation préconisée
 

 

Ensuite, le document est posée sur une étagère et transféré à l’atelier. Là, la personne qui effectue les réparations renseigne un cahier.

Une fois le document réparé, il est remis en circulation.

L’atelier est bientôt prêt à démarrer. A suivre…

Categories: En coulisses Tags: , ,

La naissance du livre en bibliothèque

Quel parcours mène le livre de son acquisition à sa mise en circulation ? Comment le choix s’opère t-il ? Quelles étapes franchit-il avant de se retrouver sur les étagères ? Et au final quelle vie lui aura-t-on prédestiné ? Si vous voulez en savoir un peu plus, suivez le guide !

Pourquoi celui-ci et pas un autre ?

Le livre d’abord s’achète, mais pas n’importe comment. Et vous serez peut-être un peu surpris, mais oui lecteurs, on tient compte de votre avis ! Il suffit pour cela de signaler sur les cahiers de suggestions le ou les livres que vous voudriez voir sur les rayons de votre bibliothèque. Bien sûr, à chaque fois vos doux vœux pieux ne deviendront pas systématiquement réalité car vos souhaits sont minutieusement épluchés par les bibliothécaires qui ont l’obligation de respecter certains critères. Inutile de dire que le choix est affaire de budget et de respect de la politique documentaire mise en place par les bibliothèques.

Ces aspirations considérées et traitées, le bibliothécaire sélectionne les nouveautés dans la production récente afin d’enrichir les collections grâce à un système de veille. Il s’appuie sur la politique documentaire qui détermine le niveau des livres à acheter, le nombre d’exemplaires à acquérir pour les manuels mais aussi les éditeurs dont les catalogues doivent être dépouillés systématiquement. Et il s’aidera bien sûr des demandes des enseignants, notamment de leurs bibliographies. Avant tout spécialiste des acquisitions, pour choisir le bon livre le bibliothécaire a un arsenal d’outils bien huilés : il se reporte à la qualité de l’éditeur et de la collection, et pour le contenu il épluche savamment les critiques, les avis du libraire et beaucoup de sites spécialisés. Il vérifie également si une autre bibliothèque spécialisée a acquis cet ouvrage. Enfin, il fait son choix en fonction du niveau de spécialisation de l’ouvrage suivant que la bibliothèque s’adresse à des étudiants de premier, deuxième ou troisième cycle.

A côté des achats, le bibliothécaire a aussi le bonheur d’enrichir le fonds grâce aux legs et aux dons (institutions, particuliers). Mais attention, ici aussi, ils doivent répondre à la politique documentaire.

De plus si accroître les collections est bien le but premier des acquéreurs, ils ne doivent pas omettre de consacrer une partie des sommes allouées, dépense incompressible, à remplacer les ouvrages détériorés et perdus d’où la nécessité peut-être de la part du lecteur d’y apporter le meilleur soin possible !

Le temps des grandes manœuvres

Avant sa mise en circulation, le livre passe par une série d’étapes qui le rend prêt à intégrer définitivement sa bibliothèque d’appartenance. Une fois sorti du carton par des mains habiles et minutieuses,  le livre est catalogué. Cela signifie qu’il rentre dans le catalogue. On lui rattache une notice, sorte de carte qui valide son identité (titre, auteur, éditeur, collection…).

Ensuite le livre est doté d’une adresse, c’est la cotation. Elle lui permet d’être rangé à la bonne place sur les étagères. Un code barre est apposé afin de rendre chaque exemplaire unique. Il est désormais ainsi possible grâce à la recherche dans le catalogue de le retrouver, de l’identifier et de connaitre son statut : disponible, en prêt, à la reliure.

Enfin prêt ?

Il reste une dernière étape. Cruciale. Qui prédestinera en quelque sorte sa longévité. Pour parer en effet à la dégradation et à la moindre tentative de vol il est plastifié, renforcé grâce à la mise en place de charnières et muni d’un antivol. Enfin, pour être reconnu possession de la bibliothèque, on procède à l’estampillage, un coup de tampon qui identifie clairement son propriétaire.

Et voilà l’objet de votre convoitise est là, sous vos yeux, prêt à être consommé sans modération !