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Archives pour la catégorie ‘Question de fonds’

Un nouvel espace à la bibliothèque Serpente … et le 1er n° de sa « news » !

La bibliothèque Serpente inaugure en ce mois d’avril un espace entièrement dédié aux besoins de la recherche en sciences humaines. Ce fonds, qui pourrait s’apparenter à la « documentation professionnelle » de l’apprenti chercheur ou du chercheur plus confirmé, a reçu une cote spécifique afin de bien le différencier du reste des collections en libre-accès. C’est la cote IST (pour Information Scientifique et Technique). Elle est subdivisée en 6 sous- classes correspondant à de grandes thématiques : IST a (pour droit d’auteur et bibliométrie), IST c (pour concours agrégations), IST m (pour ce qui a trait à la méthodologie/formation), IST n (pour les outils numériques en SHS), IST t (pour thèse et mémoire), IST u (pour le monde de l’Université).

Cela représente environ une cinquantaine d’ouvrages, qui étaient jusque là disséminés dans le fonds général ou professionnel de la bibliothèque, et donc plus difficilement visibles. Le fonds sera régulièrement enrichi par de nouvelles acquisitions dont voici une sélection des plus récentes :
Politiques universitaires et politiques de développement/dir. Alain Renaut (PUPS)
politiques  Les mobilités étudiantes/Valérie Erlich (Documentation Française)
Dis moi qui te cite, et je saurai ce que tu vaux/Pascal Pansu, …(PUG)
L’histoire contemporaine à l’ère numérique/Frédéric Clavert (Peter Lang)
Le traitement des données en histoire et sciences sociales/Martine Cocaud

Un peu plus anciens, mais essentiels :
L’art de la thèse /Michel Beaud (La découverte)
Un genre universitaire : le rapport de soutenance de thèse/Claudine Dardy (PUS)
La formation des doctorants à l’information scientifique et technique/dir. M. Durand-Barthez (Enssib)
Le mémoire de master/Michel Kalika (Dunod)
Faire profession d’historien/Patrick Boucheron (PUPS)
Le traitement des données en histoire et sciences sociales/Martine Cocaud (PUR)

Fonds Ist 3En plus des ouvrages, le fonds est constitué également de « dossiers d’actualité » rassemblant des articles parus dans le Monde.fr principalement sur le thème de la bibliométrie, mais aussi des numéros thématiques de revues en sciences de l’information. On y trouve des informations sur le droit d’auteur, les réseaux de l’IST, les ressources pédagogiques numériques (MOOCS…),  les modalités et règles de l’Open Access. Sans oublier les aide-mémoire du doctorant de Paris-Sorbonne et du MESR, la bibliographie complète du programme de l’agrégation d’histoire contemporaine ou encore les formations de l’URFIST etc…
A la différence des livres, ces dossiers sont à consulter sur place ou à photocopier.
Ce fonds est situé à côté de celui sur la littérature du voyage (après tout la recherche peut aussi s’apparenter à une forme de voyage…)

La bibliothèque Serpente lance également en ce mois d’avril sa « newsletter» où sont rassemblées toutes les informations du mois. Au sommaire, outre la présentation du nouveau fonds : thématique en lien avec l’actualité, nouvelles acquisitions, formations, agenda ( rencontre avec des auteurs, séminaire…). Vous y trouverez même une annonce d’un « genre » un peu particulier, mais chut, c’est un « scoop » !

Pierre-Jules Hetzel, précurseur des éditions jeunesse

Pierre-Jules Hetzel

Source : Wikipédia

Il y a 200 ans, le 15 janvier 1814, naissait Pierre-Jules Hetzel qui fût un précurseur des éditions pour la jeunesse.

Fils d’un maître sellier et d’une sage femme, il mène de brillantes études mais choisit en 1835 de les interrompre et devient commis chez l’éditeur Paulin. Deux ans plus tard, il en est l’associé avant de fonder sa propre maison d’édition.

Tout au long de sa carrière, Pierre-Jules Hetzel éditera de nombreux contemporains devenus célèbres par la suite tels que Balzac, Hugo ou encore Zola à ses débuts, mais c’est avant tout pour avoir découvert et édité l’œuvre de Jules Verne qu’il est connu.

A côté de son métier d’éditeur, Hetzel manifeste ses opinions politiques en écrivant dans les journaux d’opposition notamment. Suite à la révolution de 1848, il se lance en politique et devient chef de cabinet de Lamartine au ministère des Affaires étrangères. Après le coup d’Etat du 2 décembre 1851, il doit partir en exil jusqu’en 1859. Cela ne l’empêchera toutefois pas de continuer ses activités, à la fois en tant qu’éditeur mais aussi écrivain, utilisant souvent le pseudonyme de PJ Stahl.

Le Magasin d'Education et de Récréation

Source : Gallica / Bibliothèque nationale de France

En 1864 Hetzel lance son grand projet éducatif sous la forme d’une revue bimensuelle intitulée « Le Magasin d’éducation et de récréation » en collaboration avec Jean Macé. L’objectif affiché de cette parution est de diffuser les connaissances de manière distrayante : « L’instructif doit se présenter sous une forme qui provoque l’intérêt ; sans cela, il rebute et dégoûte de l’instruction » écrit en effet Hetzel. A l’intérieur de ces ouvrages, les plus jeunes sont directement interpellés dans des textes et feuilletons sur les thèmes des sciences de la nature, sciences physiques et chimiques, histoire, géographie et sciences économiques. Jules Vallès, contemporain d’Hetzel, écrit dans le Progrès de Lyon « De toutes les tentatives faites depuis des années en France pour combler les lacunes laissées par le passé dans notre enseignement scientifique et littéraire, aucune n’a serré de plus près son but que la Bibliothèque d’Education et de Récréation que M. Hetzel est parvenu à créer, grâce au concours des meilleurs esprits, des plus illustres savants et des plus charmants écrivains de ce temps-ci ».

Frontispice du "Tour du Monde en 80 jours" aux éditions Hetzel

Source : Gallica / Bibliothèque nationale de France

Les œuvres de Jules Verne font l’objet d’une prépublication dans la revue avant d’être éditées en livres d’étrennes. Publiées sous forme de feuilletons, elles occupent à peu près la moitié de chaque numéro de la revue.

En matière de littérature jeunesse, on doit aussi à Hetzel l’édition de deux œuvres d’Alphonse Daudet : Les lettres de mon moulin et Le Petit Chose.

Pierre-Jules Hetzel meurt le 16 mars 1886. Sa maison d’édition, d’abord reprise par son fils, sera achetée par les éditions Hachette, la maison concurrente, en 1914.

Aujourd’hui, la bibliothèque municipale de Sèvres, où l’éditeur a vécu, conserve un fonds Hetzel dans lequel se trouve un grand nombre de livres qu’il a édités.

 

Pour en savoir plus :

  1. DELOBBE, Karine, 2002. Littérature jeunesse. Mouans-Sartoux, France : PEMF. Histoire d’un art. ISBN 2-84526-406-2. Médiathèque Batignolles, Salle de Lecture, 809.89 DEL / Médiathèque Molitor, Espace bleu, 809.89 DEL
  2. DUPONT-ESCARPIT, Denise, 2008. La littérature de jeunesse: itinéraires d’hier à aujourd’hui. Paris, France : Magnard, impr. 2008. ISBN 978-2-210-72001-5. Médiathèque Batignolles, Salle de Lecture, 809.89 ESC / Médiathèque Molitor, Espace bleu, 809.89 ESC
  3. CANH-GRUYER, France. « HETZEL JULES, dit P.-J. STAHL (1814-1886) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 10 mars 2014. URL : http://www.universalis-edu.com/encyclopedie/hetzel-jules-dit-p-j-stahl (Accès disponible dans les ressources électroniques de Paris Sorbonne)
  4. HETZEL, Pierre-Jules, SCHULER, Théophile, PANNEMAKER, Adolphe François, BARBANT, Charles et MAGNIER, Charles, 188X. Morale familière: contes, récits, souvenirs et conseils d’un père à ses enfants. Paris, France : J. Hetzel,. Bibliothèque d’éducation et de récréation, ISSN 2258-2215. Médiathèque Molitor, Réserve 2e étage / Cote ARES432

 

Hommage à Jacques Le Goff (1924 – 2014)

« Il ne s’agit certes pas de refaire le Moyen Âge, mais de ne pas oublier que les hommes et les femmes de cette période sont nos ancêtres, qu’il est un moment essentiel de notre passé, et donc qu’un voyage au Moyen Âge vous donnera le double plaisir de rencontrer à la fois l’autre et vous-même. »

In Le Moyen Âge expliqué en images.

Historien spécialiste du Moyen Âge, Jacques Le Goff s’est rapidement fait reconnaître par ses pairs grâce à ses différents travaux. Agrégé d’histoire en 1950, son premier livre Les intellectuels au Moyen Âge (paru en 1957) le place en héritier de l’École des Annales, dans la lignée des historiens Fernand Braudel ou Henri Pirenne.
Cette génération de chercheurs tend à traiter l’Histoire non plus comme un événement ponctuel, mais comme un objet social s’inscrivant dans l’espace et le temps, et dans un contexte économique et social.

Ainsi, Jacques Le Goff se spécialise dans l’étude des mentalités et de l’affectivité, travaillant à partir de mémoires, d’objets du quotidien.
En 1972, il devient directeur de l’École des hautes études en sciences sociales.
Également talentueux vulgarisateur, il a le souci de mettre sa période de prédilection à portée de tous, notamment en produisant l’émission Les Lundis de l’Histoire, sur France Culture, ou en prêtant ses travaux au coeur d’expositions comme ce fut le cas à l’abbaye de Fontevraud en 2007 pour Héros et merveilles du Moyen Âge (voir à ce sujet le n°36 du mois d’août 2007 de la revue Les collections de l’Histoire – disponible en section histoire à la bibliothèque universitaire de Clignancourt).

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Héros et merveilles du Moyen Âge
Cet ouvrage met en lumière l’imaginaire de l’époque à travers des personnages de légende (Arthur, Merlin, Mélusine, Renart, Robin des Bois), des créatures symboliques (la licorne), et des lieux emblématiques (la cathédrale, le château-fort), …

 » Ce mélange est pour moi la meilleure manière de montrer comment pouvait fonctionner l’imaginaire des hommes du Moyen Âge, auquel nous devons tant. […] Ce que j’ai voulu montrer avec cette exposition, c’est que le Moyen Âge a été un grand moment de création imaginaire. Et que cet imaginaire lui a survécu, s’est prolongé jusqu’à aujourd’hui en vivant de renaissances, dont les principales, du point de vue culturel, ont été le romantisme au XIXe siècle, puis le XXe siècle, avec les nouveaux supports techniques et sociaux de l’imaginaire, en particulier le cinéma et la bande-dessinée. »

Propos recueillis in Les collections de L’Histoire, n°36, août 2007

Jacques Le Goff nous a quittés ce mardi 1er avril 2014 à l’âge de 90 ans.

Afin de continuer à profiter de l’érudition de ce grand homme qui s’est employé à expliquer le Moyen Âge afin de nous le rendre plus proche et moins sombre, vous pouvez retrouver la plupart de ses ouvrages dans le secteur histoire de la bibliothèque universitaire de Clignancourt (principalement sous la cote 940.1).

Gustave Doré dans les collections des Bibliothèques de Paris-Sorbonne

Du 18 février au 11 mai 2014, Le Musée d’Orsay présente une exposition sur l’œuvre de l’illustrateur Gustave Doré. A cette occasion, nous vous proposons un tour dans les collections des différentes bibliothèques de Paris-Sorbonne, pour préparer une éventuelle visite ou découvrir le travail du « plus illustre des illustrateurs. »

Un des précurseurs de la Bande Dessinée

Publié à 12 ans, employé par un journal satirique à 15 ans, Gustave Doré (1832-1883) a un talent précoce pour le dessin. De 15 à 18 ans, il signe quatre albums qui seront plus tard identifiés comme faisant partie des prémices de la bande dessinée : Les Travaux d’Hercule (1851), Trois artistes incompris et mécontents (1851), Désagréments d’un voyage d’agrément (1851) et Histoire pittoresque dramatique et caricaturale de la Sainte-Russie (1854). Ces albums se distinguent par l’inventivité dont le jeune illustrateur fait preuve  de page en page.

A consulter : Histoire pittoresque, dramatique et caricaturale de la Sainte Russie : d’après les chroniqueurs et historiens Nestor, Nikan, Sylvestre, Karamsin, Ségur, etc. / commentée et ill. de 500 dessins par Gustave Doré Disponible à la bibliothèque Malesherbes. Cote: QRU 1806 (à demander aux bibliothécaires).

Un des grands illustrateurs de la littérature classique

Cependant, Gustave Doré cherche à s’établir professionnellement, et abandonne la veine comique. Il s’installe à Paris, où il obtient des commandes pour illustrer les œuvres classiques d’auteurs comme Rabelais, Milton, Dante, Lord Byron … Il illustre les œuvres de Balzac, et le Don Quichote de Cervantes.

La Barbe-Bleue confiant la clé-fée, extrait des Contes de Perrault, édités en 1862.

La Barbe-Bleue confiant la clé-fée, extrait des Contes de Perrault, édités en 1862.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

A consulter : L’Enfer / de Dante Alighieri; avec les dessins de Gustave Doré; trad. française de Pier-Angelo Fiorentino. Paris : Ed. Lidis, 1980. Reprod. de l’édition originale de 1868. Disponible à la bibliothèque Malesherbes. Cote : QIT-1650 (à demander aux bibliothécaires).

The Raven / Edgar Allan Poe; illustrated by Gustave Doré; with comment by Edmund C. Stedman. [Gloucester] : Dodo Press, [2007]. Disponible à la bibliothèque Clignancourt. Cote : EU 81 POE 3 rav.

El ingenioso hidalgo Don Quijote de la Mancha / Miguel de Cervantes Saavedra; ed. IV centenario adornada con 356 grabados de Gustavo Doré. Madrid : Ed. Castilla, S.d. Réimpression : 1966. Disponible à la Bibliothèque des Ibériques. Cote : 3H99 (à demander aux bibliothécaires)

Les contes de Perrault / préface de Pierre-Jules Hetzel, illustré par Gustave Doré. Paris : ed. de Lodi, 2003. Disponible à la Médiathèque Batignolles de l’ESPE de Paris. Cote : J C PER.

Un illustrateur engagé

Particulièrement reconnu en Grande-Bretagne, suite à son travail sur la Bible, il ouvre une galerie à Londres en 1867, et se voit proposer de travailler sur un livre représentant les différents aspects de la ville de Londres. Cet ouvrage est très décrié lors de sa parution en raison de l’insistance de Gustave Doré à représenter la pauvreté de certains quartiers. Soucieux de décrire le monde dans sa réalité, il s’est en effet livré à un travail d’enquête dans les différents quartiers en compagnie de son co-auteur, Blanchard Jerrold, et de deux inspecteurs de police.

Over London by rail, image extraite de London, a pilgrimage, édité en 1872

Over London by rail, image extraite de London, a pilgrimage, édité en 1872

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

A consulter : Londres / de Gustave Doré ; prés. par Bernard Noël. Paris : A l’Enseigne de l’arbre verdoyant : A. Colin, 1986. Disponible à la bibliothèque Clignancourt. Cote : 1 Arts, Musicologie – 709.2 DOR 1

 

Un artiste aux nombreux talents

Tout au long de sa carrière, dessin et gravures ne seront qu’une partie de son abondante production : il peint de nombreuses toiles, et une partie de ses sculptures sont encore visibles dans Paris de nos jours.

A consulter : Gustave Doré, un peintre né : exposition au Monastère royal de Brou, 12 mai-16 septembre 2012. [Paris] : Somogy Éditions d’art, impr. 2012. Disponible à la bibliothèque Michelet. Cote : CAT* 2012-66 (à demander aux bibliothécaires).

Il décède à Paris en 1883, en laissant une œuvre imposante qui inspirera nombre d’illustrateurs et de cinéastes.

Le travail et la carrière de Gustave Doré permettent d’aborder le rôle des illustrateurs au XIXe siècle : souvent autant artistes qu’illustrateurs de presse, ils anticipent le rôle que tiendront les photographes au siècle suivant. Dans leurs dessins,  ils s’attachent à dépeindre la dureté du monde.

A consulter : Le métier d’illustrateur, 1830-1880 [Texte imprimé] : Rodolphe Töpffer, J.-J. Grandville, Gustave Doré / Philippe Kaenel. Genève : Droz, 2005. Disponible à la Bibliothèque Michelet. Cote : 745.409 03 KAE

Les collections des bibliothèques de Paris-Sorbonne comprennent bien d’autres ouvrages sur Gustave Doré et l’illustration. Le catalogue en ligne vous permettra de les localiser.

La collection de papyrus de la Sorbonne

(Suite du billet publié le 26 février). Certes le travail papyrologique est possible à partir des excellentes reproductions que l’on est capable de faire aujourd’hui. Il y a déjà ainsi de quoi servir honorablement la science. Mais avouez que c’est tout de même encore plus sympathique avec un vrai papyrus « en fibre et en encre » entre les doigts … ou plutôt entre la pince à épiler et sous la loupe, car attention : c’est très fragile ! Car oui, votre université est pour ainsi dire la seule en France à concrètement posséder plus de 3000 fragments de papyrus. D’ailleurs, si jamais vous êtes motivé, à peine la moitié a pu être éditée en un siècle, depuis Pierre Jouguet. Dans ce lot, certains papyrus sont désormais célèbres et, par exemple, assez fréquemment réclamés pour des expositions.
Pierre Jouguet, en fondant l’Institut de Papyrologie, a donc fait coup double, en fondant en réalité une bibliothèque de papyrologie et une collection de papyrus. Il faudra bien plusieurs billets sur ce blog pour vous détailler cette collection patrimoniale ! Précisons ici juste quelques éléments.

Nos plus vieux papyrus remontent au 4e s. avant J-C. Les plus récents datent, eux, du Moyen-Age. En effet, contrairement à ce que l’on pense trop souvent, le document sur papyrus n’a pas disparu subitement pour laisser place au document sur parchemin (cf. les manuscrits enluminés médiévaux) ou sur papier. Avec sa production de papyrus depuis trois millénaires avant J-C., l’Egypte avait une sorte de monopole du support de l’écriture. C’est pourquoi Pergame, en Asie Mineure, imagina dès le 2e s. avant notre ère d’écrire sur des peaux traitées. Elle appela ce nouveau produit « parchemin », en référence à son propre nom (puisque « parchemin » se dit « pergamina » en latin). Parchemin (Institut Papyrologie) Cela n’empêcha évidemment pas la production de papyrus de continuer jusqu’au 9e / 10e s. Il y eut donc les deux supports d’écriture en concurrence pendant de longs siècles !
Plusieurs langues sont représentées : grec et latin bien évidemment, mais aussi arabe et la langue égyptienne sous ses différentes formes (copte, démotique, hiératique et hiéroglyphe).

Notre collection, telle une bibliothèque lambda, est divisée en plusieurs fonds. En effet, chaque lot de papyrus a sa propre histoire. Certains, par exemple, proviennent directement de campagnes de fouilles. D’autres, furent achetés dans les années 60 et 70, tandis que d’autres encore furent légués à la Sorbonne. C’est ainsi, par exemple, qu’un célèbre savant du siècle dernier, Théodore Reinach, Reinach (Wiki) choisit de léguer à notre Université en 1930 sa collection patiemment acquise pendant près de vingt ans. Enfin, quelques établissements, comme l’EPHE ou le CNRS, nous demandent de conserver leur fonds.
Par ailleurs, indépendamment de ces répartitions en fonds, chaque document est inventorié, comme n’importe quel livre ou objet en bibliothèques ou musées. Sans nous vanter, parmi tous ces numéros, nous avons quelques belles pièces.Certains papyrus ont par exemple de la couleur, des dessins, un sceau toujours intact, etc. Si la curiosité est trop forte, vous pouvez toujours regarder gratuitement quelques-uns de nos papyrus sur notre site internet . Mais tous sont loin d’y être ! En effet, ceux qui sont encore inédits n’y apparaîtront pas, afin d’en garder tout simplement l’exclusivité de l’édition. Enfin, beaucoup ont un grand besoin de restauration avant d’être étudié, ou même photographié ! OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Il n’y a donc bien évidemment pas à proprement parler à la Sorbonne de bibliothèque composée uniquement de papyrus, qu’il suffirait de retirer sur une étagère pour les lire. Cependant, vous savez désormais que votre université possède de vrais papyrus, nécessitant une bibliothèque d’appui dans laquelle vous êtes les bienvenus…

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Partez en voyage sans quitter Paris!

En ce doux hiver, vous ressentez le besoin de vous dépayser et vous n’avez pas l’intention de partir avant les prochaines grandes vacances? Plongez-vous dans « le Monde à Paris » de Dominique Lesbros aux éditions Parigramme.

le-monde-a-paris-co-4f91959076058Ce joli livre illustré, acquis à la bibliothèque Clignancourt pour le fonds Emploi – Vie pratique, vous propose de vous imprégner de la culture de pays des cinq continents sans quitter Paris.

Pour chaque pays cité, vous trouverez une courte introduction à sa culture ainsi que les adresses des centres culturels (italien, canadien, coréen, iranien… )  et musées, mais également les adresses des librairies spécialisées (russe, polonaise, portugaise, anglaise…),  des épiceries (anglaise, indienne, japonaise, brésilienne…) des restaurants (éthiopien, péruvien, …), des centres d’artisanat (latino-américain…) et des lieux de culte (chinois, américains, grecs, suédois…). De quoi vous donner envie de passer un bel après-midi au musée Guimet (musée national des Arts asiatiques) ou au musée du quai Branly, de préparer un succulent sernik (gâteau au fromage blanc polonais) en écoutant la musique d’un tango argentin ou de flâner dans le quartier de Chateau-Rouge.

 

Bonne promenade dans le Paris cosmopolite!

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Une bibliothèque de papyrus à la Sorbonne ?

Voilà qui pourrait paraître incroyable ! Car la Sorbonne, c’est certes une des universités de sciences humaines les plus prestigieuses, mais de là à avoir ce que même la mythique bibliothèque d’Alexandrie n’a plus …
Et pourtant, la réponse serait plutôt du genre normande « A la fois oui et à la fois non ! ».

I/ L’Institut de Papyrologie de la Sorbonne :
C’est à « l’Institut de Papyrologie de la Sorbonne » que vous trouverez l’épicentre de cette énigme. Il fut créé en 1920 par Pierre Jouguet qui est l’initiateur de la papyrologie en France. (cette discipline existait en effet depuis bien plus longtemps en Allemagne et en Italie) Buste Jouguet (Institut Papyrologie)
Mais qu’est-ce que la papyrologie ? Quel est au fond le travail d’un papyrologue ? Il semble utile de repréciser certaines choses.
L’Antiquité – qu’elle soit grecque, latine, égyptienne ou autre – peut être aujourd’hui connue et étudiable en grande partie grâce à l’archéologie, qui fait bien sûr ressurgir par exemple des sanctuaires, mais exhume aussi de temps en temps des traces écrites, reflets directs de ces cultures anciennes. Ces traces peuvent être non seulement gravées sur pierre (il s’agit dans ce cas d’épigraphie), mais aussi rédigées à l’encre sur des morceaux de poterie (on parle alors d’« ostraca ») ou encore mieux sur l’ancêtre du papier. Autrement dit, non pas sur du parchemin, mais encore plus ancien : sur du papyrus, réalisé à partir des tiges découpées puis assemblées de cette plante fort répandue dans l’Antiquité du delta du Nil.
Pas de quoi en fonder un Institut, vous direz-vous, puisqu’il y a déjà l’archéologie en temps que telle ? Sauf que – en admettant que vous ayez déjà fait du grec ou du latin – allez déchiffrer ce type de support ! Car les papyrus arrivent rarement jusqu’à nous en bon état.. Dentelle (Institut Papyrologie). Et même une excellente restauration ne parvient jamais à contrer l’effacement dû au temps, aux intempéries, aux éraflures … ni même à reformer les trous laissés par les souris ou autres vermines (comme par hasard, toujours dans les passages les plus intéressants. Ajoutez à cela la fâcheuse manie qu’avaient ceux qui ont rédigé ces documents d’imiter les griffonnements votre médecin sur une ordonnance… Ecriture médecin (Institut Papyrologie)
Aujourd’hui encore, l’Institut est une équipe de recherche, chargée à la fois de ce travail d’étude des papyrus et de la transmission universitaire de ces savoirs. Evidemment, un tel travail nécessite un bon paquet d’ouvrages, permettant de résoudre – et encore, rarement de façon complète ! – les différentes énigmes posées par toute cette documentation d’époque.

II/ La bibliothèque de l’équipe de recherche : C’est ainsi que dès sa fondation, l’Institut fut doté d’une bibliothèque, continuellement agrémentée jusqu’aux 10 000 livres et quelques d’aujourd’hui. Si vous passez nous rendre visite, vous découvrirez qu’elle comporte différentes sections.
La plus prestigieuse, certainement, est ce que nous appelons le « corpus ». En effet, les papyrus sauvés du désert égyptien ou des cendres d’Herculanum sont conservés dans plusieurs endroits dans le monde : à Berlin, à Vienne, à Oxford, à Ann Arbor, à Florence, au Caire, etc. A chaque lieu le devoir de publier ses trésors, afin de pouvoir les diffuser au propre pour les autres savants du monde entier. Il n’est pas rare, grâce à ces volumes d’édition, de constater que son fragment de papyrus se raccorde à un autre, conservé à quelques milliers de kilomètres de distance !
La dernière grande section de notre bibliothèque offre de nombreuses monographies, sur divers sujets permettant d’éclairer les contenus des papyrus par rapport à leur contexte historique, économique ou social. Elle est la première bibliothèque associée du Service Commun de Documentation à être intégralement cataloguée informatiquement (janvier 2009). Ainsi, tous nos ouvrages apparaitront lors de vos recherches sur le catalogue du SCD. Vous trouverez toutes les informations utiles sur notre page.
Nous vous proposons dans un second billet à paraitre ultérieurement de vous présenter la collection de papyrus de la Sorbonne.

Les listes de lecture du Ministère de l’Education Nationale

La Bouche pleine de Bernard Friot, liste de lecture pour les collégiens

La Bouche pleine de Bernard Friot, liste de lecture pour les collégiens de 2012

Parmi les livres acquis par les bibliothèques de l’ESPE, un certain nombre fait partie des listes établies par le Ministère.  En effet, si l’on présente traditionnellement des ouvrages de littérature classique en classe, le but de ces listes est de suggérer aux enseignants des ouvrages issus de la production éditoriale contemporaine, et d’encourager l’accès de tous à la lecture. La première liste, datée de 2002 concernait l’Ecole élémentaire. Elle comprenait 180 titres, et était considérée comme trop restrictive. Depuis 2013, ce sont 1360 ouvrages au total qui sont proposés aux enseignants, comprenant des ouvrages récents aussi bien que des grands classiques de la littérature jeunesse, comme les contes de Charles Perrault, ou les romans de Jules Verne.

Les listes destinées aux enseignants sont au nombre de quatre, selon le niveau des élèves :

Une première sélection d’albums est proposée aux enseignants du Cycle 1 (petite section, moyenne section, grande section). La liste, datée de 2013, comprend 250 ouvrages, et a été présentée au Salon de Montreuil : elle est conçue pour faire découvrir à tous les enfants la diversité des formes de lecture. L’objectif de cette sélection est de repérer des albums qui serviront à entrer peu à peu dans le monde de la langue et du récit. Les livres proposés sont classés par niveau de difficulté, mais aussi en fonction de l’utilisation que l’enseignant pourra en faire (mettre en scène, jouer avec un livre…) Vous pouvez consulter la liste du Cycle 1 sur le site du Ministère.

 

La liste du cycle 2 (CP, CE1 et CE2), actualisée en 2009, intègre dans ses 270 recommandations, outre de petits romans pour la jeunesse, des bandes dessinées, des comptines, des pièces de théâtre, des recueils de poésie…  ainsi que des albums sans texte. La sélection s’est faite en fonction de la qualité littéraire des textes, leur disponibilité, la diversité des types de textes, mais aussi des maisons d’éditions, des illustrateurs et auteurs. N’hésitez pas à consulter la liste du Cycle 2.

 

Pour le cycle 3 (CM1-CM2-6e), ce sont 300 documents qui sont nommés, et sélectionnés selon les principes précédemment énoncés. Cette liste reprend des auteurs et des titres présents dans les deux listes précédentes, afin de permettre de créer un parcours cohérent. Pour plus d’informations, consulter la liste du Cycle 3.

 

Depuis 2012, il existe également une liste de 530 livres destinée aux collégiens, accompagnée d’une mini-fiche de lecture analysant l’intérêt et le niveau des ouvrages recommandés. Les livres sont choisis afin de proposer une diversité d’époques, d’auteurs et de formats, mais également en fonction de leur prix raisonnable et de leur proximité avec les programmes de chaque matière. Comme les précédentes, la liste du Collège est disponible en ligne.

 

L’objectif des médiathèques de l’ESPE est de proposer aux étudiants la majeure partie des documents sélectionnés sur ces listes. Les acquisitions sont progressives, mais vous pouvez dès à présent trouver dans les rayons l’intégralité de la liste du collège pour le théâtre et les contes.

2014 : l’année Rameau, et les autres …

Alberic Magnard (debout, а gauche) en compagnie du violoniste Eugиne Ysaye (debout, fumant la pipe) et du compositeur Guy Ropartz, dans le bureau de ce dernier alors directeur du Conservatoire de Nancy, vers 1911

Alberic Magnard (debout, à gauche) en compagnie du violoniste Eugène Ysaye (debout, fumant la pipe) et du compositeur Joseph Guy Ropartz, dans le bureau de ce dernier  vers 1911. By Photo by Ruck [Public domain], via Wikimedia Commons

En 2014, l’UFR de musique et musicologie va fêter en grande pompe l’année Rameau. En effet, une installation, pilotée par Raphaëlle Legrand, est prévue au sein de la bibliothèque, en lien avec l’Abbaye de Royaumont, dont nous vous donnerons des détails dans un prochain billet.

Pourtant il ne faudrait pas oublier les autres grands compositeurs français qui ne figurent pas dans les célébrations officielles. Parmi eux, Maurice Ohana et J.G. Ropartz.
Or aujourd’hui  la bibliothèque possède quelques d’ouvrages de et sur ces compositeurs du XXème siècle, qui n’appartenaient à aucune « école » musicale particulière.
Parmi eux, je vous recommande l’excellent ouvrage sur Ohana :

Maurice Ohana / François Porcile, Edith Canat de Chizy. Paris : Fayard, impr. 2005 (cote 780.920 4 OHA por)

et une nouvelle acquisition  sur J. G. Ropartz en tant que musicien breton (ouvrage bilingue français-breton) :

Musique classique bretonne : Cras, Ladmirault, Le Flem, Le Penven, Ropartz… = Sonerezh klasel Breizh : Ar C’Hraz, Ladmirault, Ar Flemm, Ar Penven, Roparzh… / Mikael Bodlore-Penlaez, Aldo Ripoche; traducteur Divi Kervella; musique interprétée par L’Instant en trio

vous trouverez ce dernier à la cote 780.944 BOD

Chez les compositeurs étrangers, à ne pas oublier non plus : Carl Philipp Emmanuel Bach, le fils le plus connu de Jean-Sébastien,  et Christoph Willibald Gluck, nés tous deux il y a 300 ans :

pour C.P.E. Bach : Les fils Bach / Marc Vignal. Paris : Fayard, 1997 (cote  780.920 32 BAC vig)

pour Gluck, qui a fait sa carrière en France, plongez-vous avec délices dans les écrits de Berlioz : Critique musicale, 1823-1863. Volume 1. 1823-1832 / Hector Berlioz  (780.920 34 BER 1/6)

D’ailleurs la « lettre du musicien » partage les mêmes craintes que moi  dans son  dernier numéro en ligne : « Mais il est à craindre que Carl Philipp Emanuel Bach ou même Richard Strauss ne retiennent guère l’attention. Et qu’espérer pour Magnard, Ropartz ou Ohana ? Qui, enfin, osera faire redécouvrir la seule compositrice de cette sélection, Marguerite Labori ? »

http://www.lalettredumusicien.fr/s/articles/2536_202_anniversaires-en-2014  (article disponible pour les abonnés)

Enfin n’oublions pas qu’Adolphe Sax, l’inventeur de la famille d’instruments qui porte son nom, a le droit aussi à son anniversaire cette année, puisqu’il est né en 1814. Vous en trouverez une biographie en libre-accès

Rorive, Jean-Pierre.   Adolphe Sax : 1814-1894 / Jean-Pierre Rorive. [Bruxelles] : Ed. Racine, 2004.  (cote 780.92 ROR)

Bonnes lectures

 

Quelques révélations sur le « secret » (et une bibliographie sur le thème)

soldat-cherche-espion

Soldat français recherchant un espion durant la Grande Guerre.
Crédits : Agenre Rol/ Gallica

Le « secret » n’est plus ce qu’il était. Il suffit de regarder la une des journaux. L’activité de l’agence d’espionnage américaine et les télégrammes rendus publique par WikiLeaks continuent d’ébranler les plus hautes sphères du pouvoir et les relations internationales. Car à l’ère de l’information et d’internet, les fuites de documents émanant des Etats se font de plus en plus abondantes et leur diffusion de plus en plus large et rapide.

Toutefois, il faut savoir que dans le champ de l’histoire, le secret fait l’objet de réflexions depuis déjà une vingtaine d’années. Parmi les pionniers de ces études, on pourrait citer Christopher Andrew et Michael Herman pour le monde anglophone et Sébastien Laurent et Olivier Forcade pour la France. Ce dernier est d’ailleurs professeur d’Histoire contemporaine à Paris-Sorbonne, où il consacre l’un de ces séminaires au thème « renseignement et diplomaties ».

Ces chercheurs ont ainsi analysé comment les États collectent et exploitent les informations dites « secrètes », comment ils protègent leurs propres données et activités (le contre-espionnage), les retombées de la découverte et de la possession du « secret » sur la décision politique et les rapports interétatiques, la coopération internationale en matière de renseignement en temps de guerre mais aussi en temps de paix, entre beaucoup d’autres sujets. Ainsi, même si le champ reste encore à creuser, une bibliographie considérable est actuellement à notre disposition.

Nous vous proposons ci-dessous une sélection d’ouvrages sur l’histoire du secret, ainsi que sur les imbrications entre secret et relations internationales. Ces ouvrages sont disponibles soit en format papier à la bibliothèque Serpente, soit en format numérique via la bibliothèque en ligne de Paris-Sorbonne ou via la bibliothèque en ligne de la Bibliothèque Interuniversitaire de la Sorbonne (BIS) ou encore en accès libre.

 

A la bibliothèque Serpente

Coeuré, Sophie. La mémoire spoliée : les archives des Français, butin de guerre nazi puis soviétique (de 1940 à nos jours). Paris : Payot, 2006
Cote : Salle de lecture – 944.081 6 COE

Forcade, Olivier et Laurent, Sébastien. Secrets d’État : pouvoirs et renseignement dans le monde contemporain. Paris, Armand Colin, 2005.
Cote : Salle de lecture – 327.12 FOR

Lacoste, Pierre. Services secrets et géopolitique. Panazol (Haute-Vienne), Lavauzelle, 2éd., 2002.
Cote: Salle de lecture – 327.12 LAC

Alexander, Martin. Knowing your friends : intelligence inside alliances and coalitions from 1914 to the Cold War. London, Frank Cass, 1998.

Andrew, Christopher. The missing dimension : governments and intelligence communities in the twentieth century. London, Macmillan, 1984.
Cote : Salle de lecture – 327.12 mis

Herman, Michael. Intelligence power in peace and war. Cambridge, Royal Institute of International Affairs, 1996.
Cote : Salle de lecture – 327.12 HER

 

En ligne sur Cairn.info via la bibliothèque en ligne de Paris-Sorbonne

Dossier « Secret et relations internationales », Bulletin de l’Institut Pierre Renouvin, Automne 2012 (n° 36)
http://www.cairn.info/revue-bulletin-de-l-institut-pierre-renouvin-2012-2.htm

Dossier « Espionnage », Le Temps des médias, 2011/1 (n° 16)
http://www.cairn.info/revue-le-temps-des-medias-2011-1.htm

Sébastien Laurent, « Pour une autre histoire de l’État : le secret, l’information politique et le renseignement», Vingtième Siècle. Revue d’histoire, 3/2004 (no 83), p. 173-184.
www.cairn.info/revue-vingtieme-siecle-revue-d-histoire-2004-3-page-173.htm

Sébastien Laurent « Aux origines de la ‘guerre des polices’ : militaires et policiers du renseignement dans la République (1870-1914) », Revue historique 4/2005 (n° 636), p. 767-791.
http://www.cairn.info/revue-historique-2005-4-page-767.htm

 

En ligne sur Numérique premium via la bibliothèque en ligne de la BIS

Forcade, Olivier. La République : secrète histoire des services spéciaux français de 1918 à 1939, Paris, Nouveau Monde, 2008.
http://www.numeriquepremium.com.janus.biu.sorbonne.fr/content/books/9782847362299

Gênet, Stéphane. Les Espions des Lumières : actions secrètes et espionnage militaire au temps de Louis XV, Paris, Nouveau Monde, 2013.
http://www.numeriquepremium.com.janus.biu.sorbonne.fr/content/books/9782365833707

Bauermeister (Lieutenant). La Guerre dans l’ombre : souvenirs d’un officier du service secret du haut commandement allemand, Paris, Nouveau Monde, 2013.
http://www.numeriquepremium.com.janus.biu.sorbonne.fr/content/books/9782369430001

Melnik, Constatntin. De Gaulle, les services secrets et l’Algérie. Paris, Nouveau Monde, 2010.
http://www.numeriquepremium.com.janus.biu.sorbonne.fr/content/books/9782847364996

Rivet, Louis (général). Carnets du chef des services secrets (1936-1944). Paris, Nouveau Monde, 2010.
http://www.numeriquepremium.com.janus.biu.sorbonne.fr/content/books/9782847364033

Albertelli, Sébastien. Les services secrets de la France Libre : le bras armé du général de Gaulle. Paris, Nouveau Monde, 2012.
http://www.numeriquepremium.com.janus.biu.sorbonne.fr/content/books/9782365833387

 

En accès libre

Coeuré Sophie, Monier Frédéric, Naud Gérard. « Le retour de russie des archives françaises. Le cas du fonds de la sûreté », Vingtième Siècle. Revue d’histoire. N°45, janvier-mars 1995. pp. 133-139.
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/xxs_0294-1759_1995_num_45_1_3390

Dossier « Economie politique du secret », Politix, Vol. 14 (n°54). 2e trimestre 2001. pp. 15-153
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/issue/polix_0295-2319_2001_num_14_54

« Le défi du renseignement », Cahiers de la Sécurité, INHESJ, n°13, septembre 2010
http://www.inhesj.fr/fr/qui-sommes-nous/les-publications/les-cahiers-de-la-securite/13

« Le renseignement », Revue historique des armées, SHD, n° 247, 2007
http://rha.revues.org/413

« Transparence et secret », Pouvoirs, n° 97, 2001, 181 p.
http://www.revue-pouvoirs.fr/-97-Transparence-et-secret-.html