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Zoom… sur la bibliothèque du centre d’enseignement et de recherche d’Oc

Per s’embanhar dins l’occitan…

La bibliothèque du Centre d’Enseignement et de Recherche d’Oc est l’une des bibliothèques de composantes du Service commun de la documentation de Paris-Sorbonne.  Riche d’environ 18 000 volumes, ainsi que de revues et périodiques consacrés à la langue, à la littérature et à la civilisation des pays d’oc, les fonds de cette bibliothèque couvrent les disciplines suivantes : Littérature et philologie occitanes, langues et littérature médiévales d’oc,  langue et littérature modernes d’oc, linguistique romane et linguistique occitane. La bibliothèque possède également un fonds d’ancien français (langue et littérature), d’italien, d’espagnol et de catalan. En dialectologie, le centre possède une importante documentation, notamment des atlas linguistiques.

« Histoire littéraire des troubadours ». Photo : Jocelyne Farouault

Les collections :

Salle Frank. Photo : Jorge de Vilhena.

Le legs de la bibliothèque personnelle de Istvan Frank, professeur de philologie romane à l’Université de la Sarre, est à l’origine de la création de la bibliothèque du CEROC en 1956. Ce fonds comprend plus de deux milles ouvrages (études, grammaires, dictionnaires, revues, textes et biographie) consacrés à la langue et à la littérature des Pays d’Oc, ainsi qu’à l’ancien français, au catalan, à l’espagnol et à la dialectologie ; c’est un des principaux fonds à la disposition des chercheurs et étudiants s’intéressant à la littérature des troubadours.

Le classement du fonds est thématique.  Il a été établi par Max Pfister en 1956, alors étudiant de Jean Boutière, (directeur du CEROC à cette époque) et préparant une thèse en philologie romane. Jean Boutière, professeur de philologie romane à la Sorbonne a laissé également une partie de sa bibliothèque au CEROC.

Le fonds dit Perbosc (bibliothécaire, poète et Majoral du Félibrige en 1892) est constitué d’ouvrages sur la langue et la littérature anciennes et modernes. Le poète Perbosc à fait lui même un certain  nombre de reliures thématiques intitulés «Mélanges occitans ». Au décès de celui-ci, les Amis de la langue d’Oc ont donné une partie de sa bibliothèque au CEROC (1960/70)

Le fonds dit Loubet, fondateur des Amis de la langue d’Oc à Paris (1920) dont il fut le président jusqu’en 1938, membre de la société des Félibres de paris, poète et historien, a été également transmis à la bibliothèque par les Amis de la Langue d’Oc. Ce fonds est essentiellement consacré à la langue d’oc moderne auquel s’ajoute quelques ouvrages sur la langue ancienne.

Jean Boutière, professeur de philologie romane à la Sorbonne et directeur du CEROC a laissé une partie de sa bilbliothèque au CEROC. Il a également procédé à quelques acquisitions dans le cadre de ses fonctions. Le fonds dit Boutière est consacré à la langue d’Oc ancienne et moderne. Ce fonds a été complété par Charles Rostaing, son successeur durant son exercice.

Nouvelles courtoises : occitanes et françaises / éditées, traduites et présentées par Suzanne Méjean-Thiolier et Marie-Françoise Notz-Grob. Paris : Le Livre de poche, 2010.

Le fonds dit Méjean, Vice-président des Amis de la Langue d’Oc à Paris (1975-76), prix de littérature provençale 1969, prix Mistral 1972, Majoral du Félibrige en 1979, est une donation de Suzanne Méjean-Thiolier, directeur du CEROC jusqu’en 2001. Ce fonds est consacré à la poésie provençale moderne et comporte également des grammaires et des dictionnaires.

En ce qui concerne le fonds Pompidou, il s’agit d’ouvrages venant de la BPI : il est constitué de livres sur la langue d’oc ancienne et moderne, les langues romanes et quelques ouvrages sur le félibrige.

Lo corbatàs roge / Max Rouquette. Canet : Trabucaire, 2003.

Quant au fonds général, il est constitué des acquisitions du CEROC, en fonction du programme, des demandes des chercheurs ainsi que celles émanant du directeur du Centre, Jean-Pierre Chambon.

Jorge de Vilhena,
responsable de la bibliothèque du CEROC.

Pour en savoir plus :
– Portail de l’Association Internationale d’Etudes Occitanes,
– Bibliothèque Municipale de Sceaux : fonds de l’Institut Florian,
– Pour découvrir l’oeuvre de Frédéric Mistral en ligne, rendez-vous sur Gallica, la bibliothèque numérique de la BNF.

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