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Double interview : Yann Migoubert et Laurent Fourcaut (seconde partie)

II.

Interview de Laurent Fourcaut,
Rédacteur en chef de Place de la Sorbonne

Fourcaut

Laurent Fourcaut, pouvez-vous nous parler de Place de la Sorbonne (PLS) ? Comment et quand est née la revue ? Qui sont les initiateurs et les membres du comité de rédaction ?

place sorbonne 3

Quelles sont l’orientation générale, l’ambition et l’originalité de  PLS ?  Quelles sont les différentes rubriques ?

  • Portant les couleurs de la Sorbonne, Place de la Sorbonne ne saurait être l’expression d’un seul courant de la poésie actuelle, encore moins d’une chapelle, et voilà donc sa première particularité : une revue qui s’attache à offrir aux lecteurs ce qu’il y a de meilleur parmi les diverses esthétiques et les différentes sensibilités représentées sur la scène poétique contemporaine.
    Elle a aussi une vocation internationale. D’abord parce que chaque livraison présente des textes de poètes étrangers, dans leur langue originale et en traduction, et ces poètes seront du monde entier ; mais la revue cherche également à toucher des lecteurs bien au-delà des frontières françaises, escomptant que ce mot de Sorbonne lui ouvre bien des portes à l’étranger.
    Or justement, le trait le plus original de Place de la Sorbonne est sa dimension universitaire. Elle propose donc, non seulement un panorama de la poésie vivante, mais aussi un éclairage sur cette poésie. Elle entend être en effet un outil de découverte et de travail entre les mains de celles et de ceux – étudiants, enseignants, dans l’Hexagone et partout ailleurs – qui sont appelés à lire, étudier et faire découvrir à leur tour la poésie d’aujourd’hui dans sa grande diversité et son extrême vitalité. Tel est le cadre de plusieurs des rubriques de la revue. À commencer par la première, « L’invité ». Un bon connaisseur de la poésie contemporaine, universitaire ou pas, y donne son point de vue sur tel ou tel aspect de la production poétique contemporaine. Notre premier invité fut Georges Molinié, alors président de Paris-Sorbonne et excellent spécialiste de la poésie actuelle. Lui ont succédé Michel Collot et Jean-Pierre Siméon.
    « Poésie contemporaine de langue française » : c’est le titre de la section qui accueille des textes inédits de poètes reconnus, mais aussi de poètes peu ou pas publiés, la revue ayant aussi vocation à découvrir, et à faire découvrir, de nouveaux talents. À la fin de cette section, pour chacun des poètes y figurant, on peut lire une brève notice bio-bibliographique, ainsi qu’une note de caractérisation, voire d’analyse, des textes publiés. Des poètes de tout premier plan ont confié des inédits à Place de la Sorbonne pour ses trois premiers numéros : Jacques Roubaud, Esther Tellermann, William Cliff, Antoine Emaz, Jean-Pierre Verheggen, Lionel Ray, Marie-Claire Bancquart, Jean-Pierre Lemaire, James Sacré, Christian Prigent, d’autres encore. « Langues du monde » offre des textes de poètes étrangers, dans leur langue originale, suivis de leur traduction en français. Eux aussi sont accompagnés de la double notice. Cette rubrique donne à lire des textes de grande qualité, qui frappent le lecteur français par leur fraîcheur, leur vigueur, voire leur audace.Placés au milieu du volume, les « Contrepoints » y ménagent une manière de respiration. On demande à certains poètes de se prêter à un exercice d’écriture contraint, par  exemple parodique. Dans les premiers numéros, ce sont les membres du comité de rédaction de la revue qui s’y sont essayés. On y trouve aussi des œuvres plastiques, des photographies, des jeux typographiques, etc. On a pu découvrir, dans le numéro 1, des dessins de la plasticienne Gudrun von Maltzan. La rubrique « Vis-à-vis » donne des poèmes d’un auteur contemporain, chacun de ces textes étant suivi, en regard, d’un commentaire proposé par une ou un spécialiste de cet auteur. Dans la section « Confrontations », la revue invite des poètes ou des spécialistes à s’exprimer, au besoin de façon contradictoire, sur une question présente dans le champ de la poésie d’aujourd’hui, ou encore sur un auteur. Les premières livraisons ont proposé une interrogation sur le rapport de la poésie actuelle au sens « Comptes rendus, sites Internet ».
    Les comptes rendus portent sur des livres de poésie récents, mais aussi sur des ouvrages ou des numéros de revues ayant la poésie pour objet. Certains disques peuvent donner lieu à  recension. La rubrique comporte également la présentation de sites Internet consacrés à la poésie contemporaine.Une nouvelle rubrique, « L’Entretien », a été inauguré dans le n° 2 : un poète d’aujourd’hui est conduit à s’expliquer sur son œuvre, et sur les liens qu’elle entretient avec la création actuelle. Ont ainsi dialogué avec PLS : Lionel Ray (n° 2), Dominique Fourcade (n° 3).

Qui est habilité à envoyer des poèmes, des textes ? Tout le monde ?

  • Quiconque souhaite soumettre des poèmes à la revue peut le faire (par courrier électronique exclusivement, dix textes maximum). Le Comité de rédaction, de son côté, a pleine liberté pour solliciter des textes auprès des auteurs qu’il désire faire entrer dans la revue.

Qui choisit les auteurs, les textes, les poèmes ? Sur quels critères ?

  • Ce sont les membres du Comité de rédaction qui, après discussion, décident de publier ou pas tel auteur. Le premier critère est la qualité intrinsèque des poèmes qui lui sont soumis, leur originalité, l’authenticité de leur inspiration et de leur facture.

Que deviennent les livres et les revues reçus dont vous signalez la liste en fin de volume ? Sont-ils conservés quelque part, aux éditions du Relief, à la Sorbonne, ou au service culturel ? Est-il possible de venir les consulter ?

  • Les livres et revues que nous recevons pour PLS sont tous mentionnés dans la rubrique « Livres reçus ». Certains d’entre eux sont retenus par tel ou tel membre du Comité qui peut alors décider d’en faire un compte rendu. Ces ouvrages sont conservés dans le lieu où se réunit le Comité de rédaction, une annexe de l’IUFM de Paris, sise au 29 rue Boursault, 75017 Paris.
    Oui, on peut venir les y consulter. Prendre alors rendez-vous avec moi  (laurent.fourcaut@gmail.com).

Pouvez-vous nous donner un avant-goût du n° 4 ?

  • Il est encore trop tôt. Le n° 3 est sorti le 16 avril dernier. Nous commençons à peine à préparer le suivant. J’ai toutes les raisons de croire cependant que le n° 4 sera à la hauteur des précédents. Dans « Vis-à-vis », Gérard Berthomieu commentera des poèmes de Philippe Jaccottet.

Un lecteur extérieur peut-il proposer une note de lecture d’un livre déjà signalé dans les livres reçus antérieurement ?

  • Oui, cela s’est déjà produit, mais cette recension est alors accueillie, non dans la revue elle-même, mais sur son site Internet. Dès lors, pas d’exclusivité exigée.

Y a-t-il un lien ou une complémentarité avec la revue À verse ? (ex Ricochets-Poésie)

  • Pas de lien institutionnel entre PLS et À verse. Mais Blandine Poinsignon-Douailler, qui anime cette dernière revue, a fait partie du Comité de rédaction de PLS. Il y a donc des liens d’amitié entre les deux revues.

La poésie contemporaine est un domaine qui semble en plein développement et en pleine activité à Paris-Sorbonne. Ateliers d’écriture, lectures poétiques, la revue, le site Internet, la recherche au niveau des masters et des thèses… Pourtant, elle me semble un peu en retrait dans les collections des bibliothèques de Paris-Sorbonne. Il y a peu d’abonnements à des revues poétiques, peu de poètes très contemporains en dehors des plus connus, peu de petites maisons d’édition… Comment pourrions-nous remédier à cette situation ?

  • Vous pourriez, par exemple, faire l’acquisition d’ouvrages de poètes figurant dans les divers sommaires de PLS, justement.
    Et vous inspirer des recensions, souvent fort bien faites, qu’on trouve en abondance sur le site de Poezibao.
    Et fréquenter le Marché de la Poésie (Paris, Place Saint-Sulpice, au mois de juin), où l’on a l’occasion, toujours profitable, de rencontrer de nombreux poètes, et de découvrir leur œuvre.

Quelles autres revues poétiques sur papier ou numériques vous semblent « incontournables » aujourd’hui ?

  • Impossible de répondre à cette question sans une coupable partialité… Là encore, consulter Poezibao. Et les sites de plus en plus nombreux dédiés à la poésie actuelle.

Avez-vous quelque chose à ajouter ? Êtes-vous poète vous-même ?

  • Contrairement aux apparences, et au sort qui lui est fait dans les tristes médias, la poésie est actuellement, à mon sens, la part la plus dynamique et la plus précieuse de la littérature, en France et ailleurs. De là le rôle majeur que les revues de poésie, petites ou grandes, sont appelées à jouer.
    Oui, je suis moi-même poète, comme d’ailleurs plusieurs universitaires dont la poésie contemporaine est l’objet principal de recherche.

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Se procurer la revue Place de la Sorbonne :

DAUDIN Distribution

1, rue Guynemer
78114 Magny-les Hameaux

Tél : 01 30 48 74 74 Fax : 01 34 98 02 44

Courriel : commandes@daudin.fr

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Notes :
Source photo et note biographique sur Laurent Fourcaut.
Réponses de Laurent Fourcaut, transmises par Yann Migoubert, juin 2013. Avec tous nos remerciements.


Double interview : Yann Migoubert et Laurent Fourcaut (première partie)

Nous vous proposons exceptionnellement un double billet de blog constitué de deux volets complémentaires : le premier est issu d’un entretien réalisé le 3 juin 2013 avec Monsieur Yann Migoubert, directeur du Service Culturel de Paris-Sorbonne. Suite à la réunion de blog du 31 mai, nous souhaitions en effet lui parler d’In Quarto en vue d’échanger et de relayer des informations en direction des étudiants dans le cadre d’un large appel à participation notamment pour rédiger des billets.

D’autre part, nous avions plus personnellement pour objectif de l’interviewer à propos de la prestigieuse revue poétique Place de la Sorbonne (PLS), dont il est directeur de publication. Yann Migoubert ayant également transmis nos questions à ce sujet à Monsieur Laurent Fourcaut, rédacteur en chef de la revue, cela a donné lieu à une interview écrite détaillée que nous reproduisons presque intégralement dans le second volet.
Nous remercions vivement nos deux interlocuteurs pour leur aimable participation et leur intérêt pour le blog In Quarto.

I.

Interview de Yann Migoubert,
Directeur du Service Culturel de Paris-Sorbonne

 

migoubert 3.06.13 reduit

Qui êtes-vous Yann Migoubert ? Pourriez-vous vous présenter en quelques mots ?

  • Je suis tout d’abord agrégé de Lettres classiques et j’ai fait une thèse en paléographie grecque sur un pastiche homérique : la Batrachomyomachie(1) (Combat des rats et des grenouilles). J’ai exercé aussi diverses fonctions dans une association de théâtre en français et en grec ancien qui s’appelle Démodocos. Comme cette association était en Sorbonne et que j’avais également beaucoup de liens avec le Service Culturel, quand il s’est agi d’une ouverture de poste ici, j’ai candidaté et j’ai été sélectionné.

C’était en quelle année ?

  • 2003.

Quelle est votre mission au sein du Service Culturel ? En quoi consiste votre travail ?

  • C’est une fonction de chef de service, ce qui signifie qu’il y a un service à faire tourner, qu’il y a des missions. Nous ne sommes pas nombreux, 3 et demi. C’est donc un tout petit service mais avec plein de choses différentes à gérer. Nous sommes au service des étudiants et notre rôle est de lier le plus possible culture et formation, d’où des ateliers, d’où un système de places offertes de théâtre etc. : plutôt que de faire une billetterie, autant acheter des places directement et les offrir aux étudiants contre une critique où ils peuvent utiliser leur méthodologie de cours pour l’appliquer au spectacle vivant, ça peut être du théâtre, des concerts… C’est Audrey Meyer qui est chargée de cet énorme travail.
    Parallèlement, nous avons une programmation avec une centaine de manifestations par année universitaire, soit deux ou trois par semaine. On participe également à de nombreux festivals, salons, etc., dont le Printemps des poètes, le Salon de la revue (2), le marché de la Poésie de Rochefort-sur-Loire, le festival « Voix de la Méditerranée » à Lodève, etc.

Quelle est la place de la poésie au Service Culturel ?

  • La poésie est un axe fort puisque parmi les trois publications réalisées au service culturel, deux concernent la poésie : Place de la Sorbonne (PLS) et Poésie en Sorbonne, la troisième étant Prose en Sorbonne (3). Poésie en Sorbonne et Prose en Sorbonne, sont des productions étudiantes issues de l’atelier d’écriture auxquelles s’ajoutent les primés du concours de poésie.
    Au début, j’étais avec Michel Viel qui était professeur délégué à la culture mais qui est décédé, et Laurent Fourcaut, qui était à l’époque professeur à l’IUFM de Paris, qui est, lui, le vrai spécialiste de poésie contemporaine. En tant que chef du Service Culturel, j’étais chargé de trouver des fonds, de faire en sorte que la revue soit matériellement fabriquée, c’est ainsi que j’ai pris malgré tout les fonctions de directeur de publication, mais c’est Laurent Fourcaut qui est le rédacteur en chef de Place de la Sorbonne, qui pilote le comité éditorial et c’est lui aussi qui fait des recensions, commande des livres, éventuellement va parler dans telle ou telle circonstance, participe à des salons, des revues, etc.

Qui peut vous envoyer des livres ou des poèmes ?

  • Ce sont deux démarches complètement différentes : pour les livres, les maisons d’éditions nous en envoient en service de presse pour que le comité éditorial fasse éventuellement une critique. Pour les poèmes, n’importe quel poète peut nous envoyer, à titre individuel, quelques poèmes inédits mais on en reçoit énormément, il y a donc une sélection.
    À côté de cela, et moyennant sélection là aussi, notamment de Laurent Fourcaut, et de moi-même, il y a possibilité d’écrire dans le blog de Place de la Sorbonne.
    Souvent, ce sont les parutions ou l’actualité qui déclenchent un article. C’est beaucoup plus souple, à partir du moment où c’est de qualité. La qualité rédactionnelle et la hauteur de vue sont les deux critères.

Pourrait-on développer une collaboration entre le Service Culturel et In Quarto pour relayer des informations auprès des étudiants, notamment par le biais des associations étudiantes ? En effet, nous souhaiterions informer davantage les étudiants sur l’existence de notre blog et nous voudrions faire appel à eux pour écrire des billets de blog sur In Quarto.


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  • Le Service culturel peut bien entendu relayer In Quarto auprès des étudiants via les réseaux sociaux. Nous pourrons également mettre un lien vers In Quarto, notamment au niveau du site Place de la Sorbonne et de nos rubriques concernant les publications. Nous avons aussi de nombreuses chroniques littéraires dans notre rubrique « chroniques des étudiants ». Le principe est assez simple : quand un étudiant a une idée, on peut lui commander un service de presse. Si on l’obtient, il lit le livre, il le commente, il poste son commentaire. Le système est relativement bien rodé chez les grandes maisons d’éditions, il est évidemment plus rare chez les petites maisons d’édition qui ont des tirages très limités. Ça leur coûte plus cher mais d’un autre côté, elles ont besoin d’être connues aussi.
    Échanges de bons procédés, Place de la Sorbonne aurait vraiment besoin de communiquer avec les bibliothèques. Peut-être accepteriez-vous de jouer nos « impresarios » auprès d’un milieu que nous connaissons mal ? D’ailleurs, les SCD des autres universités ont-ils aussi un blog ? (4)

Une dernière question (qui n’engage que moi) : pourrait-on imaginer d’autres formes de collaboration entre le service culturel, et les bibliothèques du SCD pour la poésie notamment ? Serait-il envisageable, par exemple de déposer au SCD les livres, les revues, la documentation que vous recevez au titre de PLS ou que vous publiez ?

  • Il faudrait d’abord un accord d’une bibliothèque du réseau des SCD puis un protocole d’enregistrement des livres de poésie, ce qui ne paraît pas si dur, sous réserve bien entendu que l’ouvrage ne soit pas déjà recensé dans les fonds du SCD. On pourrait même imaginer la création d’un fonds culturel multi-arts : nous finissons par recevoir une grande quantité d’objets (livres, CD, DVD etc.) qu’il pourrait être intéressant de porter à la connaissance du public. Le summum serait qu’un enseignant fasse travailler ses étudiants sur ce fonds. Parallèlement le Service culturel s’engagerait à mettre en place des actions de médiation culturelle ou pédagogique.

Je vous remercie beaucoup de votre accueil.

*

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PEUVENT NOUS ÉCRIRE EN UTILISANT LE FORMULAIRE DE CONTACT SUIVANT :

 

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Notes :
(1) Yann Migoubert, (sous la direction de Brigitte Mondrain), Histoire du texte de la Batrachomyomachie : histoire du texte des origines aux premiers imprimés, thèse soutenue à l’EPHE, Philologie grecque, 2010.(retour au texte1)
(2) 23e Salon de la revue, Espace d’animation des Blancs-Manteaux, 48, rue Vieille-du-Temple, 75004 Paris – Vendredi 11, samedi 12, dimanche 13 octobre 2013. (retour au texte2)
(3) Voir Publications.(retour au texte3)
(4) Cf. Liste de blogs de bibliothèques d’universités françaises. (retour au texte4)

Illustrations :

Yann Migoubert (Photo N. Cousin, 3.06.13)

Reproduction de l’affiche pour In Quarto réalisée et aimablement communiquée par
Soline Astier, Bibliothèque Michelet.

…/… À suivre dans la seconde partie :
II. Interview de Laurent Fourcaut, rédacteur en chef de Place de la Sorbonne.

 

Portrait de lecteurs : Laurent Jailly, étudiant préparant le CAPES de russe à la médiathèque Molitor de l’IUFM

photo laurent 002Un étudiant de russe

Laurent Jailly prépare le CAPES et le master 1 de Russe. Il aura 27 ans en septembre et fréquente régulièrement les bibliothèques universitaires depuis 2007.

Conjointement à l’utilisation de la médiathèque de l’IUFM site Molitor, il travaille  à la bibliothèque de l’INALCO (Institut National des Langues et Civilisations Orientales). A la médiathèque Molitor, il consulte en priorité des ouvrages d’analyse de la langue russe des méthodes d’enseignement et des dictionnaires. Il navigue sur le web où il se familiarise avec différentes méthodes proposées en ligne. Il apprécie les DVD de cinéma. Il se rend très régulièrement à le médiathèque, une à deux journées par semaine.

Points forts / faibles de la Médiathèque

Pour Laurent, les atouts de la médiathèque sont :

  • la proximité de son domicile,
  • l’ouverture régulière,
  • la qualité de l’offre en russe – plus particulièrement l’offre pédagogique.

Les inconvénients pour lui se concentrent autour des problèmes rencontrés avec le parc informatique.

Laurent Jailly emprunte les documents  qui l’aident à aborder la littérature et la préparation au CAPES.

Des renseignements pratiques :

Merci à Laurent Jailly d’avoir accepté d’être présenté sur le blog « In Quarto »et bonne chance pour les concours !

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Portrait : Quiterie, une stagiaire à la médiathèque Molitor de l’IUFM de l’académie de Paris

  • Quiterie Landèche  a effectué un stage d’une durée d’un mois en juin à la médiathèque de l’IUFM de Paris, site Molitor, dans le cadre de sa première année à Sciences Po. Sa mission principale a consisté à participer à la politique de conservation des périodiques : les recenser, les diffuser, les mettre en boîte, faire un état des collections dans le logiciel Flora, ce qui lui a donné une vision de toutes les étapes du traitement des collections. Elle a également participé à l’organisation administrative et matérièle d’un concours. Pendant la durée du stage, elle a pu observer la plupart des postes de travail en bibliothèque.
  • Avant son stage, Quiterie n’était pas consciente de l’importance du travail de conservation des archives – ici les périodiques. Le fait que les bibliothécaires travaillent en réseau lui a plu, tout comme lui ont plues les conditions de travail au calme, dans une atmosphère agréable. Les enjeux de type scolaire étaient pour elle absents pendant ce mois de stage. C’est une première expérience professionnelle pour Quiterie, qui se différencie de ses multiples expériences associatives dans lesquelles elle a des responsablilité d’encardrement (Hand-ball, Association Sportive de Sciences Po.)
  • Par contre, elle a trouvé que respecter les horaires de cinq journées pleines par semaine était difficile. Ce rythme est différent de ce qu’elle vit durant ses études à Sciences Po. Quiterie trouve qu’elle a été sensibilisée à l’importance des livres, aux nouveaux projets des bibliothèques, les learning center, la numérisation des collections…
  • Son avenir en bibliothèque – postuler à des contrats de moniteur étudiant – dépend autant des disponibilités de son emploi du temps en 2ème année, que des opportunités proposées par la bibliothèque de l’Institut d’Etudes Politiques de Paris. Après cette première expérience, Quiterie est toujours motivée par les bibliothèques, c’était ainsi qu’elle avait motivé sa candidature pour ce stage… Bonne chance Quiterie !

Portrait de lecteur : Isabelle Delhaye, une enseignante formatrice à la bibliothèque de l’IUFM de Paris

Isabelle Delhaye enseigne le Sport et la pédagogie à l’IUFM de l’académie de Paris. Elle a accepté de répondre à quelques questions pour « In Quarto » :

- Quel est votre parcours ?

  • Je suis dans ma troisième année de thèse. J’ai eu le CAPES d’EPS en 1987, l’agrégation externe en 1991. J’ai alors enseigné en province, en Seine-Saint-Denis et au lycée La Fontaine (16e arrondissement). J’ai d’abord travaillé à la formation continue à Paris puis j’ai bénéficié d’une décharge de quelques heures. J’ai suivi l’élaboration de plans de formation et leur mise en oeuvre. A l’époque, il existait un bulletin de liaison pour les enseignants d’EPS auquel je participais.
  • A l’IUFM, j’ai été en temps partagé pendant 3 ans et j’ enseigne à temps plein depuis 5/6ans. Je donne des cours à tous les niveaux, en master ou aux PSTG (Professeurs stagiaires), pour les enseignants du collège ou du primaire, pour les titulaires et les non titulaires.

- Comment utilisez-vous les bibliothèques ?

  • J’ai deux pratiques de la bibliothèque : j’y emprunte des livres et c’est un de mes lieux de travail. C’est important, car l’endroit est calme, accueillant, l’ambiance est bonne. J’y trouve tous les ouvrages pour ma thèse, qui a pour thème les programmes de 2008 en primaire sous tous leurs aspects. Je trouve ici les ouvrages de référence, de réflexion… Mon sujet de thèse est très lié à mes enseignements, donc je travaille aussi sur les cours que je donne à l’IUFM en travaillant sur ma thèse.

- Quel est votre point de vue sur la bibliothèque de l’IUFM sur le site Molitor ?

  • L’un des bons côtés de la bibliothèque, c’est que vous êtes au plus près des nouveautés. Par contre, des efforts sur les anciennes références pourraient être faits.
  • En tant que formatrice, je trouve que les stagiaires ont une bonne pratique de la bibliothèque : je leur dis de venir et ils viennent ! L’année passée ils ont bénéficié d’une formation spécifique. Peut-être faudrait-il également intégrer un module « bibliothèque, recherche et milieu professionnel » dans la maquette de formation des enseignants.

A paraître : Réussir l’épreuve d’EPS (concours de professeur des écoles), Martine Dorey, Yves Félix Montagne, Fabrice Delsahert, Emmanuel Lefèvre, Isabelle Delhaye, Atlande, 2011.

Portrait de lecteur : Gabriela Jacques, une étudiante à la bibliothèque de l’IUFM de Paris

Gabriela Jacques est une lectrice de la bibliothèque Molitor. Elle a accepté de répondre à une interview pour « In Quarto » .

- Quel est votre parcours ?

  • J’ai travaillé 16 ans en entreprise. Comme études, j’ai un Bac +5 : un 3e cycle de management international à l’IAE – Institut d’Administration des Entreprises. En 2007, je me suis tournée vers l’enseignement. J’ai enseigné 3 ans dans une école privée sous contrat à Courbevoie. Actuellement, je suis en année libre pour préparer l’agrégation d’économie-gestion à l’ENS Cachan. Je suis la préparation en auditeur libre. Les devoirs sont les samedis, les cours du lundi au mercredi ou jeudi. Je viens à la bibliothèque les jeudis et vendredis. C’est un rythme intense.

- Quelles sont vos pratiques des bibliothèques universitaires, des autres bibliothèques ? Que faîtes-vous en bibliothèque actuellement ?

  • En ce moment, je fais beaucoup de travail de collecte d’informations à la bibliothèque. Sinon, je fréquente les bibliothèques depuis toujours à Paris. D’abord celles de Dauphine puis celles de l’IAE, de Cachan, de François Mitterrand où je suis souvent allée par le passé. De même, j’ai fréquenté la Bibliothèque Inter Universitaire de la Sorbonne ainsi que les bibliothèques municipales. En ce moment, je suis tout le temps ici – à la bibliothèque de l’IUFM de Paris, site Molitor. C »est intime, il y a des livres que je connais, du mobilier de type scolaire. L’environnement est du coup confortable. Dans le milieu du concours, ce sentiment de protection est important. En plus j’ai la possibilité de venir à pied !

- Que pensez-vous de la bibliothèque de l’IUFM ?

  • Ce sentiment de protection est important. Ici, à la bibliothèque du site Molitor, j’apprécie surtout « l’espace vert » : l’organisation, le mobilier, la mise en espace. J’y travaille le plus souvent possible. Par contre, je trouve que les horaires de la médiathèque sont trop restreints et qu’ils pourraient être étendus. La bibliothèque de Cachan que je fréquente également est ouverte plus longtemps, mais l’atmosphère y est moins personnelle.
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Portrait de lecteur : Camille, une stagiaire-bibliothécaire à l’IUFM

Camille est stagiaire/bibliothécaire à l’IUFM entre octobre 2011 et janvier 2012. Voici son portrait.

  • Le parcours de Camille jusqu’à la médiathèque Molitor.

Camille a fait son stage de 3ème en bibliothèque. Sa motivation vient de loin… Au moment de faire ses choix d’études supérieures, elle a pensé à préparer un IUT métiers du livre. Mais ses parents l’ont poussée vers une classe prépa, du coup elle a fait hypokhâgne au lycée Victor Duruy. Elle suit la formation de licence Humanité de l’université Paris X Nanterre. Elle a découvert l’option découverte des métiers du livre par hasard et suit maintenant celle-ci huit heures par semaine, afin de découvrir, s’insérer, se professionnaliser et acquérir de l’autonomie. Elle a effectué un exposé cet automne sur les jeux vidéos en bibliothèque.

Camille a souvent fréquenté les bibliothèques enfant, puis le CDI du lycée et aujourd’hui les bibliothèques universitaires, toujours en tant qu’usager. Pour en faire sa profession, elle envisage de passer les concours de recrutement. L’année prochaine, elle compte passer les concours de conservateur et bibliothécaire d’état et de bibliothécaire de la fonction publique territoriale. Elle se donne deux ou trois ans pour réussir les concours. Elle envisage parallèlement de suivre la formation du Master de l’ENSSIB ou le cursus du CELSA. Elle a également fait des demandes auprès de la Bibliothèque Publique d’Information du centre Georges Pompidou pour y être vacataire et faire quelques heures par semaine.

Lorsqu’elle a voulu candidater pour l’option bibliothèque de sa formation et rédiger une lettre de motivation, elle est venue voir Ingrid, la responsable de la bibliothèque du site Molitor de l’IUFM, que connaît sa mère. Ingrid lui a proposé de faire son stage ici, à l’IUFM, et Camille a accepté. Camille se questionne sur le type de bibliothèque où elle voudrait travailler : des bibliothèques de lecture publique ou celles possédant des fonds spécialisés. Elle n’est pas très sûre que cela change vraiment.

  • Les activités de Camille à la médiathèque.

Camille vient de visiter les caves qui sont dévolues à la médiathèque, dont la répartition lui a été expliquée. Du coup, la politique de conservation de l’établissement a été abordée. Avec l’équipe, elle a mis une partie des manuels en carton. Puis on a abordé la politique d’acquisition. Emilie, la responsable de l’informatique à la bibliothèque lui a expliqué le fonctionement du logiciel « flora », le système informatique de gestion des bibliothèques de l’IUFM. Elle lui a par exemple expliqué la migration des données entre l’ancien logiciel, qui s’appelle Alexandrie et le nouveau, Flora, donc. On a vu également le fonctionnement du blog et de Facebook. D’ailleurs, sur ce dernier service, c’est l’étudiante qui est devenue le professeur et a expliqué le fonctionnement du plus grand réseau social au monde ! Actuellement, Camille désherbe les livres de préparation aux concours qui ne sont pas à jour et c’est un grand chantier car il y en a beaucoup.

  • Son ressenti quant à la médiathèque.

Camille n’est ni surprise par l’ambiance, ni par le traitement documentaire de la bibliothèque. Par contre, elle s’attendait à plus d’expositions et d’animation au sein de l’établissement. Avant de venir y travailler pendant son stage, elle n’avait pas réalisé que la bibliothèque de l’iufm est plus proche des bibliothèques universitaires que de celles de lecture publique. Quant aux aménagements du hall, elle trouve que c’est mieux, plus pratique, le hall a « plus de style ». Pour elle, l’aménagement donne une image neuve à la biblothèque, alors que dans des anciennes bibliothèque comme celle de Sainte-Geneviève, cela ne passerait pas. Camille trouve que la médiation numérique de la bibliothèque est bonne – merci pour nous – mais malheureusement elle n’est ni assez visible, ni assez fréquentée. La bibliothèque idéale, Camille la voit équipée d’espaces hybrides, où les bibliothécaires seraient plus disponibles pour les usagers et aussi un lieu où l’on se restaure, où  l’on peut boire un café.

Merci Camille de venir nous aider jusqu’à la fin du mois de janvier et bonne chance !

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L’espace langue de l’IUFM : un lieu au service de l’enseignement des langues étrangères

L’IUFM héberge sur le site Molitor un espace dédié à la formation et à l’autoformation en langues. Ulrike Petzold est documentaliste. À travers son interview, elle nous présente cet espace.

  • Quelle est l’origine de l’Espace langues ?

Ulrike Petzold : L’Espace Langues a été créé à l’IUFM en 2005 pour soutenir la formation en langues des futurs professeurs. Le projet est né à l’initiative d’une professeur d’anglais, Claire Tardieu. Elle voulait créer un espace où les étudiants pourraient se perfectionner en langues étrangères, comme cela existe dans certains lycées par exemple. Mais on imaginait aussi un endroit pour mieux apprendre la didactique des langues, apprendre donc comment les enseigner, et comment utiliser les nouvelles technologies dans cet enseignement.

L’idée, c’était de centraliser des ressources matérielles et des savoir-faire. On a donc aménagé deux salles de cours et une salle d’autoformation, et on a réalisé un site Internet. Le projet a bénéficié du soutien financier du ministère, et aujourd’hui, on travaille dans des salles très bien équipées, avec ordinateurs, casques et micros, webcams, vidéoprojecteurs et tableaux blancs interactifs (TBI).

 

  • Quelles sont les ressources proposées ?

Ulrike Petzold: Le fonds documentaire est assez petit mais très varié. Il comprend des méthodes d’autoformation multimédia sur CD-Rom et en ligne, des CD audio, des livres bien sûr, des DVD – dont plusieurs séries américaines – des magazines d’actualité et aussi quelques jeux qui favorisent la prise de parole. Il y a différentes façon d’apprendre une langue, et chacun doit pouvoir trouver celle qui lui correspond le mieux, en fonction de ses goûts personnels et de ses objectifs. Pour favoriser cette approche individuelle, on a mis en place le prêt d’iPods avec une sélection de podcasts et qui permettent de s’enregistrer.

Les langues représentées sont surtout celles enseignées au primaire, l’anglais, l’allemand, l’espagnol et l’italien. Puis, nous avons aussi des ressources pour apprendre des langues moins fréquemment enseignées, le chinois, le japonais, le portugais et le russe.

 

  • Quels sont les services mis à disposition ?

Ulrike Petzold : Pour le public de notre site Internet http://espace-langues.paris.iufm.fr/ , on met à disposition des ressources créées par les formateurs de l’IUFM et des futurs professeurs, par exemple des adaptations de contes ou des didactisations de films. On y trouve aussi des bibliographies et webographies thématiques.

Pour le public qui fréquente physiquement les lieux, nous proposons d’accompagner leur projet de formation linguistique, avec des tests, des bilans ponctuels avec un formateur, des conseils sur le choix des ressources. Les étudiants peuvent aussi utiliser l’équipement technique, par exemples des webcams pour faire des échanges avec des partenaires à l’étranger.

L’Espace Langues se trouve au 3e étage de l’IUFM site Molitor, 10 rue Molitor 75016 Paris.

Photos : Irma Velez.
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L’art indien à l’honneur

Mme Edith Parlier-Renault, enseignante à Paris-Sorbonne, vient de diriger la publication d’un bel ouvrage, synthétique et complet, paru aux PUPS et intitulé L’art indien. Inde, Sri-Lanka, Népal, Asie du Sud-Est.
Elle a bien voulu se prêter à un jeu de questions/réponses sur le sujet :

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-Votre dernière parution, qui est le fruit d’un travail collectif, se présente comme une double approche géographique et chronologique de l’art indien et de sa diffusion en Asie du Sud-Est.

Des éclairages transversaux portant sur des thématiques précises, comme par exemple « l’art contemporain en Inde » ou « le textile en Indonésie », permettent une grande souplesse dans le démarrage d’une recherche.

Ce côté pratique de l’ouvrage vise-t-il particulièrement les étudiants, qui pourront s’approprier plus facilement un sujet aussi foisonnant ?

- Oui, bien sûr, l’ouvrage a été conçu d’abord pour les étudiants, pour leur donner une idée d’ensemble du sujet, leur fournir des bases à partir desquelles il puissent s’orienter dans leurs études et leurs recherches plus spécifiques, ainsi qu’un cadre dans lequel ils puissent replacer les connaissances acquises dans tel ou tel cours plus spécialisé.

-L’apparition des images, omniprésentes dans l’art du monde indien, est contre toute attente plus tardive en Inde que dans d’autres civilisations. Est-ce la nécessité de représenter le Buddha qui amorce leur développement ?

- En fait, il semble bien que les premières représentations des dieux hindous, du Buddha et du Jina (la figure fondamentale dans la troisième religion née en Inde, le jaïnisme) soient à peu près contemporaines: elles se développent vers le IIe siècle de notre ère. Ces trois religions ont répondu probablement alors à un besoin commun des fidèles, au développement d’un courant dévotionnel général en Inde.

Mais l’apparition de l’art indien est bien antérieure, puisqu’elle se situe au IIIe siècle avant notre ère, ce qui est déjà très tardif si on compare avec la civilisation chinoise, ou même grecque. Donc, pendant quelque trois ou quatre siècles, l’art indien a représenté d’autres thèmes, en particulier des épisodes narratifs (vie du Buddha, par exemple), des motifs  souvent chargés de symbolisme, tirés de la faune ou de la flore, ou des divinités de la nature assez mineures mais liées à des cultes de la fertilité.

-Les divinités hindoues sont multiples : y a-t-il des règles ou des tendances communes pour les représenter ?

- La représentation des divinités hindoues obéit d’abord à un idéal esthétique qui leur est commun, et aussi à un certain nombre de codes concernant leurs postures, leurs gestes, leurs expressions. Les divinités se différencient essentiellement par la coiffure, parfois le vêtement, et surtout les attributs qu’elles tiennent. Beaucoup de ces codes ont été fixés dans des textes destinés aux sculpteurs ou aux peintres. Généralement, les dieux sont beaux et bienveillants ou sereins, mais ils peuvent aussi être terribles et courroucés.

-Existe-t-il des courants régionaux dans la conception et la représentation du Buddha ou de la divinité ? Quelles en sont les conséquences sur l’architecture ?

- Il existe de nombreux courants régionaux, mais c’est surtout vrai des représentations hindoues. Celles du Buddha ont connu moins de variations, même si l’on distingue très bien par exemple un Buddha du nord de l’Inde d’époque gupta (Ve siècle) d’un Buddha réalisé en Inde du Sud vers la même période.
Ces images faisant partie intégrante du temple en ont forcément influencé l’architecture. À mesure que les formes divines se multipliaient, les plans des temples sont devenus plus complexes, afin de pouvoir accueillir la foule croissante des divinités: on le voit en particulier dans le plan étoilé des temples hoysala, au Karnataka, ou dans ceux de Khajuraho, en Inde du Nord.

-Quelle est la portée de l’influence du modèle artistique indien en Asie du Sud-Est ? L’exportation d’un art est-il lié à la diffusion d’un modèle religieux ?

- L’art de l’Asie du Sud-Est est né à partir des modèles indiens, dont on a retrouvé d’ailleurs quelques exemples, comme le fameux Buddha d’Amaravati (côte Sud-Est de l’Inde, IIe ou IIIe siècle de notre ère) découvert aux Célèbes, en Indonésie. Néanmoins, dès les VIIe-VIIIe siècles, des styles très spécifiques sont apparus dans différentes régions de l’Asie du Sud-Est.
Dans le cas de l’Asie du Sud-Est, on peut dire en effet que l’art indien s’est exporté en même temps que le modèle religieux indien.

Cet ouvrage est disponible à la consultation et au prêt à domicile à la bibliothèque Michelet.

Lumière sur la peinture espagnole du XVIe au XXe siècle.

grecoadali


La très belle exposition sur les grands peintres espagnols qui s’est tenue au musée Jacquemart-André à Paris (12 mars au 1er août 2010) se poursuit outre-atlantique au musée national des Beaux-arts du Québec, du 7 octobre 2010 au 9 janvier 2011. Lire la suite…