Archive

Articles taggués ‘équipement’

Des lieux et des ressources : la BouUssole pour guide

Laissez la BoUssole vous guider dans les bibliothèques d'Île-de-France (source Bibliothèques de Paris-Sorbonne)

Il ne vous a pas échappé que lorsque vous souhaitez des renseignements spécifiques sur Rue des Facs, un onglet « BoUssole » se trouve à portée de clic.  Cet outil permet de trouver des lieux où se trouve la documentation qui vous est nécessaire et que vous ne trouvez pas dans vos bibliothèques habituelles.

Cela permet de préparer un itinéraire intramuros ou une escapade documentaire en Ile de France (d’autant plus que le week end la RATP a eu la brillante idée de pratiquer le dézonage). Ainsi, il vous sera permis de vous rendre dans des endroits auxquels vous n’auriez pas pensé sans cette précieuse assistance numérique. Car il faut bien le dire, cette orientation vers les lieux où est conservé le savoir vous permettra de garder le cap dans la complexe géographie des bibliothèques d’Ile-de-France

(source Wikipédia)

Plan de Paris vers 1740 (source Wikipédia)

Tous les domaines disciplinaires sont couverts : philosophie, sciences économiques et de gestion, droit, sciences politiques, arts, histoire et géographie, sciences humaines et sociales, médecine et odontologie, sciences, pharmacie, STAPS … et bien sûr sont à la croisée de vos propres recherches. Vous gagnerez un temps précieux à anticiper si vous allez vers le sud, le nord, l’est ou l’ouest dans les champs des savoirs en utilisant la BoUssole, cette fidèle alliée, dont il serait difficile de se passer dans le maquis des BU, des centres de documentation appartenant à des fondations ou autres espaces conservant des données précieuses. Bien que l’éparpillement des ressources puisse poser un problème lorsque l’on réside dans la capitale, pensez que c’est aussi un atout d’avoir tout à portée de BoUssole. Si la préparation de son parcours d’orientation documentaire prend du temps, elle vous met en condition de chercheur, voire de traqueur d’information. Et quel bonheur de trouver ce dont on a besoin pour compléter ses recherches, et de se faire aider par un personnel compétent travaillant en ces lieux .

Salle de lecture de la Bibliothèque Mazarine (source Wikipédia)

Salle de lecture de la Bibliothèque Mazarine (source Wikipédia)

Prenons par exemple une recherche que vous souhaiteriez approfondir. Le plus simple serait d’opter pour Wikipédia lové confortablement dans un fauteuil bien moelleux ou vous rendre dans votre bibliothèque préférée pour y utiliser internet. L’idéal serait aussi d’entreprendre tout un périple basé sur vos sens pour y consulter des archives. Compliqué, coûteux mais aussi limitatif car, dès que l’on met ne serait-ce qu’une once de réflexion sur un sujet, celui-ci vous entraîne au-delà d’un mot et vous conduit vers des termes génériques et/ou spécifiques . Pour cerner votre sujet, vous devrez vous rendre dans différents lieux comme la Bibliothèque de l’Institut national  d’histoire de l’art (INHA), la Bibliothèque Mazarine, voire même aller consulter les collections documentaires de la bibliothèque du Conservatoire national des arts et métiers (CNAM), et la liste peut être longue de tous ces réservoirs d’informations. D’un clic sur la BoUssole, soit on choisit de rester dans son quartier et cela demeure très limité au niveau des ressources trouvées, soit on estime qu’il faut dépasser les limites de son arrondissement et glaner plus loin les précieuses et parfois rares informations sur un  sujet.

Galerie Colbert (INHA) (source Wikipédia)

Galerie Colbert (INHA) (source Wikipédia)

Ainsi, un parcours de recherche bien construit au vu des informations contenues sur chaque page de présentation des bibliothèques (adresse, horaires, disciplines, public accueilli) vous fera gagner un temps précieux et vous apportera beaucoup de satisfaction quant aux données récoltées. Et qui sait, vous ouvrir tous les champs des possibles dépassant même ceux pour lesquels vous vous étiez fixé des objectifs.

Colonies françaises en 1891 (Le Monde Illustré) (source Wikipédia)

Mais où trouver des documents sur les Colonies françaises en 1891 ? (Le Monde Illustré) (source Wikipédia)

 

Il existe un outil semblable sur le site de la BPI : Oriente Express.  A l’image de la BoUssole de Rue des facs, il y est répertorié plus de 400 bibliothèques et autres centres de ressources documentaires recouvrant un domaine très vaste. Dans ce répertoire, se trouvent également certaines  bibliothèques  universitaires. Du fait de leurs spécificités, ces fonds conservés dans les bibliothèques spécialisées de Paris et de sa région, complètent ou parfois se substituent en raison de leur rareté et de leur préciosité, à ceux que l’on peut trouver dans les BU.  De la Bibliothèque du Centre Sèvres où se trouve un fonds jésuite ancien et important  (dont des manuscrits et imprimés des XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles), en passant par la Bibliothèque Kandinsky où sont réunis des ouvrages sur les arts des XXe et XXIe siècles (Arts plastiques, design, architecture, cinéma expérimental,  Vidéo et photographie), puis en prenant la direction de la Bibliothèque de l’Académie des sciences d’outre-mer, là où sont  conservés de riches collections sur l’Afrique, Madagascar, l’Indochine et le Pacifique, vous pourrez aisément assouvir votre appétit documentaire.

Bonnes recherches !

 

Devinette n°1

Où a été prise cette photographie?   Dans une bibliothèque ou dans un musée d’art moderne?

A vous de jouer !

graffitti

Où se cache l’indice?

Parce qu’il y en a un.  Regardez bien.

 

La réponse à la devinette:

Il fallait repérer la couleur acajou du mobilier de la bibliothèque Malesherbes que tous les lecteurs assidus  de cette bibliothèque connaissent bien : il s’agit d’une table de travail de la salle C.  Nous étions donc à la bibliothèque Malesherbes et non dans un musée d’art moderne.

 

Les graffiti sur les tables de travail détériorent le mobilier et impliquent des frais de remplacement qui pourraient être utilisés à l’achat de livres ou de matériel approprié à la bibliothèque.

Prenez soin de votre environnement de travail

le TBI à l’IUFM : une nouvelle manière d’enseigner

Le TBI : Tableau Blanc Interactif – ou TNI pour Tableau Numérique Interactif – est une nouvelle façon de présenter et de faire fonctionner le tableau blanc. Il permet l’interactivité entre l’enseignant ou l’élève au tableau et le logiciel projeté sur le tableau interactif. Il a pour vocation de ranger aux oubliettes les craies qui crissent et les feutres qui ne marchent jamais.

Expérimentation d’un TBI tactile à Melbourne :

2 kids at a 2Touch IWB in Melbourne 1

Par pablog61. CC : BY. Source : Flickr.

 

  • Le tableau blanc interactif (TBI, en anglais : IWB pour Interactive White Board) ou tableau numérique interactif (TNI) est un dispositif composé d’un ordinateur, d’un vidéoprojecteur et d’une surface de projection.
  • Loin d’être un gadget, il réunit des fonctionnalités jusqu’alors réparties sur différents appareils en permettant de montrer des images, des présentations et des vidéos et de faire écouter des fichiers audio. Mieux, à la différence d’un simple vidéoprojecteur, l’interactivité devient possible. A l’aide d’un stylo spécial, ou simplement du doigt pour certains modèles, le professeur ou l’élève fait apparaître les informations sur le tableau, ajoute des annotions sur des pages web, remplit des grilles, dessine des courbes… Les solutions des exercices peuvent être préparées à l’avance et être dévoilées seulement le moment venu. Un clic sur une image déclenche la lecture d’un son qui donne la prononciation dans une langue étrangère. Les possibilités d’une véritable scénarisation de l’enseignement sont ainsi très riches. De plus, d’un cours à l’autre, on retrouve vite ses marques parce qu’à la fin du cours, le résultat peut être sauvegardé.
  • Un outil zéro défaut donc ? Il y a bien le prix, assez élevé, mais des vidéoprojecteurs interactifs ou des tableaux mobiles offrent des alternatives abordables. Les ressources spécifiques sont souvent longues à créer, et leur partage n’est pas facile car chaque fabricant a développé son propre logiciel. Pour le moment, il n’existe pas de véritable format d’échange, mais à l’avenir, le logiciel open source Sankoré pourrait bien jouer ce rôle. On a pu reprocher aux TBI de favoriser un enseignement frontal, mais il est tout à fait possible de faire aussi la part belle à l’activité des élèves, d’autant plus que les tableaux nouvelle génération autorisent l’intervention simultanée de plusieurs stylos.
  • Les éditeurs de manuels scolaires sont par ailleurs nombreux à proposer une version TBI de leurs produits, avec des degrés d’interactivité variables. Certaines revues contiennent également des ressources pour une utilisation sur TBI.
  • Le Tableau Blanc interactif est un outil qui nécessite un apprentissage pour s’y familiariser. Les médiathèques et l’Espace Langues de l’IUFM mettent ce type de ressources à la disposition des lecteurs et leur donnent la possibilité de tester l’un des 3 TBI du site Molitor.

Voici des liens de ressources en ligne :

  • Des ressources didactiques mises à dispsition par le CRDP de Versailles, proposées selon la marque du tableau : http://www.intertni.fr/
Billet rédigé avec Ulrike Petzold

Les outils du bibliothécaire : le caddie

Le caddie, la poussette, le chariot à roulettes avec ses variantes : deux, voire six roulettes, rondes et pas carrées…

C’est l’outil majeur du bibliothécaire pendant toute sa carrière de forçat. Traîner des kilos voire même des tonnes de livres dans des escaliers classés pour cause d’ascenseur en panne.

Mais parfois le bibliothécaire au lumbago persistant trouve une aide inattendue : un pharaon, assis par là depuis des milliers d’années, lui tend une main charitable quoique pétrifiée…

Toutencarton était son nom. Il se mit à parler : j’aime votre métier, moi aussi je voulais être bibliothécaire et fumer des papyrus.

L’intention était louable.

Voici un problème technique quotidiennement renouvelé : transporter dans un raidillon impraticable, (baudriers bienvenus) les nouvelles acquisitions :

Mais le bibliothécaire est héroïque, voir têtu, et il continue sa tâche vaillamment. Il collectionne les caddies et fini par en rêver la nuit…

Fabrice Cicard, Soline Astier.
Photos : Fabrice Cicard

 

La reliure à la chinoise

La reliure à la chinoise n’est pas une variante de massage thaï mais bel et bien une technique pour relier les ouvrages.

De quoi avez-vous besoin ?

D’une aiguille, évidemment ! L’acupuncture du livre est un métier d’avenir. Il vous faudra également du fil de lin, une perceuse (pas forcément celle que vous utilisez chez vous à moins d’être vraiment bricoleur, votre livre risquant d’achever son existence en papillotes) et une paire de ciseaux.

IMG_2223 [800x600]

Cette technique de reliure n’utilise pas de colle. Il s’agit de percer quatre à six trous dans l’épaisseur de la tranche du livre à relier.

IMG_2219 [800x600]

1ère étape :

A l’aide de votre fil et de votre aiguille, vous passez dans le deuxième trou, vous ressortez par le premier et vous laissez une longueur de 3-4 cm qui vous servira plus tard à faire un nœud qui maintiendra le tout.

IMG_2224 [800x600]

Vous repassez dans le nœud que vous avez préalablement laissé, puis vous replongez dans le deuxième trou.

IMG_2226 [800x600]

2ème étape :

Coudre en quinconce en changeant de trou à chaque fois.  N’hésitez pas à tirer un peu sur le fil pour resserrer et à bien maintenir la couture.  Cela évitera un relâchement du livre ultérieurement.

IMG_2228 [800x600]

Terminez en coupant le surplus de fil qui a servi à faire le nœud de soutien.

(Ces ciseaux-ci s’appellent « Fabrice » mais vous êtes totalement libre de leur donner le nom que vous voulez).

IMG_2231 [800x600]

Et voici le « Traité des nouveaux risques » recousu à la chinoise…

IMG_2233 [800x600]

Le résultat final est très élégant, le livre est bien maintenu et relié… mais l’histoire nous prouvera que John Fitzgerald Kennedy et Nikita Khrouchtchev ne resteront pas très liés… eux…  :-)

IMG_2235 [800x600]

Fabrice Cicard, Soline Astier.

Autopsie d’un livre

Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur un livre sans jamais oser le demander…

Qu’est-ce qui a une tête, une tranchefile, qui est un paquet de nerfs et qui mord sous une gouttière ?

Ce n’est pas un roman policier en cours d’élaboration, ce sont juste quelques éléments d’un livre ancien, à découvrir ci-dessous, afin de mieux connaître l’étrange langage des bibliothécaires qui murmurent dans vos salles de lecture.

Grimoire

Vous voyez ci-dessous la garde et le corps de l’ouvrage :

Termes2

Fabrice Cicard et Soline Astier

Categories: En coulisses Tags: , ,