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Histoire et dictionnaire de la Gendarmerie

Jean-Noël Luc est professeur  d’histoire contemporaine à l’université Paris-Sorbonne où il a déjà dirigé plus de 130 travaux et organisé de nombreux colloques sur l’histoire de la gendarmerie.

Entre 2000 et 2013, le séminaire de recherche ouvert à Paris-Sorbonne sur l’histoire de la gendarmerie et des autres forces de sécurité a produit 165 travaux universitaires, fourni la matière de 28 ouvrages et permis d’organiser 7 colloques et journées d’études en partenariat avec le SHGN (Service Historique de la Gendarmerie Nationale).

Chaque mardi de 17h à 19h, il dirige un séminaire à la Maison de la Recherche : « Histoire de la gendarmerie et des gendarmes, comme acteurs de l’identité nationale, de la régulation sociale et de la défense du territoire ». Collaborateur scientifique du Service historique de la Gendarmerie nationale, il est l’auteur de nombreux articles, thèses et ouvrages.

histoire-et-dictionnaire-de-la-gendarmerieDans son dernier livre : «Histoire et dictionnaire de la gendarmerie – De la maréchaussée à nos jours » Jean-Noël Luc conduit la partie historique destinée à un vaste public. Ainsi pourrez- vous choisir d’aborder son ouvrage de manière :

–  chronologique et découvrir la maréchaussée et la gendarmerie à l’épreuve des siècles : de la Guerre de Cent ans à l’Empire, en passant par la Révolution.

–  thématique et rencontrer les gendarmes des villes et ceux des campagnes : des battues contre les loups aux opérations estivales de sécurité routière, par exemple.

–  lexicale en vous plongeant dans le dictionnaire de la gendarmerie.

Vous y découvrirez qu’en langage populaire on appelle un gendarme : un balai, que le chapelet de Saint François à la fin du XIXème siècle, « est une entrave dont les gendarmes font usage pour lier les poignets des détenus », ou bien encore que l’expression « dormir en gendarme » signifie dormir d’un œil.

Enfin et pour la première fois cet ouvrage complet vous fera découvrir le gendarme dans l’imaginaire : de la littérature à la télévision, en passant par la bande-dessinée et le cinéma.

Petit histoire de la gendarmerie :

La gendarmerie est la fille de la maréchaussée, force militaire née au 12ème siècle, chargée au départ de surveiller « les gens de guerre et pillards » pendant et après la Guerre de Cent Ans.

Un édit de Paris daté de 1536 étant le domaine de la maréchaussée en lui permettant de poursuivre d’autres criminels que les gens de guerre.

Au 18ème siècle, la maréchaussée est en sous-effectif avec 3 300 hommes pour 26 millions de français. C’est en 1791 qu’elle prend son nom actuel de gendarmerie. Sous la tutelle du ministère de la Guerre, la gendarmerie occupera une place de premier plan dans le dispositif militaire de Napoléon Ier.

Entre 1815 et  1848, le pouvoir royal se méfie de cette institution issue de la Révolution.

Avec Napoléon III et la IIIème République, la gendarmerie revient sur le devant de la scène : son caractère militaire est réaffirmé et ses effectifs sont augmentés.

Pourtant ce n’est qu’à la fin de la Première Guerre mondiale que la gendarmerie connaît un véritable essor. Dans les années 20, les forces de gendarmerie mobile sont créées et une direction autonome de la gendarmerie est mise en place au sein du ministère de la Guerre.

Avec l’arrivée des allemands durant la Seconde Guerre mondiale, la gendarmerie dépend du régime de Vichy et est forcée de collaborer avec l’occupant, ce qui n’empêchera pas certains gendarmes et officiers de faire acte de résistance.

Avec les années 70, la gendarmerie se féminise puis se modernise avec la création, entre autres, du GIGN.

Depuis 2009, la Direction Générale de la Gendarmerie Nationale quitte le Ministère de la Défense pour se rattacher au Ministère de l’Intérieur où elle rejoint la Police nationale et les sapeurs-pompiers.

Sélection Bibliographie de la Bibliothèque Serpente :

Fonds constitué pour les étudiants de licence et master suivant le cursus « Force de l’ordre, sécurité intérieure et Défense » en histoire contemporaine.

- Histoire de la maréchaussée et de la gendarmerie – Guide de recherche – Sous la dir. de Jean-Noël Luc

Cote Bibliothèque Serpente : 355.309 44 LUC

En ligne sur : www.servicehistorique.sga.defense.gouv.fr

- Gendarmerie, État et société au XIXe siècle – Sous la direction de Jean-Noël Luc

Cote Bibliothèque Serpente : 355.309 034 gen

- Bibliographie de l’histoire de la gendarmerie – Edouard Ebel, Ronan L’Hereec et Jean-Noël Luc

En ligne sur : www.servicehistorique.sga.defense.gouv.fr/

- Figures de gendarmes – Paru dans « Sociétés et représentations » n°16 – Jean-Noël Luc

En ligne sur : www.cairn.info

 

Publications récentes d’historiens de la gendarmerie formés à Paris-Sorbonne :

 

- Les gendarmes belges, français et néerlandais à la sortie de la Deuxième Guerre mondiale. (Thèse) – Jonas Capon

- Les gendarmes en Corses, 1927-1934 : de la création d’une compagnie autonome aux derniers bandits d’honneur. (Master) – Simon Fieschi

- Les gendarmes face aux crimes durant l’entre-deux-guerres – Benoît Haberbusch (SHD)

- La gendarmerie au Mexique, 1861-1867. La première OPEX de gendarme français. (Master) – Adrien Kippeurt

- Servir Napoléon. Policiers et gendarmes dans les départements annexés (1796-1814) – Aurélien Lignereux

(Ouvrage en commande)

- La gendarmerie dans la Grande Guerre. « Forcer, au besoin, leur obéissance ». (Thèse électronique accessible en intranet) – Louis Panel

NB : Prix Mondes en paix, Mondes en guerre 2013, pour la 1ière fois attribué à un ouvrage consacré à la gendarmerie

(Ouvrage en commande)

 

Le séminaire Les Humanités numériques en revue

photo-billet-seminaire-open-contextDans le but de perfectionner leur savoir-faire documentaire et de valoriser leurs projets de thèse, 43 doctorants de Paris-Sorbonne ont participé, le 9 janvier, au séminaire Les Humanités numériques, organisé par la bibliothèque Serpente et le Service Commun de la Documentation (SCD) de l’université.

La journée a débuté avec l’intervention de la responsable de la bibliothèque Serpente, Hélène Broms, sur les circuits de la thèse – du dépôt à la diffusion en ligne – tant à Paris-Sorbonne comme qu’en France en général. En outre, cet exposé nous a fait découvrir plusieurs plateformes, françaises et internationales, hébergeant des travaux universitaires et des thèses, telles que e-Sorbonne, Thèses.fr, TEL (thèses-en-ligne), DART Europe et ProQuest Dissertations & Theses. Cette dernière a d’ailleurs fait l’objet d’une présentation plus approfondie, réalisée par la formatrice Françoise Devillard. Nous avons ainsi appris que Proquest regroupe surtout des thèses américaines et canadiennes – même si elle se veut de plus en plus internationale – et offre à ses usagers plusieurs fonctionnalités et instruments de recherche.

La matinée s’est achevée par le panorama de la publication et de l’édition numérique en Sciences Humaines et Sociales (SHS), présenté Annaig Mahé, de l’Urfist de Paris. Après avoir donné un aperçu de l’évolution de ce champ, elle a aussi fait le point sur l’offre actuelle des revues en ligne et portails numériques (Gallica, Persée, Cairn.info, Erudit, Directory of Open Access Journals, Project Muse, etc.), ainsi que des discussions autours des thématiques du libre accès et des archives ouvertes.

Au cours de l’après-midi, les participants ont encore assisté à deux présentations. Tout d’abord, à celle de Delphine Cavallo sur le portail Open Edition, qui regroupe la plateforme Revues.org (revues SHS en libre-accès), ainsi que les plateformes Calenda (calendrier scientifique en SHS) et Hypothèses (blogs scientifiques) et bientôt OpenEdition books. Ensuite, l’on a écouté Sébastien Porte, éditeur aux Presses Universitaires de la Sorbonne, parler du paysage éditorial en SHS et de la transformation d’un travail de recherche en livre ou e-book.

La conclusion de cette longue et – nous espérons – fructueuse journée a été menée par Marie-Madeleine Martinet, professeur déléguée aux humanités numériques et aux systèmes d’information à Paris-Sorbonne.

Pour ceux qui n’ont pas pu être présents ou pour ceux qui aimeraient revoir le contenu du séminaire, la plupart des présentations sont disponibles en ligne, sur le compte slideshare des bibliothèques de Paris-Sorbonne (liens ci-dessous) :

1. « Le circuit de la thèse », par Hélène Broms

2. « Le panorama général de la publication et de l’édition numérique en SHS », par Annaig Mahé

3. « Le portail Open Edition », par Delphine Cavallo

4. Le guide de la plate-forme Proquest Dissertation and Texts : The Humanities and Social Sciences Collection

 Photo : Opencontext (Wikimedia Commons)

Séminaire des Aspects concrets de la thèse

Depuis le 4 novembre 2011 se tiennent régulièrement des journées qui abordent « les aspects concrets de la thèse au prisme de « l’Institution Universitaire ». On entend par là l’Institution au sens lourd : ce Léviathan instructeur, cette machine autoreproductrice, cette bureaucratie kafkaïenne croqueuse de vacataires… Mais pas seulement. Nous voulons aussi appréhender l’institution de manière sensible, à travers son quotidien, ses individualités, ses aspirations enfouies, ses transformations ; donner à voir les personnes dissimulées derrière la civilité feutrée du monde académique, reconnaître les espaces de libertés et les forces créatrices derrière les échanges convenus de tables rondes. En somme, nous cherchons à démystifier l’université ».(1)

La prochaine journée, le 19 mars de 17h à 19h à l’EHESS (2), s’attachera à La psychologie du thésard.

Attention : ne pas rater la journée du 2 avril consacrée à « L’Homo academicus de P. Bourdieu, 25 ans après ».

(1) Publié par Julien Gilet dans la lettre électronique de Revue.org,  Bulletin N° 150 du mardi 06 mars 2012

(2) EHESS, salle 8
105  bd Raspail
75006 Paris