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Au fait, où en est le signalement des collections des BUFR ?

Les opérations de rétroconversion au sein des bibliothèques de composante ou bibliothèques associées au SCD permettent de rendre visibles, et donc accessibles pour la consultation, des fonds disséminés dans l’Université Paris-Sorbonne et souvent méconnus des étudiants et chercheurs. Onze de ces bibliothèques ont désormais l’intégralité de leurs collections en ligne, à partir du catalogue collectif de l’université , ou du Sudoc.

Deux principaux chantiers sont en voie d’achèvement, celui du Centre International d’Etudes Francophones (CIEF), commencé en 2011 et celui du Centre de recherche en Egyptologie de la Sorbonne (CRES), commencé en 2010. L’objectif fixé avec les responsables de ces deux bibliothèques est d’avoir terminé le signalement de leurs collections dans le Sudoc pour l’été 2013.

A la BUFR de philosophie , trois pans importants du fonds ont été achevés depuis septembre 2011 : la philosophie médiévale, la philosophie contemporaine et l’important fonds d’épistémologie. Les prochaines étapes sont la philosophie antique et un petit fonds divers. Ces ouvrages sont entreposés au bureau du SCUIO (46 rue Saint-Jacques) durant les travaux en Sorbonne, mais peuvent être communiqués en différé.

A la BUFR de grec, deux chantiers sont également en cours, l’un sur la fin, celui de l’Institut Néo-Hellénique (INH) et l’autre à ses débuts, celui de la Bibliothèque de l’Association pour l’Encouragement des Etudes Grecques (AEG).

Il a été convenu avec la responsable de la Bibliothèque de l’INH d’achever le traitement des périodiques dans le Sudoc d’ici l’été. A l’AEG le chantier progresse plus lentement. Etant cotés au fur et à mesure du catalogage, les ouvrages sont classés par ordre alphabétique : le signalement des ouvrages de Démosthène vient de se terminer.

Ce travail, de longue haleine, accompli par une équipe réduite aujourd’hui à une seule personne, commence à porter ses fruits puisque des chercheurs étrangers demandent à consulter des ouvrages grecs que la bibliothèque de l’INH est la seule à posséder. Le recensement de ces collections devrait ainsi accroitre la connaissance des fonds imprimés de l’ensemble de l’Université et participer à la valorisation du patrimoine documentaire.

Quelques illustrations ça et là  de curiosités ou d’ouvrages « remarquables »:

P1040894.jpgDominique Rolin nous a quittés le 15 mai 2012 à l’aube de ses 99 ans
L’Institut Néohellénique possède Le Lit de Dominique Rolin, traduit en grec moderne (Το Κρεβάτι) par Anastasia Lambria, seul exemplaire recensé dans les bibliothèques du réseau Sudoc à ce jour.

P1040881AEG.jpgA l’AEG :
le fonds Aristote a été traité en exhaustivité, nous constatons à cette occasion la richesse des fonds multilingues de cette bibliothèque très spécialisée en philologie grecque.

Au   CRES :
les catalogues de ventes aux enchères sont en cours de signalement. Parmi eux se trouve le catalogue de mise en vente d’une partie de la collection de Raoul Chandon de Briailles, Président de la maison du champagne Moët-et-Chandon, bibliophile et historien, il lègue par testament sa bibliothèque à la ville d’Épernay.

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 Enfin en philosophie
… La bibliothèque possède un conséquent fonds d’épistémologie dont la richesse est désormais signalée dans le Sudoc. Signalons en philosophie moderne, la présence d’une édition ancienne (1758) d’un Essai sur l’Entendement de Locke abondamment annotée en moyen français.

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Régine Qevani et Hélène Broms
Photos : Régine Qevani

Zoom sur… la bibliothèque d’Études Anglaises, Irlandaises et Nord-américaines

La bibliothèque d’Études Anglaises, Irlandaises et Nord-américaines rattachée à l’UFR d’Anglais se dénomme aussi Bibliothèque Louis Bonnerot, du nom d’un professeur à la Sorbonne  et fondateur de la revue Etudes Anglaises première revue française généraliste d’études du monde anglophone.

En 1969, après la scission de l’Institut d’anglais de la Faculté des Lettres et sciences Humaines de Paris, l’Université de Paris IV commence à monter son propre fonds. Dès 1974, la bibliothèque disposant d’un fonds conséquent ouvre aux étudiants.

Située en Sorbonne au 1, rue Victor Cousin, esc G , 2eme étage, le fonds de la bibliothèque concerne les domaines de la Linguistique, des civilisations et littératures Britannique, Américaine, Irlandaise, Ecossaise, d’Art et  de Théâtre accessible en salle de lecture (32 places) et se répartit  sur plusieurs salles de cours servant de magasins. Un certain nombre de documents sont ainsi en accès indirect : périodiques, monographies.

Comptant environ 9 300 ouvrages et 119  titres de périodiques, correspondant aux programmes d’enseignement et de recherche de l’UFR, la bibliothèque s’est construite au fil des ans et enrichie en dons. Une partie des collections a été constituée à partir de legs de professeurs : Louis-François Cazamian, professeur-adjoint à l’Université de Bordeaux puis titulaire d’une chaire d’anglais à la Sorbonne (1877 – 1965) ; Louis Bonnerot, Professeur à la Sorbonne (1955-1969) mais aussi  des dons du British Council , du Musée de la Coopération Franco Américaine  et du Collège de France. La bibliothèque compte en moyenne 50 acquisitions par an de monographies avec deux abonnements en cours : la Revue des études anglaises  (l’éditeur en chef Pascal Aquien est professeur de littérature anglaise à l’UFR d’anglais),  et la Revue française d’études américaines (le directeur de la publication Marc Amfreville est professeur de Littérature américaine à l’UFR d’anglais)

Des documents audiovisuels complètent la collection, certains mis à disposition par les enseignants qui participent ainsi activement à l’actualisation du fonds en fonction des programmes.

La bibliothèque constitue un instrument de recherche et est ouverte en priorité à la communauté universitaire : étudiants à partir de la Licence III, enseignants, chercheurs, personnel de l’Université de Paris Sorbonne , tout en accueillant d’autres publics. La carte d’étudiant ou la carte professionnelle permettent l’accès et l’inscription au service. Les horaires d’ouverture de la bibliothèque sont fixés pour chaque année universitaire. La salle de lecture compte 35 places assises.

La bibliothèque accueille également après l’ouverture aux étudiants, des centres de recherches tels que  VALE (Voix Anglophones Littérature et Esthétique) qui fédère depuis 2006 l’ensemble des chercheurs en littérature et en esthétique du domaine anglophone de l’université de Paris-Sorbonne. VALE est composé de plusieurs axes de recherche structurés autour de deux approches complémentaires : la théorie du texte et la théorie des genres (voir la page de présentation du centre sur le site de l’université).

La bibliothèque accueille également « Les Sorbonne Scholars », groupe international majoritairement formé d’étudiants en lettres, en anglais et en musicologie, et d’enseignants-chercheurs. Constitués en association en 1998, ils sont à l’origine issus du séminaire en littérature élisabéthaine dirigé par Pierre Iselin, professeur de littérature anglaise et spécialiste des rapports entre théâtre et musique à l’époque de Shakespeare.

La bibliothèque de l’UFR est une bibliothèque associée au SCD Paris Sorbonne qui a contribué à l’informatisation de son catalogue ; accessible via le site officiel de la Sorbonne  ; et le SUDOC.

Il est à noter que la bibliothèque conserve dans ses collections quelques ouvrages de grande valeur patrimoniale tels que :

[The Bible, that is, the Holy Scriptures conteined in the Olde and New Testament, translated according to the Ebrew and Greeke, and conferred with the best translations in divers languages, with most profitable Annotations upon all the hard places, and other things of great importance]. – Imprinted at London : by the Deputies of Christopher Barker, printer to the Queenes most excellent Majestie, 1599. 1 vol.

An essay on the history of civil society / by Adam Ferguson. – 6th ed. – London : Printed for T. Cadell and W. Creech ; Edinburgh : Bell and Bradfut, 1793. 1 vol.

Photos : Annick Bouderlique

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Zoom sur… la Bibliothèque Georges Ascoli

bibliothèque de l’UFR de Littérature française et comparée

La bibliothèque porte le nom de Georges Ascoli, éminent historien de la littérature française qui enseigna à la Sorbonne entre les deux guerres. Fait prisonnier en juin 1940, il fut libéré 14 mois plus tard pour se voir, dès son retour à Paris, écarté de son poste d’ enseignant en raison de ses origines israélites. Le 21 février 1944 il fut arrêté ainsi que sa femme par la Gestapo, transféré à Drancy puis déporté à Auschwitz et exécuté. (sources : «Revue belge de philologie et d’histoire » 1946-vol.25)

La bibliothèque

Par arrêté du 16 juin 1931, fut créée la bibliothèque de l’Institut de langue et littérature françaises à partir du fonds du  Laboratoire de philologie française de la faculté des lettres de Paris qui existait depuis 1907. Dès l’origine elle possédait une collection importante de thèses de littérature et langue françaises, un nombre important d’ouvrages de référence, de critiques littéraires et de textes d’auteurs.

La bibliothèque s’est enrichie par la suite de nombreux dons ou legs parmi lesquels ceux de Théodore Reinach (1931), Victor Brochard (1937), Henri Gildès (1937, fonds de théâtre), puis, en 1963, par celui de Gustave Cohen, médiéviste qui s’est particulièrement intéressé au théâtre religieux français du Moyen Âge.

Parallèlement au fonds généraliste, on trouve aussi le fonds Paul Hazard qui fut, en 1925, titulaire de la chaire de littératures modernes et comparées au Collège de France. Son ouvrage majeur « La Crise de la conscience européenne » paru en 1935 est régulièrement réédité. Ce fonds concerne la littérature française du XIXe siècle et la littérature comparée : il comporte de nombreux ouvrages en langues étrangères notamment en espagnol et italien. Il occupe une salle entière donnant directement sur la salle de consultation actuelle.

Il faut enfin mentionner un fonds ancien constitué d’éditions originales des XVIIe et XVIIIe siècles qui fut transféré en 1928 de l’Institut de phonétique vers l’Institut de langue et littérature françaises. La bibliothèque conserve également  une collection très complète d’anciens dictionnaires et encyclopédies notamment « L’Encyclopédie » ou « Dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers » de Diderot et d’Alembert (1751-1765) ou le « Dictionnaire universel français et latin » de Trévoux (1752). Aux monographies s’ajoutent les collections complètes de périodiques dont celle de La Nouvelle Revue française dont le tout premier numéro date du 1er février 1909 ou celle de la Revue des études rabelaisiennes fondée en 1903.

Ce n’est qu’en 1971 que la bibliothèque fut rattachée à l’UER de langue française de l’Université de Paris IV. A partir de 1990 fut développé un fonds de littérature comparée pour accompagner la création de nouveaux enseignements comparatistes.

 

Le Théâtre de P. Corneille – A Paris, chez Louis Billaine – 1664

 Par littérature française, il faut entendre la période qui va du Moyen Age à la période actuelle, incluant les auteurs contemporains. Depuis la rentrée 2006, un fonds de base en « littérature et cinéma » accompagné de DVD et un fonds relatifs à l’édition ont été développés pour répondre à la demande des enseignements professionnels de master. En raison des activités du CIEF (Centre international d’études francophones), localisé en Sorbonne, les acquisitions font une moindre part aux littératures francophones en dehors des ouvrages généraux.

Actuellement la Bibliothèque Georges Ascoli de l’UFR de Littérature française et comparée riche de ses 35000 documents environ, accueille les étudiants en littérature à partir du master, en doctorat ou en préparation d’agrégation.

Exemplaire de l’édition originale de L’Emile
« Chez Jean Neaulme, Libraire » édité en 1762

« Il me fit faire connaissance avec Jean Neaulme, libraire d’Amsterdam, son correspondant et son ami, qui dans la suite imprima l’Émile » (Jean-Jacques Rousseau, Confessions X)

 

 

 

 

 

Zoom sur l’UFR d’Études Arabes et Hébraïques… histoire d’une bibliothèque

Successivement appelée Bibliothèque du Département d’Islamologie, bibliothèque du Département des Études Arabes et Islamiques, l’actuelle bibliothèque de l’UFR d’Études arabes et hébraïques, bibliothèque de composante du Service Commun de la Documentation (S.C.D.), porte aussi le nom d’un orientaliste du début du vingtième siècle, professeur à l’Université Paris IV Sorbonne, Henri Massé (1886 – 1969).

Henri Massé (1886-1969), photo prêtée par Madame Guyot-Massé

En novembre 1972, les héritiers de ce spécialiste de la Perse lèguent un premier fonds que  d’autres nombreux donateurs viennent compléter au fil du temps. Parmi eux, Dominique Sourdel ou encore Charles Pellat, dont la donation du fonds personnel enrichit la première collection constituée. Ce second legs important, environ 2000 ouvrages en caractères latins et arabes, devrait être inventorié et indexé dans les prochains mois. Il est concentré dans une salle dite « salle des chercheurs » qui constitue la première annexe de la bibliothèque.

 

Histoire de la Perse (1821) en 4 volumes, don de Madame Guyot-Massé, fille d’Henri Massé, en juin 2011.

La bibliothèque augmente également ses collections grâce aux dons d’autres bibliothèques, telles que la bibliothèque municipale de Couronnes, la BNF pour une partie du fonds Anouar Louca, ou encore grâce aux dons de particuliers.

La politique documentaire actuelle vise à rajeunir un fonds relativement ancien et à acquérir les publications les plus récentes dans les domaines de la recherche littéraire, linguistique et sociolinguistique, ainsi qu’en islamologie.

Cette bibliothèque, principalement destinée aux étudiants et enseignants de son UFR de tutelle, reste néanmoins ouverte et accessible à tous les publics français et étrangers qui poursuivent des études, recherches dans les disciplines transversales que couvre la bibliothèque. Située au cœur même de l’UFR, au 1 rue Victor Cousin, escalier I, 3è étage, la bibliothèque accueille également chaque jour de nouveaux visiteurs, d’anciens élèves ou enseignants, soucieux de découvrir un patrimoine nouvellement entré dans le Système Universitaire de DOCumentation, SUDOC, ou encore indexé dans son antique fichier papier.

L’espace de travail et de consultation sur place permet d’accueillir une quinzaine d’étudiants qui trouvent, en accès libre, dictionnaires, manuels de conjugaison ou encore méthodes de langue et ouvrages de grammaire. Ces usuels constituent les premiers outils d’un arabisant débutant.

Riche d’environ 6500 ouvrages, de nombreux périodiques dont trois vivants, la bibliothèque renferme aussi une collection importante de tirés-à-part, régulièrement complétée des articles publiés par les enseignants-chercheurs et les doctorants de l’UFR.

Equipée depuis quelques mois d’un poste ordinateur et d’un scanner à l’usage des étudiants, la bibliothèque tente de valoriser son fonds et de le rendre visible pour le plus grand nombre. C’est dans cet objectif, qu’en 2009, a été créé un site deahmaktaba.com. Le mot maktaba ou مكتبة  signifie « bibliothèque », il est formé, comme en grec, des mots kitāb (biblios = livre) et du préfixe min, du nom de lieu, ou theke = coffre en grec. La maktaba arabe est bien comme en grec, un espace de rangement, un lieu renfermant des livres ou kutub, كتب .

Le site deahmaktaba propose des informations pratiques, notamment les horaires d’ouverture, que viennent compléter des indications plus bibliographiques comme la mise à jour des dernières acquisitions. Support pédagogique, il offre aussi aux étudiants, les bibliographies commentées des enseignements dispensés, les programmes des concours d’agrégation et du Capes d’arabe. Une page culturelle est également proposée, incitant chaque visiteur à suivre l’actualité culturelle arabe dans des domaines aussi variés que le cinéma, le théâtre, la littérature, grâce au suivi des publications ou nominations littéraires. Les conférences données par l’Institut du Monde Arabe, l’IREmmo, mais aussi des expositions, des séances de dédicaces, des débats sont référencés sur cette page. Enfin, des liens pour des recherches bibliographiques ainsi qu’une liste de sites utiles pour la Recherche sont également proposés sur ce site.

La bibliothèque possède aussi un minuscule fonds d’ouvrages de méthodologie et de dictionnaires d’hébreu essentiellement destinés aux étudiants qui débutent l’apprentissage de cette langue.

Concentrée dans un espace restreint, l’UFR d’Études Arabes et Hébraïques sollicite régulièrement la bibliothèque pour la tenue de cours, de réunions ou encore de conseils. Réellement impliquée dans la vie de son Unité de Recherches et de Formations, la bibliothèque se veut aussi un lieu d’échanges et devrait à brève échéance organiser une programmation cinématographique à destination des étudiants.