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Archives pour la catégorie ‘Nouvelles acquisitions’

DVD du cinéaste italien Ettore Scola à la bibliothèque Malesherbes

A l’occasion de la disparition d’Ettore Scola le 19 janvier dernier, retrouvez cinq de ses films à la bibliothèque Malesherbes :

«Parlons femmes», film à sketches comme c’était la mode en Italie dans les années 60, «Nous nous sommes tant aimés», vaste fresque de la société italienne, «Affreux, sales et méchants», chronique satirique, «La Famille» portrait d’une famille bourgeoise italienne, et enfin «Le bal» réalisé en 1983.

Ettore Scola

© www.cinexpression.fr

Né en 1931 à Trévico  en Italie, Ettore Scola débuta sa carrière en tant que dessinateur et rédacteur d’un journal satirique « Marc’Aurélio » (l’équivalent du «Canard enchaîné»). Il entame sa carrière cinématographique en 1952 comme scénariste : il écrit notamment pour l’immense acteur de l’époque Toto, et collabore au script du «Fanfaron» de Dino Risi.

Il y trouve ainsi son style satirique présent dans la plupart de ses films, chroniques socio-historiques teintées d’humour, de tristesse et de tendresse. Les films d’Ettore Scola sont également inscrits dans la réalité historique de l’époque à l’instar du néo-réalisme, courant cinématographique italien débutant à la fin de la seconde guerre et ayant pour objet la quotidienneté de la vie des italiens.

Il va tourner avec les plus grands acteurs :

Il réalise son premier long métrage : «Parlons femme» avec Vittorio Gasmann en 1964 avant de connaitre son premier grand succès international  en 1974 avec «Nous nous sommes tant aimés» qui retrace le parcours de trois amis (Vittorio Gassman, Stefano Satta Flores et Nino Manfredi ).

Dans «Affreux, sales et méchants», il revient au grotesque avec comme acteur principal Nino Manfredi. Ce film remporta le prix de la mise en scène à Cannes en 1976.

Il réalise son film le plus connu «Une journée particulière» (1977) qui relate la rencontre d’un intellectuel  homosexuel (Marcello Mastroiani) et d’une femme au foyer romaine (Sophia Loren) sur fond historique de fascisme mussolinien.

Les années 80 confirment son statut de réalisateur à succès. Il réalise «Le bal» en France en 1983, film sans paroles qui met en scène des couples évoluant sur une piste de danse. Ce film fut un très grand succès en France avec plus d’un million d’entrées.

Ainsi Ettore Scola est-il  considéré comme un des grands maitres de la comédie italienne.

Il vous est possible d’emprunter ces DVD à la bibliothèque Malesherbes:

Affreux, sales et méchants cote DVDM-167
Le Bal  cote DVDM-289
La famille cote DVDM-444
Nous nous sommes tant aimés  cote DVDM-24
Parlons femmes cote DVDM-120

 

Luc Ajchenbaum

Les nouveautés DVD de la bibliothèque Clignancourt – Special cinéma !

La bibliothèque Clignancourt est fière de vous présenter ses nouveautés Films du mois de mai.

Pour les amateurs de cinéma japonais, vous aurez le choix parmi trois films :

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Le Château de l’araignée (蜘蛛巣城, Kumonosu-jō) – Akira Kurosawa

Dans le Japon du XVIème siècle, en proie à d’incessants conflits féodaux, deux vaillants guerriers, Washizu et Miki, se perdent en forêt. Ils rencontrent une sorcière qui leur prédit un grand avenir et promet à Washizu qu’il prendra la place de son Seigneur. Promus à leur retour du combat, les deux hommes savourent ces honneurs. Mais l’épouse de Washizu pousse ce dernier à aller encore plus loin dans sa course au pouvoir, quitte à se débarrasser de ceux qui lui barreront la route pour le trône. (Source éditeur)

Localisation : 1er étage, Histoire de l’art, 791.430 92 KUR

Et si vous n’avez pas eu trop peur, vous pourrez enchainer en regardant :

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Ran (乱) – Akira Kurosawa

Dans le Japon féodal du XVIème siècle en proie aux guerres de clans, le vieux seigneur Hidetora Ichimongi décide d’abdiquer son fief et ses trois châteaux à ses trois fils. Le plus jeune des trois prédit que ce projet précipitera la division, puis la perte du clan Ichimongi. (Source éditeur)

Localisation : 1er étage, Histoire de l’art, 791.430 92 KUR

Si vous désirez quelque chose de plus doux, pourquoi ne pas tenter un film d’animation qui pourrait vous convenir ?

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Miss Hokusai (百日紅 〜Miss HOKUSAI〜, Sarusuberi MISS HOKUSAI) – Keichii Hara

1814, Hokusai est un peintre reconnu de tout le Japon. Il réside avec sa fille O-Ei dans la ville d’Edo, enfermés la plupart du temps dans leur étrange atelier aux allures de taudis. Le « fou du dessin », comme il se plaisait lui-même à se nommer, et sa fille réalisent à quatre mains des œuvres aujourd’hui célèbres dans le monde entier. O-Ei, jeune femme indépendante et éprise de liberté, contribue dans l’ombre de son père à cette incroyable saga artistique. (Source éditeur)

Localisation : 1er étage, Histoire de l’art, 791.430 92 HAR

En classique du cinéma fantastique américain, nous accueillons l’adaptation du roman de Mary Shelley « Frankenstein » avec Kenneth Branagh aux commandes.

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Mary Shelley’s Frankenstein – Kenneth Branagh

Le jeune savant Victor Frankenstein est persuadé que la science peut venir à bout de tout et même créer la vie. Il s’attèle à cette tâche avec ardeur et crée à partir de morceaux de cadavres un être humain qui sera acculé par sa différence à la méchanceté. Prenant conscience du monstre qu’il a créé, celui-ci va bientôt lui échappé. (Source éditeur)

Localisation : 2ème étage, Littérature anglaise, GB 82 SHE 3 fra

Pour les amoureux du cinéma portugais, vous pourrez vous faire plaisir avec :

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L’étrange affaire Angélica (O estranho caso de Angélica) – Manoel de Oliveira

Une nuit, Isaac, jeune photographe et locataire de la pension de Dona Rosa à Régua, est appelé d’urgence par une riche famille, afin de faire le dernier portrait de leur fille Angélica, une jeune femme morte juste après son mariage. Dans la maison en deuil, Isaac découvre Angélica et reste sidéré par sa beauté. Lorsqu’il porte à son œil l’objectif de son appareil photo, la jeune femme semble reprendre vie, pour lui seul. Isaac tombe instantanément amoureux d’elle.
Dès lors, Angélica le hantera nuit et jour, jusqu’à l’épuisement. (Source éditeur)

Localisation : 1er étage, Histoire de l’art, 791.430 92 OLI

Et pour les amoureux du cinéma espagnol, il y aura du Carlos Saura pour vous.

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Tango – Carlos Saura

Mario, un talentueux réalisateur argentin, vient d’être quitté par sa femme et, pour noyer son chagrin, se lance à cœur perdu dans un vaste projet de film consacré au tango. Au cours des auditions, il rencontre une ravissante danseuse, Elena, qui est la protégée du principal commanditaire du spectacle, le puissant Angelo Larroca. Alors que le tournage du film débute, une passion irrépressible naît entre le réalisateur et la danseuse. (Source éditeur)

Localisation : 1er étage, Histoire de l’art, 791.430 92 SAU

La bibliothèque Clignancourt vous souhaite un très bon visionnage !

1914 : les musiciens et la guerre. Itinéraire de l’étudiant entre l’Histoire et la musicologie

La bibliothèque Clignancourt a exposé l’an dernier des livres consacrés à la grande guerre, dans tous les domaines. Parmi ceux-là  : « Entendre la guerre  : sons, musiques et silence en 14-18 / sous la direction de Florence Gétreau. »

Clignancourt : 0 Histoire, Géographie – 940.48 ent

Entendre la guerre : Sons, musiques et silence en 14-18

Entendre la guerre : Sons, musiques et silence en 14-18, bibliothèque Clignancourt

D’autres sur les musiciens, notamment les « Correspondances inédites à des musiciens français : 1914-1918 / Sylvie Douche. Paris : l’Harmattan, DL 2012. » Clignancourt : 1 Arts, Musicologie 780.92 DOU

 

Et oui, sur des sujets comme celui-là, il faut savoir se déplacer entre deux étages : petit rappel, l’Histoire est au RDC et la musique au premier… N’oubliez donc pas de consulter le catalogue.

Sur la dimension politique du conflit, je vous invite à consulter l’excellent ouvrage collectif :   « La Grande Guerre des musiciens / direction scientifique, Stéphane Audoin-Rouzeau, Esteban Buch, Myriam Chimènes… [et al.] ; [contributions de] Esteban Buch, Aude Caillet, Rémy Campos… [et al.]. Lyon : Symétrie, 2009
Clignancourt : 1 Arts, Musicologie    – 780.03  AUD

On y apprend comment la Musique devient un soutien au soldat, une forme de résistance, après la mort d’Albéric Magnard en 1914, celle-ci étant organisée autour de quelques musiciens comme Caplet ou le violoncelliste Maurice Maréchal, le rôle des institutions, et notamment du Conservatoire de Paris.

Sur ce dernier vous pouvez lire :

Deux musiciens dans la Grande guerre / Lucien Durosoir et Maurice Maréchal ; présentation de Luc Durosoir ; préface de Jean-Pierre Guéno. Paris : Tallandier, impr. 2005, cop. 2005.
Clignancourt : 1 Arts, Musicologie    – 780.920 4 DUR

Pour finir, je vous invite à écouter  » L’ Histoire du soldat  » de Stravinsky, sur un texte de C.F. Ramuz, composée en 1917 et créée en Suisse en 1918, petit bijou de message pacifiste sur fond de légende de Faust adaptée pour le jeune public.

Vous le trouverez dans nos bases musicales et notamment chez Naxos, où vous avez le choix des interprétations.

 

Moi, Auguste, empereur de Rome

aug

 

 A  l’occasion du bimillénaire de la mort d’Auguste, le Grand Palais propose jusqu’au 13 juillet une grande exposition sur le premier empereur romain en collaboration avec le Musée du Louvre, l’Azienda Speciale Palaexpo – Scuderie del Quirinale et les Musei Capitolini de Rome.

300 œuvres sont exposées. Des statues, des reliefs et des fresques viennent illustrer la vie à l’époque d’Auguste et particulièrement l’image qu’il voulait imposer de lui-même à Rome et dans les provinces, l’image d’un pouvoir stable et généreux annonçant le début d’un nouvel âge d’or.

On retrouve aussi de nombreux objets de la vie quotidienne comme de l’argenterie, de la verrerie, des bijoux qui complètent ce panorama et donnent un aperçu de l’aménagement et du confort des maisons romaines.

 Le catalogue de cette exposition présente tous les objets exposés ainsi que le contexte historique et artistique du règne d’Auguste :

Auguste [Texte imprimé]   : [exposition], Paris, Grand Palais, Galeries nationales, 19 mars – 13 juillet 2014 / 1 vol. (319 p.)

 Disponible :

à la bibliothèque Clignancourt : 1 Arts, Musicologie   – 709.37 AUG

à la bibliothèque Michelet : Salle de lecture   – 709.015 AUG

à la bibliothèque Serpente 709.37 aug.

Jean Jaurès, juillet 1914

Une du journal L'Humanité du 1er août 1914

Une de L’Humanité, 1er août 1914 – Source : Gallica.fr

« JAURÈS ASSASSINÉ » : ainsi s’ouvre le journal L’Humanité du samedi 1er août 1914, au lendemain de la mort du dirigeant socialiste, victime de deux coups de feu porté par un étudiant nationaliste alors qu’il dînait avec des collaborateurs au Café du Croissant.

Depuis 1912, date à laquelle il écrivait dans la Dépêche de Toulouse que « l’odeur de charnier commence à se répandre sur toute l’Europe », Jaurès s’inquiétait de la montée des nationalismes en Europe et prônait le pacifisme face aux rivalités à l’œuvre entre les grandes puissances, notamment à l’occasion des guerres balkaniques des années 1912-1913. Il s’était alors illustré à travers de nombreux discours et articles de presse destinés à convaincre ses compatriotes de se mobiliser en faveur du maintien de la paix, et s’était ardemment opposé à l’augmentation à 3 ans de la durée du service militaire, mesure défendue par certains députés en prévision d’un éventuel conflit avec l’Allemagne.

Mais en ce début d’été 1914, avec l’attentat de Sarajevo du 28 juin, puis l’ultimatum autrichien envoyé à la Serbie le 23 juillet, les tensions politiques et économiques entre grandes puissances prennent une tournure nouvelle, et le jeu des alliances entraîne toute l’Europe dans une guerre que l’on imagine encore violente, mais brève.

Dès le lendemain de sa mort, Jaurès, qui prédisait le massacre, les ruines et la barbarie, fait figure de visionnaire. Il est aussitôt reconnu et salué par ses contemporains comme un homme politique engagé, tribun exceptionnel et avocat des grandes luttes sociales de son époque. Le jour même de sa mort, il se préparait à écrire pour L’Humanité, journal qu’il avait fondé en 1904 et qu’il dirigeait depuis, un article décisif, une sorte de nouveau « J’accuse » dans lequel il envisageait de dénoncer les causes et les responsables de la crise à laquelle il assistait, et qui deviendrait quelques jours plus tard la première Guerre Mondiale.

Dans le cadre du projet « 2014, année Jaurès », labellisé par la Mission du Centenaire de la Première Guerre mondiale, plusieurs manifestations sont à suivre cet été, dont le programme complet est en ligne sur le site de la Fondation Jean Jaurès.

Les Archives nationales lui consacrent une exposition à découvrir sur le site de l’Hôtel de Soubise jusqu’au 7 juillet. Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site des Archives nationales.

Enfin, Arte diffusera le mardi 8 juillet en soirée un documentaire de Jean-Noël Jeanneney et Bernard George, réalisé en 2013 et intitulé Jaurès est vivant !, convoquant images d’archives, reconstitutions et évocations actuelles pour un portrait animé et inspirant.

Vous trouverez par ailleurs dans les collections de la bibliothèque Clignancourt plusieurs documents consacrés à Jean Jaurès, dont quelques nouveautés parues à l’occasion du centenaire de sa mort. En voici une petite sélection :

  • Jaurès 1859-1914 : la politique et la légende / Vincent Duclert. Paris : Autrement, 2013.

Cote : 944.08 JAU

  • Jaurès : la parole et l’acte / Madeleine Rebérioux. Paris : Gallimard, 1999.

Cote : 944.08 JAU

  • Jaurès : la passion du journaliste / Charles Silvestre. Paris : le Temps des cerises, 2010.

Cote : 070.92 JAU

  • Jaurès & Clémenceau : un duel de géants / Paul Marcus. Toulouse : Ed. Privat, 2014.

Cote : 944.081 MAR

  • Jean Jaurès / Gilles Candar et Vincent Duclert. Paris : Fayard, 2014.

Cote : 944.081 JAU

  • Jean Jaurès : l’assassinat, la gloire, le souvenir / Jacqueline Lalouette. Paris : Perrin, 2014.

Cote : 944.08 JAU

Les Bas-fonds – Histoire d’un imaginaire par Dominique Kalifa

Nouveauté Bibliothèque Serpente – Cote Serpente : 305.568 KAL

Bas fonds kalifa © Collection KHARBINE-TAPABOR

L’envers et les dessous de notre société sont peuplés de criminels, de souteneurs, de prostituées, de mendiants, de bagnards et bien plus encore … tristement réels et parfois imaginaires, ces bas-fonds et leur exploration offrent une plongée obscure et captivante dans les bas quartiers de Paris et ses mystères, à la rencontre des gueux de la Cour des Miracles, des trottoirs de Buenos Aires en passant par les quartiers périlleux et interlopes de Londres.

Si le mot « bas-fonds » en lui-même est aisé à comprendre, c’est une autre affaire que d’essayer d’en tirer une cartographie, une représentation claire et concise tant ce terrain est vague, opaque, mystérieux et meuble.

Acquise depuis 1840, l’expression dans son sens social émerge chez des auteurs comme Balzac et Honoré Frégier dans son ouvrages sur les « Classes dangereuses de la population des grandes villes. »

A partir de cette année 1840, l’expression va se répandre comme une traînée de poudre chez des auteurs comme Eugène Sue dans ses « Mystères de Paris » ou bien encore Victor Hugo qui chapitrera une partie de ses « Misérables » sous cette expression.

Ce décor dans lequel Dominique Kalifa* s’est posé depuis plus de 20 ans, lui l’historien du crime et des marges sociales, a cessé désormais de n’être qu’un décor pour devenir son nouvel objet d’études et d’interrogations : Synonyme de crimes organisés, les « bas-fonds » du monde entier sont des lieux clandestins voués au crime, à la débauche et au complot.

Mais, et pour ne citer que Dominique Kalifa : « Ces bas-fonds et ces gueux existent-ils vraiment ? Qu’il y ait des pauvres, des voleurs, des prostituées et des bandes organisées ne fait malheureusement aucun doute, qu’ils ressemblent aux descriptions pittoresques et horrifiées qu’en offrent les principaux récits, demeure plus incertain. »

* Professeur à la Sorbonne, Dominique Kalifa est l’auteur d’une dizaine d’ouvrages consacrés à l’histoire du crime, des transgressions et de la culture de masse. Il enseigne également à Science Po et à New York University.

Paris : Quinze promenades sociologiques

Tout n’a-t-il pas été déjà dit sur cette bonne vieille ville de Paris ?

Est-il encore possible de sortir du lot en l’évoquant ainsi que son histoire, ses quartiers, ses habitants ?

Oui, si comme le couple de sociologues, Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot, vous avez comme objectif de permettre aux lecteurs de faire œuvre de sociologie tout en s’appropriant une réelle connaissance de Paris.

Il est vrai que les Parisiens ont parfois tendance à se moquer des touristes qui viennent visiter la plus belle ville du monde. Soit ! Mais, ces mêmes Parisiens connaissent-ils leur ville aussi bien, voire mieux que ces mêmes touristes dont ils se moquent ?

Rien n’est moins sûr !

Cela dit, tout peut changer à présent avec ce précieux livre : « Paris, quinze promenades sociologiques ». Chacun des parcours, qu’il soit insolite, nostalgique ou métissé, propose de véritables réflexions sociologiques, des statistiques, des descriptions, des adresses et des plans.

Une lecture fluide et plaisante qui vous aidera à comprendre Paris dans sa diversité et qui vous fera partager un peu de la vie des habitants de chaque quartier. Du Sentier à la Bastille, en passant par la gare St Lazare et la Goutte d’Or, longeant la Seine ou empruntant le métro … le piéton de Paris est un marcheur infatigable …

Ce que vous ne manquerez pas de devenir en dévorant ou après avoir dévoré ce livre !

Bibliothèque Serpente – Salle de lecture – Cote : 307.76 PIN

© Daniel Chenot

La revue « Relations internationales » publie deux numéros traitant de Musique

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Relations internationales est disponible à Clignancourt

La revue « Relations internationales » vient de publier deux numéros consécutifs (les 155 et 156), traitant de « Musique et relations internationales ». La bibliothèque Clignancourt vous propose ces deux numéros situés dans les revues du fonds « histoire-géographie »

La musique y est étudiée sous des aspects peu connus du grand public, et des musiciens eux mêmes.

Après avoir introduit ces deux numéros par l’évocation de Rostropovitch jouant les suites de Bach sur le mur de Berlin, les deux numéros abordent la musique sous son aspect politique et diplomatique, essentiellement aux 19è et  20è siècles.

Dans le premier article « La circulation des opéras en Europe au XIXè siècle », Christophe Charle essaye, à partir d’une étude quantitative des opéras joués en Europe, d’estimer la nature des relations culturelles entre pays, et nuance l’opposition classique entre cosmopolitisme hérité des Lumières au début du 19èsiècle, et repli national et linguistique avant la Grande Guerre, en montrant qu’il existe des éléments pouvant aller dans les deux sens.

Dans le cadre du centenaire de la 1ère guerre mondiale, il est très intéressant de lire les articles sur « les musiques militaires de 1850 à 1914″, « les musiciens brancardiers en 1914-1918″, puis les articles sur la musique comme instrument de paix : articles de Christiane Sibille et Carl Bouchard sur la musique à la Société des Nations.

Dans le deuxième numéro ont paru deux articles d’enseignants à Paris-Sorbonne , Danièle Pistone et Gilles Demonet. La première analyse de façon particulièrement lucide l’évolution des rapports entre pouvoir politique et diffusion de la musique française à l’étranger. Le second nous parle des rapports complexes d’un pays dirigiste, la Chine, avec les musiques venant d’Europe.

Quant à moi, l’article qui me fascine le plus dans ces deux fascicules est celui sur la tournée de l’Orchestre de Paris en 1980 sous la direction de Daniel Baremboïm. En effet, cette tournée dans le pays d’origine du chef d’orchestre sous la dictature des généraux contribua à la crise diplomatique entre la France et l’Argentine. Il pose la question du répertoire joué dans un pays sous dictature fascisante. Baremboïm, en jouant non seulement des œuvres françaises, Beethoven, mais surtout en réhabilitant Mahler, commence peut-être à ce moment-là sa carrière si particulière qui l’amènera à fonder, trente ans plus tard, le « West Eastern Divan Orchestra », seul orchestre au monde à rassembler musiciens israéliens et des pays arabes voisins.

Article rédigé par Florence Louvier et Sébastien Martin.

Qu’est-ce que l’éducation socioculturelle ?

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Parmi les nouveautés de la médiathèque de l’ESPE, Au fil de l’éducation socioculturelle dans l’enseignement agricole (1971-2008), revient sur un dispositif original et méconnu du grand public, par le biais des souvenirs d’un enseignant. Profitons de cette occasion pour présenter cet enseignement atypique, à mi-chemin entre l’éducation et l’animation.

Créé en 1962, l’éducation socioculturelle est l’héritière de la loi de modernisation agricole de 1962, qui visait à améliorer les connaissances des agriculteurs. dans ce but, les lycées agricoles sont modernisés et incluent des associations sportiveset culturelles, alors souvent animées par des militants de l’éducation populaire. Les premiers professeurs sont formés dès 1966, et dépendent du Ministère de l’agriculture.

L’éducation socioculturelle a pour but d’élargir les perspectives des élèves autour de quatre pôles d’action : cultures et territoires, éducation artistique, communication interpersonnelle et communication médiatisée. Le travail en classe inclut l’utilisation des méthodes d’enseignement actives, et notamment la pédagogie de projet. Il s’agit de mettre les élèves en situation d’expérimentation, au cours d’actions en partenariat avec des associations ou des acteurs du milieu culturel. Les travaux des élèves peuvent donner lieu à la réalisation de courts-métrages, d’oeuvres plastiques, musicales ou théâtrales.

Au fil de l’éducation socioculturelle dans l’enseignement agricole mêle les mémoires d’un enseignant de cette discipline à une réflexion sur ses contenus et sa pratique. Cet ouvrage au contenu très riche rend compte de l’évolution qu’a connue l’éducation socioculturelle depuis sa création, et fait le point sur ses modalités d’existence actuelles.

Si vous désirez plus d’informations sur les actions menées par les enseignants d’éducation scocioculturelle, vous pouvez consulter le site national qui les répertorie : http://escales.enfa.fr/

Au fil de l’éducation socioculturelle dans l’enseignement agricole (1971-2008) : mémoires et questions vives / Jean-pierre Menu. Paris : L’Harmattan, 2014. Disponible à la médiathèque de l’ESPE du site Molitor, à la cote 373.246 MEN.

Un nouvel espace à la bibliothèque Serpente … et le 1er n° de sa « news » !

La bibliothèque Serpente inaugure en ce mois d’avril un espace entièrement dédié aux besoins de la recherche en sciences humaines. Ce fonds, qui pourrait s’apparenter à la « documentation professionnelle » de l’apprenti chercheur ou du chercheur plus confirmé, a reçu une cote spécifique afin de bien le différencier du reste des collections en libre-accès. C’est la cote IST (pour Information Scientifique et Technique). Elle est subdivisée en 6 sous- classes correspondant à de grandes thématiques : IST a (pour droit d’auteur et bibliométrie), IST c (pour concours agrégations), IST m (pour ce qui a trait à la méthodologie/formation), IST n (pour les outils numériques en SHS), IST t (pour thèse et mémoire), IST u (pour le monde de l’Université).

Cela représente environ une cinquantaine d’ouvrages, qui étaient jusque là disséminés dans le fonds général ou professionnel de la bibliothèque, et donc plus difficilement visibles. Le fonds sera régulièrement enrichi par de nouvelles acquisitions dont voici une sélection des plus récentes :
Politiques universitaires et politiques de développement/dir. Alain Renaut (PUPS)
politiques  Les mobilités étudiantes/Valérie Erlich (Documentation Française)
Dis moi qui te cite, et je saurai ce que tu vaux/Pascal Pansu, …(PUG)
L’histoire contemporaine à l’ère numérique/Frédéric Clavert (Peter Lang)
Le traitement des données en histoire et sciences sociales/Martine Cocaud

Un peu plus anciens, mais essentiels :
L’art de la thèse /Michel Beaud (La découverte)
Un genre universitaire : le rapport de soutenance de thèse/Claudine Dardy (PUS)
La formation des doctorants à l’information scientifique et technique/dir. M. Durand-Barthez (Enssib)
Le mémoire de master/Michel Kalika (Dunod)
Faire profession d’historien/Patrick Boucheron (PUPS)
Le traitement des données en histoire et sciences sociales/Martine Cocaud (PUR)

Fonds Ist 3En plus des ouvrages, le fonds est constitué également de « dossiers d’actualité » rassemblant des articles parus dans le Monde.fr principalement sur le thème de la bibliométrie, mais aussi des numéros thématiques de revues en sciences de l’information. On y trouve des informations sur le droit d’auteur, les réseaux de l’IST, les ressources pédagogiques numériques (MOOCS…),  les modalités et règles de l’Open Access. Sans oublier les aide-mémoire du doctorant de Paris-Sorbonne et du MESR, la bibliographie complète du programme de l’agrégation d’histoire contemporaine ou encore les formations de l’URFIST etc…
A la différence des livres, ces dossiers sont à consulter sur place ou à photocopier.
Ce fonds est situé à côté de celui sur la littérature du voyage (après tout la recherche peut aussi s’apparenter à une forme de voyage…)

La bibliothèque Serpente lance également en ce mois d’avril sa « newsletter» où sont rassemblées toutes les informations du mois. Au sommaire, outre la présentation du nouveau fonds : thématique en lien avec l’actualité, nouvelles acquisitions, formations, agenda ( rencontre avec des auteurs, séminaire…). Vous y trouverez même une annonce d’un « genre » un peu particulier, mais chut, c’est un « scoop » !