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Un patrimoine photographique exposé à Serpente

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« Prague, la nouvelle ville prise du belvédère” Radiguet&Massiot, n°33341, Fonds Colbert.

Dans le cadre de la valorisation du LaBex EHNE, une exposition inédite de photographies est organisée à la bibliothèque Serpente et dans le hall de la Maison de la Recherche de septembre à novembre.
Ces photos proviennent du fonds dit Colbert, découvert il y a quelques mois tout à fait par hasard dans une armoire du lycée du même nom dans le 10ème arrondissement par une professeure d’histoire. Il s’agit à l’origine de tout un ensemble de plaques de verre pour projection, datant de la fin du XIXème et du début du XXème siècle. Des recherches ont permis de déterminer que ces plaques étaient utilisées dans le cadre de conférences populaires qui étaient organisées par différentes institutions, dont la Société d’Enseignement Moderne, qui donnait des cours du soir pour adultes et des conférences avec projection dans plusieurs lycées parisiens, dont le lycée Colbert, anciennement école municipale supérieure.

Ce fonds est constitué de 42 boîtes contenant en tout 1816 plaques de verre. Elles sont classées par pays ou groupe de pays et par villes françaises. Elles représentent en majorité des paysages ruraux et urbains de France ainsi que de nombreux pays européens (Italie, Espagne, Autriche-Hongrie…) et extra-européens (Indochine, Antilles, Etats-Unis, Amérique du Sud…). En dépit du fait que d’autres collections de plaques pédagogiques se trouvent localisées dans d’autres lieux – BnF, Musée pédagogique de Rouen – le caractère largement inédit et original du fonds Colbert est incontestable, de par sa remarquable homogénéité.

L’exposition qui est présentée à la bibliothèque et dans le hall de la Maison de la Recherche est déclinée en 4 thèmes illustrés chacun par une sélection de 4 à 5 panneaux.
Dans le hall :
1) Femmes d’ici et d’ailleurs
2) Les Mondes Ottomans
Et dans la bibliothèque :
3) Les villes européennes
4) Regards d’Algérie

Elle est complétée par la présentation dans une armoire vitrée de plaques de verres originales accompagnées de l’appareil de projection utilisé à l’époque et des boîtes dans lesquelles elles étaient conservées. Une sélection d’ouvrages du fonds Serpente ayant trait à ces thématiques : Paris à la Belle Epoque, l’Algérie du temps des colonies, les femmes au début du XXème siècle, etc… complète l’ensemble.

Le fonds sera également valorisé dans le cadre de l’Encyclopédie EHNE et fera dans les mois qui viennent l’objet de plusieurs communications scientifiques.

Moi, Auguste, empereur de Rome

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 A  l’occasion du bimillénaire de la mort d’Auguste, le Grand Palais propose jusqu’au 13 juillet une grande exposition sur le premier empereur romain en collaboration avec le Musée du Louvre, l’Azienda Speciale Palaexpo – Scuderie del Quirinale et les Musei Capitolini de Rome.

300 œuvres sont exposées. Des statues, des reliefs et des fresques viennent illustrer la vie à l’époque d’Auguste et particulièrement l’image qu’il voulait imposer de lui-même à Rome et dans les provinces, l’image d’un pouvoir stable et généreux annonçant le début d’un nouvel âge d’or.

On retrouve aussi de nombreux objets de la vie quotidienne comme de l’argenterie, de la verrerie, des bijoux qui complètent ce panorama et donnent un aperçu de l’aménagement et du confort des maisons romaines.

 Le catalogue de cette exposition présente tous les objets exposés ainsi que le contexte historique et artistique du règne d’Auguste :

Auguste [Texte imprimé]   : [exposition], Paris, Grand Palais, Galeries nationales, 19 mars – 13 juillet 2014 / 1 vol. (319 p.)

 Disponible :

à la bibliothèque Clignancourt : 1 Arts, Musicologie   – 709.37 AUG

à la bibliothèque Michelet : Salle de lecture   – 709.015 AUG

à la bibliothèque Serpente 709.37 aug.

Centenaire de la Grande Guerre

En cette année 2014 où nous célébrons le centenaire du début de la guerre de 14-18, les évènements autour de cette commémoration sont nombreux, à commencer par la diffusion en mars et avril sur France 2 du spectaculaire documentaire « Apocalypse » en 5 volets aux noms évocateurs: Furie, Peur, Enfer, Rage, Délivrance.

La Bibliothèque nationale de France consacre de son côté une grande exposition sur ce thème intitulée « Eté 14, les derniers jours de l’ancien monde », jusqu’au 3 août 2014. L’exposition se concentre en effet sur le portrait de l’Europe en 1914 et met en lumière les origines du basculement dans la guerre. Organisée avec le soutien du ministère de la Défense, elle donnera lieu également à des conférences (Des idées reçues sur la grande guerre le 20 mai, La guerre industrielle : mutations technologiques, scientifiques et militaires le 10 juin…), une journée d’étude le 12 juin sur « la guerre en cartes » et enfin la projection du film « Les moissons de fer » le 24 juin. Parallèlement les 3 et 4 avril prochains sera présenté, toujours à la BnF, le projet Europeana Collections 1914-1918, résultat d’une coopération entre 8 pays européens, avec plus de 400 000 documents rares proposés en ligne (livres, journaux, cartes, journaux de tranchées, photos,manuscrits, partitions).

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Dans une tranchée de première ligne, cliché de l’Agence Meurisse, 1915 (Bibliothèque Nationale de France)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 
Les bibliothèques de la Ville de Paris ne sont pas en reste avec tout un cycle de manifestations dans le cadre des commémorations officielles, en partenariat avec la Mission du centenaire. Sont prévus à la fois des expositions : « Paris 14-18, la guerre au quotidien » (Galerie des bibliothèques de la Vile de Paris), « La Grande Guerre en bandes dessinées » (bibliothèque François Villon), « l’Est Parisien pendant la Grande Guerre » (médiathèque Marguerite Duras), des rencontres : « Poètes français de la Grande Guerre » (bibliothèque Georges Brassens le 10 avril), des conférences: «Obéir et désobéir» (Bibliothèque Vandamme le 4 avril, en partenariat avec l’EHESS), « 1914-1918/femmes, féministes: un autre front ? » (Bibliothèque Marguerite Durand, 10 avril).

Paris, la guerre au quotidien,

Paris, la guerre au quotidien, Bibliothèques de la ville de Paris

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Plus modestement, la bibliothèque Serpente propose une sélection d’ouvrages autour de la 1ère guerre mondiale :
Les médecins dans la Grande Guerre : 1914-1918/Sophie Delaporte
Serpente : 944.081 4 DEL
1914-1918 : combats de femmes : les femmes, pilier de l’effort de guerre/Evelyne Morin-Rotureau
Serpente : Salle de lecture – 940.31 MOR
14-18, grands reportages/Colette, Albert Londres, Alexis Tolstoï…
Serpente : Salle de lecture – 940.3 gra
La Grande Guerre des Français : 1914-1918 : l’incompréhensible/Jean-Baptiste Duroselle
Serpente : Salle de lecture -944.081 4 DUR
Le Chemin des Dames, 1914-1918/sous la dir. de Denis Defente
Serpente : Salle de lecture – 940.43 che
Verdun, 1914-1918/Alain Denizot
Serpente : Salle de lecture – 940.42 DEN
Inventaire de la Grande guerre/ sous la dir. de François Lagrange
Serpente : Salle de lecture – 940.3 inv
De la mort, de la boue, du sang : lettres de guerre d’un fantassin/Cdt Henri Bénard
Serpente : Salle de lecture – 944.081 4 BEN
Écrivains combattants de la Grande guerre/sous la dir. de Bernard Giovanangeli
Serpente : Salle de lecture – 940.48 ecr
La bataille de la Marne/Pierre Miquel
Serpente : Salle de lecture -944.081 4 MIQ

 

Si l’on traite ici surtout de l’entrée en guerre et de la guerre elle-même, d’autres historiens commencent à se pencher sur la troisième phase des conflits qu’on appelle « les sorties de guerre».

C’est le cas du professeur d’histoire contemporaine Jacques Frémeaux à la Sorbonne, qui avec Michèle Battesti vient tout juste de publier aux PUPS « Sortir de la Guerre ». L’ouvrage analyse les conditions d’une fin de guerre, au-delà du cessez-le-feu et de la démobilisation, en s’appuyant sur des épisodes des guerres contemporaines, du XIXème siècle jusqu’aux guerres coloniales.

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Sortir de la Guerre, de Michèle Battesti et Jacques Frémeaux

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les auteurs viendront présenter leur ouvrage à la bibliothèque Serpente le mardi 29 avril à 18 heures. Venez nombreux !

Gustave Doré dans les collections des Bibliothèques de Paris-Sorbonne

Du 18 février au 11 mai 2014, Le Musée d’Orsay présente une exposition sur l’œuvre de l’illustrateur Gustave Doré. A cette occasion, nous vous proposons un tour dans les collections des différentes bibliothèques de Paris-Sorbonne, pour préparer une éventuelle visite ou découvrir le travail du « plus illustre des illustrateurs. »

Un des précurseurs de la Bande Dessinée

Publié à 12 ans, employé par un journal satirique à 15 ans, Gustave Doré (1832-1883) a un talent précoce pour le dessin. De 15 à 18 ans, il signe quatre albums qui seront plus tard identifiés comme faisant partie des prémices de la bande dessinée : Les Travaux d’Hercule (1851), Trois artistes incompris et mécontents (1851), Désagréments d’un voyage d’agrément (1851) et Histoire pittoresque dramatique et caricaturale de la Sainte-Russie (1854). Ces albums se distinguent par l’inventivité dont le jeune illustrateur fait preuve  de page en page.

A consulter : Histoire pittoresque, dramatique et caricaturale de la Sainte Russie : d’après les chroniqueurs et historiens Nestor, Nikan, Sylvestre, Karamsin, Ségur, etc. / commentée et ill. de 500 dessins par Gustave Doré Disponible à la bibliothèque Malesherbes. Cote: QRU 1806 (à demander aux bibliothécaires).

Un des grands illustrateurs de la littérature classique

Cependant, Gustave Doré cherche à s’établir professionnellement, et abandonne la veine comique. Il s’installe à Paris, où il obtient des commandes pour illustrer les œuvres classiques d’auteurs comme Rabelais, Milton, Dante, Lord Byron … Il illustre les œuvres de Balzac, et le Don Quichote de Cervantes.

La Barbe-Bleue confiant la clé-fée, extrait des Contes de Perrault, édités en 1862.

La Barbe-Bleue confiant la clé-fée, extrait des Contes de Perrault, édités en 1862.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

A consulter : L’Enfer / de Dante Alighieri; avec les dessins de Gustave Doré; trad. française de Pier-Angelo Fiorentino. Paris : Ed. Lidis, 1980. Reprod. de l’édition originale de 1868. Disponible à la bibliothèque Malesherbes. Cote : QIT-1650 (à demander aux bibliothécaires).

The Raven / Edgar Allan Poe; illustrated by Gustave Doré; with comment by Edmund C. Stedman. [Gloucester] : Dodo Press, [2007]. Disponible à la bibliothèque Clignancourt. Cote : EU 81 POE 3 rav.

El ingenioso hidalgo Don Quijote de la Mancha / Miguel de Cervantes Saavedra; ed. IV centenario adornada con 356 grabados de Gustavo Doré. Madrid : Ed. Castilla, S.d. Réimpression : 1966. Disponible à la Bibliothèque des Ibériques. Cote : 3H99 (à demander aux bibliothécaires)

Les contes de Perrault / préface de Pierre-Jules Hetzel, illustré par Gustave Doré. Paris : ed. de Lodi, 2003. Disponible à la Médiathèque Batignolles de l’ESPE de Paris. Cote : J C PER.

Un illustrateur engagé

Particulièrement reconnu en Grande-Bretagne, suite à son travail sur la Bible, il ouvre une galerie à Londres en 1867, et se voit proposer de travailler sur un livre représentant les différents aspects de la ville de Londres. Cet ouvrage est très décrié lors de sa parution en raison de l’insistance de Gustave Doré à représenter la pauvreté de certains quartiers. Soucieux de décrire le monde dans sa réalité, il s’est en effet livré à un travail d’enquête dans les différents quartiers en compagnie de son co-auteur, Blanchard Jerrold, et de deux inspecteurs de police.

Over London by rail, image extraite de London, a pilgrimage, édité en 1872

Over London by rail, image extraite de London, a pilgrimage, édité en 1872

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

A consulter : Londres / de Gustave Doré ; prés. par Bernard Noël. Paris : A l’Enseigne de l’arbre verdoyant : A. Colin, 1986. Disponible à la bibliothèque Clignancourt. Cote : 1 Arts, Musicologie – 709.2 DOR 1

 

Un artiste aux nombreux talents

Tout au long de sa carrière, dessin et gravures ne seront qu’une partie de son abondante production : il peint de nombreuses toiles, et une partie de ses sculptures sont encore visibles dans Paris de nos jours.

A consulter : Gustave Doré, un peintre né : exposition au Monastère royal de Brou, 12 mai-16 septembre 2012. [Paris] : Somogy Éditions d’art, impr. 2012. Disponible à la bibliothèque Michelet. Cote : CAT* 2012-66 (à demander aux bibliothécaires).

Il décède à Paris en 1883, en laissant une œuvre imposante qui inspirera nombre d’illustrateurs et de cinéastes.

Le travail et la carrière de Gustave Doré permettent d’aborder le rôle des illustrateurs au XIXe siècle : souvent autant artistes qu’illustrateurs de presse, ils anticipent le rôle que tiendront les photographes au siècle suivant. Dans leurs dessins,  ils s’attachent à dépeindre la dureté du monde.

A consulter : Le métier d’illustrateur, 1830-1880 [Texte imprimé] : Rodolphe Töpffer, J.-J. Grandville, Gustave Doré / Philippe Kaenel. Genève : Droz, 2005. Disponible à la Bibliothèque Michelet. Cote : 745.409 03 KAE

Les collections des bibliothèques de Paris-Sorbonne comprennent bien d’autres ouvrages sur Gustave Doré et l’illustration. Le catalogue en ligne vous permettra de les localiser.

Les Brueghel : une dynastie de peintres

La peinture des Flandres et du nord de l’Europe est à l’honneur avec l’exposition sur la dynastie Brueghel, à la Pinacothèque de Paris, jusqu’au 16 mars.

Catalogue dynastie Brueghel

Trois générations de Brueghel se succèdent, lire l’arbre généalogique est indispensable pour se repérer entre les jeunes et les anciens, sachant que l’exposition met beaucoup l’accent sur Jan Brueghel le jeune (XVIIe siècle), qui a abondamment décliné le thème des allégories, des éléments et des fleurs.

Le catalogue de l’exposition est disponible en deux exemplaires et empruntable à domicile à votre bibliothèque Michelet, aux  cotes : CAT 2013-39 et 707.03 (2013).

 

L’art déco s’expose à Paris

Une belle exposition a lieu à La Cité du patrimoine et de l’architecture jusqu’au 3 mars : « 1925, quand l’art déco séduit le monde ».

catalogue art déco

L’exposition des arts décoratifs et industriels modernes, qui se tient en 1925, illustre l’importance de ce style aux formes géométriques et dynamiques qui marque aussi bien l’architecture que l’industrie automobile ou le mobilier.

L’exposition, aux photographies abondantes, éclaire l’influence architecturale de l’art déco au Vietnam, en Chine, aux États-Unis. Le thème des paquebots, ambassadeurs de l’art déco, est également abordé.

Vous trouverez à la bibliothèque Michelet le catalogue de l’exposition à la cote suivante : CAT*2013-29

Une centaine d’ouvrages sur l’art déco sont disponibles dans cette bibliothèque !

Bonnes lectures:-)

Les bandes dessinées à la bibliothèque Malesherbes (suite)

 

Outre les bandes dessinées allemandes (billet du 17 décembre 2013),  la bibliothèque Malesherbes propose également une sélection de BD italiennes, néerlandaises, polonaises, russes et tchèques ainsi que des ouvrages sur l’histoire de la bande dessinée russe ou italienne par exemple. Tous ces ouvrages sont empruntables.

Ils se trouvent soit dans le hall de la bibliothèque, soit en libre acces salle B en 741.

Baci dalla provincia 741(45) GIP

Baci dalla provincia 741(45) GIP

Multatuli’s Woutertje Pieterse  741(492) MUL

Multatuli’s Woutertje Pieterse 741(492) MUL

 

 

 

 

 

 

Fumetto! : 150 anni di storie italiane 741(45) BON

Fumetto! : 150 anni di storie italiane 741(45) BON

Лошадиный суп / Владимир Сорокин 741(47) SOR

Лошадиный суп 741(47) SOR

Ještě jsme ve válce : příběhy 20. století 741(437) FAN

Ještě jsme ve válce 741(437) FAN

Русский комикс: [сборник статей / сост. Ю. Александров, А. Барзах] RU-27399

Русский комикс RU-27399

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Si vous souhaitez que la bibliothèque fasse l’acquisition d’autres titres, n’hésitez pas à remplir le formulaire de suggestions en cliquant sur ce lien:  Formulaire en ligne

Par ailleurs, se déroule en ce moment à la Cité de l’histoire de l’immigration une exposition en lien avec la bande dessinée : Des histoires dessinées entre ici et ailleurs

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L’exposition de la Cité de l’Histoire de l’Immigration sera présentée jusqu’au 2 février, ne la manquez pas !

« À travers plus de 400 pièces et documents originaux, planches de bande dessinée, esquisses et croquis préparatoires, films d’animation, entretiens filmés et autres photographies et documents d’archives, l’exposition Des histoires dessinées entre ici et ailleurs se propose d’envisager le phénomène migratoire dans la bande dessinée. »

S’y rendre :
Palais de la Porte Dorée,
293 Avenue Daumesnil
75012 Paris
station Porte Dorée (ligne 8)
 
Et pour les passionnés, le 41e festival international de la BD du 30 janvier au 2 février 2014 à Angoulême vous attend!
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Affiche réalisée par l’illustrateur Willem.

La Renaissance et le rêve

C’est le titre d’une très belle exposition qui démarre au Musée du Luxembourg, à Paris, et qui dévoile les songes, les cauchemars parfois, des artistes de la Renaissance.

Les œuvres de Véronèse, Lotto, Bosch, Brueghel l’Ancien, jalonnent l’exposition qui traite notamment des visions des saints. Le rêve de Jacob et la représentation de la mystérieuse échelle descendant du ciel, le rêve de saint Jérôme, la tentation de saint Antoine, autant de rêves que l’exposition explique au promeneur, enrichissant son regard.

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Le catalogue de l’exposition, largement documenté, sera bientôt disponible à la bibliothèque Michelet, où vous pourrez le consulter. L’exposition dure jusqu’à fin janvier 2014 et le jardin du Luxembourg est magnifique en ce moment:-)

Très bonne visite !

Roman et romantisme noir à Paris-Sorbonne.

Noir, gothique, frénétique, terrifiant : autant d’étiquettes qui révèlent la difficulté de cerner ce mouvement de la sensibilité que d’aucuns considèrent comme un trait particulier de notre modernité. Surgi de l’architecture anglaise, au milieu du XVIIIe siècle, il atteint rapidement les autres arts – notamment la littérature – et se répand à travers toute l’Europe. Il favorise l’avènement du romantisme, est revendiqué par le surréalisme et continue d’exercer sa fascination mystérieuse encore de nos jours. L’exposition qui se tient au musée d’Orsay jusqu’au 9 juin, sous le nom évocateur de L’ange du Bizarre. Le romantisme noir de Goya à Max Ernst, en est la preuve.

 

L'ange du bizarre, catalogue de l'exposition au musée d'Orsay disponible dans les bibliothèques de Malesherbes et Michelet.

L’ange du bizarre, catalogue de l’exposition au musée d’Orsay, disponible dans les bibliothèques de Malesherbes et Michelet.

Ce regain d’intérêt vient parachever un mouvement amorcé dans le domaine de la littérature. En Italie, le critique d’art Mario Praz propose une lecture qui privilégie le versant noir du romantisme dans La carne, la morte e il diavolo nella letteratura romantica (1930), alors qu’en France, les surréalistes s’intéressent à sa première manifestation : le roman noir. André Breton, Paul Éluard et Julien Gracq lui consacrent des pages mémorables. L’intérêt pour ce genre romanesque gagne l’Université après la soutenance en Sorbonne de la thèse de Maurice Lévy intitulée Le roman gothique anglais 1764-1824[1]. Depuis lors, les études consacrées à ce genre, que la critique considérait comme mineur, se multiplient. Daniel Couégnas, élève de Roland Barthes à l’EPHE, propose une description minutieuse de sa structure narrative dans Le roman gothique : essai d’analyse structurale (1975). Dans les années quatre-vingt, de nouvelles perspectives s’ouvrent après la parution des Châteaux de la subversion d’Annie Le Brun (1982) qui porte un intérêt particulier au contexte historique de l’essor du roman noir et à son rapport avec la Révolution Française. Plus récemment, elle a insisté sur l’aspect éminemment moderne du noir dans Si rien avait une forme, ce serait cela (2010).

Gravure de la première édition d’ Aline et Valcour ou le roman philosophique (1795) de Sade

 

Phénomène esthétique issu des Lumières, et en provenance des pays reformés, le noir se manifeste en littérature pour la première fois à travers le roman et reflète les divergences entre le nord et le sud. Les auteurs du roman noir situent leurs histoires, la plupart du temps, dans des demeures reculées – surtout en Espagne ou en Italie. Ces pays, attachés à un christianisme plus traditionnel et dans lesquels l’Inquisition a une réelle emprise sur la vie quotidienne, fournissent la toile de fond idéale pour assister au spectacle de la vertu bafouée. Les descriptions –  toujours ambivalentes, parfois complaisantes – des supplices auxquels des moines pervers soumettent quelques esprits libres ont quelque chose de la delectatio morose qui caractérise les œuvres les plus provocatrices du siècle. Entre anticléricalisme et nostalgie des valeurs moyenâgeuses, le roman noir emprunte à l’histoire des thèmes qu’il exploitera à dessein. La péninsule ibérique figure alors un locus horribilis. Voilà ce qui explique, au moins en partie, l’accroissement de l’intérêt porté par le monde hispanique à ce mouvement.

 

Les romans noirs, ainsi que de nombreux textes critiques sur ce sujet, sont disponibles dans les différentes bibliothèques de Paris-Sorbonne. Par ailleurs, le SCD met à la disposition des lecteurs des ressources qui permettent de consulter les différents articles écrits sur un sujet en particulier et de constituer des bibliographies spécialisées. À l’aide des plateformes spécialisées telles que JSTOR, CAIRN, MLA ou le CSIC (pour le domaine hispanique), vous pouvez effectuer une recherche efficace et rapide. Pour la constitution de la bibliographie, les gestionnaires RefWorks ou Zotero permettent de créer des styles personnalisés et de gagner du temps. Voici un aperçu d’une bibliographie créée à l’aide de RefWorks.

 

Quelques articles sur le roman noir en espagnol  à la Bibliothèque Marcel-Bataillon (trouvés à l’aide du CSIC et MLA):

 

DE CUENCA, LUIS, La literatura fantástica española del siglo XVIII, dans “Cuadernos Hispanoamericanos”, n° 410, Madrid, Ediciones Cultura Hispánica, 1984, p. 107.

GARRIDO, CARLOS, El nacimiento de la novela gótica, dans “Quimera”, Barcelone, 1982, n°18, pp 33-39.

GLENDINNING, NIGEL, Lo gótico, lo funeral y lo macabro en la cultura española y europea del siglo XVIII, dans “Anales de Literatura Española”, Alicante, Université d’Alicante, département de littérature, 1994, n°10, pp 101-115.

En outre, la Bibliothèque Marcel-Bataillon contient un fond très important sur Goya.

 

Quelques romans noirs français à la Bibliothèque Ascoli :

 

RÉVÉRONI SAINT-CYR, Jacques Antoine, et DELON, Michel, Pauliska, ou la Perversité moderne : mémoires récents d’une Polonaise, Paris, Editions Desjonquères, 1991.

SADE, Donatien Alphonse François de, DELON, Michel et DEPRUN, Jean, Oeuvres I. Sade philosophe I, [Paris], Gallimard, 1990. Ce volume regroupe les quelques ouvrages noirs du divin marquis.

 

Thèses sur le noir soutenues à Paris- Sorbonne :

 

COZ, Jean-François, (sous la direction de Michel DELON), Un imaginaire au tournant des Lumières, Jacques-Antoine de Reveroni Saint-Cyr (1767-1829), thèse soutenue à l’Université Paris-Sorbonne, École doctorale de littératures françaises et comparées, 2010.

MARCEAU, Marion, (sous la direction de Pierre ARNAVO),  L’univers romanesque des sœurs Lee, thèse soutenue à l’Université Paris-Sorbonne, Études Anglaises, 1999.

PEZARD, Emilie, (sous la direction de Bertrand MARCHAL), Le romantisme « frénétique » : histoire d’une appellation générique et d’un genre dans la critique de 1821 à 2010, thèse soutenue à l’Université Paris-Sorbonne, École doctorale de littératures françaises et comparées, 2012.

PRUNGNAUD, Joëlle, (sous la direction de Jean DE PALACIO) Gothique et décadence : recherches sur la continuité d’un mythe et d’un genre au XIXe siècle en Grande-Bretagne et en France, thèse soutenue à l’Université Paris-Sorbonne en 1993, Littérature et civilisation comparée, publiée chez H. Champion, 1997.


[1]    1968

Exposition itinérante de dessins italiens et français

Une très belle exposition de dessins italiens et français du XVIe au XVIIe siècle a actuellement lieu au Musée des beaux-arts de Tours jusqu’au 27 mai 2013, puis aux Musées royaux des beaux-arts de Belgique (2014).

La bibliothèque Michelet vient de recevoir le catalogue : « Disegno & Couleur, dessins italiens et français du XVIe eu XVIIIe siècle », sous la coordination de Stefaan Hautekeete.

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Trois cent dessins de maîtres italiens et français sont présentés. A lire le catalogue, on perçoit la prééminence à la Renaissance de l’idée de l’artiste, de son inventivité, qui supplantent  la réalisation matérielle du dessin. Cela éclaire le travail en atelier des grands maîtres du dessin tel Giorgio Vasari qui œuvrent avec des collaborateurs pour l’exécution du disegno final.

S’échelonnant sur près de trois siècles, l’exposition nous dévoile certaines feuilles qui n’ont jamais été exposées.

Bonnes découvertes !