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Moi, Auguste, empereur de Rome

aug

 

 A  l’occasion du bimillénaire de la mort d’Auguste, le Grand Palais propose jusqu’au 13 juillet une grande exposition sur le premier empereur romain en collaboration avec le Musée du Louvre, l’Azienda Speciale Palaexpo – Scuderie del Quirinale et les Musei Capitolini de Rome.

300 œuvres sont exposées. Des statues, des reliefs et des fresques viennent illustrer la vie à l’époque d’Auguste et particulièrement l’image qu’il voulait imposer de lui-même à Rome et dans les provinces, l’image d’un pouvoir stable et généreux annonçant le début d’un nouvel âge d’or.

On retrouve aussi de nombreux objets de la vie quotidienne comme de l’argenterie, de la verrerie, des bijoux qui complètent ce panorama et donnent un aperçu de l’aménagement et du confort des maisons romaines.

 Le catalogue de cette exposition présente tous les objets exposés ainsi que le contexte historique et artistique du règne d’Auguste :

Auguste [Texte imprimé]   : [exposition], Paris, Grand Palais, Galeries nationales, 19 mars – 13 juillet 2014 / 1 vol. (319 p.)

 Disponible :

à la bibliothèque Clignancourt : 1 Arts, Musicologie   – 709.37 AUG

à la bibliothèque Michelet : Salle de lecture   – 709.015 AUG

à la bibliothèque Serpente 709.37 aug.

Votre avis nous intéresse : aidez-nous à améliorer le site web et le catalogue en ligne des bibliothèques de Paris-Sorbonne !

Bibliothèque ClignancourtLa Bibliothèque Universitaire du Centre Clignancourt recherche des étudiants inscrits à l’Université Paris-Sorbonne intéressés pour participer à un groupe témoin (« focus group ») sur l’amélioration du site web, du catalogue et des services en ligne des bibliothèques.

Une rencontre est prévue le mardi 4 mars ou le jeudi 6 mars, de 12h à 13h30 (le jour sera déterminé en fonction de vos disponibilités). Un repas sera offert aux participants.

Si vous êtes intéressés, contactez-nous à l’adresse bibliotheque.clignancourt@listes.paris-sorbonne.fr avant le 28 février. Merci d’indiquer dans le message vos noms, vos coordonnées, les études suivies (discipline et niveau) et la ou les bibliothèques que vous fréquentez.

Votre avis compte pour nous aider à mettre en place des services adaptés à vos besoins et à ceux des futurs étudiants de Paris-Sorbonne !

Le genre, nouveau thème de l’agrég, dans les fonds de Paris-Sorbonne

Adam et Ève, Pierre Paul Rubens (entre 1597 et 1600), Wikimedia Commons

Adam et Ève, Pierre Paul Rubens (entre 1597 et 1600), Wikimedia Commons

Ce n’est qu’à partir des années 1980 aux États-Unis et des années 1990 en Europe que les Gender Studies se sont consolidés comme un champ de recherche. Depuis lors on assiste à un foisonnement de travaux analysant le monde à travers le prisme du genre. De l’histoire des sexualités, aux inégalités hommes/femmes sur le marché du travail, en passant par les représentations du féminin et du masculin dans l’art et la littérature, les sujets de ces études sont multiples et témoignent de la diversité des recherches regroupées sous la bannière des « études sur le genre », ainsi que de la pluridisciplinarité de ce champ qui attire, entre autres, historiens, sociologues, politologues et théoriciens de l’art et des lettres.

En France aussi le nombre de recherches autour du genre ne cesse de croître, même si, ici, l’institutionnalisation de la discipline semble se faire de manière plus longue et difficile que dans les pays anglo-saxons[1]. Mais le processus est lancé et l’on voit bien que les chercheurs et les universités françaises s’approprient de plus en plus le concept en créant des départements, des équipes de recherche, des filières d’enseignement et des revues spécialisées sur le thème. Dans la sociologie française, l’interrogation sur ce qu’Isabelle Clair définit comme « la construction sociale de la différence hiérarchisée des sexes et/ou des sexualités »[2] est en train de devenir un sujet à part entière. La meilleure preuve en est que la « sociologie du genre » vient de faire son entrée dans le programme de l’agrégation en sciences économiques et sociales 2014.

Dans la bibliographie officielle sur le thème diffusée par le ministère de l’éducation nationale en janvier 2013, figurent 44 ouvrages. Les fonds des bibliothèques de Paris-Sorbonne, notamment ceux de Clignancourt et de Serpente, en détiennent 35, tous répertoriés dans la liste ci-dessous. Donc si vous préparez le concours ou si seulement ce domaine en pleine expansion suscite votre curiosité, n’hésitez pas à venir nous voir. Pour chaque référence de la liste, nous avons ajouté le nom de la bibliothèque où se trouve l’ouvrage, ainsi que la cote qui vous permettra de le localiser en rayon. Bonnes lectures !

 

1. Ayral, Sylvie. La fabrique des garçons : sanctions et genre au collège. Paris : Presses universitaires de France, 2011.

Clignancourt/ Serpente: 371 AYR

2. Baudelot, Christian. Allez les filles ! Paris : Ed. du Seuil, 1992.

Malesherbes : G-5472 (à demander au personnel de la bibliothèque)

Clignancourt : 371.822 BAU

3. Bereni, Laure. Introduction aux études sur le genre, 2e édition revue et augmentée. Bruxelles : De Boeck, 2012

Clignancourt : 305.3 int

4. Bourdieu, Pierre. La domination masculine. Paris : Seuil, 1998.

Clignancourt : 301.092 BOU 3 dom/ Malesherbes : 316 BOU/ Serpente : 305.3 BOU

5. Butler, Judith. Défaire le genre, traduit de l’anglais (États-Unis) par Maxime Cervulle, Paris : Éd. Amsterdam, 2012.

Clignancourt : 305.3 BUT

6. Butler, Judith. Trouble dans le genre : le féminisme et la subversion de l’identité, traduit de l’anglais (États-Unis) par Cynthia Kraus. Paris : la Découverte, 2006.

Serpente/ Clignancourt : 305.4 BUT

7. Chabaud-Rychter, Danielle. Sous les sciences sociales, le genre : relectures critiques, de Max Weber à Bruno Latour. Paris : la Découverte, 2010.

Serpente/ Clignancourt/ Celsa: 305.3 sou

8. Clair, Isabelle. Sociologie du genre. Paris : A. Colin, 2012.

Clignancourt/Serpente : 305.3 CLA

9. Delphy, Christine. Penser le genre. Paris : Éd. Syllepse, 2008

Clignancourt : 305.3 DEL

10. Falquet J., Hirata H. et Kergoat D. Le sexe de la mondialisation : genre, classe, race et nouvelle division du travail. Paris : Presses de Sciences Po, 2010.

Clignancourt : 305.4 FAL/ Malesherbes : G-13838 (à demander au personnel de la bibliothèque)

11. Ferrand, Michèle. Féminin Masculin. Paris : La Découverte, 2011

Clignancourt : 305.3 FER/ Serpente : 305.420 944 FER/ Bibliothèque électronique :

http://scd-ezproxy.paris-sorbonne.fr:2048/login?url=http://www.cairn.info/feminin-masculin–9782707131690.htm

12. Gélard M.-L. et Anstett E. Les objets ont-ils un genre ? : culture matérielle et production sociale des identités sexuées. Paris : A. Colin, 2012.

Serpente : 305.3 ANS

13. Guichard-Claudic Y., Kergoat D. et Vilbrod A. (dir.) L’inversion du genre : quand les métiers masculins se conjuguent au féminin… et réciproquement. Rennes : Presses Universitaires de Rennes, 2008.

Clignancourt/Serpente : 305.3 inv

14. Guionnet, C. et Neveu E. Féminins / Masculins : sociologie du genre. Paris : A. Colin, impr. 2004.

Clignancourt et Serpente: 305.3 GUI/ Malesherbes : 300 GUI

15. Goffman, Erving. L’arrangement des sexes ; traduit de l’anglais (États-Unis) par Hervé Maury. Paris : La Dispute, 2002.

Clignancourt : 305.3 GOF/ Celsa : 305 GOF

16. Héritier, Françoise. Masculin-féminin. La pensée de la différence. Paris : O. Jacob, 1996.

Clignancourt : 305.3 HER/ Celsa : A.3269/1 (à demander au personnel de la bibliothèque)

17. Hirata H., Laborie F., Le Doaré H. et Senotier D. (dir.). Dictionnaire critique du féminisme. Paris : Presses universitaires de France, 2000.

Clignancourt : 305.4 dic/ Serpente : 305.403 dic

18. Hurtig, M.-C., Kail M. et Rouch H. (dir), Sexe et genre : de la hiérarchie entre les sexes, Paris : CNRS éditions, 2002.

Serpente : 305.3 sex

19. Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE), Femmes et hommes : regards sur la parité, Paris : INSEE, coll. « références », 2012.

Clignancourt : 305.3 fem

20. Kergoat, Danièle. Se battre, disent-elles… Paris : La Dispute, 2012.

Clignancourt/ Celsa : 305.4 KER

21. Huppert-Laufer, Jacqueline. Le travail du genre : les sciences sociales du travail à l’épreuve des différences de sexe. Paris : La Découverte, 2003.

Serpente : 306.36 LAU

22. Laufer J., Marry C. et Maruani M. (dir.), Masculin-féminin : questions pour les sciences de l’homme. Paris : Presses universitaires de France, 2001.

Clignancourt/ Serpente : 305.3 mas

23. Laqueur, Thomas Walter. La fabrique du sexe : essai sur le corps et le genre en Occident ; traduit de l’anglais par Michel Gautier. Paris : Gallimard, 1992.

Clignancourt : ouvrage en traitement/ Malesherbes : G-5532 (à demander au personnel de la bibliothèque)

24. Lucas, Barbara. Les nouvelles frontières du genre : la division public/privé en question. Paris : l’Harmattan, 2010.

Serpente : 305.3 nou

25. Méda D.et Périvier H, Le deuxième âge de l’émancipation : la société, les femmes et l’emploi. Paris : Seuil, 2007.

Serpente : 305.4 MED

26. Maruani, Margaret (dir.). Femmes, genre et sociétés : l’état des savoirs. Paris : La Découverte, 2005.

Celsa : 305 FEM/ Clignancourt : 305.488 41 fem/ Serpente : 305.42 fem

27. Maruani, Margaret. Travail et emploi des femmes. 4ème édition. Paris : la Découverte, 2011.

Clignancourt : 306.36 MAR/ Malesherbes : 331 MAR/ Celsa : 305 MAR/ Serpente : 331.4 MAR/ Bibliothèque électronique : http://scd-ezproxy.paris-sorbonne.fr:2048/login?url=http://www.cairn.info/travail-et-emploi-des-femmes–9782707167804.htm

28. Maruani, Margaret. Les nouvelles frontières de l’inégalité : hommes et femmes sur le marché du travail. Paris : la Découverte, 1998

Serpente : 303.360 94 MAR (à demander au personnel de la bibliothèque)

29. Mennesson, Christine. Etre une femme dans le monde des hommes : socialisation sportive et construction du genre. Paris : L’Harmattan, 2005.

Serpente : 305.3 MEN

30. Milewski F. et Périvier H., Les discriminations entre les femmes et les hommes. Paris : Presses de Sciences Po, 2011.

Celsa : 305 DIS/ Clignancourt : 305.3 MIL/ Malesherbes : G-13727 (à demander au personnel de la bibliothèque)

31. Muller, Pierre (dir.). Genre et action publique : la frontière public-privé en questions. Paris : l’Harmattan, 2009.

Serpente : 305.3 MUL

32. Moreau, Marie-Pierre. Les enseignants et le genre : les inégalités hommes-femmes dans l’enseignement du second degré en France et en Angleterre. Paris : Presses universitaires de France, 2011.

Clignancourt : 371.1 MOR

33. Sénac-Slawinski, Réjane. L’ordre sexué : la perception des inégalités femmes-hommes. Paris : Presses universitaires de France, 2007.

Clignancourt/ Serpente : 305.3 SEN

34. Touraine, Alain. Le monde des femmes. Paris: Fayard, 2006.

Clignancourt/ Serpente : 305.4 TOU

35. Tronto, Joan C., Un monde vulnérable : pour une politique du « care » ; traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Hervé Maury. Paris : La Découverte, 2009.

Serpente : 305.3 TRO

 


[1] Laure Bereni, Introduction aux gender studies : manuel des études sur le genre, Bruxelles, De Boeck, 2008.

[2] Isabelle Clair, Sociologie du genre. Paris, Armand Colin, 2012.

 

La peinture aborigène à Michelet

Un très beau catalogue d’exposition sur la peinture aborigène, publié à l’occasion de l’exposition hivernale du Musée du Quai Branly, est disponible pour les étudiants :

Le catalogue d’exposition

Le catalogue présente plus de 200 œuvres  et objets d’artistes et retrace l’histoire de ce mouvement pictural qui prend son essor dans les années 1970 en plein cœur de l’Australie. Vous pouvez consulter le catalogue à la bibliothèque Michelet.

Pour en savoir plus, voici un site spécialisé sur l’art aborigène : Aboriginal Art Resource

Un recensement de plusieurs centaines d’artistes aborigènes y est effectué avec, pour chaque artiste, une fiche biographique détaillée.

Bonnes découvertes !

 

Au fait, où en est le signalement des collections des BUFR ?

Les opérations de rétroconversion au sein des bibliothèques de composante ou bibliothèques associées au SCD permettent de rendre visibles, et donc accessibles pour la consultation, des fonds disséminés dans l’Université Paris-Sorbonne et souvent méconnus des étudiants et chercheurs. Onze de ces bibliothèques ont désormais l’intégralité de leurs collections en ligne, à partir du catalogue collectif de l’université , ou du Sudoc.

Deux principaux chantiers sont en voie d’achèvement, celui du Centre International d’Etudes Francophones (CIEF), commencé en 2011 et celui du Centre de recherche en Egyptologie de la Sorbonne (CRES), commencé en 2010. L’objectif fixé avec les responsables de ces deux bibliothèques est d’avoir terminé le signalement de leurs collections dans le Sudoc pour l’été 2013.

A la BUFR de philosophie , trois pans importants du fonds ont été achevés depuis septembre 2011 : la philosophie médiévale, la philosophie contemporaine et l’important fonds d’épistémologie. Les prochaines étapes sont la philosophie antique et un petit fonds divers. Ces ouvrages sont entreposés au bureau du SCUIO (46 rue Saint-Jacques) durant les travaux en Sorbonne, mais peuvent être communiqués en différé.

A la BUFR de grec, deux chantiers sont également en cours, l’un sur la fin, celui de l’Institut Néo-Hellénique (INH) et l’autre à ses débuts, celui de la Bibliothèque de l’Association pour l’Encouragement des Etudes Grecques (AEG).

Il a été convenu avec la responsable de la Bibliothèque de l’INH d’achever le traitement des périodiques dans le Sudoc d’ici l’été. A l’AEG le chantier progresse plus lentement. Etant cotés au fur et à mesure du catalogage, les ouvrages sont classés par ordre alphabétique : le signalement des ouvrages de Démosthène vient de se terminer.

Ce travail, de longue haleine, accompli par une équipe réduite aujourd’hui à une seule personne, commence à porter ses fruits puisque des chercheurs étrangers demandent à consulter des ouvrages grecs que la bibliothèque de l’INH est la seule à posséder. Le recensement de ces collections devrait ainsi accroitre la connaissance des fonds imprimés de l’ensemble de l’Université et participer à la valorisation du patrimoine documentaire.

Quelques illustrations ça et là  de curiosités ou d’ouvrages « remarquables »:

P1040894.jpgDominique Rolin nous a quittés le 15 mai 2012 à l’aube de ses 99 ans
L’Institut Néohellénique possède Le Lit de Dominique Rolin, traduit en grec moderne (Το Κρεβάτι) par Anastasia Lambria, seul exemplaire recensé dans les bibliothèques du réseau Sudoc à ce jour.

P1040881AEG.jpgA l’AEG :
le fonds Aristote a été traité en exhaustivité, nous constatons à cette occasion la richesse des fonds multilingues de cette bibliothèque très spécialisée en philologie grecque.

Au   CRES :
les catalogues de ventes aux enchères sont en cours de signalement. Parmi eux se trouve le catalogue de mise en vente d’une partie de la collection de Raoul Chandon de Briailles, Président de la maison du champagne Moët-et-Chandon, bibliophile et historien, il lègue par testament sa bibliothèque à la ville d’Épernay.

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 Enfin en philosophie
… La bibliothèque possède un conséquent fonds d’épistémologie dont la richesse est désormais signalée dans le Sudoc. Signalons en philosophie moderne, la présence d’une édition ancienne (1758) d’un Essai sur l’Entendement de Locke abondamment annotée en moyen français.

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Régine Qevani et Hélène Broms
Photos : Régine Qevani

Les relations franco-allemandes dans les collections de Paris-Sorbonne

La commémoration du 50e anniversaire du Traité de l’Élysée le 22 janvier dernier a donné lieu à une série de manifestations sur le thème des relations franco-allemandes : cérémonies officielles, émissions radiophoniques et télévisées, articles de presse, colloques scientifiques, rétrospectives cinématographiques, entre autres.

france-allemagne-traite-elysee-granMais ce qui nous intéresse plus directement ici c’est que l’occasion a également donné matière à la parution et à l’actualisation d’ouvrages centrés sur ce qui est aujourd’hui considéré comme l’ « acte fondateur de l’amitié franco-allemande ». C’est notamment le cas de La France, l’Allemagne et le Traité de l’Élysée, livre collectif dirigé par Corinne de France, historienne et chercheur au CNRS, et Ulrich Pfeil, professeur de civilisation allemande à l’Université de Lorraine-Metz, actuellement disponible dans trois bibliothèques de Paris-Sorbonne : Serpente, Clignancourt et Malesherbes.

Initialement publié en 2003, lorsque le traité fêtait sa quarantième année de vie, l’ouvrage, composé de 13 articles, a gagné une nouvelle édition, en juin 2012, afin de pouvoir incorporer à ses questionnements les données les plus récentes sur la construction des relations franco-allemandes de l’après guerre jusqu’à nos jours. L’on trouve ainsi, tout au long de ses 470 pages, des analyses actuelles abordant le thème sous ses aspects les plus divers : politiques, culturels, militaires, économiques, etc.

Dans l’introduction, l’on découvre le contexte de la signature du traité, il y a cinquante ans, en 1963 : le monde bipolaire, la « question allemande », les premières ébauches de la construction européenne. Ensuite, l’on rentre dans le vif du sujet avec une première partie dont les textes sont consacrés à l’étude des longs processus, aussi bien en France qu’en Allemagne, qui ont amené à ce que Charles de Gaulle (1890-1970) et Konrad Adenauer (1876-1967) se retrouvent autour d’une table à Paris pour signer une « déclaration commune », comme le texte du traité lui-même se définit.

Les chapitres suivants se penchent sur l’analyse minutieuse du contenu du traité, c’est-à-dire ce qu’il règle et ce qu’il ne règle pas et les raisons de tels choix. Finalement, dans la dernière partie du livre, l’on appréhende les retombées du traité dans l’évolution des rapports franco-allemands, ainsi que l’état actuel des relations Paris-Berlin.

Pour ceux qui veulent approfondir sur le thème, les bibliothèques de Paris-Sorbonne offrent une large bibliographie sur les relations franco-allemandes qui dépasse largement l’époque contemporaine. Vous trouverez ci-dessous une sélection parmi nos acquisitions les plus récentes. Pour le résultat exhaustif, veuillez consulter le catalogue des bibliothèques de Paris-Sorbonne. Nous vous rappelons que les fonds de la bibliothèque Serpente (histoire ancienne, du XIXe siècle et contemporaine) se destinent aux étudiants de niveau master et doctorat, alors que ceux de Clignancourt (Histoire, géographie, philosophie et sociologie en générale) et Malesherbes (études germaniques, littérature, lettres) sont accessibles depuis le 1er cycle universitaire.

1. Beaupré, Nicolas, Le traumatisme de la Grande guerre, 1918-1933, Villeneuve d’Ascq, Presses universitaires du Septentrion, 2012. [Disponible à Clignancourt et à Malesherbes]

2. Braun, Guido, Du Roi-Soleil aux Lumières : l’Allemagne face à l’«Europe française », 1648-1789, Villeneuve d’Ascq, Presses universitaires du Septentrion, 2012. [Disponible à Clignancourt et à Malesherbes]

3. Dakowska, Dakota (dir.), Le partenariat franco-allemand : entre européanisation et transnationalisation, Paris, l’Harmattan, 2011. [Disponible à Serpente]

4. Marcowitz, Reiner (dir.), 50 ans de relations franco-allemandes, Paris, Nouveau Monde éditions, 2012. [Disponible à Clignancourt]

5. Marthes, Stephan (dir.), Les relations franco-allemandes : bilan et perspectives à l’occasion du 50e anniversaire du traité de l’Elysée, Villeneuve d’Ascq, Presses universitaires du Septentrion, 2012. [Disponible à Malesherbes]

6. Pfeil, Ulrich, Mythes et tabous des relations franco-allemandes au XXe siècle, Bruxelles, Peter Lang, 2012. (Actes de colloque réalisé du 19 au 21 novembre 2009, à Saint-Etienne).   [Disponible à Malesherbes]

7. Rittau, Andreas, Symboles franco-allemands, 1963-2013 : construction d’un  champ transnational, Paris, l’Harmattan, 2012. [Disponible à Malesherbes]

8. Schirmann, Sylvain et Mohamed-Gaillard, Sarah, Georges Pompidou et l’Allemagne, Bruxelles, Peter Lang, 2012. [Disponible à Malesherbes]

9. Stark, Hans, Les relations franco-allemandes dans une Europe unifiée : réalisations et défis, Presses universitaires de Bordeaux, 2013. [Disponible à Malesherbes]

10. Ziebura, Gilbert, Les relations franco-allemandes dans une Europe divisée : mythes et réalités, Presses universitaires de Bordeaux, 2013. [Disponible à Malesherbes]

Prochainement à la bibliothèque Serpente :

Hans Stark, Martin Koopmann, et Joachim Schild (dir.), Les relations franco-allemandes dans une Europe unifiée : réalisations et défis, France, Presses universitaires de Bordeaux, 2012.

Libera, Martial, Un rêve de puissance : la France et le contrôle de l’économie allemande (1942-1949), Bruxelles, Peter Lang, 2012.

Formations à la recherche documentaire à la bibliothèque Michelet

A partir de de la semaine du 24 septembre, des formations à la recherche documentaire sous forme d’ateliers pédagogiques vous seront proposés par la bibliothèque Michelet et ce jusqu’à fin décembre !

Ces ateliers durent 1h30 et ont lieu chaque semaine le mercredi de 12h30 à 14h et le jeudi de 10h à 11h30.

Vous pouvez vous y inscrire le jour et la séance qui vous conviennent à l’accueil de la bibliothèque : nous aborderons dans ces ateliers le maniement des catalogues de bibliothèques et les principales bases de données (gratuites et payantes) en histoire de l’art, en archéologie et en musicologie. Indispensable pour bien démarrer vos études !

Chaque usager aura un ordinateur à sa disposition, ces séances auront lieu dans la salle informatique du site Michelet, au sous-sol, couloir à gauche du grand amphithéâtre.

Bienvenue à tous !

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Qui étaient les Gaulois ?

Qui étaient les Gaulois ? sous la direction de François Malrain et Matthieu Poux

Un très beau catalogue que vient d’acquérir la bibliothèque Michelet sur une exposition qui se tient actuellement à la cité des sciences et de l’industrie jusqu’au 2 septembre 2012 : Gaulois, une expo renversante.peuples gaulois

Le catalogue d’exposition nous invite à partir à la découverte de ce gaulois « peau neuve ». En effet grâce à l’archéologie et à la multiplication des fouilles depuis les années 70, le gaulois sauvage et hirsute, tel que la seule histoire nous l’a enseigné a subi un formidable lifting. N’en déplaise à Astérix, il a pris un sacré coup dans l’aile, qui le rend plus intéressant que jamais. Si on doit le mettre à nu face à un miroir, voilà ce qu’un observateur voit de lui :

Avant…

Le gaulois est un barbare. C’est l’image dressée par les peuples méditerranéens qui les ont combattus. A cet égard une des principales sources de l’histoire officielle demeure «  la guerre des Gaules » de Jules César. Barbare…oui, qui en dit long sur leur rapport à eux. Le barbare c’est l’étranger, le non civilisé. D’ailleurs le terme à lui seul est chargé de sens, enfin si on peut dire. Il est une onomatopée censée reproduire les borborygmes prenant la place d’un langage formé naturellement de mots. Le gaulois sait à peine parler, alors on imagine sans difficulté qu’il n’écrit pas. D’ailleurs il n’y a pas de source écrite, oui le gaulois, appartient définitivement à la protohistoire. Le gaulois est haut de taille, blond et se promène vêtu de peau de bête. Il vit dans les forêts évidemment noires et profondes. Il a un goût immodéré pour la chasse, ce qui le pousse, plus par vice, que par nécessité à courir toute la journée après ces malheureux sangliers. Privé des lumières, du jour, de l’esprit et de la civilisation, il est économiquement peu développé. Il vit en autarcie, ne pratique pas l’échange, et est comme une épine dans les caligae des romains. Son habitat, à l’image du reste est rustre et fort simple : une hutte en terre et en paille arrondie. Il y mange  le sanglier à l’arrache après un dernier tour de broche. Et tout ceci explique cela : il est bagarreur, indiscipliné et franchement mauvais à la guerre : Rome ne l’a-t-il pas conquis ?


Après…

Le gaulois n’est plus tout à fait le même. Ces vêtements dont on le pare, ont été pas mal confectionnés par les romains et autres peuples méditerranéens. Et ces sacrés romains fiers de leur victoire ont sans doute eu la main un peu lourde ! D’abord il est faux de voir un gaulois inculte. Le gaulois écrit. Certes quelques mots par ci par là mais assez pour avoir recours à un système d’écriture. On a retrouvé des tessons avec des inscriptions de comptes de marchandises et des petits textes commémoratifs sur certains édifices. Ensuite il est faux de voir un gaulois replié sur lui-même. N’en déplaise à leurs détracteurs il est ouvert sur le monde. Il connait l’usage de la monnaie. Il achète, vend, troque et construit des ateliers hautement spécialisés dans les oppida. Ses goûts culinaires sont variés. Et le sanglier, non franchement, ce n’est pas vraiment son truc. Il préfère de loin le porc, le bœuf, le mouton et un peu le chien et le cheval. Il pratique la culture des céréales à grande échelle sur tout le territoire. Autant dire que les forêts sombres et denses c’est très peu pour lui. Sa maison non plus ne rechigne pas à une certaine sophistication. Les murs de terre sont faits d’enduits peints colorés, les bâtiments couverts de tuiles en terre cuite. Enfin il est faux de voir un gaulois n’entendant pas grand-chose à l’art de la guerre. Pour preuve très longtemps il a été utilisé comme mercenaire. Il est même très fort dans la métallurgie, et ses armes sont hautement qualifiées. Non alors vraiment qui ose encore dire que le gaulois c’était mieux avant ?

gaulois

Le gaulois et ses avatars

La France à partir de la révolution redécouvre le gaulois. Il sort du grenier poussiéreux où on l’a remisé et fait une entrée fracassante dans le panthéon collectif. Le peuple français désormais souverain y voit un père et le garant de ses origines. Les gouvernements par la suite  le mitonnent, chacun à leur sauce. Napoléon III redore encore son blason. Il loue son courage, valeur précieuse pour lutter contre les envahisseurs …. De cet idéal recherché Astérix en est le plus bel avatar. Le régime de Vichy brandit son portrait. Il veut montrer qu’une défaite accepté peut être bénéfique. A partir de la seconde guerre mondiale il est de nouveau relégué bien loin de la cour des grands et perd à nouveau de son emprise. Mais l’archéologie et les progrès fulgurants de sa connaissance ces dernières années nous prouve qu’il est plus que jamais d’actualité.

Ce catalogue d’exposition est disponible à la bibliothèque Michelet à la cote : 930.409 364 GAU

Illustrations :
– carte : Catherine Zérini
– « Gaulois revenant de la chasse », Evariste Vital Luminais. Domaine public. Source : Wikimedia commons.

La naissance du livre en bibliothèque

Quel parcours mène le livre de son acquisition à sa mise en circulation ? Comment le choix s’opère t-il ? Quelles étapes franchit-il avant de se retrouver sur les étagères ? Et au final quelle vie lui aura-t-on prédestiné ? Si vous voulez en savoir un peu plus, suivez le guide !

Pourquoi celui-ci et pas un autre ?

Le livre d’abord s’achète, mais pas n’importe comment. Et vous serez peut-être un peu surpris, mais oui lecteurs, on tient compte de votre avis ! Il suffit pour cela de signaler sur les cahiers de suggestions le ou les livres que vous voudriez voir sur les rayons de votre bibliothèque. Bien sûr, à chaque fois vos doux vœux pieux ne deviendront pas systématiquement réalité car vos souhaits sont minutieusement épluchés par les bibliothécaires qui ont l’obligation de respecter certains critères. Inutile de dire que le choix est affaire de budget et de respect de la politique documentaire mise en place par les bibliothèques.

Ces aspirations considérées et traitées, le bibliothécaire sélectionne les nouveautés dans la production récente afin d’enrichir les collections grâce à un système de veille. Il s’appuie sur la politique documentaire qui détermine le niveau des livres à acheter, le nombre d’exemplaires à acquérir pour les manuels mais aussi les éditeurs dont les catalogues doivent être dépouillés systématiquement. Et il s’aidera bien sûr des demandes des enseignants, notamment de leurs bibliographies. Avant tout spécialiste des acquisitions, pour choisir le bon livre le bibliothécaire a un arsenal d’outils bien huilés : il se reporte à la qualité de l’éditeur et de la collection, et pour le contenu il épluche savamment les critiques, les avis du libraire et beaucoup de sites spécialisés. Il vérifie également si une autre bibliothèque spécialisée a acquis cet ouvrage. Enfin, il fait son choix en fonction du niveau de spécialisation de l’ouvrage suivant que la bibliothèque s’adresse à des étudiants de premier, deuxième ou troisième cycle.

A côté des achats, le bibliothécaire a aussi le bonheur d’enrichir le fonds grâce aux legs et aux dons (institutions, particuliers). Mais attention, ici aussi, ils doivent répondre à la politique documentaire.

De plus si accroître les collections est bien le but premier des acquéreurs, ils ne doivent pas omettre de consacrer une partie des sommes allouées, dépense incompressible, à remplacer les ouvrages détériorés et perdus d’où la nécessité peut-être de la part du lecteur d’y apporter le meilleur soin possible !

Le temps des grandes manœuvres

Avant sa mise en circulation, le livre passe par une série d’étapes qui le rend prêt à intégrer définitivement sa bibliothèque d’appartenance. Une fois sorti du carton par des mains habiles et minutieuses,  le livre est catalogué. Cela signifie qu’il rentre dans le catalogue. On lui rattache une notice, sorte de carte qui valide son identité (titre, auteur, éditeur, collection…).

Ensuite le livre est doté d’une adresse, c’est la cotation. Elle lui permet d’être rangé à la bonne place sur les étagères. Un code barre est apposé afin de rendre chaque exemplaire unique. Il est désormais ainsi possible grâce à la recherche dans le catalogue de le retrouver, de l’identifier et de connaitre son statut : disponible, en prêt, à la reliure.

Enfin prêt ?

Il reste une dernière étape. Cruciale. Qui prédestinera en quelque sorte sa longévité. Pour parer en effet à la dégradation et à la moindre tentative de vol il est plastifié, renforcé grâce à la mise en place de charnières et muni d’un antivol. Enfin, pour être reconnu possession de la bibliothèque, on procède à l’estampillage, un coup de tampon qui identifie clairement son propriétaire.

Et voilà l’objet de votre convoitise est là, sous vos yeux, prêt à être consommé sans modération !

L’Odyssée de l’Opaque : Epilogue

A la lecture du titre, j’entends déjà des soupirs de soulagements : ça y est, vous savez tout de notre mirifique OPAC le bien nommé, qui s’incarne dans les ordinateurs de vos salles de lecture via le catalogue de la bibliothèque…

Presque tout…

Voici une série de (grosses) cerises sur le gâteau :

Savez-vous que vous disposez d’un compte-lecteur ? A quoi ça sert d’abord d’avoir un compte-lecteur à part embêter le bibliothécaire ?

Mais non, mais non, ça sert à :

- faire des demandes de prêt entre bibliothèques ou de photocopies,
– s’envoyer des notices bibliographiques par mail,
– prolonger ses documents à distance,
– faire une quiche…

Voici l’accès, le petit onglet « Compte-lecteur ». L’onglet « Identification » revient à peu près au même. Pour accéder à ces onglets, rentrez dans chaque fenêtre votre code-barre de carte étudiante.

 

Bravo, vous savez tout. Il y a aussi un « Panier » pour cueillir ses cerises et se les envoyer chez soi. Nous pourrons faire une suite si il y a des avalanches de protestations:) Bonne rentrée !

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