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Quelques livres de littérature jeunesse des collections de l’IUFM

Outre les manuels scolaires et les ouvrages de didactique, les Médiathèques de l’IUFM proposent des documentaires, des albums et des romans pour la jeunesse. En libre accès ou conservés en réserve, ceux-ci permettent d’illustrer une petite partie de cette production, entre 1950 et nos jours. Nous vous proposons  de découvrir quelques exemples anciens d’ouvrages pour la jeunesse contenus dans les fonds.

 

A chacun sa roue / Vladimir Soutéev. Paris, La Farandole, 1956

A leur création en 1955, les éditions La Farandole se spécialisent dans la promotion et la traduction de la littérature de jeunesse russe.  C’est ainsi que sont traduits les ouvrages de Vladimir Soutéev dont  A chacun sa roue.  Vladimir Soutéev (1903-1993) a commencé sa carrière vers 1920 en tant que réalisateur des premiers  dessins animés soviétiques. Il s’est tourné ensuite vers l’illustration d’albums pour la jeunesse. Ses albums se déroulent souvent à la campagne, et l’action permet aux enfants d’apprendre quelques informations pratiques sur leur environnement : A chacun sa roue encourage notamment le recyclage des objets et les activités manuelles.

La disparue de Montélimar / Paul-Jacques Bonzon. Paris, Hachette, 1957

Paul-Jacques Bonzon (1908-1978), ancien instituteur, a essentiellement été publié par les éditions Hachette. Notamment grâce au succès de sa série Les 6 Compagnons, il devient l’un des romanciers français pour la jeunesse les plus représentatifs de cette époque. Son œuvre, très documentée et assez différente des romans publiés alors, met fréquemment en scène des enfants démunis ou issus des milieux populaires, dans plusieurs villes de France. Initialement publié en 1957 et présentant trois jeunes héros Montiliens, le roman La Disparue de Montélimar est intégralement retravaillé par son auteur et édité sous sa nouvelle forme en 1970, pour intégrer la série des 6 Compagnons.  Le contexte de l’après-guerre disparaît du roman à cette occasion, et l’intrigue est modifiée.

Babies / Gyo Fujikawa. New York,  Grosset &Dunlap, 1963

Célèbre pour avoir été parmi les premières à inclure des enfants de différentes origines dans ses albums, Gyo Fujikawa (1908-1998) est surtout connue aux Etats-Unis, où ses ouvrages sont régulièrement réédités. Tous présentent une vision heureuse et douce de l’enfance, teintée de nostalgie. Les visages ronds, les joues roses, et les yeux en simples points des enfants qu’elle représente rendent son style de dessin aisément identifiable.

Si vous avez envie de découvrir la littérature de jeunesse, n’hésitez pas à visiter le Salon du Livre et de la Presse Jeunesse, à Montreuil, du 28 novembre au 3 décembre.

Un fonds à valoriser : la Réserve de la bibliothèque Michelet

Ce billet reprend les conclusions du mémoire de stage de fin d’études de Mlle Julie Colbus, élaboré en 2010 et intitulé : « Contribution à la valorisation d’une partie d’un fonds patrimonial : le fonds Antique ». Ce stage s’est tenu à la bibliothèque Michelet d’art, d’archéologie et de musicologie.

La Réserve de la bibliothèque Michelet est un fonds d’ouvrages rares et précieux qui porte sur l’histoire de l’art et l’archéologie. Ces livres patrimoniaux sont aujourd’hui introuvables.

Riche de 13.400 documents, les ouvrages anciens antérieurs à l’année 1811 sont constitués de plus d’un millier de partitions et d’une centaine de monographies.

Entre 1811 et 1950, cette caverne d’Ali Baba recense près de 2300 partitions, 10.000 monographies et presque 200 thèses.

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Au titre des raretés, et non des vieilleries, la bibliothèque possède 327 livres rares du 16e, 17e et 18e siècles, surtout des livres musicaux et des partitions.

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Le fonds de la Réserve provient en majorité de dons d’archéologues, avec des ouvrages parfois dédicacés, et de bibliothèques.

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Ainsi, la famille Reinach : Joseph Reinach (1856-1921), historien et auteur de « L’histoire de l’affaire Dreyfus », dont le fils, Adolphe Reinach (1887-1914), archéologue réputé, fut d’ailleurs l’époux de la fille de Mathieu Dreyfus.
Ses deux autres frères, Salomon et Théodore, furent également brillants.

Salomon Reinach (1858-1932) fut membre de l’École française d’Athènes, membre de l’Académie des inscriptions et belles lettres ainsi que conservateur du musée national des antiquités de Saint-Germain en Laye.

Spécialiste de l’antiquité, Théodore Reinach (1860-1928) fut à la fois archéologue, papyrologue, numismate, musicologue et professeur au Collège de France. Ces trois frères laissèrent de nombreux écrits philosophiques et archéologiques.

Louis Couve (1866-1900), érudit passionné par l’histoire antique et maître de conférences de langue et littérature grecques à la faculté des lettres de Nancy fut également un donateur marquant.

Georges Duplessis (1834-1899), conservateur à la Bibliothèque Nationale au département des estampes, mais également chercheur et écrivain, s’était constitué une riche bibliothèque que ses héritiers donnèrent à l’université.

Ce fonds rare, issu de provenances diverses, peu connu, constitue une richesse pour toute la communauté universitaire… à nous de le faire découvrir.

Photos Fabrice Cicard.