Archive

Articles taggués ‘sociologie’

Séminaire des Aspects concrets de la thèse

Depuis le 4 novembre 2011 se tiennent régulièrement des journées qui abordent « les aspects concrets de la thèse au prisme de « l’Institution Universitaire ». On entend par là l’Institution au sens lourd : ce Léviathan instructeur, cette machine autoreproductrice, cette bureaucratie kafkaïenne croqueuse de vacataires… Mais pas seulement. Nous voulons aussi appréhender l’institution de manière sensible, à travers son quotidien, ses individualités, ses aspirations enfouies, ses transformations ; donner à voir les personnes dissimulées derrière la civilité feutrée du monde académique, reconnaître les espaces de libertés et les forces créatrices derrière les échanges convenus de tables rondes. En somme, nous cherchons à démystifier l’université ».(1)

La prochaine journée, le 19 mars de 17h à 19h à l’EHESS (2), s’attachera à La psychologie du thésard.

Attention : ne pas rater la journée du 2 avril consacrée à « L’Homo academicus de P. Bourdieu, 25 ans après ».

(1) Publié par Julien Gilet dans la lettre électronique de Revue.org,  Bulletin N° 150 du mardi 06 mars 2012

(2) EHESS, salle 8
105  bd Raspail
75006 Paris

Nous et les autres : Exhibitions

La fabrication de l’altérité est le thème central de l’exposition : « Exhibitions : l’invention du sauvage » qui se tient jusqu’au 3 juin 2012 au Musée du Quai Branly à Paris. Le Service commun de la documentation vient d’acquérir le catalogue de l’exposition, paru chez Actes Sud, sous la direction de P. Blanchard, G. Boëtsch et N. Jacomijn Snoep.

Impressionnante par son souci d’analyse et d’exhaustivité, l’exposition retrace la fabrication du « sauvage », sa capture, son exhibition dans des cirques, zoos, jardins d’acclimatation et autres expositions universelles ou coloniales.

L’histoire coloniale et l’histoire de la science marquent profondément le XIXe siècle. La frontière entre les cultures est théorisée, l’Occident organise la mise en scène du monde, se distinguant des cultures présentées comme différentes et inférieures puisque relevant de l’altérité, presque de l’anormalité.

Pascal Blanchard, historien, qui codirige le catalogue de l’exposition conclut son introduction en ces termes révélateurs : « On mesure, désormais, comment le racisme, la ségrégation ou les thèses eugénistes ont pu pénétrer les opinions publiques, sans violence apparente, et en divertissant les visiteurs. On comprend, aussi, que pour déconstruire notre regard sur l’Autre, il est nécessaire de décoloniser nos imaginaires ».

Le catalogue de l’exposition est disponible et empruntable à la bibliothèque Michelet à la cote : 707.04 (2011)