Bientôt de retour à Malesherbes !

Les travaux de la cafétéria du Centre Malesherbes se terminent bientôt. Le centre et la bibliothèque s’apprêtent donc à ré-ouvrir leurs portes au public le 21 septembre 2015.

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Mise en carton des livres et revues dans les magasins de Clignancourt

 

 

Pendant la fermeture du Centre cet été , la bibliothèque Malesherbes a été hébergée en partie à la bibliothèque Clignancourt, les bibliothécaires continuant leur travail à distance.

Les préparatifs de retour des livres et des revues reçus et stockés cet été dans les magasins de Clignancourt ont ainsi commencé.

La bibliothèque reprendra ses horaires habituels: 8h30-20h et sera de nouveau ouverte le samedi matin de 9h à 13h.

L’équipe de la bibliothèque sera heureuse de vous accueillir de nouveau !!!

L’Europe du Nord à Paris

Cet été, partez pour un voyage gustatif à travers l’Allemagne, les Pays-Bas, la Scandinavie tout en restant à Paris !

Découvrez des épiceries, des restaurants et cafés proposant des spécialités culinaires allemandes, autrichiennes, scandinaves, belges et hollandaises. Voici quelques adresses:

la Gastronomie allemande et autrichienne

Käsekuchen©www.rouen-hanovre.eu

Käsekuchen©www.rouen-hanovre.eu

Épicerie allemande

Der Tante Emma Laden – Marché de la Porte Saint Martin – 31/33 rue du Chateau d’eau – 75010 Paris – tél : 01-42-46-51-17

 

Pour goûter des bières belges et hollandaises

Café le Klein Holland – 36 rue du Roi de Sicile – 75004 Paris  – Métro Saint-Paul

 

La gastronomie scandinave

Sandwich in Ljugarn©Flickr

Sandwich in Ljugarn©Flickr

  • Le Café suédois – Institut suédois, 11 rue Payenne, 75003 Paris Tel.: 01 44 78 80 11
  • Le café Lapon – 26 rue des Dames, 75117 Paris , Téléphone : 01 45 22 67 89
  • La maison nordique – 125 Bd de Grenelle, 75015 Paris, Téléphone 01 40 56 97 96
  • La Petite Sirène de Copenhague –  47, Rue Notre Dame de Lorette, 75009 Paris, Tel : 01 45 26 66 66
  • Coutume Instituutti – 33, rue du Sommerard, 75005 Paris, tel : 01 40 51 89 09 (accueil)
  • Epicerie suédoise – Affären – 3 bis rue Léon Jost 75001 Paris, Tél.: 01 42 81 91 75

 

Epicerie suédoise  Affären à Paris

Epicerie suédoise Affären à Paris©www.affarenparis.com

 

Liens

Quelques recettes allemandes :  http://www.rouen-hanovre.eu/specialites.html

Quelques recettes de cuisine scandinave : http://www.norvege-fr.com/norvege_recettes_cuisine_norvegiennes.php

Bibliographie

Le monde à Paris. Un grand voyage au coin de la rue / Dominique Lesbros. Paris : Parigramme, 2011 – cote Clignancourt PRA A3 LES

Recettes capitales : 75 recettes mythiques de toute l’Europe / Clémentine Donnaint. Paris : Hachette, 2013 – cote Clignancourt PRA A3 DON

Le monde à Paris

Le monde à Paris

recettescapitales

Recettes capitales

 

Pendant la fermeture, les livres de Malesherbes situés au CTLes restent disponibles!

Cet été, les travaux de construction de la cafétéria rendent impossible l’accès à la bibliothèque Malesherbes . Par contre, les documents localisés au Centre technique du livre de l’enseignement supérieur (CTLes), situé à Marne la Vallée, restent accessibles et empruntables.

Vue extérieure du bâtiment du CTLes ©CTLes

Vue extérieure du bâtiment du CTLes ©CTLes

Vue intérieure des rayonnages du CTLes ©CTLes

Vue intérieure des rayonnages du CTLes ©CTLes

Les ouvrages de Malesherbes localisés au Centre technique du livre  peuvent donc être demandés via notre catalogue informatique :

Fenêtre de recherche du le catalogue des bibliothèques

Fenêtre de recherche du catalogue des bibliothèques

Si le document que vous recherchez est localisé au CTLes, il suffit de cliquer sur « demande de communication » et remplir le formulaire en ligne.

Formulaire de demande de documents déposés au CTLes

Formulaire de demande de documents déposés au CTLes

Vous serez ensuite informé par courriel de la mise à disposition de l’ouvrage (délai de 3-4 jours) et pendant la fermeture de la bibliothèque Malesherbes vous pourrez venir le retirer (et l’emprunter !) à la bibliothèque Clignancourt.

2, rue Francis-de-Croisset, 75018 Paris, Tél.  : 01 53 09 57 20, Métro : Porte-de-Clignancourt

Attention, ce service est interrompu entre le 24 juillet et le 31 août.

Contact : Rahima.Aouina@paris-sorbonne.fr – Catherine.Dailloux@paris-sorbonne.fr

 

 

Travaux dans le Centre Malesherbes

Travaux d’extension de la cafétéria du site de Malesherbes

À partir du 18 mai 2015, le site de Malesherbes ferme ses portes afin de réaliser une extension de la cafétéria, et de requalifier les espaces intérieurs et extérieurs. À la rentrée 2015, étudiants, enseignants-chercheurs et personnels vont bénéficier d’un site encore plus convivial et adapté aux besoins de la communauté universitaire. Le site ne sera plus accessible du 18 mai au 20 septembre 2015 inclus.

Projet architectural du site Malesherbes

Projet architectural du site Malesherbes, Copyright : Lettre d’information de l’université Paris-Sorbonne

 

 

 

La bibliothèque est donc fermée pendant cette période et les collections de la bibliothèque Malesherbes sont inaccessibles.
Cependant, à partir du 18 mai 2015, les ouvrages concernant la préparation des agrégations d’allemand et d’italien sont disponibles en consultation sur place à la bibliothèque Clignancourt.
Du 18 mai au 31 juillet 2015, il est possible de rendre les livres empruntés à Malesherbes à la bibliothèque Clignancourt.
A partir du 21 septembre 2015, vous pourrez les rendre à la bibliothèque Malesherbes.

Vous pouvez également nous retrouver sur Internet :http://www.paris-sorbonne.fr/les-bibliotheques/
et par téléphone au 01.43.18.41.74.

Dates-clés

– 25 juillet – 2 septembre 2015 : fermeture totale du site
– 3 septembre – 18 septembre 2015 : ouverture partielle du centre au personnel administratif et des UFRs
– 21 septembre 2015 : rentrée universitaire et réouverture de la bibliothèque
– A partir de janvier 2016 : ouverture de la cafétéria

 

« Plus vrai que nature » : l’anatomie en papier mâché à l’ESPE de Paris

Du 1er avril au 30 juin 2015, l’ESPE de l’académie de Paris sort des réserves son matériel pédagogique de Biologie, et tout particulièrement, les pièces en papier mâché de sa collection du Dr. Auzoux (deuxième moitié du 19ème siècle).
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La collection Auzou présentée à l’ESPE

A partir des années 1830, le Dr. Auzoux crée une véritable révolution en inventant des modèles anatomiques – animaux comme végétaux – en papier mâché. Réalistes malgré leur échelle agrandie, manipulables et bien plus résistants que les anciens modèles en cire, les modèles du Dr. Auzoux vont démocratiser l’accès à la Biologie. Dans les années 1880, les Ecoles Normales acquièrent la quasi-totalité des modèles pédagogiques disponibles.
Beauté plastique, rigueur scientifique, prouesse technique, patrimoine pédagogique, ces objets sont tout cela à la fois. Alors que les nouvelles technologies supplantent aujourd’hui la technologie « papier », venez prendre le temps de vous arrêter devant les vitrines et laissez-vous toucher par l’étrange réalisme de ces objets artificiels mais exagérément naturels.
corps de papier

Corps de papier, le livre qui revient sur les innovations du Docteur Auzou

Le contenu de l’exposition
Les pièces de la collection Auzoux de l’ESPE réparties sur les sites Molitor et Batignolles (des fleurs, des fruits, des graines, des animaux,
des champignons, des pièces d’anatomie).
Une exposition photographique de Didier Gaillard reprenant quelques belles images du livre Corps de Papier sur les modèles Auzoux (Ed. La Martinière, 2012).
Une exposition d’affiches pédagogiques du début 19ème siècle, aimablement prêtées par le Musée de l’Ecorché d’Anatomie (Le Neubourg, Basse Normandie).
Une sélection d’ouvrages d’archives et actuels sur les « Leçons de choses » (Médiathèques de l’ESPE).
Un vernissage et une conférence sur le Dr. Auzoux et son travail (Pr. Degueurce, auteur du livre « Corps de papier », La Martinière) au mois de mai (date communiquée ultérieurement).
Toutes les informations et le plan des espaces d’exposition sont disponibles sur le site Molitor.
ESPE de l’académie de Paris
10 rue Molitor 75016 Paris
M° Chardon-Lagache ou Michel-Ange Molitor
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Marcel Landowski : un compositeur au service de l’Etat

En cette année 2015, où l’on inaugure la Philharmonie de Paris, projet phare porté par Pierre Boulez, c’est aussi l’occasion de célébrer un compositeur qui a beaucoup œuvré pour le développement de l’enseignement musical en France, et fut l’exact opposé de Boulez  : Marcel Landowski.

Fils du sculpteur Paul Landowski, descendant d’une longue lignée d’artistes, dont le violoniste Vieuxtemps, il mène en parallèle une carrière de compositeur et de pédagogue.

Si aujourd’hui, une nouvelle génération de compositeurs le redécouvre et fait revivre ses œuvres, Marcel Landowski fut d’abord ostracisé parce que sa musique n’était pas assez « avant-gardiste ».

Extraordinaire symphoniste, (il faut découvrir son concerto pour ondes), auteur de nombreuses œuvres pour la scène, dont « Le Fou » et « Montségur ». Il faut réécouter sa 1ère symphonie ou ses « Chants d’innocence ». Quant aux plus jeunes, ils connaissent en général sa « Sorcière du placard aux balais » d’après Pierre Gripari.

Très attaché à la ville de Boulogne-Billancourt dont il développe le conservatoire, jusqu’à lui permettre d’avoir des locaux dignes de ce nom, et tels qu’on les connaît aujourd’hui, il a été aussi directeur de la musique à la Comédie Française, puis a été appelé par Malraux au Ministère de la Culture en 1965. Pour la première fois depuis Lully, quelqu’un s’occupe du renouveau de la musique dans l’ensemble du territoire français, en le dotant de structures musicales jusque-là inexistantes : grâce à lui des orchestres se créent ou se développent en région (Toulouse, Montpellier, Strasbourg…), et dans la capitale on lui doit la création de l’Orchestre de Paris.

Parallèlement il instaure les concours d’aptitude au professorat d’enseignement artistique dans les conservatoires, et crée les cursus musicaux dans l’éducation nationale. En effet c’est à lui que l’on doit les classes à horaires aménagés qui permettent aux élèves de mener de front études générales et musicales.

Malgré une carrière administrative lourde, il continue à composer, notamment pour le violoncelliste Mstislav Rostropovitch et son épouse, la soprano Galina Vichnevskaïa : c’est « Un enfant appelle » (1979)

Marcel landowski Vous trouverez les documents suivants à la bibliothèque Clignancourt :

Conversations avec Marcel Landowski / Antoine Livio. – [Paris] : Denoël, 1998.. Cote : 780.920 4 LAN

Batailles pour la musique  : à partir d’entretiens avec Édith Walter / Marcel Landowski. – Paris : Éditions du Seuil, 1979. Cote : 780.032 LAN

Le Fou  : drame lyrique en un prologue et cinq tableaux / Paroles et musique de Marcel Landowski. – Paris : Choudens, 1956.. – 1 partition (221 p.) ; 32 cm

Cote : Pa 780 LAN 3 fou

 

 

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Tutorat en bibliothèque

Besoin d’aide dans vos recherches documentaires?

La bibliothèque Malesherbes vous propose:

·      des  visites personnalisées de la bibliothèque

·      des formations à l’utilisation du catalogue et des bases de données

·      une présentation des ressources électroniques de Paris-Sorbonne

·      des ateliers de recherche documentaire

·      des rendez-vous individuels destinés à la préparation méthodologique  des mémoires de Master (bibliographies…)

Où ?

Rendez-vous dans le hall de la bibliothèque Malesherbes

108 boulevard Malesherbes

75017 Paris

Quand ?

Lundi et mardi de 11h à 14h30

Mercredi et vendredi de 10h30 à 14h

Démonstration du catalogue par la tutrice

Démonstration du catalogue par la tutrice

 

Pour tout renseignement:

Tél.  : 01 43 18 41 74

Merci à Carmen et Patrick pour leur contribution

1914 : les musiciens et la guerre. Itinéraire de l’étudiant entre l’Histoire et la musicologie

La bibliothèque Clignancourt a exposé l’an dernier des livres consacrés à la grande guerre, dans tous les domaines. Parmi ceux-là  : « Entendre la guerre  : sons, musiques et silence en 14-18 / sous la direction de Florence Gétreau. »

Clignancourt : 0 Histoire, Géographie – 940.48 ent

Entendre la guerre : Sons, musiques et silence en 14-18

Entendre la guerre : Sons, musiques et silence en 14-18, bibliothèque Clignancourt

D’autres sur les musiciens, notamment les « Correspondances inédites à des musiciens français : 1914-1918 / Sylvie Douche. Paris : l’Harmattan, DL 2012. » Clignancourt : 1 Arts, Musicologie 780.92 DOU

 

Et oui, sur des sujets comme celui-là, il faut savoir se déplacer entre deux étages : petit rappel, l’Histoire est au RDC et la musique au premier… N’oubliez donc pas de consulter le catalogue.

Sur la dimension politique du conflit, je vous invite à consulter l’excellent ouvrage collectif :   « La Grande Guerre des musiciens / direction scientifique, Stéphane Audoin-Rouzeau, Esteban Buch, Myriam Chimènes… [et al.] ; [contributions de] Esteban Buch, Aude Caillet, Rémy Campos… [et al.]. Lyon : Symétrie, 2009
Clignancourt : 1 Arts, Musicologie    – 780.03  AUD

On y apprend comment la Musique devient un soutien au soldat, une forme de résistance, après la mort d’Albéric Magnard en 1914, celle-ci étant organisée autour de quelques musiciens comme Caplet ou le violoncelliste Maurice Maréchal, le rôle des institutions, et notamment du Conservatoire de Paris.

Sur ce dernier vous pouvez lire :

Deux musiciens dans la Grande guerre / Lucien Durosoir et Maurice Maréchal ; présentation de Luc Durosoir ; préface de Jean-Pierre Guéno. Paris : Tallandier, impr. 2005, cop. 2005.
Clignancourt : 1 Arts, Musicologie    – 780.920 4 DUR

Pour finir, je vous invite à écouter  » L’ Histoire du soldat  » de Stravinsky, sur un texte de C.F. Ramuz, composée en 1917 et créée en Suisse en 1918, petit bijou de message pacifiste sur fond de légende de Faust adaptée pour le jeune public.

Vous le trouverez dans nos bases musicales et notamment chez Naxos, où vous avez le choix des interprétations.

 

Savez-vous planter des arbres?

Ecosia

Vous êtes citadin? vous n’avez pas la main verte? mais vous voudriez faire un geste pour l’environnement; rien de plus facile avec Ecosia un moteur de recherche qui plante des arbres!
Ecosia reverse 80 % de ses revenus à un programme de plantation d’arbres au Brésil. Ce moteur de recherche appartient à une entreprise allemande à vocation sociale établie à Berlin.
Les résultats de recherche d’Ecosia sont fournis par Yahoo! Hosted Search (YHS)

Comment cela fonctionne t-il?
Ecosia affiche des publicités liées à la recherche effectuée, au-dessus des résultats de recherche habituels. Ces liens publicitaires redirigent vers des sites internet, donc des sociétés, qui versent à Ecosia une somme d’argent pour chaque clic. Une petite vidéo en ligne vous en explique le fonctionnement:

vidéo

Étudiants, enseignants, bibliothécaires…, ce moteur de recherche analogue à Google, vous sera utile dans vos recherches documentaires et personnelles et tous vos « petits » clics contribueront à de « grands » projets environnementaux.

Un blog (http://fr.blog.ecosia.org/) vous permet également de suivre l’actualité de ce nouvel outil (nouvelles fonctionnalités du moteur, projets de reforestation et autres actions en faveur de l’environnement…)

Les livres rares de la Bibliothèque Serpente

La bibliothèque Serpente, en lançant un chantier d’inventaire des livres anciens présents dans son fonds, a découvert dans ses magasins, une vingtaine d’unica. Il s’agit d’ouvrages rares, possédés par un seul établissement dans un réseau documentaire.

Une enquête passionnante où armée de gants blancs, l’équipe Serpente voyage dans le temps page après page, ouvrage après ouvrage. Et où au détour d’une suspension de feuille, la trace du temps qui passe apparaît … c’est un livre en ver ancien !

Trace de d'un ver de livre ayant creusé une galerie encroûtée de poudre excrétée. © Sylvanie de Lutèce

Trace d’un ver de livre ayant creusé une galerie, encroûtée de poudre excrétée. © Sylvanie de Lutèce

Tous ces livres anciens et unica vont être reclassés, restaurés et protégés. Seuls deux sont en attente de catalogage par une spécialiste du livre ancien.

Cette attente n’empêche pas l’équipe Serpente d’enquêter sur l’histoire de ses ouvrages ainsi que celle de leurs propriétaires. Car de temps à autre un de ces unica possède un nom, parfois joliment dessiné d’une écriture qui a traversé le temps, parfois c’est un nom typographié, qui lui aussi a traversé le temps.

E.Lagorce, nom du propriétaire typograpié sur la page titre. © Sylvanie de Lutèce

E.Lagorce, nom du propriétaire typograpié sur la page titre. © Sylvanie de Lutèce

Le nom E.Lagorce est typographié sur plusieurs ouvrages. Mais qui est donc E.Lagorce ? Etienne Lagorce est né le 16 décembre 1718 aux Voivres dans les Vosges. Cultivateur, il entre dans l’armée en qualité de Dragon (militaire se déplaçant à cheval mais combattant à pied) en 1748. Il y restera 40 ans. Le 7 janvier 1772 il épouse Françoise Imatte, qui lui donnera 3 filles : Barbe, Marie et Françoise. On retrouve sa trace à Epinal, le 7 mars 1790 où il participe à la Grande Fête Civique : la Fédération des Vosges. Il a 72 ans, il est le doyen et le commandant de la garde nationale de Trémonzey. Etienne Lagorce trouve dans la générosité du corps qu’il commande, une ressource à ses besoins. On lui donne un revenu de 2 000 livres. Il meurt en 1792.

Parmi les livres que possédait Etienne Lagorce, l’un date de 1752 et a pour titre Le siècle de Louis XIV publié par M. de Francheville.

© Sylvanie de Lutèce

© Sylvanie de Lutèce

Mais qui est M. de Francheville ? Il s’agit d’André Dufresne de Francheville, secrétaire de Voltaire, il suit des études de théologie et deviendra en 1755 le copiste de Fréderic II puis lecteur et bibliothécaire du prince Henri à Rheinsberg.

Il publie ce livre chez Georges Conrad Walther, libraire du Roi.

Quant à Voltaire, voici ce qu’il écrit à ce dernier le 30 mai 1751: « Je suis fort occupé de l’Histoire du siècle de Louis XIV, mais cet ouvrage ne sera pas sitôt près … J’ai encore besoin de temps pour rendre l’ouvrage moins indigne de l’impression, plus je l’aurai travaillé avec soin et plus il vous deviendra utile. Je n’exigerai rien de vous, que des exemplaires en grand papier.

Le 28 décembre 1751 : [en parlant du Siècle de Louis XIV] « Il a fallu l’imprimer chez l’imprimeur du Roi de Prusse. C’est M. de Francheville, conseiller aulique, qui s’est chargé de l’édition. On sait assez, en Europe, que j’en suis l’auteur, mais je ne veux pas m’exposer à ce qu’on peut essuyer, en France, de désagréable quand on dit la vérité. Ce n’est pas moi qui ai le privilège impérial, et celui de Prusse est sous le nom de M. de Francheville. Il y a 3 000 exemplaires de tirés, dont 24 ou à peu près, peuvent être ou gâtés ou incomplets. J’en envoie 500 à un de mes amis à Londres. Ce débit ne passera pas par les mains des libraires, c’est une affaire particulière. Reste donc 2 500 exemplaires dont je puis disposer. J’en prends 100 pour en faire des présents, et je me déferai des 2 400 exemplaires restants avec un seul libraire auquel je transporterai le privilège, le droit de copie et le droit de faire traduire. On peut vendre les 2 400 exemplaires au moins 2 florins chacun. Je ne veux pas assurément y gagner mais je ne veux pas y perdre. L’ouvrage m’a coûté, avec le secrétaire et M. de Francheville qu’il a fallu payer, environ 2 000 écus parce qu’il y a des feuilles que j’ai refaites 3 fois. »

© Sylvanie de Lutèce

© Sylvanie de Lutèce

Cette captivante enquête sur les livres anciens de la bibliothèque Serpente suit son cours et qui sait ce que le passé nous réserve ? Seul l’avenir pourra nous le dire !